Swoon se rêve en trublion de la banque française

Nicolas Furno |

Une nouvelle « néobanque » va ouvrir ses portes et comme son nom ne l’indique pas vraiment, elle est française. Swoon se prépare pour son lancement dans les prochains mois, d’abord en bêta pendant l’été et pleinement à l’automne 2018.

Orange Bank, N26, Revolut, Lydia… la liste de ses concurrents est déjà longue et elle ne cesse de s'agrandir au fil des mois. Pourtant, Swoon a plusieurs arguments à faire valoir pour sortir du lot et devenir un « trublion de la banque », un hommage à Free Mobile parfaitement assumé par Quentin Haddouche, l’un de ses cofondateurs qui nous a expliqué sa vision.

Que compte offrir Swoon pour se distinguer des autres (néo)banques ? En attendant de pouvoir tester cette nouvelle offre, on fait le point !

Une banque évidemment moderne

Si vous avez déjà utilisé une néobanque, ce sera une évidence pour vous, mais ce n’est pas encore le cas dans toutes les enseignes traditionnelles. Swoon sera évidemment moderne, construite en priorité autour d’une app mobile disponible dans l'App Store et Google Play, avec des services complets et disponibles sans attendre. Les opérations s’afficheront instantanément, les virements entre clients de la banque seront immédiats et ceux vers d’autres banques le seront aussi quand les virements SEPA instantanés seront pris en charge, d’ici la fin de l’année.

La carte de paiement fournie, une MasterCard, sera compatible avec les paiements sans contact, mais aussi avec Apple Pay, et ce dès le premier jour. Quant à Google Pay, des négociations sont déjà en cours pour proposer ce service dès qu’il arrivera dans l’Hexagone. Cette carte est entièrement gérée depuis l’app, à la fois pour modifier ses plafonds, pour la bloquer en cas de perte ou encore pour changer son code PIN. Les clients qui le souhaiteront pourront aussi bloquer les paiements à l’étranger, ou encore bloquer les achats en ligne.

Voici à quoi devrait ressembler l’app de Swoon.

L’app servira autant à surveiller son compte qu’à en ouvrir un, à envoyer de l’argent qu’à gérer sa carte de paiement. Et si on préfère passer par son ordinateur, un site web sera aussi proposé, avec l’intégralité des fonctions de l’app. Il va sans dire que l’accès à l’app sera protégé par Touch ID ou Face ID, ou n’importe quelle autre sécurité biométrique proposée par le terminal utilisé.

Tout ceci n’a plus rien d’original quand on a déjà essayé une néobanque, mais c’est la base et Swoon compte bien la proposer. Quentin Haddouche nous précise qu’Apple a servi d’inspiration pendant le développement de l’app, avec beaucoup d’efforts portés à l’ergonomie et à la qualité de l’interface. Nous n’avons pas encore eu l’opportunité de la tester, mais les captures d’écran fournies semblent très propres.

De toute manière, ce ne sont pas sur ces arguments que Swoon compte se distinguer. Ce nouvel acteur a une idée plus originale que ses concurrents et en même temps, c’est une vieille idée que les banques historiques ont parfois perdu de vue : simplifier l’épargne et financer l’économie réelle.

Une banque qui se veut ancrée dans l’économie réelle

Swoon permettra d’ouvrir un compte courant, que l’on pourra utiliser au quotidien et qui pourra même servir exclusivement, puisqu’un IBAN français sera fourni1. La plus grosse différence avec une banque traditionnelle, c’est qu’il n’y aura aucun découvert autorisé. Si votre compte est à zéro, vos paiements seront refusés, et c’est tout. Pour le reste, vous aurez un compte classique, d’abord individuel, mais des comptes joints seront proposés dans un deuxième temps. Ils serviront aux couples, naturellement, mais la néobanque vise aussi les colocations, avec la possibilité d’avoir un compte séparé et un compte joint, et de partager certaines dépenses automatiquement.

