Google ajoute une touche de Fuchsia dans ses systèmes d’exploitation

Mickaël Bazoge |

Google ne manque pas d’occupations ni de plateformes. A côté d’Android, de Chrome OS, de Chrome, de Chromecast et de quelques autres, le moteur de recherche a ajouté il y a peu Fuchsia, repéré par Android Police. Apparu sur une page GitHub « Pink + Purple == Fuchsia (a new Operating System) », cet OS semble se destiner à l’internet des objets même si Google ne s’interdit rien pour l’avenir.

Fuchsia s’appuie sur un noyau Magenta, qui se base lui-même sur le projet LittleKernel. Ce noyau se présente comme un concurrent d’OS embarqués comme FreeRTOS ou ThreadX ; il peut s’installer sur des smartphones et des ordinateurs puissants (équipés de processeurs 32 et 64 bits). Google y a installé Escher, le moteur de rendu compatible OpenGL ou Vulkan, ainsi que Flutter, deux éléments qui permettraient de concevoir une interface Material Design (le langage de design d’Android depuis Lollipop).

Bref, Google a tout prévu pour faire en sorte que Fuchsia puisse, s’il le faut, être au cœur d’un remplaçant pour Android ou Chrome OS. Mais l’entreprise vise d’abord les petits appareils comme le Raspberry Pi 3, comme l’a confirmé Travis Geiselbrecht de Google.

Fuchsia pourrait être perçu comme une simple expérimentation de la part de Google, mais aussi comme la volonté de mettre au point un OS léger pour propulser de futurs appareils vestimentaires ou des produits comme le routeur OnHub ou l’assistant Home. Ces produits n’ont pas besoin de fonctionner avec des versions complètes d’Android.


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