Test du Nabu Casa Home Assistant Green : la domotique (presque) pour les nuls

Anthony Nelzin-Santos |

Découvrez Home Assistant n’est pas un mauvais bouquin1, mais après avoir passé la journée devant un écran, je n’ai pas vraiment envie de passer ma soirée à bidouiller Docker et MQTT. Je n’ose imaginer ce que cela doit être pour quelqu’un qui découvre ces joyeusetés acronymistiques de la domotique open source. Nabu Casa, la petite entreprise fondée par les créateurs de Home Assistant et Home Assistant OS, est bien consciente de cet écueil.

Avec le boitier Home Assistant Green, elle entend faire d’une pierre deux coups, financer le développement du système domotique open source tout en proposant une solution clés en main plus accessible. Nabu Casa promet qu’il s’agit de « la manière la plus simple de commencer à utiliser Home Assistant », un appareil plus intégré qu’un Raspberry Pi, mais pas moins flexible. Son prix de 99,99 € est-il celui de la tranquillité ? La réponse dans notre test du boitier Home Assistant Green.

Le boitier Home Assistant Green. Image Nabu Casa.

Le boitier Green est plug-and-play… ou presque. Après avoir branché le bloc secteur de 12 W et le câble Ethernet fournis, il faut attendre une bonne dizaine de minutes avant de pouvoir jouer, le temps que le système installe ses ressources. Quelques clics suffisent pour créer son foyer connecté, une procédure d’autant plus simple que Home Assistant détecte les appareils compatibles sur le réseau. Mon Apple TV, mon routeur Orbi et mon système Sonos ont ainsi été importés sans autre forme de procès.

Sauf que mon appartement pourtant relativement peu connecté comporte quelques appareils supplémentaires. La transparence du boitier en polycarbonate de 11,2 × 11,2 × 3,2 cm permet de constater qu’il n’y a pas grand-chose d’autre qu’une puce Rockchip RK3566 avec quatre cœurs de processeur à 1,8 GHz et 4 Go de mémoire LPDDR4X sur la carte-mère du boitier Green. Avec son port Ethernet Gigabit, il peut seulement communiquer avec les appareils connectés au réseau local, directement ou par l’intermédiaire d’une passerelle, ainsi qu’avec les appareils connectés à un cloud.

avatar iftwst | 

Plus simple ?!…..

ça reste tout de même un beau bordel de geeks très loiiiin de la démocratisation …

Alors oui il y a du mieux.

La vraie étape sera celle la:
« ChatGPT je viens d’acheter une prise connectée , des panneaux lumineux et le moteur du volet roulant de la salle à manger a été changé. Configure moi tout cela s’il te plaît ».

Ah la domotique !

avatar Kubusiu | 

TL;DR. Vu la longueur de l’article, j’imagine que cela s’adresse tout de même à un public très averti et motivé.

avatar clapouli | 

C’est une pub?

avatar benoit_cp | 

J’ai acheté cette box après les articles de Nicolas et elle fonctionne très bien !! Certes, il faut passer un peu de temps au départ pour appréhender les principes mais ça va très vite ensuite et bien plus facilement qu’avec homekit… tout en étant accessible au non-informaticien ! J’adore 😊

avatar jacoch | 

"La première est celle de l’acceptabilité de Home Assistant, qui n’a pas l’interface la plus élégante ni la plus maniable, au sein du foyer."

En utilisant les picture-elements, on arrive faire des choses très visuelles et plus faciles à utiliser pour la famille. Malheureusement, cela demande quelques efforts et des bases techniques. J'y ai passé quelques heures pour avoir ma page de base affichant les plans de la maison avec tous les éléments posés au bon endroit et que tout marche sur différentes tailles d'écran. Mais le résultat est là, toute la famille arrive l'utiliser sans problème.

avatar kman | 

La prochaine étape de la série sur Home Assistant : comment faire un panneau de visualisation en e-ink avec un ESP32 ou un pi zero ? Ça m’intéresserait ! 😁

avatar benoit_cp | 

Si la skyconnect est en zigbee uniquement, peut-on configurer le Thread via une Apple TV ??

avatar Nicolas Furno | 

@benoit_cp

Oui, c’est même recommandé de faire ainsi pour le moment.

avatar benoit_cp | 

@nicolasf

Merci !

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