Test des iPad Pro 2018

Mickaël Bazoge |

Les nouveaux iPad Pro creusent un écart déjà vertigineux avec une concurrence complètement dépassée. Puissance, design, polyvalence, tout est bon dans cette nouvelle génération pour démontrer la capacité d'innover d’Apple.

Chaque nouvelle génération d'iPad Pro est l’occasion pour Apple de montrer ses muscles… Ce qui n’est pas forcément le cas pour tous les produits du constructeur. La cuvée 2018 ne fait pas exception à la règle. Mieux encore, les iPad Pro de 11 et 12,9 pouces marquent une nouvelle étape qui fera date. Test.

Design : retour aux sources

Le design de ces nouveaux iPad Pro inscrit le cru 2018 dans une prestigieuse lignée, celle de l’iPad originel, la tablette qui a ouvert le chemin en 2010. Exit le châssis aux formes douces et arrondies qui était l’apanage des iPad depuis la version 2, retour aux tranches anguleuses qui étaient aussi au rendez-vous des iPhone 4, 5 et SE.

Des temps glorieux qui évoqueront de bons souvenirs à tous ceux qui estiment que ce design a été le plus abouti de tous les iPhone !

Les iPad Pro de 2018 conservent le cocktail d’aluminium et de verre de leurs prédécesseurs. L’arrière de la tablette affiche un minimalisme de bon aloi. Le dessin des antennes est toutefois bien différent d’une génération à l’autre.

La version Wi-Fi + cellular présente ainsi deux lignes d’antennes en haut et en bas, au lieu du rectangle de la version de l’an dernier. Le modèle Wi-Fi se contente d’une seule ligne pour l’antenne, en haut.

Ces lignes ne sont pas le design le plus élégant du monde, c’est certain, mais on ne peut pas vivre sans alors il faut bien s’en accommoder. Regrettons simplement qu’Apple donne ici l’impression d’abandonner toute volonté de proposer quelque chose d’original.

Le nouvel iPad Pro 12,9 pouces cellulaire sous l'iPad 10,5 pouces cellulaire.

En bas de la tablette prend place une des nouveautés de cette nouvelle génération, à savoir le port Smart Connector (intégré sur une des tranches latérales des iPad Pro de 2017, il s’y montrait plus discret). Ce nouvel emplacement permettra-t-il de stimuler le marché des accessoires ? Pour le moment, seul le nouveau Smart Keyboard est compatible, ce qui n’augure rien de bon.

Le connecteur magnétique pour l'Apple Pencil.

Entre les boutons de volume et le tiroir de la carte SIM (sur les modèles cellulaires), Apple a installé un nouveau connecteur magnétique : il sert au transport et à la recharge de l’Apple Pencil 2.

L’iPad Pro 2018 inaugure un changement de taille : le bouton d’accueil a pris sa retraite, tout comme Touch ID. Apple a caché dans la bordure supérieure tout l’équipement nécessaire au système TrueDepth, sur lequel s’appuie Face ID pour identifier le visage de l’utilisateur.

Quant aux bordures, elles sont désormais de taille identique tout autour de l’écran. Elles restent plus imposantes que sur les iPhone X/XS ou même XR ; l’iPad Pro de 10,5 pouces (2017) se paie même le luxe d’avoir des bordures plus fines à gauche et à droite de l’écran.

Apple parle d’un design « tout écran », certes on n’a jamais été aussi proche du design « plaque de verre » poursuivi par Jony Ive… Les bordures demeurent tout de même d’une belle taille, en particulier sur le modèle de 11 pouces. On n’en voudra pas trop au constructeur, cependant, puisque ce cadre offre une prise en main agréable.

Lorsqu’on consulte quelque chose sur l’iPad, les pouces reposent en effet majoritairement sur les bordures. La technologie de rejet des paumes, si efficace, permet d’éviter les « faux positifs » quand une partie de la main appuie sur l’écran.

Si la prise en main ne change finalement pas beaucoup avec le nouveau châssis anguleux, la vraie différence avec la précédente génération a justement trait aux bordures : on peut utiliser les nouveaux iPad Pro dans n’importe quel sens.

Sans bordures de tailles différentes, ni bouton d’accueil, on perd des repères visuels qui poussaient à utiliser la tablette d’une certaine manière : en mode portrait, avec le bouton en bas ; en mode paysage, dans la position la plus simple pour s’identifier avec le doigt. Face ID brouille ici complètement les pistes... et libère l’esprit.

8 ans séparent ces deux tablettes. Que de chemin parcouru !

Des deux nouveaux iPad Pro, c’est le modèle de 12,9 pouces qui gagne le plus au niveau de la prise en main. Les précédentes versions étaient vraiment encombrantes et lourdes, ce qui les rendaient assez compliquées à utiliser en mobilité.

La nouvelle version perd non seulement en hauteur (25 mm tout de même), mais aussi en poids : 631 grammes, soit 46 grammes de moins pour la déclinaison Wi-Fi. Ça n’a l’air de rien, mais ce format plus réduit et ces quelques grammes en moins sur la balance permettent d’envisager l’utilisation de l’iPad Pro 12,9 pouces dans toutes les situations.

Y compris sur la petite tablette d’un siège d’avion !

On a beaucoup glosé sur l’obsession de la finesse chez Apple. Le constructeur en est un peu revenu, notamment sur la gamme d’iPhone… mais pas pour l’iPad. Et cela lui réussit plutôt bien ! Les 5,9 mm d’épaisseur des deux modèles, contre 6,1 mm pour l’ancien 10,5 pouces et 6,9 mm pour le précédent 12,9 pouces sont très appréciables.

iPad Pro 11 pouces à gauche, iPad Pro 10,5 pouces à droite.

Cette finesse renforce l’aspect « premium » des nouveaux iPad Pro face à l’iPad 6, fort sympathique au demeurant mais qui cache mal son embonpoint de 7,5 mm. Les prix ne sont pas non plus les mêmes…

Un écran arrondi bien cadré

Toujours pas d’OLED pour les écrans des iPad Pro. Cette technologie reste donc l’apanage des iPhone haut de gamme. Faut-il s’en plaindre ? Certes, l’OLED affiche des noirs plus profonds et tire moins sur la batterie. Néanmoins, on n’ose imaginer le prix d’un iPad équipé d’une telle dalle — déjà que les nouveaux modèles n’ont rien de bon marché.

Les écrans LCD des nouveaux iPad Pro conservent les caractéristiques des modèles de l’an dernier, qu’on avait eu l’occasion de décrire dans notre test. Sur le marché des tablettes, ces spécifications trônent toujours au sommet de la chaîne alimentaire :

  • Support de l’espace colorimétrique P3 pour des rouges et des verts plus éclatants ;
  • True Tone pour ajuster la couleur et l’intensité de l’écran à la luminosité ambiante ;
  • Luminosité de 600 nits et réflectance basse pour lire du contenu à l’extérieur (c’est toujours limite en plein cagnard) ;
  • ProMotion pour moduler le rafraîchissement de l’écran de 24 à 120 Hz.

Mais alors, si rien n’a changé, pourquoi baptiser ces écrans du terme Liquid Retina ? Ce titre marketing rapproche les iPad Pro de l’iPhone XR : les écrans de ces appareils ont en effet en commun d’être taillés dans du LCD aux coins arrondis.

L’anticrénelage des sous-pixels, la technologie employée par Apple pour le smartphone et les tablettes, consiste à rétrécir les masques des pixels de l’écran au fur à mesure que l’on s’approche du bord. Les pixels suivent ainsi la courbe désirée (on a fait le point sur le sujet dans notre test de l’iPhone XR).

Ces coins arrondis, qui sont décidément la signature de design d’Apple depuis l’iPhone X (que l’on retrouve aussi sur l’Apple Watch Series 4), sont une attention sympathique. Mais contrairement aux smartphones et à la montre, ils se font plus discrets pour une raison toute bête : les écrans des tablettes sont bien plus grands.

Sur l’iPad Pro 12,9 pouces, on les remarque à peine. En revanche, ce qu’on repère très vite ce sont les applications qui n’ont pas encore été optimisées pour ces écrans : elles affichent des bordures noires des quatre côtés de la fenêtre principale…

Fortnite sur l’iPad Pro 11 pouces. Notez les bordures tout autour de la fenêtre du jeu.