Ces comptes courants ne seront pas le seul produit mis en avant par Swoon, l’épargne sera au cœur de l’offre. Chaque client pourra ouvrir un livret d’épargne, sans plafond et rémunéré à 3 %, ce qui est beaucoup plus que le célèbre livret A (rémunération actuelle de 0,75 %) et plus que la majorité des offres des banques traditionnelles. Cette rémunération sera offerte à tous les utilisateurs, sans distinction de revenus ou de capacités d’investissement. Et elle est garantie par les mêmes mécanismes que les institutions historiques.

Pourquoi une telle différence de rémunération ? Essentiellement parce que Swoon a éliminé la majorité des intermédiaires traditionnels, notamment par rapport au Livret A qui repose sur un système complexe ; une petite partie de l’argent versé sur le livret A est conservée par la banque et elle peut éventuellement s’en servir pour le prêter. La majorité va à la Caisse des dépôts et consignation, qui se charge ensuite de répartir l’argent, en partie pour des placements financiers et en partie pour financer le logement social. À chaque étape de ce processus, des frais sont prélevés, ce qui explique les faibles rémunérations pour l’utilisateur.

Les deux cofondateurs de Swoon viennent du monde de la banque ou de l’administration et du logement social, et ils connaissent très bien les problèmes d’efficacité du livret A. Leur idée est nettement plus simple en comparaison : l’argent collecté servira à 90 % à financer des petites entreprises ou des acteurs individuels, exclusivement en France. Swoon leur prêtera directement de l’argent et les intérêts sur les remboursements seront redistribués aux clients qui ont placé leur argent au départ, c’est tout.

Gestion du livret dans l’app de Swoon.

Swoon va se concentrer sur quelques secteurs d’activité bien précis, à la fois parce qu’ils sont porteurs, aussi pour des raisons éthiques, revendiquées par notre interlocuteur : l’agriculture biologique, la santé, les artisans-commerçants et l’économie sociale. Avant de se lancer, la néobanque a trouvé des acteurs intéressés par son offre et cela représente plusieurs millions d’euros en prêts potentiels. Les profils sont très différents, cela peut aller d’un agriculteur qui veut se convertir au bio sur une petite exploitation et qui a besoin de 30 000 € pour le faire, à des entreprises qui cherchent un prêt dix fois plus important pour lancer leur activité.

Le client ne pourra pas choisir à quoi sert son argent, mais Swoon entend faire preuve de transparence en la matière. Chaque mois, une liste sera fournie pour chaque région, avec le nom de toutes les entreprises et tous les acteurs individuels qui ont bénéficié d’un financement, ainsi que leur secteur d’activité. Les montants ne seront pas connus pour des raisons de confidentialité, mais la néobanque dressera régulièrement un bilan statistique global.

Dans un premier temps, l’entreprise se concentrera sur deux axes : la santé dans la région lilloise, où Swoon est située, et l’agriculture biologique en Bretagne. Au fur et à mesure de l’ouverture aux nouveaux clients, les financements seront étendus géographiquement et pourquoi pas sur les secteurs d’activité visés. Pendant nos échanges, Quentin Haddouche évoque les énergies renouvelables comme candidat potentiel. Quoi qu’il en soit, l’idée est de financer l’économie réelle française et de se concentrer sur des acteurs qui peuvent être parfois boudés par les banques traditionnelles.

Dans ce même esprit de transparence, la rémunération du livret à 3 % de Swoon ne se fera pas à l’année, mais au mois, et son calcul se fera au jour près. Concrètement, vous pourrez déposer une somme pendant deux mois ou deux semaines et obtenir la rémunération sans attendre le mois de décembre qui suit. Cet argent ne sera pas bloqué, vous pourrez le retirer à tout moment. Pour offrir cette possibilité, la néobanque prévoit de conserver environ 10 % des sommes épargnées sur un compte tampon qui servira uniquement pour les cas de gros retraits.

