Fuchsia : Google imagine une toute nouvelle interface mobile

Nicolas Furno |

Le projet Fuchsia est connu depuis l’été dernier, mais il était resté jusque-là largement secret. Ce nouveau système concocté par Google repart sur de nouvelles bases par rapport à Android et Chrome OS, les deux systèmes actuellement portés par le géant de la recherche. Pensé à l’origine davantage pour l’internet des objets, il pourrait toutefois servir de fondation pour les smartphones et autres tablettes.

Avant d’être une couleur et peut-être un système d’exploitation, les Fuchsia sont de splendides fleurs. (Photo Maja Dumat (CC BY 2.0)) Cliquer pour agrandir

Sous le capot, Fuchsia ne repose plus sur un noyau Linux comme les deux systèmes actuels de Google, mais un noyau maison nommé Magenta. Ce choix pourrait aussi signifier que la licence open-source ne serait plus la très contraignante GPL qui, pour faire simple, force les développeurs à conserver la licence s’ils exploitent un projet GPL. Pour le moment, Magenta est proposé avec plusieurs licences plus souples, comme Apache 2.0 ou celle du MIT. Au-delà de ces considérations légales, Google ne dépendrait plus d’un projet externe et surtout, ce noyau peut être optimisé spécifiquement pour les besoins et en fonction des contraintes des appareils mobiles.

Les apps développées pour Fuchsia n’exploitent plus Java comme celles pour Android, mais Dart, un « nouveau » langage de développement qui reprend et améliore JavaScript. Google avait d’abord créé ce langage avec l’ambition de remplacer JavaScript pour le web, mais il pourrait servir pour ce nouveau système mobile. Fuchsia utilise aussi le kit de développement multiplateformes Flutter qui doit permettre de créer des apps natives pour iOS et pour Android.

Côté graphismes, Google a aussi développé un moteur de rendu nommé Escher et basé sur Vulkan. On le voit bien, l’entreprise cherche à reproduire ce qu’a fait Apple avec iOS en maîtrisant complètement la partie logicielle. Google pourrait ainsi répondre à Apple en gardant davantage le contrôle sur Fuchsia, par exemple pour offrir des mises à jour à tous les utilisateurs sans dépendre des opérateurs et constructeurs. Mais le projet est encore plus ambitieux que cela, puisqu’il passe aussi par une nouvelle interface.

Une nouvelle interface pour succéder à Android ?

Google pourrait très bien « réinitialiser » Android en modifiant uniquement ses fondations, mais en gardant l’interface actuelle. Et même en permettant aux développeurs de conserver leurs apps actuelle développées en Java. Mais l’entreprise a développé une toute nouvelle interface qui repose sur des paradigmes nouveaux. Nommée Armadillo, elle est elle aussi open-source et on peut même la tester sur un terminal Android.

Un tatou, armadillo en anglais. (Photo Chris van Dyck (CC BY 2.0)) Cliquer pour agrandir

Armadillo a été développée avec Flutter et donc Dart. Pour l’heure, on en est au stade du concept non fonctionnel et l’interface ne « sert » à rien. Elle permet d’avoir une idée des travaux en cours chez Google et notamment de cette organisation radicalement différente de ce que l’on connaît aujourd'hui. Même s’il y a des différences profondes entre Android et iOS, les deux systèmes reposent sur les mêmes idées.

On retrouve des centres dédiés aux notifications et aux contrôles sous la forme de zones tirées depuis le haut ou le bas de l’écran. On retrouve aussi une organisation des apps rangées sur une grille d’icônes éventuellement entrecoupées de widget. Même les écrans d’accueil d’iOS et d’Android sont très proches. Avec Armadillo, Google teste autre chose et s’oriente davantage vers le concept de cartes dans l’esprit de feu WebOS.

L’écran d’accueil ici est une longue liste. Au centre de l’écran, vous retrouvez vos informations personnelles et un tap affiche l’équivalent du centre de contrôles. Il n’y a pas de barre de statut en haut de l’écran, l’heure et la batterie restante sont affichées systématiquement en bas. Et le reste des informations est disponible dans cet équivalent du centre de contrôles.