Les éditeurs doivent donc mettre à jour leurs apps, ce qui a la force de l’évidence pour beaucoup d’entre eux… mais pour d’autres, il faudra prendre son mal en patience. Netflix et Tweetbot n’ont pas attendu. Pour Google par contre, on va pouvoir compter les jours et les semaines !

Netflix sur l’iPad Pro 12,9 pouces, avant la mise à jour de l’app.
… après la mise à jour.

Ces bandes noires sont plus visibles sur l’iPad Pro 11 pouces, pour une raison toute bête : Apple a légèrement modifié le ratio de l’écran de ce modèle. Au 4:3 « historique » de l’iPad, succède en effet un 4,3:3 qui ne ressemble à rien de connu.

La tablette de 11 pouces gagne quelques pixels en longueur (2 388 x 1 668, contre 2 224 x 1 688). Cela ne change pas grand chose et la raison pour laquelle Apple a choisi de modifier cette caractéristique est mystérieuse. Elle permet en tout cas de profiter d’un clavier virtuel plus complet !

En haut, le clavier virtuel d’un iPad Pro 2017 ; en bas, celui d’un iPad Pro 2018.

La définition de l’iPad Pro 12,9 pouces ne change pas d’une génération à l’autre (2 732 x 2 048), tout comme la résolution de 264 pixels par pouce pour tous les modèles.

Apple va forcer la main aux développeurs puisqu’à compter de mars prochain, ils n’auront pas d’autre choix que de fournir des mises à jour optimisées pour les nouveaux écrans.

C’est charmant.

Le traitement oléophobe des écrans des iPad Pro 2018 est similaire à celui appliqué sur les tablettes de l’an dernier, comme Apple l’a confirmé à Marco Arment. Pour dire les choses clairement, Apple pourrait fournir un petit chiffon avec ses tablettes ! Les écrans des iPad agissent comme des aimants pour les marques de doigts et la poussière : le moindre reflet sur la dalle fait ressortir toutes ces traces peu ragoûtantes.

L’iPad Pro a l’excellente idée de reprendre des récents iPhone la fonction qui éveille l’écran dès qu’on le touche. En raison de l’absence du bouton d’accueil, c’est bienvenu. Et rudement efficace couplé à l’identification Face ID !

Face ID : mon doigt est malade, parle à ma tête

Il m’a fallu environ trois minutes pour oublier jusqu’au souvenir de Touch ID. Encore plus qu’avec l’iPhone, Face ID sur l’iPad Pro tient de l’évidence.

La caméra et les capteurs TrueDepth sont bien cachés, mais on peut les apercevoir en fonction de la lumière.

La magie Face ID s’opère d’autant plus facilement qu’après la configuration initiale (qui nécessite de positionner l’iPad à la verticale), le système d’authentification du visage fonctionne aussi bien en portrait qu’en paysage.

Le bloc TrueDepth, caché dans une bordure et non pas dans une encoche, fonctionne peu importe la position de l’iPad. À gauche, à droite, en haut ou en bas : il saura projeter son nuage de points afin d’identifier l’utilisateur.

Au cas où un doigt venait à cacher TrueDepth, l’iPad saura prévenir d’une flèche à l’endroit où se trouve la caméra, et en alertant que la caméra est recouverte.

L’identification de l’utilisateur est ni plus ni moins rapide qu’avec l’iPhone X. Ce n’est pas vraiment un problème avec l’iPad Pro, qu’on déverrouille moins fréquemment qu’un smartphone (les sessions d’utilisation sont plus longues).

Face ID est particulièrement efficace avec un clavier : il suffit d’appuyer deux fois sur la barre espace pour réveiller la tablette, activer Face ID et atterrir sur l’écran d’accueil. Le tout sans friction : plus besoin de porter le bras vers la tablette pour poser le doigt sur le bouton d’accueil. Il en va de même dans les formulaires de connexion en ligne, pour Apple Pay, pour l’App Store.

L’intégration de TrueDepth dans l’iPad Pro est aussi l’occasion de saluer l’apparition des Animojis et des Memojis en grand format ! C’est beau le progrès.

Pour fonctionner correctement, Face ID a forcément besoin de voir le visage de l’utilisateur. Si l’iPad Pro est posé à plat sur le bureau, et que vous êtes assis à côté, Face ID fera chou blanc : c’est la même chose avec l’iPhone… Si Touch ID a un avantage sur son successeur, c’est qu’on peut poser le doigt sur le bouton d’accueil dans toutes les positions.

Un appareil photo à la mode (portrait)

Il est loin le temps où prendre des photos avec un iPad était considéré comme un peu ridicule. D’abord parce que les grands et superbes écrans des tablettes en font d’excellents moniteurs ; et puis Apple a fait le nécessaire pour que la qualité des photos produites soit convaincante.

C’est le cas des nouveaux iPad Pro, même s’il faut y mettre un bémol : si ces modèles conservent le grand angle de 12 mégapixels (ƒ/1.8) de leur prédécesseur, en revanche les optiques ne comptent plus que cinq éléments (au lieu de 6), et surtout il faut dire adieu à la stabilisation optique de l’image.

Avec l’iPad Pro.
Avec l’iPhone X (12 mégapixels, ƒ/1.8). Notez la zone sombre en bas à gauche : l’iPad Pro parvient à en déboucher plus de détails.
Avec l’iPad Pro.
Avec l’iPhone X. Les différences sont minimes, si ce n’est que les couleurs ressortent un peu plus pimpantes sur l’iPad Pro.

Mais vous savez quoi ? Les photos produites par l’iPad Pro n’en restent pas moins très bonnes. D’abord parce que le Smart HDR mouliné par le Neural Engine de l’A12X est au rendez-vous : l’appareil photo de la tablette prend jusqu’à neuf photos pour recomposer une image au propre (l’option est activée par défaut dans les réglages de l’appareil photo, et on peut décider de conserver l’original).

Avec l’iPad Pro.
Avec l’iPhone X, qui s’en sort mieux pour faire ressortir les couleurs dans ce coin à la luminosité faible.

Contrairement à l’iPhone XR dont l’unique appareil photo au dos bénéficie d’un mode Portrait, ce n’est pas le cas pour l’iPad malheureusement. C’est d’autant plus dommage que sur l’iPhone, les résultats produits sont particulièrement intéressants.

La présence de la caméra TrueDepth en façade ne sert pas qu’à identifier le visage et faire l’andouille avec les Memojis. Elle ouvre aussi à l’iPad Pro de nouveaux horizons en matière de selfies !

Les nouvelles tablettes s’offrent ainsi un mode Portrait qui floute l’arrière-plan du sujet principal. Grâce à iOS 12.1, cet effet est dynamique : on peut sélectionner l’ouverture en temps réel, de ƒ/1.4 (très flou) à ƒ/16 (pas flou). L’effet peut aussi s’appliquer a posteriori, une fois le cliché pris.

Le mode Portrait de l’iPad Pro comprend les cinq éclairages de portrait (naturel, studio, contours, scène, scène mono), avec des résultats plus ou moins convaincants selon la qualité du détourage du sujet. Le grand avantage par rapport à l’iPhone, c’est que ce mode Portrait fonctionne aussi bien en position verticale ou horizontale !

Du coffre pour les haut-parleurs

Les nouveaux iPad Pro conservent leurs quatre haut-parleurs dans les coins, qui offraient déjà toute satisfaction sur les précédents modèles. Apple a musclé ce composant, qui compte désormais un boomer (pour les basses) et un tweeter (pour les aigus) pour chacun des haut-parleurs.

Le résultat est vraiment épatant. Le son qui sort des iPad Pro 2018 est fort et clair, bien défini avec une large scène. C’est encore meilleur qu’avec les modèles 2017 qui étaient déjà loin de démériter dans ce domaine.

Du gros son sort de ces haut-parleurs.

Évidemment, les nouveaux iPad ne sont pas au niveau du HomePod ! Mais les équipes d’Apple en charge de l’acoustique ont certainement laissé leur empreinte dans cette nouvelle génération, et cela s’entend. Quitte à faire vibrer la carcasse de l’appareil à fort volume…

Ces haut-parleurs de grande classe complètent idéalement un écran sur lequel il est très agréable de regarder des vidéos, malgré un ratio 4:3 (ou pas loin pour le 11 pouces) qui s’adapte mal aux films en 16:9.