Une rémunération fixe à 3 %, sans limite de plafond, cela paraît un petit peu trop beau pour être vrai. Quentin Haddouche en a bien conscience et c’est probablement pour cette raison que ses arguments sont tous prêts. Outre l’élimination des intermédiaires que l’on évoquait plus tôt, Swoon ne compte pas rémunérer des actionnaires et tous les revenus serviront uniquement à financer le service et les salaires de ses employés. Le surplus sera ajouté au compte tampon de sécurité, ou réinvesti de la même manière que le livret.

Pas d’actionnaires, pas non plus de levée de fonds si cela peut être évité. Cette porte n’est pas totalement fermée, ce sera une étape obligatoire si Swoon ne parvient pas à obtenir suffisamment de clients à ses débuts, mais le cofondateur est ferme : il préfère l’éviter si c’est possible. L’entreprise appartient uniquement aux deux cofondateurs et les fonds propres (un million d’euros pour le lancement) sont les seuls qu’ils estiment nécessaires.

De la même façon, ils souhaitent conserver l’indépendance de Swoon et ne comptent pas, comme nous l’explique Quentin Haddouche, vendre au premier venu si le succès est au rendez-vous. Pendant nos échanges, il souligne à regret qu’il n’y a pas de néobanque française indépendante, à l’exception peut-être d’Orange Bank, même si l’opérateur a construit son offre sur une banque existante.

Voilà pourquoi le taux de rémunération de 3 % est viable selon lui. Si cela ne suffit pas à vous rassurer, Swoon met en avant les mêmes garanties que n’importe quelle banque. Si elle venait à fermer, des assurances se chargeront de rembourser la totalité des sommes prêtées.

Une banque sans frais, mais pas gratuite

Cette épargne rémunérée à 3 % est le principal argument de vente pour Swoon. À tel point que la néobanque veut aller à contre-courant et refuse les parrainages qui coûtent cher et qui servent surtout à augmenter artificiellement son nombre d’utilisateurs, un point vital avec un modèle économique qui repose sur les abonnements et frais bancaires. Mais justement, ce n’est pas celui de ce nouvel entrant, comme notre interlocuteur le souligne à plusieurs reprises, puisque son offre est totalement sans frais. Ce qui ne veut pas dire qu’elle est gratuite pour tout le monde pour autant.

La fiche tarifaire de Swoon devrait être rapide à lire : il n’y a pas de frais. Ni pour ouvrir un compte, ni pour payer sa carte de paiement, ni pour retirer de l’argent liquide à une borne, ni pour payer à l’étranger. Ni frais, ni plafond : l’utilisateur ne paiera jamais rien. Et Swoon ne compte pas plus multiplier les formules, avec des offres premium qui ajoutent des fonctions. Sur ce point, la néobanque se veut la plus égalitaire possible : tous les clients auront la même chose, quels que soient leurs revenus. Au départ, ce sera une MasterCard assez basique, mais son pari est d’enrichir son offre progressivement.

Plus il y aura d’utilisateurs qui placeront leur argent sur le livret d’épargne de Swoon, plus la banque pourra se permettre d’ajouter des services. Par exemple, des assurances pourraient s’ajouter progressivement, pour transformer cette banale carte MasterCard d’entrée de gamme en l’équivalent d’une Gold ou d’une Platinum. Quentin Haddouche précise bien que ce ne sont pas des promesses, mais le modèle idéal de ce nouvel acteur : au lieu de financer des actionnaires, financer un meilleur service pour tout le monde. Le tout, sans jamais payer de frais.

Comment est-ce possible ? Swoon n’est pas une banque gratuite, mais ce ne sont pas les clients qui la financent, ce sont les emprunteurs. Les prêts proposés aux entreprises, agriculteurs ou artisans et commerçants seront à un taux de 5 %. Outre les 3 % reversés aux clients de la banque, 2 % sont récupérés par la banque, pour financer ses activités et offrir à ses utilisateurs la gratuité sur les frais de service.

