Certifié reconditionné #3 : les pièces « compatibles » et le problème de la confiance

Anthony Nelzin-Santos |

Posez la question de la provenance des pièces aux reconditionneurs, et vous entendrez souvent le même mot, « compatible ». Écran compatible, backcover compatible, chargeur compatible… Compatible, donc pas d’origine. C’est un secret de polichinelle : l’industrie du reconditionnement repose sur la circulation de pièces contrefaites.

Une véritable industrie

Avant de réparer les téléphones, il faut toutefois… se les procurer. Rares sont les reconditionneurs qui s’approvisionnent encore directement auprès des particuliers. « Nous n’achetons pas aux particuliers, c’est un autre métier », dit Remade. Certideal, dont « environ 15 % des appareils proviennent des tiroirs des clients » selon son cofondateur Yoann Valensi, fait figure d’exception.

Comme toute industrie, celle du reconditionnement possède ses filières d’approvisionnement, qui assurent des flux massifs et constants d’appareils soigneusement sélectionnés. Car il faut bien parler d’industrie : les Français ont acheté 2,2 millions de téléphones reconditionnés en 2019, selon Kantar, un chiffre qui progresse de 4 % alors que les ventes de smartphones neufs ont baissé de 5 %.

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