Certains déploreront à ce titre la disparition du port jack. De plus en plus d’utilisateurs d’iPhone portent des écouteurs ou des casques Bluetooth ; c’est moins le cas de ceux qui se servent de tablettes. Ils devront se mettre au goût du jour, avec des AirPods ou autre, ce qui ajoutera au passage à une facture déjà salée.

USB-C : bienvenue dans la jungle

Plus encore que le nouvel écran Liquid Retina, le changement le plus lourd de conséquences pour l’iPad Pro est sans conteste le remplacement du Lightning par l’USB-C (USB 3.1 gen. 2, jusqu’à 10 Gbit/s… deux fois plus que le MacBook 12"). Ce faisant, Apple fait basculer ses tablettes professionnelles dans un tout nouveau monde.

Le port USB-C et au-dessus, le Smart Connector.

La prison dorée du Lightning laisse sa place à la jungle luxuriante et un peu folle de l’USB-C, où le pire côtoie le meilleur. Apple a publié une fiche technique concernant le connecteur des nouveaux iPad Pro et ce qu’il est possible d’en tirer (à cette adresse). Il y a un peu de tout.

Les tablettes peuvent tirer profit de claviers, d’interfaces audio, d’appareils MIDI, et de toutes sortes d’adaptateurs :

Qui dit port USB-C, dit aussi docks en tout genre, bien évidemment. Les fabricants commencent à s’en donner à cœur joie, comme chez Satechi ou Hyper, avec des adaptateurs multiports dont les prix vont de 50 $ à 100 $.

L’USB-C, c’est compliqué. Tenez, prenez par exemple la problématique des moniteurs externes. Depuis toujours ou presque, il est possible de diffuser le contenu de l’iPad sur un second écran. C’est le cas aussi de l’iPad Pro, où il faudra se contenter d’une recopie vidéo dans la majorité des cas.

Quelques applications savent exploiter un moniteur externe : des jeux, où l’iPad sert de manette, Keynote qui affiche les diapositives, ou encore iMovie pour visionner un aperçu du montage. Pour le reste, il s’agira surtout d’afficher le bureau ou les apps sur un écran plus grand.

La nature tactile de l’iPad pose un problème : comment contrôler une application sur un écran externe ? On peut imaginer une sorte de petite zone tactile dans un coin de la tablette, par exemple. Mais pour le moment, Apple ne propose rien de tel. Le port USB-C de l’iPad Pro ouvre toutefois de nouvelles possibilités.

Un univers de possibilités.

Les téléviseurs HDMI pourront se connecter à la tablette avec l’adaptateur multiport AV numérique. La recopie vidéo du bureau et des apps est alors en 1080p à 60 Hz. Avec ce même accessoire, la diffusion de films, de séries TV et de contenus vidéo en général peut monter jusqu’en 4K à 30 Hz.

Pas mal, mais peut mieux faire : avec un adaptateur HDMI 2.0, ce contenu vidéo 4K pourra être diffusé jusqu’à 60 Hz. On trouvera des adaptateurs capables de cette prouesse chez Ugreen (18 €) par exemple.

L’iPad Pro sait diffuser sur les téléviseurs compatibles le contenu qui bénéficie des grands espaces colorimétriques HDR10 ou Dolby Vision. Là aussi, il faut un adaptateur HDMI 2.0 pour en profiter.

En dehors du HDMI, la tablette peut aussi se connecter aux moniteurs USB-C, ce jusqu’en 5K… exception faite des écrans Thunderbolt 3, comme c’est le cas de l’UltraFine 5K de LG. Avantage : les écrans USB-C sauront, tous ou presque, recharger la batterie de la tablette.

Pour connecter l’iPad Pro à un moniteur haute résolution, il faut en passer soit par le câble USB-C fourni avec l’écran (ce qui est le cas habituellement), soit un câble Thunderbolt 3 USB-C (45 €), soit encore un câble USB-C vers USB-C (30 € chez Belkin).

Sans aller aussi loin dans l’exploitation des capacités de l’USB-C, le connecteur de l’iPad Pro sait aussi tout simplement recharger un autre iPad Pro ou un Mac (au moyen du câble USB-C livré dans la boîte). Joie de l’USB-C, le sens de la recharge est assez aléatoire. On pourrait penser que la batterie la plus garnie rechargerait l’appareil qui en aurait besoin. En fait, pas vraiment, et peu importe l’ordre dans lequel vous connectez les terminaux.

Recharger une Apple Watch avec l'iPad Pro ? C'est possible.

L’iPad Pro peut aussi se brancher sur n’importe quel appareil Lightning, avec l’aide d’un câble USB-C vers Lightning, vendu chez Apple à partir de 25 €, ou encore en combinant un adaptateur USB-C vers USB-A avec un banal câble Lightning.

Cette recharge fonctionne avec un iPhone, mais aussi un iPad Lightning, le boîtier des AirPods, le Magic Keyboard et le Magic Trackpad, la télécommande Siri de l’Apple TV… Bref, l’iPad Pro peut devenir une batterie externe d’appoint tout à fait capable (attention toutefois à ne pas vider complètement sa batterie…).

Dans cette configuration, le Magic Keyboard peut servir de clavier pour la tablette, avec le support des touches multimédia et des raccourcis clavier d’iOS. Bien sûr, on peut aussi l’utiliser en Bluetooth ; mais contrairement au Mac, connecter le Magic Keyboard à l’iPad en filaire ne l’appaire pas automatiquement en Bluetooth.

Le câble USB-C fourni par Apple avec l’iPad Pro sert bien sûr à recharger la batterie de la tablette et à synchroniser des données avec iTunes. Attention toutefois, il faut savoir que le transfert s’effectuera à la vitesse de… l’USB 2 ! La patience sera de mise…

Du lourd sous le capot

La puce A12X Bionic est le moteur le plus puissant jamais développé par Apple pour ses appareils iOS. C’est aussi la traduction très concrète de son ambition dans le domaine des processeurs. Et pas seulement dans la catégorie des produits mobiles.

Le gros moteur A12X

Le constructeur ne se cache pas derrière son petit doigt : « [l’A12X Bionic] va plus vite que la plupart des PC portables », comme il le décrit sur son site. Durant le keynote, la Pomme s’est fait plus précise : l’A12X est plus rapide que 92% des ordinateurs PC portables du commerce.

Pour en rester aux seuls appareils d’Apple, l’A12X dépasse évidemment son prédécesseur, l’A10X, des iPad Pro de l’an dernier : 35% plus rapide pour des tâches n’exploitant qu’un seul cœur, 90% pour des tâches nécessitant plusieurs cœurs.

Le benchmark CPU de Geekbench confirme la puissance de l’A12X : en tâche monocœur, la puce fait mieux que l’A10X, le Snapdragon 845 et même le Core i5 du MacBook Pro 13 pouces.

Les mauvaises langues diront que le contraire aurait été étonnant. L’A12X est le deuxième système-sur-puce d’Apple gravé en 7 nm, après l’A12 des iPhone XS/XS Max et XR. Une taille réduite qui lui permet d’accueillir, tenez-vous bien, 10 milliards de transistors, contre 6,9 milliards pour l’A12, qui bénéficie pourtant de la même finesse de gravure.

L’A12X embarque 8 cœurs : 4 cœurs « Vortex » puissants, 4 cœurs « Tempest » économes. C’est deux de plus que l’A10X (3 cœurs « Hurricane » et 3 cœurs « Zephyr »). La cadence du processeur, plus élevée (2,48 GHz contre 2,39 GHz pour l’A10X) et bien sûr ses deux cœurs supplémentaires expliquent en grande partie la montée en puissance des performances de la nouvelle puce.

Mais il y a plus. Contrairement aux précédents SoC d’Apple, tous les cœurs de l’A12X sont actifs simultanément. L’équipe en charge des puces a développé un contrôleur de performances spécifique, qui s’appuie sur une architecture optimisant au mieux les capacités de chacun des cœurs de l’A12X. Le tout sans avoir besoin de ventilateur.

Le constructeur aimant bien garder ses petites affaires au secret, il ne faudra pas attendre beaucoup plus d’explications techniques de sa part.

Une puce graphique taillée pour les performances

Le GPU de l’A12X est un roman à lui tout seul. Le composant, premier du genre à bénéficier d’un design « maison », embarque 7 cœurs, un de plus que l’A10X (ce qui est sans doute rendu possible par la plus grande finesse de gravure).