Pour les emprunteurs, ce taux est très élevé, jusqu’à deux fois plus que ce qu’une banque traditionnelle peut proposer. Mais Swoon le proposera à des acteurs qui n’ont souvent rien de la part du monde de la banque, note Quentin Haddouche, qui ajoute que ces entreprises préfèrent encore un prêt à 5 % plutôt que rien du tout. L’entrepreneur précise qu’il a déjà validé son hypothèse sur le terrain, en trouvant de nombreuses sociétés intéressées par son offre. Naturellement, ce sont des promesses qui n’engagent à rien et seule l’épreuve de la réalité permettra de savoir si ce pari est réussi ou si le taux de 5 % est vraiment trop élevé.

Quoi qu’il en soit, c’est ce modèle qui distingue Swoon de tous ses concurrents, historiques ou modernes. S’il fonctionne, ses fondateurs ont des ambitions énormes pour donner un coup de pied dans la fourmilière et affronter les banques traditionnelles sur leur terrain. Des placements bloqués sur quelques années avec un meilleur taux de rémunération, similaires aux assurances-vie, sont prévus assez rapidement. On évoquait aussi les comptes joints qui sont rarement proposés par les néobanques et pourquoi pas d’autres services que l’on ne trouve jusque-là que dans une agence… ses cofondateurs ne veulent rien s’interdire.

Pour contrer les banques, Swoon parie aussi sur son épargne facilitée et sur la transparence. On saura si c’est un pari gagnant à l’automne, quand l’ouverture de comptes sera proposée à tout le monde, mais les clients intéressés peuvent « pré-ouvrir » un compte dès maintenant sur le site officiel et ils sont apparemment déjà nombreux à le faire2.

Est-ce que ce sera suffisant pour atteindre l’objectif de 5 000 à 10 000 comptes ouverts d’ici la fin de l’année que se sont fixés les deux cofondateurs ? Et surtout, est-ce que ce pari de l’épargne à 3 % convaincra épargnants et emprunteurs ? L’avenir le dira…


  1. La législation impose que les IBAN fournis par toutes les banques européennes soient acceptés dans tous les pays de l’Union européenne. En pratique, avoir un IBAN étranger, comme c’est le cas chez N26 par exemple, pose de nombreux problèmes et empêche de n’avoir qu’un seul compte dans cette banque. ↩︎

  2. Sur le site, vous pouvez soit uniquement laisser votre mail, soit répondre à quelques questions indispensables pour ouvrir un compte. Dans ce cas, vous pourrez tester l’app un petit peu en avance, à partir de la fin du mois de juin, avec un lancement progressif et une bêta pendant tout l’été. ↩︎


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avatar fourcadegui | 

@cfpsurf

Un Ponzi? Il y a tout de même très peu de chance.
Aujourd’hui, les experts le verraient venir à plein nez avant même qu’un client n’y place le moindre kopeck....et la concurrence, qui a probablement des moyens d’investigation également de leur côté, ne manquerait pas non plus de le dénoncer. La profession est extrêmement encadrée.
Au passage les peines pour un Ponzi - meme une tentative - sont lourdes

avatar Ali Ibn Bachir Le Gros | 

Si la banque ne peut plus faire face à ses engagements, il y a des assurances, des fonds de garantie. Plein d'assurances, plein de fonds de garantie. Promis juré.

Dans la pratique, si ta néo-banque hyper cool ne lève pas le rideau un beau matin, quelle qu'en soit la raison, la conséquence immédiate pour toi c'est que tu n'as plus d'argent et plus de moyens de paiement. Point. Le reste c'est de la poésie.