Écran principal d’Armadillo : au centre de l’écran, des informations personnelles seront affichées. En touchant cette zone centrale, un panneau de contrôle apparaît. On distingue, en bas, une zone dédiée à l’assistant de Google. Et en haut, les apps. Cliquer pour agrandir

En défilant la vue vers le haut, les apps sont affichées sous la forme de cartes et présentées comme des « stories », des histoires, ou plutôt des activités. Leur fonction n’est pas tout à fait claire, mais l’idée est de ne pas présenter une app par son icône, mais plutôt par sa fonction. Ces cartes sont triées par ordre d’utilisation et elles peuvent être ouvertes pour lancer une app, comme un client mail.

Les cartes d’activité au cœur du concept Armadillo. Au centre et à droite, deux exemples d’apps associées à une carte. Cliquer pour agrandir

Comme l’interface dédiée au multitâche dans Android, cette vue permet aussi de gérer des sortes de fenêtres. Armadillo permet d’afficher deux ou trois apps en même temps en posant une carte sur l’autre, par exemple. Les concepteurs de cette interface ont pensé aux tablettes et on peut alors organiser son espace de travail avec quatre apps en même temps à l’écran. Sur un téléphone, un système d’onglets est utilisé pour passer d’une app à l’autre.

Sur une tablette, Armadillo offre nettement plus de souplesse. Ici, quatre apps affichées en même temps à l’écran. Notez au passage la présence d’un avatar sur chaque fenêtre : est-ce que le système améliorera la prise en charge de plusieurs utilisateurs ? Cliquer pour agrandir
Armadillo simplifie le passage d’une app à l’autre sur un smartphone avec un système d’onglets similaires à ceux que l’on a dans les navigateurs. Cliquer pour agrandir

La zone du bas contient les cartes d’un assistant comme celui que propose déjà aujourd'hui Google. C’est aussi ici que l’on trouve un champ de recherche, sans doute à la fois pour trouver une app sur l’appareil et pour initier une recherche en ligne. Ses concepteurs évoquent la possibilité de créer une nouvelle histoire, ce qui ressemble fortement au lancement d’une app.

Assistant intégré à Armadillo et moteur de recherche. Pour le moment, comme pour les cartes et les apps d’ailleurs, cette interface ne contient que des emplacements par défaut et elle ne fonctionne pas du tout. Cliquer pour agrandir

Le futur d’Android ou un simple concept sans avenir ?

Comme vous l’aurez constaté sur les captures d’écran, Armadillo est encore loin de pouvoir remplacer Android. C’est très clairement un travail en cours et il reste beaucoup de travail pour en faire un véritable système d’exploitation fonctionnel et complet. Est-ce que ce sera même le cas un jour ? Google est connu pour ses projets qui n’aboutissent jamais et on ne sait pas quel avenir réserve Mountain View à son tatou.

L’icône actuelle d’Armadillo… Cliquer pour agrandir

Sur le plan technique, le choix de Flutter pourrait être déterminant. Si Google parvient à convaincre les développeurs d’exploiter cet outil pour créer des apps iOS et Android, il aura à sa disposition un catalogue d’apps compatibles Fuchsia. C’est probablement plus facile à dire qu’à faire, mais on imagine que cela ferait partie du plan si ce système devenait celui par défaut de l’entreprise.

À court terme et pour faciliter la transition, le géant de la recherche pourrait même intégrer tout ce qu’il faut pour faire tourner des apps Android sur Fuchsia. C’est précisément ce que propose Google pour Chrome OS, même si la possibilité d’installer des apps Android sur les Chromebook est en retard.