Chacun de ces cœurs est à la fois « plus rapide et plus économe » que ceux contenus dans l’A10X, explique Anand Shimpi de l’équipe des technologies matérielles d’Apple (lire : Apple vante les mérites de l’A12X Bionic de l’iPad Pro).

Le test GPU Metal de Geekbench ne fait aucun quartier : la puce graphique de l’A12X met la misère aux précédents GPU utilisés par Apple dans ses processeurs, mais aussi au Mi 8 de Xiaomi.

Apple a eu beau jeu de présenter ce GPU comme aussi puissant que celui sous le capot de la Xbox One S. Si la comparaison frappe l’imaginaire, il convient de rappeler qu’il s’agit de la console d’entrée de gamme de Microsoft : les jeux y tournent habituellement à un maximum de 900p, contre 4K pour la Xbox One X.

Et puis ce n’est pas demain la veille que nous jouerons à Forza Horizon 4 ou à Red Dead Redemption 2 sur iPad (on ne demande que ça !). Malgré tout, l’iPad Pro a aussi des contraintes d’autonomie à gérer, et puis il n’est toujours pas question de mettre un ventilateur dans la tablette.

La nouvelle architecture de la puce graphique de l’A12X promet des performances multipliées par deux par rapport à l’A10X, ce qui est déjà tout à fait honorable… Il ne reste plus aux développeurs qu’à exploiter toute cette puissance.

D’une génération à l’autre, l’iPad Pro conserve la même enveloppe de mémoire vive : 4 Go de RAM LPDDR4, et ce pour les deux tailles d’écran. Pas de jaloux ici… sauf que la cuvée 2018 apporte une différence importante : les modèles 1 To bénéficient de 6 Go de RAM.

Ce bonus de mémoire vive est un moyen habile de pousser le client à mettre beaucoup un peu plus cher dans le (très) haut de gamme de l’iPad Pro. Comme toujours, Apple ne communique pas sur la mémoire vive, mais une des hypothèses qui est revenue sur la table ces derniers jours est que ces 2 Go supplémentaires serviraient surtout à prendre en charge le Tera de stockage.

On peut regretter que tous les modèles ne soient pas logés à la même enseigne, même si je n’ai pas noté de ralentissement dû spécifiquement à un coup de mou de la RAM. De plus, iOS gère plutôt mieux qu’Android la mémoire vive.

Une mémoire, quatre composants

Le CPU, le GPU, le Neural Engine et l’ISP (le processeur d’images dédié aux traitements automatiques de l’appareil photo) de l’A12X puisent dans la même réserve de mémoire. Une seule interface distribue les capacités mémoire à ces quatre composants.

Cette mémoire partagée est un choix technologique — c’est aussi celui de Microsoft pour la Xbox One S — qui permet d’éviter les transferts incessants entre la mémoire vive dédiée au CPU et celle destinée au GPU. Sur l’iPad Pro, les tâches qui exploitent les deux composants n’ont pas ce problème, elles s’appuient sur la même mémoire.

De l’intelligence dans le silicium

L’A12X diffère aussi sensiblement de son prédécesseur par l’apport du Neural Engine. Cette puce à 8 cœurs prend en charge des tâches qui nécessitent un traitement spécifique lié à l’apprentissage automatique et l’intelligence artificielle : reconnaissance du visage avec Face ID et TrueDepth, recherche dans l’app Photos, tâches en lien avec la réalité augmentée et CoreML, etc.

Ce composant, qui a fait son apparition l’an dernier dans le SoC A11, soulage le CPU et le GPU pour certains calculs. Le Neural Engine a les épaules larges : il est en mesure de réaliser 5 000 milliards d’opérations à la seconde, contre 600 milliards pour l’A11…

Ces calculs sont effectués en local, sur l’iPad Pro. Pas besoin de faire appel au cloud, ce qui a deux avantages : ne pas subir la latence des allers et retours inhérents à l’utilisation de serveurs distants. Et puis cela valide la volonté d’Apple de protéger les données privées de ses utilisateurs.

Tout cela ayant été dit, décrit et dûment mesuré, l’honnêteté recommande de dire qu’en usage courant, un iPad Pro de 2017 est tout aussi véloce et réactif qu’un iPad Pro de 2018. Au quotidien, les différences entre ces deux générations sont minimes et il est tout aussi agréable d’utiliser l’un comme l’autre.

L’extraordinaire réserve de puissance de l’A12X est de bon augure pour l’avenir : elles ne sont manifestement pas encore nées les applications qui mettront la nouvelle puce d’Apple à genoux. Mais c’est sans doute aussi le cas de l’A10X.

On ne va pas se plaindre qu’un appareil Apple soit puissant, très puissant même. Plus que dans la plupart des Mac, bien que la structure des processeurs Intel soit différente de celle des puces Arm. Comme pour les deux précédentes générations d’iPad Pro, le goulot d’étranglement demeure iOS.

iOS, un obstacle créatif

Un appareil professionnel mérite un système d’exploitation professionnel. Comme tous les ans, la même rengaine se fait entendre au lancement de nouveaux iPad Pro. Les tablettes sont des monstres de puissance, mais elles traînent comme un boulet les scories d’iOS qui a toujours du mal à transcender ses racines mobiles.

Il n’est pas question ici de réclamer un succédané de macOS tactile, avec des fenêtres flottantes et un système de fichiers « à l’ancienne » (lire : Laissez l’iPad être l’iPad).

Mais huit ans après la sortie du tout premier iPad, et alors que la tablette est censée incarner l’ordinateur moderne, il est tout de même pénible de buter sur des tâches basiques. En voici quelques unes que l’iPad, tout Pro soit-il, ne parvient toujours pas à accomplir facilement…

• L’exemple a fait le tour du web lorsque Nilay Patel, de The Verge, l’a évoqué dans son propre test des iPad Pro, mais il est révélateur des contraintes imposées par iOS : les photos importées depuis une clé ou un disque externe passent obligatoirement dans l’app Photos.

Les images sont donc synchronisées dans iCloud, même si on n’en a ni l’envie, ni le besoin, et que l’on veuille les éditer dans un autre logiciel (en l’occurrence dans cet exemple, il s’agissait de Lightroom). Sans oublier ensuite la galère de supprimer les fichiers dans Photos…

Apple a indiqué qu’Adobe allait proposer un raccourci Lightroom pour « sauter » l’étape Photos. Mais malgré toute l’affection que l’on peut avoir pour Raccourcis, cela ressemble plus à de la bidouille qu’à autre chose.

L’app Fichiers devrait permettre de naviguer dans un espace de stockage externe pour récupérer les documents désirés et les glisser où on le souhaite. Oui, cela commence à ressembler à un système de fichiers « à la papa »… mais parfois, les vieilles recettes ont du bon ! À moins qu’Apple trouve une solution plus élégante.

• La rigidité d’iOS s’incarne aussi dans l’impossibilité de choisir des applications par défaut. Safari, Mail, Appareil photo… Même s’il existe de meilleures alternatives à ces apps, rien à faire, ce sont elles que le système lancera de toute manière.

Si iOS doit être considéré comme un système d’exploitation professionnel, alors il est grand temps qu’il donne cette flexibilité à l’utilisateur.

• Parmi ces applications intégrées au système, il serait bon qu’Apple « professionnalise » Safari : le navigateur ne devrait plus afficher par défaut les versions mobiles des sites web (c’est particulièrement frappant sur l’iPad Pro 12,9 pouces en plein écran). Certains d’entre eux demeurent même incompatibles avec l’iPad, comme le propre portail School Manager d’Apple ou encore la version en ligne d’iCloud.

Pas de School Manager pour les utilisateurs d'iPad !

Apple mise tout sur les applications, on comprend bien pourquoi. Mais brider ainsi les capacités web de Safari sur iPad, ce n’est pas faire une fleur à ces utilisateurs qui n’ont pas d’autre choix que de passer par des interfaces web complexes pour mettre en ligne leurs travaux, par exemple. Le navigateur par défaut d’iOS ne leur sera d’aucun secours.

• L’iPad est bien sûr capable de faire fonctionner des applications destinées uniquement à l’iPhone. Un affichage qui s’est d’ailleurs amélioré depuis iOS 12 : les apps s’affichent dans la définition des iPhone de 4,7 pouces (750 x 1 334), plutôt que dans celle des modèles de 3,5 pouces (640 x 960).

Vraiment, Instagram ?