Tu seras indemnisé ? Un jour peut-être, oui. Au bout de combien de temps ? Aucune idée. Mais le jour où ça t'arrive, mieux vaut avoir de l'argent et une CB dans une vraie banque, moins hype-branchée-cool-2.0-iPhone-tendance, mais plus... réelle.

avatar adixya | 

Bah c’est pas pire avec une banque physique si tu arrives et que le rideau en fer est fermé.
Et quand bien meme tu rentres a l’interieur, ils ne gardent pas de gros montants en liquide.
Et se faire rembourser ça prendra le meme temps.

avatar kasimodem | 

"Tout ça, c'est bien joli (le rêve !) ; juste une petite question : quid de mon fric si ces braves gens "s'évaporent" tout d'un coup ??
Bien sûr, ça n'arrive jamais..."

Sisi ça arrive mais vous avez juste oublié... En 2013 la principale banque de Chypre a coulé (donc en zone Euro hein). Ce n'était pas une néobanque ou une startup, mais un vrai établissement financier à l'ancienne. Cela a t il permis aux épargnants de mieux récupérer leurs billes ? Que béni, on les a interdit de sortir plus de 1000e au distributeur pour permettre aux grosses fortunes de transférer tranquillement en priorité leurs avoirs vers d'autres paradis fiscaux intra zone euro :)
De toutes façons depuis les crash tests des banques européennes menés ces dernières années et si peu concluants que les résultats sont tenus secrets, tout le monde a compris que si une grosse banque se plante, l'état (nous) ira la renflouer, parce que c'est bien connu, dans la banque comme ailleurs, on privatise les bénéfices mais on nationalise les dettes !

avatar lesurfeurfou | 

Intéressant sur le papier mais je suis sceptique sur le taux garanti de 3% et leur façon de se payer. Il y a trop de « si »

avatar Malum | 

Il y a un point qui n’est pas abordé. Prêt à 5 %, rémunération à 3 %, reste 2 % pour faire fonctionner le bidule. Combien reste-t-il de ces 2 % pour couvrir le risque de défaillance des remboursements. Imaginons 1 % des prêts non remboursés, ou une grosse gamelle.

avatar fourcadegui | 

@Malum

J’étais effectivement très étonné de voir que personne ne soulève ce point essentiel. D’autant que l’investissement dans l’amorçage, la reconversion ou les TPE/PME est bien plus à risque (donc a des tx plus élevés - d’où les 5%) que le développement ou, pour aller plus loin, que les fonds diversifiés. Ils nécessitent également un suivi assidu de la part du ‘risqueur’/de l’apporteur de fonds donc un staff plus fourni

Le système repose sur la bonne santé et le développement des entreprises dans lesquels les sommes sont investies or sur de l’amorçage et de la TPE les risques sont difficilement quantifiables. Bien que les secteurs ciblés soient porteurs, la bonne conduite du projet de création/reconversion/développement dans les petites structures est très souvent dépendante de la personnalité et compétences de l’équipe dirigeante plutôt que du secteur lui même (même si bien sûr ça aide d’être sur un secteur en devenir)

Après côté client de la banque oui il y a l’assurance - théorique - des 100000€ en cas de défaillance mais pour que le système soit pérenne il y a effectivement le fait d’atteindre un seuil critique de clients/fonds mais aussi et surtout que le tx de réussite des projets conduits par les boîtes dans lesquels les fonds sont investis soit élevé, ça je ne l’ai vu explicité nul part.