Malheureusement, cela reste un compromis boiteux. Surtout quand on utilise majoritairement la tablette en position paysage : l’app iPhone reste bloquée en portrait. Certes, les développeurs seraient bien inspirés d’optimiser leurs applications pour l’iPad (n’est-ce pas Instagram).

Apple pourrait, elle aussi, faire en sorte que ces apps puissent respecter la position de l’iPad. Même si cela pose un problème quand l’application est affichée en format x2…

• Sur iPad, iOS 12 est plein de ces petits obstacles irritants qui « cassent » littéralement le flux de travail. À l’exception de Safari, il est ainsi toujours impossible de placer deux instances d’une même application en Split View… alors même que l’iPad Pro 12,9 pouces est capable d’afficher deux fenêtres d’app en version complète.

Si c'est possible dans Safari, pourquoi pas dans d'autres applications ?

• Le navigateur de l’app Fichiers permet d’enregistrer un document dans n’importe quel dossier… qu’il faudra créer au préalable, puisque la fenêtre du navigateur ne permet pas de réaliser cette opération pourtant simple.

• Il arrive que l’application Notes « perde » la position du curseur et le replace tout en haut du document. Un vrai problème quand on a l’habitude de passer d’une app à une autre pour trouver une information : on n’est jamais sûr que le curseur du texte de la note sera à la bonne place.

• Sur iPad, l’écran d’accueil est un tout petit peu plus doué que sur l’iPhone : certaines apps productives (celles d’Apple en particulier, mais aussi Pixelmator et d’autres) affichent une fenêtre des documents récents.

Mais on conserve le principe de la grille d’icônes qui n’est plus vraiment adaptée aux écrans de grande taille, a fortiori sur un 12,9 pouces. En dehors du dock, l’écran de l’iPad présente 20 icônes, contre 24 pour l’iPhone X/XS…

• En mode Split View, aucun indicateur visuel ne précise l’application connectée au clavier (externe ou virtuel d’ailleurs). On a parfois des surprises quand on ne fait pas attention où on tape : gare aux méprises et aux quiproquos…

• La décompression d’une archive .zip est d’une banalité affligeante sur macOS (un double-clic et bim). Sur iOS, il n’existe pas de solution toute faite par défaut. Pour accomplir cette tâche, il faut en passer par la création d’un raccourci (ou par des apps). Cette opération est assez simple, mais encore faut-il vouloir s’y lancer.

Si l’on veut voir le verre à moitié plein, iOS a ceci d’intéressant qu’il oblige en permanence à s’interroger sur sa manière de travailler pour trouver des solutions alternatives… et parfois plus efficaces. Malgré tout, cela ressemble trop souvent à la réinvention de la roue ou pire, à s’arranger avec des compromis.

Attention, on ne dit pas qu’il est impossible de travailler sérieusement sur iPad. C’était déjà possible sur l’iPad Pro 9,7 pouces, et ça l’est encore plus aujourd’hui (lire : J'ai réussi à travailler avec mon iPad).

Quand on veut…

Même si iOS 12 n’a rien apporté de neuf, ou quasiment, pour l’iPad, l’application Raccourcis peut offrir des solutions intéressantes. Pour le coup, les raccourcis s’intègrent bien au système, mais il faut fouiller et avoir le temps de se montrer créatif.

Il est tout de même frustrant de se battre pour contourner certains dogmes d’Apple. Surtout avec des machines qui se disent professionnelles : elles en ont le prix mais pas tout à fait le niveau. Pas encore : iOS 13 est attendu de pied ferme…

Apple a en effet repoussé certaines nouveautés pour améliorer la stabilité d’iOS 12 et ses performances sur d’anciens appareils ; la prochaine version du système devrait proposer plus de souplesse dans la gestion de l’écran d’accueil ainsi qu’une application Fichiers plus puissante. Tant mieux, on a hâte de voir tout cela, mais on ne peut pas juger la cuvée 2018 de l’iPad Pro à l’aune de la promesse d’un meilleur iOS.

Autonomie : un os dans la batterie

L’iPad Pro regarnit sa batterie via le port USB-C (il n’est pas encore question de recharge par induction). Dans sa grande bonté, Apple fournit un chargeur USB-C 18 watts, contre 12 watts pour les modèles précédents. Dommage que le câble USB-C ne mesure qu’un petit mètre, une longueur limite si la prise électrique est un peu éloignée.

La recharge demande 3h30 environ pour remplir complètement le plus grand iPad, mais elle peut être plus rapide avec un chargeur plus puissant. Ça tombe bien, Apple propose par exemple un modèle de 30 watts (celui fourni avec le MacBook Air) à 55 €.

La batterie de l’iPad Pro 11 pouces. Image iFixit.

Les batteries des nouveaux iPad Pro sont un peu plus petites que celles des précédentes tablettes : 7 812 mAh (29,37 Wh) pour l’iPad Pro 11 pouces contre 8 134 mAh (30,4 Wh) pour l’iPad Pro 10,5 pouces de l’an dernier ; 9 720 mAh (36,71 Wh) pour l’iPad Pro 12,9 pouces de cette année, contre 10 307 mAh (41 Wh) pour le modèle 2017.

Malgré une réduction des capacités des batteries, Apple promet toujours jusqu’à 10 heures d’autonomie pour naviguer en Wi-Fi (9 heures en cellulaire), regarder des vidéos ou écouter de la musique. Dans le test synthétique de Geekbench pour la batterie, l’iPad Pro de 11 pouces a rendu les armes au bout de 5h29 et 5h05 pour le 12,9 pouces.

Chacun a un usage qui lui est propre, et l’estimation d’Apple pourrait ne pas correspondre à votre réalité. C’est en tout cas ce qui nous est arrivé ! Après avoir patiemment attendu qu’iCloud synchronise toutes ses données (notamment les photos), nous avons utilisé les iPad dans une configuration « MacG » : beaucoup de web, du traitement de texte, des messageries, un peu d’édition photo, de l’écoute de musique en tâche de fond parfois, le tout généralement en Split View et en multipliant les « bureaux » virtuels.

Les relevés d’autonomie ont démontré une autonomie correcte, sans plus, de 8 heures avec l’iPad Pro de 11 pouces. La déception est venue du grand modèle : soumis à ce régime de travail assez soutenu, l’iPad Pro 12,9 pouces a tenu entre 6 et 7 heures. Impossible dans ces conditions de finir la journée sans avoir à recharger l’appareil.

Sur l’iPad Pro 12,9 pouces.

Manifestement, le réglage de luminosité joue un rôle encore plus sensible sur les nouveaux modèles. En les soumettant au même régime mais avec une luminosité plus faible, nous avons obtenu des résultats beaucoup plus conformes aux promesses d’Apple : l’iPad Pro 12,9 pouces de Florian, dont la luminosité n’a pas beaucoup dévié des 40%, a tenu 11 heures environ. Sur mon modèle, sur lequel la luminosité avait été calée à 50% à peu près, la tablette a flanché au bout de 10 heures.

Dans un contexte où on a besoin de se servir d’un iPad Pro pendant toute une journée sans prise électrique à proximité, on peut désactiver le réglage de luminosité automatique (dans Général > Accessibilité > Adapter l’affichage) : ça évitera de vérifier constamment la jauge de luminosité.

Performances 4G

Profitant de ce que nous avions deux iPad Pro cellulaires 10,5" de 2017 et son successeur en 11", nous avons testé leurs débits en 4G avec nPerf.

Les deux iPad ont utilisé en alternance une carte SIM de Sosh, avec deux tests sur chacun, à deux endroits différents (dont l'un où l'on capte assez mal en général). Sur le plan technique, le nouvel iPad Pro passe au Giga-LTE mais notre connexion Sosh n'en bénéficie pas.

Avec une bonne connexion : l'ancien iPad a fait mieux en download mais moins bien en upload où le débit moyen obtenu a été plus important avec le nouveau modèle. Sur le score d'ensemble, en tenant compte des tests de navigation web et de téléchargement de vidéos, c'est le nouvel iPad qui finit devant à chaque fois.

iPad Pro 2017, test 1
iPad Pro 2018, test 1

Avec une mauvaise connexion : dans ce coin de notre rue où l'on capte plus difficilement, le nouvel iPad a plus clairement pris l'avantage sur l'ancien. Tantôt le modèle 2018 a fait mieux en download, tantôt il a cédé au 2017 sur l'upload. Mais avec le concours des tests web et vidéo, c'est encore le 2018 qui finit devant au score général, et plus franchement cette fois.

iPad Pro 2017, test 2
iPad Pro 2018, test 2

Smart Keyboard, Apple Pencil : accessoires et indispensables

Apple fait table rase du passé : le Smart Keyboard et l’Apple Pencil des précédentes tablettes ne sont pas compatibles avec le cru 2018 de l’iPad Pro. On peut le regretter, car ces accessoires ont coûté cher et leurs remplaçants le sont encore plus : 199 € le clavier pour le modèle 11 pouces (219 € pour le 12,9 pouces), 135 € pour le stylo.

Cette incompatibilité des nouveaux accessoires avec les anciens iPad est particulièrement irritante, mais elle peut s’expliquer : ils sont bien mieux intégrées aux tablettes.

Clavier : bien, peut mieux faire

Prenez le Smart Keyboard Folio : les 102 aimants (!) du châssis des tablettes maintiennent fermement la couverture du clavier, qui protège le dos de l’iPad.

Cette protection supplémentaire est la bienvenue, la précédente génération du Smart Keyboard se contentant de mettre l’écran à l’abri. Le nouveau clavier a un autre atout : il permet de placer l’iPad dans deux positions (mode « bureau », mode « télé »), ce qui est toujours mieux que l’unique position de l’ancien modèle (lire aussi : Astuce : le Smart Keyboard Folio pour l'iPad Pro comme support de dessin).

La position « bureau ».

Saluons aussi la simplicité de déploiement du clavier, qui tranche avec l’origami du premier Smart Keyboard ! Revers de la médaille, lorsque le clavier bascule à l’arrière de l’iPad, les touches se placent à l’extérieur, à l’air libre en quelque sorte. Heureusement, le Smart Keyboard conserve sa solidité et sa résistance aux chocs et aux saletés.

On conserve aussi le fonctionnement avec le Smart Connector. Certes, ce port a changé de place, mais la connexion physique avec la tablette évite d’utiliser le Bluetooth, dont la stabilité toute relative demeure encore aujourd’hui un problème.

La position « télé ».

Pour le reste, Apple n’a pas voulu changer le revêtement « tissu » qui recouvre l’intégralité du clavier. Certains aiment la sensation de frappe que cela procure, d’autre moins. La course des touches reste la même d’une génération à l’autre, on est entre le Magic Keyboard et le clavier papillon.

Autre grief, le constructeur a encore « oublié » d’intégrer des touches multimédia : c’est d’autant plus ballot que l’iPad sait parfaitement les gérer. Et puis le rétro-éclairage est toujours aux abonnés absents…

Le Smart Keyboard Folio demeure, à mes yeux en tout cas, un des accessoires les moins emballants mis au point par Apple pour ses appareils mobiles. Avec sa couleur grisâtre, son design jure avec le travail abattu par l’équipe de Jony Ive.

Malgré tout, le Smart Keyboard Folio reste un indispensable : c’est le seul clavier qui soit compatible avec le Smart Connector (à l’heure actuelle, c’est même, tout simplement, le seul accessoire pris en charge par ce connecteur…). Et puis aucun risque d’encrasser les touches avec des miettes et de la poussière !

Pencil : la deuxième tentative est la bonne

La première génération de l’Apple Pencil a eu tout bon sur les fondamentaux : latence très faible, gestion de la pression et de l’inclinaison, grande précision… Pour tout le reste en revanche, le stylet souffre de quelques bizarreries.

Entre sa recharge pour le moins étrange et ce capuchon que le chien n’a pas manqué d’avaler, le Pencil premier du nom a fait beaucoup gloser dans les dîners en ville. Et puis il n’y avait aucun moyen de le transporter simplement, à moins d’acheter un étui pensé pour (ou de le glisser quelque part dans une poche).

Non seulement le nouveau modèle garde les atouts de son prédécesseur, mais Apple a trouvé une solution élégante aux petits défauts du premier Pencil. Le stylet vient s’agripper à la bande magnétique de la tranche de la tablette : cela active le jumelage avec l’iPad Pro et la recharge de la batterie. Sans oublier un transport tout à fait efficace et sans danger (les aimants maintiennent solidement le Pencil à l’iPad).

Si l’on ajoute à tout cela la tranche plate du Pencil pour éviter qu’il ne roule sur le bureau, et le revêtement mat du stylo pour une meilleure prise en main, on obtient un très bon accessoire encore rehaussé par une fonction inédite : en tapotant deux fois sur une petite zone tactile située près de la pointe, le Pencil change d’outil.

Les nouveaux réglages de l’Apple Pencil permettent de modifier le comportement de cette double tape dans Notes. Les développeurs peuvent s’emparer de cette fonction pour d’autres comportements.

Pour conclure

Les nouveaux iPad Pro marquent une rupture nette avec leurs prédécesseurs. Écran aux coins arrondis, apparition de Face ID, design aminci (en particulier pour le modèle de 12,9 pouces), port USB-C… On ne peut pas dire qu’Apple se soit reposée sur ses lauriers, ce qui est de toutes manières rarement le cas dans cette famille de produits.

La fiche technique impressionne : l’A12X est la puce mobile la plus puissante du marché, et elle marche sur les platebandes de beaucoup de processeurs « de bureau ». À tel point qu’on se prend à rêver d’un Mac équipé d’une telle puce. On ne peut que saluer bien bas le travail d’Apple sur le matériel.

Sur le plan logiciel, iOS manque sans doute de maturité pour remplacer au pied ou à la main levé(e) macOS. On aimerait qu’Apple y mette du sien aussi pour des fonctions toutes bêtes comme le changement des apps par défaut, un multitâche plus performant encore, voire la lecture de clés USB ! Et où sont les versions iOS de Final Cut Pro et Xcode ?

Néanmoins, presque rien n’est impossible pour l’utilisateur suffisamment motivé et prêt à mettre les mains dans le cambouis (exception faite des développeurs pour qui Apple ne propose pas encore de solution intégrée). L’app Raccourcis apporte des solutions qui peuvent régler la plupart des difficultés. Bien sûr, cela demande un peu de jus de crâne, mais finalement pas tellement plus que le développement de scripts pour Mac…

Même sans savoir ce qu’Apple a dans son grand chapeau pour l’avenir (iOS 13, nouveaux accessoires Smart Connector…), les immenses capacités de l’iPad Pro peuvent d’ores et déjà s’aligner avec les besoins de beaucoup d’utilisateurs. Dans de nombreux cas désormais, une tablette peut faire au moins aussi bien qu’un ordinateur. D’ailleurs, c’est quoi un ordinateur ?

Le duo iPad Pro et Pencil, c'est aussi l'ami des enfants !

Merci Florian et Stéphane pour le coup de main.

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Note

Les plus :

  • Design aminci
  • Face ID en paysage et en portrait
  • Performances qui crèvent le plafond
  • L'USB-C qui ouvre de nouveaux horizons
  • Épatants haut-parleurs
  • On peut abattre du travail avec l'iPad Pro
  • Fonctionne dans tous les sens
  • Intégration réussie avec les accessoires…

Les moins :

  • … des accessoires qui augmentent beaucoup la facture
  • iOS traîne toujours de l’arrière
  • La batterie très sensible au réglage de luminosité
avatar iThomas | 

Plus de note sur les tests ? /:

avatar marenostrum | 

ça ne sert à rien. même ce test. le Pencil, la fonctionnalité principale de ces iPad Pro est illustré par un enfant, qui ne sont clairement pas la cible commerciale de ces machines.

avatar j.antiochus | 

J’en ai reçu 1 il y a une semaine. Cette machine est un vrai bijou. Pour moi ça se rapproche beaucoup d’un ordinateur principal. Il manque plus qu’un logiciel de montage un peu plus « pro » et la gestion des clés USB et c’est bon, je laisse tomber mon mac.

avatar tonton69 | 

@j.antiochus

Je plussoie.

avatar Marcos Ickx | 

@j.antiochus

Si tu recherches un bon logiciel de montage vidéo: Lumafusion 20€ seulement sur l’app store.
Tu ne seras pas déçu.

avatar Fred1189 | 

Vraiment Dommage que cette machine ne tourne pas sur MAC OS light.
C'est tout ce qu'il lui manque pour avancé , un OS pour un ordinateur et non pour une tablette.