Au delà de ces considérations, la promesse est belle (calé sur N26 pour ce qui est du socle de la neobanque, enfin un livret a tx intéressant, un volet social et societal dans l’investissement, une volonté de transparence).... A suivre assidûment si c’est pas de la soupe.

avatar spootymilk | 

Pour revenir sur ces 5% c’est quand même extrêmement cher (j’ai un prêt à moins de 1% il y a moins de 2 ans) et si c’est des clients que les banques traditionnelles n’acceptent pas..... bonjour le risque de non payement ! Donc si tout repose là dessus....

avatar flrun | 

J'ai surement lu un peu rapidement et en diagonale :
- quels sont les frais mensuels ?
- proposent-ils un chequier ?( malheureusement, meme si on l'utilise très peu, ça reste utile)
- les retraite en DAB sont gratuits ? ( limités à ... euros/semaine)

avatar Ali Ibn Bachir Le Gros | 

Le nom de domaine est enregistré au nom de : Haddouche Quentin, Financiere de Garantie

Dénomination FINANCIERE DE GARANTIE
Adresse SA FINANCIERE DE GARANTIE, 92 BD DU GENERAL DE GAULLE 59100 ROUBAIX
Téléphone Afficher le téléphone
SIREN 424 992 667
SIRET (siege) 42499266700032
N° de TVA Intracommunautaire
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Activité (Code NAF ou APE) Autres activités auxiliaires de services financiers, hors assurance et caisses de retraite, n.c.a. (6619B)
Forme juridique Société par actions simplifiée
Date immatriculation RCS 12-11-1999 Voir les statuts constitutifs
Date de dernière mise à jour 09-02-2018 Voir les derniers statuts publiés
Tranche d'effectif 1 à 2 salariés
Capital social 70 000,00 €

La boite à son propre site web: http://www.financieredegarantie.fr/
Mais c'est pas une banque.

Le site web de http://www.swoon-bank.com/ n'a pas de page d'informations légales.

Ça sent le moisi à plein nez...

avatar reborn | 

@Ali Ibn Bachir Le Gros

Qonto, Shine ne sont pas des banques, pareil pour plein d’autres acteurs du genre qui propose une CB et un IBAN. Ce sont des gestionnaires de finance

Le service n’est pas encore lancé, je suis sur que comme les autres acteurs cité plus haut ils disposent ou disposeront de garanties adéquates le moment venu.

avatar Yohmi | 

@ cfpsurf
Grave assertion. Le service sera lancé a priori au quatrième trimestre 2018. Depuis Madoff, les pyramides de Ponzi ont-elles pour habitude de laisser 6 mois pour enquêter dessus avant de faire leurs premières victimes ?

avatar Rifilou | 

@cfpsurf

Qu’en est-il alors ? Est-ce une grosse blague que vous avez peut-être arrêter ou sont-ils sérieux ?

avatar simK | 

IGen qui fait une pub pour une pyramide de ponzi. Bonne chance aux gogo qui vont tomber dans le panneau.

avatar Maitre muqueux | 

Faire payer des emprunteurs 2 fois plus cher dont aucunes banque ne veut car refusée pour des raisons de compliance me semble dangereux voir totalement irresponsable et pas du tout éthique. Ça risque de leur peter à la gueule, assez rapidement.

avatar Bigdidou | 

@Maitre muqueux

"Faire payer des emprunteurs 2 fois plus cher dont aucunes banque ne veut car refusée pour des raisons de compliance me semble dangereux voir totalement irresponsable et pas du tout éthique. Ça risque de leur peter à la gueule, assez rapidement."

Ça résume assez bien le truc.
On nous présente tout de même ici un système qu'on nous explique entièrement financé par des prêts à risque, que les autres banques ne veulent pas assurer.
Mais par miracle, parce que les fondateurs de cette néobanque sont gentils et éthiques, ces prêts à risque vont très bien se passer, être formidablement rentables et financer tout le système.
Parce que pour emprunter à deux fois le taux de la banque du coin, faut être sacrément motivé ou avoir un projet un peu bancal tout de même.
Par ailleurs, investir dans la santé, je veux bien, mais c'est un secteur qu'il faut bien connaître, qui est déjà très courtisé avec des circuits très verrouillés. Ou alors on parle de l'aide à la personne ou des trucs parallèles, mais la confusion inquiète.

avatar Moonwalker | 

Deux ans après : bravo à tous deux pour votre clairvoyance.