avatar SebKyz | 

@Fred1189

Mais putain c’est ce qui fait la force de cet iPad, de tourner avec un OS FAIT pour une tablette. Regarde Surface, l’os est desktop, beaucoup moins agréable en mode tablette.

avatar Fred1189 | 

Je suis d'accord pour un Ipad mais pas un Ipad pro. Je dit pas non plus qu'il devrait tourner sur une la même version que sur les Macs.
Il peut très bien avoir sa propre version modifié de mac os pour Ipad Pro
Après ce n'est que mon avis, mais le seul truc qui m’empêche de lâcher un pc au profit de l'ipad pro c'est ios qui limite pour moi le potentiel de l'ipad pro surtout avec l'ajout du port USB-C.

avatar marenostrum | 

ce n'est pas son but de remplacer le PC mais de proposer un truc different (faire la même chose mais différemment, plus facilement, sans s'occuper du système et de son entretien quotidien. les utilisateurs des ordinateurs ils s'occupent plus à entretenir leur machines, les tenir à jour, qu'à produire avec). si tu ne l'apprécies pas ce n'est pas pour toi. il faut rester sur PC.

avatar Fred1189 | 

@marenostrum
Tu es vraiment sûr? je n'ai pas la même vision de l'avenir de l'ipad Pro.
Surtout que il ne manque pas grand chose pour qu'il devienne l’équivalent d'un Mac Book ou d'un mac book pro.
Après je pense que la prochaine mise a jour de cet ipad Pro au niveau os le fera devenir le remplacent des ordinateurs portables.

Bien sur il s'agit que de mon avis.

avatar SebKyz | 

@Fred1189

On verra ce que va faire Apple avec iOS 13. Mais ça sera toujours un iPad.

avatar SebKyz | 

@Fred1189

iPad Pro n’est que le terme marketing. C’est un iPad haut de gamme c’est tout.
Moi ce qui me ferais lâcher un pc n’est de pouvoir télécharger aussi facilement, Final Cut Pro et la possibilité de mettre des vm.
Donc jamais.
Et ça tombe bien car ce sont des produits complémentaires.
Après ça empêche pas beaucoup de monde de bosser avec. Ça dépends de ton métier.
Moi je le vois comme un plaisir à utiliser, pour un usage perso et pour la prise de notes avec GoodNotes en pro. C’est super agréable.

avatar marenostrum | 

y a que à aller dans un magasin et regarder la différence entre deux perceuses, une de gamme pro et l'autre de gamme ordinaire.
c'est pareil que la différence entre les deux iPad, le pro et l'autre bas de gamme. la machine la plus puissante est Pro.
après un pro peut travailler avec une machine bas de gamme surtout en informatique où il a pas besoin de percer des murs. mais généralement la gamme pro c'est du solide en industrie.

avatar SebKyz | 

@marenostrum

Bon exemple. Certains le prenne trop à cœur ce terme « pro »

avatar Marcos Ickx | 

@SebKyz

iPad Plus et MacBook Plus seraient des termes plus appropriés qu’iPad Pro et MacBook Pro. :-)

avatar marenostrum | 

non, parce que la cible est clairement > les professionnels (déjà l'informatique c'est un métier a la base, par conséquent tout ordinateur est un outil professionnel). tandis que l'iPhone est un produit grand public, d'où la remarque Plus.

iPhone Pro serait incompréhensible. c'est un téléphone transformé en ordinateur de poche, mais qui ne fait pas grand chose par rapport à un ordinateur classique. l'iPad c'est le Pencil qui l'a passé en stade Pro.

avatar SebKyz | 

@Fred1189

Tu sais iOS fait le bonheur de beaucoup de gens. Car c’est vraiment accessible. D’où son succès.
S’ils font comme les gens le veulent ça m’étonnerais que d’autres suivent. Ou alors faut garder cette simplicité.

avatar armandgz123 | 

@SebKyz

C’est justement une faiblesse, plutôt qu’un point fort...

avatar totoguile | 

@SebKyz

Je l’utilise depuis 1semaine, et je suis à moitié d’accord avec toi: oui macOS n’a aucun intérêt sur cette machine, mais iOS est plutôt l’os des iPhone , pas des iPad. Il manque des fonctions propre à la grande taille de l’écran.

avatar SebKyz | 

@totoguile

Fonctions qu’il a.
D’autres vont arriver. Mais en l’état c’est déjà très très bien. Mais pas pour tous les usages.

avatar Alberto8 | 

Le câble USB-C fourni par Apple avec l’iPad Pro sert bien sûr à recharger la batterie de la tablette et à synchroniser des données avec iTunes. Attention toutefois, il faut savoir que le transfert s’effectuera à la vitesse de… l’USB 2 ! La patience sera de mise…

Et il possible d’acheter un cable usb 3 pour transférer des fichiers plus rapidement à partir d’un Mac ?

avatar Brice21 | 

@Alberto8

Oui.

avatar SebKyz | 

J’aime la photo de comparaison. 8 années les sépare et on voit le bon effectué par Apple. C’est assez énorme. Celle qui compare l’épaisseur encore plus...
Moi j’aime iOS, je vois que tout le monde veut un Mac OS à la place. Je vais demander à ma maman qui utilise l’iPad depuis le début. Je doute qu’elle soit de votre avis. C’est la simplicité et l’accessibilité de l’iPad qui porte son succès. Heureusement qu’Apple garde sa ligne. Je ne suis pas contre un peu plus de fonctions mais surtout ne pas dénaturer l’iPad. Pro ou pas.
Sinon il y a le MacBook pour les pleureuses. C’est pas tactile mais le trackpad est plutôt bon...

avatar Jswat | 

@SebKyz

iOS et Mac OS ne sont pas comparable.
Après une tablette aurait dû rester largement inférieur en terme de prix par rapport à un MacBook. Au dessus de 1000€ c est abusé. Mieux vaut juste prendre un nouvel iPhone
L iPad Pro est magnifique mais trop cher pour ce que c est , comparé à un MacBook qui offre plus de possibilité.
Après ce n’est que mon avis.

avatar SebKyz | 

@Jswat

L’iPhone est génial. L’iPad est un gros iPhone amélioré.
Qu’est ce qui empêche de prendre le dernier iPad comme le dernier iPhone juste pour se faire plaisir ??! Pourquoi toujours parler de productivité lol 🧐🤨
Si j’ai envie d’utiliser le dernier cri au lieu d’un truc d’entrée de gamme je vois pas le pb.

avatar marenostrum | 

le grand public n'achète plus de tablette, et l'informatique ne leur apporte pas du plaisir. ils veulent que jouer dessus, mais c'est trop cher pour ça, un iPad pro. une console c'est beaucoup moins cher, un smartphone pareil. le peuple n'a plus d'argent pour accumuler des trucs qui font la même chose.

avatar SebKyz | 

@marenostrum

Parle pour toi 😂
Sur 40 millions d’iPad à l’année que des ventes pro ?!

avatar Yoskiz (non vérifié) | 

@SebKyz

Il est vrai que pas beaucoup de monde réfléchit « utile » et de moins en moins « plaisir » autour de moi.

J’ai revendu mon iMac et je me suis fait le plaisir d’acquérir un MacBook Pro 15’ 2018 pour mon usage personnel et pour ma passion : traiter mes RAW sous Lightroom.

J’ai ajouté 2000€ de la poche mais quelle puissance, quelle beauté de la machine, un écran superbe...

Dois-je me poser les questions :
Est-ce rentable ?
Suis je un professionnel ?
Vais-je gagner de l’argent avec cet investissement ?

Non évidement ce n’est pas rentable si on voit cet achat sous un angle « d’amortissement ».

Mais le plaisir et la passion n’est pas sujet à la rentabilité uniquement selon moi.