avatar ecosmeri | 

Donc si c'est un livret non réglementé cela signifie que l'on peut conserver son livret A dans une autre banque et avoir celui ci en plus?

avatar bibi81 | 

Tu n'as le droit qu'à un seul Livret A (toutes banques confondues). Ici il n'est pas question d'un Livret A donc pas de soucis pour avoir un Livret A par ailleurs.

avatar kasimodem | 

-rectificatif-

avatar Yohmi | 

@ kasimodem
Pourquoi pas les deux ? J'en ai une pour gérer mon patrimoine, et une pour le « compte courant ». Pas la même utilisation, pas la même banque. Et pas les mêmes frais, car la banque qui gère mon patrimoine se gave sur les cartes tout en proposant un service inadapté, ce que je ne leur laisse plus le loisir de faire.

avatar tbr | 

@kasimodem

C’est quand même un peu beaucoup du grand n’imp, ce que tu dis.
Ou bien ta DeLorean t’a planté comme un con en 1985 et tu n’as jamais pu t’en réchapper ?

Je vis aussi dans un patelin (1500 hab.). La ville la plus proche (donc la gare) est à 25 km. Pour aller au boulot, j’ai 2h30 de trajet par voyage (donc 5h00 /jour !)
J’ai une banque « Brick & Mortar» et une banque online. Je me débarrasserais volontiers de la première tant elle me pompe mon fric...

Quant à la vie « rurale »... Donc tu restes chez toi et tu ne fais pas tes courses car l’épicier vient avec sa camionnette, comme dans le temps ?

J’utilise tous les moyens modernes qui me sont proposés parce que, justement, je suis loin de tout et que ça me fait ch de devoir prendre ma voiture pour ceci ou cela — d’ailleurs, je télétravaille 1 fois par semaine (donc réduction du temps de trajet, économie de carburant, moins de fatigue) — et pourtant j’ai pas franchement la tête du jeune de 18 ans qui s’adapte comme une fleur à toutes les révolutions.

Et quand j’ai un truc que je veux, le contact avec le « petit » commerçant qui essaie de me fourguer son truc et pas ce que je veux, j’m’en cogne. Je vais sur Amazon, je compare, ce que le petit commerçant ne pourra jamais me proposer ou encore moins me permettre... et je commande.

Cela dit, j’achète toujours ma bouffe dans du vrai, mais pas chez les « petits », et pas en ligne non plus : trop chers.

La banque me paraît intéressante, en revanche leur site est un imbattable en terme d’embrouillage de crâne. Le truc par excellence qui donne le sentiment d’être bien fait, plein d’infos intéressantes, complet, mais totalement vide ! Que du vent, du bullshit !

On peut se pré-inscrire, dites-vous (macg) ? J’aimerais bien avoir le lien exact parce que moi,je n’ai rien de ce genre.
Bref, je réserve ma décision.

avatar diboutra67 | 

Très intéressant sur le papier. Surtout le fait que cela soit une banque française avec un investissement des TPE-PME locales.

J’ai actuellement N26 mais je n’aurai aucunes hésitations pour changer de néo-banque enfin... seulement si j’arrive à m’inscrire car pour le moment je n’arrive pas à me « pré-inscrire ».

avatar Hugo-29 | 

Enfaite c’est une banque basée sur le crowdlending...
il y a quelques risques tout de même

avatar Zerwal | 

Si quelqu’un peut me renseigner, j’aurais aimé savoir si cette future application prendra en charge l’accessibilité (VoiceOver). Car aucune autre banque mobile ne le fait ce serait une avant-première. Merci d’avance

avatar joregarvit | 

Swoon commence à répondre on dirait!!!
Je viens de recevoir leur mail.

avatar jrmy21 | 

Des nouvelles de Swoon ?! Le site semble peu accessible ?

avatar pillouti | 

Assez drôle à relire (article + commentaires)

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