C’est un plaisir que je me suis fait comme d’autres s’offrent un voyage ou un instrument de musique, une auto...

avatar turismo | 

@SebKyz

Si seulement je pouvais me débarrasser de mon iPhone pour téléphoner avec mon iPad...
A l’heure des casques et oreillettes Bluetooth et mon iPad étant toujours dans mon sac, c’est un rêve que j’entretiens depuis quelques mois et qui ne verra jamais le jour.

avatar SebKyz | 

@turismo

Selon certains si.
Ils voient l’iPhone disparaître au profit de la watch et de l’iPad. Ou en tout cas ce sera une possibilité.

avatar turismo | 

@SebKyz

J’avoue que j’adorerais !

avatar marenostrum | 

le prix est trop cher, y a pas de doute que la cible est vraiment spécifique. ne sont pas des machines grand public. d'ailleurs Apple a rectifié le tir, par rapport à ce que pensait Jobs au départ, que iPad était l'ordinateur simple pour le grand public qui ne veux pas casser la tête comprendre un système d'ordinateur. les grands smartphones suffissent pour le grand public qui a abandonné les tablettes. maintenant c'est les pros la cible de tous, Windows et Apple.
un smartphone suffit pour la plupart, le grand public.

avatar SebKyz | 

@marenostrum

Non, je vois mal les gens que je connais et qui ont des tablettes faire la même chose avec un téléphone. À part te péter les yeux, je ne vois pas.

avatar marenostrum | 

vas y dis nous, tu fais quoi de plus avec iPad par rapport à ton iPhone. moi mon iPad (mini 4) je n'utilise plus, dès que j'ai adapté mon app (sur mesure) pour le iPhone Max. ça me sert plus.

avatar SebKyz | 

@marenostrum

La liste est longue. Tu compares un écran de 6,5“ avec un de 10.5 et 11“ maintenant. Pas très logique.
Demande aux gens qui sont passés d’un écran de 19“ pour bosser à 3 ou 4 écran de 24“.
J’ai pas le temps de tout écrire, il y aurais trop de chose.
Juste te dire que tu te pète les yeux sur ton petit écran.

avatar Brice21 | 

@marenostrum

Fortnite et PUBG c’est nettement mieux sur iPad. Dommage que ma manette MFI ne soit pas supporté par ces apps.

avatar pat3 | 

@marenostrum

"vas y dis nous, tu fais quoi de plus avec iPad par rapport à ton iPhone. moi mon iPad (mini 4) je n'utilise plus, dès que j'ai adapté mon app (sur mesure) pour le iPhone Max. ça me sert plus."

Mind mapping? essaie d’utiliser iThoughts sur iPhone …
Montage vidéo?
Retouche photo?
Création musicale?
Correction d’articles ?
Annotations de bouquins?
Création graphique (dessin, BD)?

C’est sûr, lire MacG, c’est à peu près équivalent sur iPhone et sur iPad.

avatar iValFR | 

@SebKyz

L’iPad pro s’adresse à... des Pro. Et là dessus iOS montre beaucoup de limites, par exemple pour ma part utilise énormément le terminal, des IDE, j’édite énormément de fichiers, j’ai besoin de virtualiser Linux... si pour ton utilisation iOS convient c’est bien mais ce n’est pas le cas de tout le monde !

avatar SebKyz | 

@iValFR

Non pas pour mon utilisation. Je m’adapte c’est tout. Je pourrais faire bien plus si c’était dispo.
Tu n’est pas le public visé. Si tu as un iPad Pro fait autre chose avec que si tu avais un pc ou Mac. Pour moi, chez moi, il est bien plus agréable de prendre l’iPad que l’iPhone ou le Mac.
Moi aussi j’ai besoin d’un Mac pour virtualiser. Chaque appareil sa spécialité.
Mais je couine pas à chaque fois que j’utilise l’iPad.

avatar iValFR | 

@SebKyz

Tu as raison ! Il faut donc m’adapter, changer de métier puis prendre un iPad Pro
iOS a encore des limites, il faut simplement l’adapter...

avatar SebKyz | 

@iValFR

Nan tu oublies l’iPad ou alors en complément d’un iPhone ou d’un ordi.
Ça te causera moins de soucis 😂

avatar toto_tutute | 

LA NOTE ???

avatar marenostrum | 

à quoi ça sert ? tous les générations de iPad ont la même note 8/10 par ex. comment ça peut servir alors faire la différence ? il faut mettre à jour les anciens tests pour baisser la note des produits devenu entre temps obsolètes ?

et puis sur quoi il va se baser le testeur, pour la note maximale, sur ses compétences personnelle ?

avatar klouk1 | 

Certes c’est un foudre de guerre, mais l’iPad pro 2017 l’était déjà. Pour l’instant je ne vois pas ce qui me pousserait à acheter cette version 2018. À voir avec le développement des applications adaptées..

avatar VanZoo | 

J'attendrai IOS 13 pour me décider à prendre un Ipad Pro 12.9" ou pas... Ce sera donc le modèle 2019

avatar Marcos Ickx | 

@VanZoo

Je crois qu’on est beaucoup à attendre comme toi si Apple fournira un iOS 13 qui débridera quelque peu la puissance et l’utilisation de l’iPad (Pro).

avatar apotheker | 

Bon finalement iOS 13 va être très attendu...
Et comme 13 est un chiffre qui fait flipper les bantous superstitieux ils vont nous trouver un petit nom du style « iOS Pro »
iOS pro ça sonne bien.
Mais s’ils ne fournissent pas leur suite pro avec ça sera la débandade. (Logic Pro...)

Après avec Apple on garde toujours les vraies nouveautés sous le coude, donc ce coup ci ce sera Finder OU usb flash OU app pro OU 2 instances d’une même app OU disparition du volume qui bloque tout OU de la notification de batteries basses... mais on aura à tous les coups des Animoji « tolérants » genre femme voilée.

avatar MJohnson | 

Faut arrêter de dire qu'on ne peut pas travailler de manière pro sur iPad ou bien que l'iPad devrait avoir un trackpad et faire comme le mac. Le but d'un iPad et par extension d'iOS c'est justement d'avoir une approche nouvelle de l'informatique. Si vous essayez d'utiliser un iPad comme un ordinateur PC ou mac vous allez être frustré et avoir effectivement l'impression que cette machine est juste un gadget. La plupart des gens qui se plaignent de l'iPad sont des gens qui débarquent en essayant d'avoir la même expérience utilisateur que sur le PC... NON.

Peut on faire de la retouche vidéo, audio ou photos de manière pro sur un iPad : Oui et sans problème. Peut on utiliser les mêmes logicielles et les mêmes workflows dont on a l'habitude sur son PC ou son mac ? Non

La différence est la. Si vous utilisez un iPad en ayant aucune idée préconçue et en étant complètement ouvert en vous disant ok ce que j'ai dans les mains ce n'est ni un PC ni un mac c'est autre chose et les mécanismes qui sont derrière sont différents avec l'envie d'apprendre alors vous allez vraiment aimez. Si vous restez figé dans vos habitudes, vos logiciels et vos workflows sans volonté réel d'apprendre une nouvelle interface et bien rester sur mac ou sur PC parce que l'iPad ne vous apportera que de la frustration.

Si y'a un blog qui peut vous éclairer sur le sujet c'est bien macstories.net dont le fondateur utilise un iPad depuis 2014 comme son unique outil de travail et qui a permis de montrer à quel point on pouvait faire de grandes choses avec.

Ca ne veut pour autant pas dire que l'iPad et particulièrement iOS n'a pas de défaut loin de la. Mais un environnement comme le mac ou le PC a aussi un bon nombre de défauts et de compromis avec lequel il faut composer. La différence à nouveau c'est que les compromis sur mac ou sur PC on est beaucoup plus habitué depuis le temps et ca ne nous choque même plus la ou sur un iPad c'est devenu une frustration qui est exagérée

avatar Vostorn | 

@MJohnson

Je n'ai aucune idée préconçue. Ce que je constate, c'est qu'il m'est totalement impossible de faire mon taf (développeur) sur un iPad sans avoir un mac à côté.

Du coup, je vois pas pourquoi j'irais payer un tel prix pour une machine qui m'en empêche alors que pour le même prix, j'ai une machine qui me permet de le faire, et bien plus encore.

Je le répète : une machine qui ne me permet pas de produire un programme pour cette même machine est pour moi rédhibitoire.

avatar MJohnson | 

@Vostorn

Je n’ai jamais dit qu’on pouvait faire tout les types de métier et que l’iPad pouvait convenir à tout le monde et à toutes les situations mais ce genre d’argument est valable aussi pour Xcode sur Mac. Xcode n’est pas dispo sur Windows donc on peut faire le même argument pour Windows que pour iOS.
Ce que j’essaie d’expliquer c’est qu’entre dire que l’iPad ne peut pas servir à faire du travail pro et l’iPad est la machine ultime pour tout faire y’a un monde que beaucoup de gens ne voient pas.

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