Le projet Fuchsia a commencé au sein de Google en février 2016. On le voit bien près d’un an et demi plus tard, il est loin d’être finalisé et si Google entend sérieusement remplacer Android, il lui reste probablement plusieurs années de travail. Peut-on vraiment remplacer Android ? C’est toute la question, mais il est logique que l’entreprise essaie au minimum de suivre cette voie. D’ailleurs, il serait logique qu’Apple en fasse de même en interne et, pourquoi pas, imagine un nouveau système d’exploitation modernisé pour remplacer iOS et macOS.

avatar pat3 | 

Apple n'a aucun besoin de remplacer MacOS et iOS, elle a déjà fait sa révolution avec OS X qui lui a permis d'établir des fondations durables (et de lui ouvrir l'accès à de très nombreux développeurs qui "végétaient" sous Linux).
En revanche, Google reste bloqué sous Android avec son interface à mi-chemin, dont la logique est toujours bancale (tu ne reviens jamais à l'écran précédent par le même chemin par exemple, c'est assez délirant au quotidien). Je pense que c'est lié aux brevets de design dont Apple a bardé son OS pour mobile à son lancement ("boys we've patented it", avait dit Steve Jobs au lancement de l'iPhone), qui a empêché toute la concurrence d'utiliser correctement le slide, par exemple.

avatar byte_order | 

> elle a déjà fait sa révolution avec OS X qui lui a permis d'établir des fondations durables (et de
> lui ouvrir l'accès à de très nombreux développeurs qui "végétaient" sous Linux).

Sachant que Android tourne actuellement sous Linux, je vois vraiment pas en quoi ces fondations de iOS et macOS sont plus durables que celles de Linux par exemple, qui "végète" comme vous dites sur une part considérable de serveurs qui alimentent en contenu et services les utilisateurs...

En terme de part de marché des plateformes, Android et Linux pèsent infiniment plus lourd que iOS et macOS, également.

Enfin, on notera qu'à l'instar de Google avec Android, Apple à également repris des fondations externes pour macOS et iOS : Darwin, un système d'exploitation Unix composé de code issus de Mach, NextStep, BSD principalement.

Et considérant le succès très relatif de OpenDarwin face à Linux, il faut avoir un sacré culot pour dire que les devs Linux "végétaient" et ont été captés par Apple.

Culot ou aveuglement.

avatar BeePotato | 

@ byte_order : « En terme de part de marché des plateformes, Android et Linux pèsent infiniment plus lourd que iOS et macOS, également. »

Infiniment ? Non.

Enfin, sauf sur un seul marché : celui des serveurs. Là, la part d’Apple étant très proche de zéro, n’importe quel autre acteur non négligeable a facilement une part de marché pouvant être considérée comme infiniment supérieure.

Mais sur le marché des smartphones, la part d’Android est clairement supérieure à celle d’iOS, mais très, très loin d’être « infiniment » supérieure.
De même sur le marché des tablettes, où l’écart est plus faible.
Et sur le marché des ordinateurs portables et de bureau, on est évidemment encore bien plus loin d’avoir une part de marché des Linux qu’on puisse considérer comme « infiniment » supérieure à celle de Mac OS.

« Et considérant le succès très relatif de OpenDarwin face à Linux, il faut avoir un sacré culot pour dire que les devs Linux "végétaient" et ont été captés par Apple. »

Alors d’une part, ça n’a strictement aucun rapport (on se demande vraiment pourquoi cette référence à OpenDarwin).
D’autre part, il n’a pas dit que les développeurs Linux végétaient, mais que des développeurs végétaient sous Linux. Pas tous, donc, juste certains. N’oublions pas qu’il y a une belle diversité de domaines de développement.
Les développeurs de logiciels pour serveurs, ou de bibliothèques diverses et variées, n’ont certes plus depuis longtemps l’occasion de se rouler les pouces s’ils bossent sur Linux.
En revanche, les développeurs d’applications Linux pour ordinateur personnels / machines de bureau, végétaient bel et bien (et végètent toujours, d’ailleurs).

Cependant, là où je ne suis pas d’accord avec lui, c’est sur le terme de « très nombreux ».
Déjà, pour commencer, ils n’étaient pas bien nombreux. Et surtout, beaucoup de ces développeurs étaient sur Linux pour des raisons idéologiques, qui n’ont pas changé avec l’arrivée de Mac OS X.

avatar Ghaleon111 | 

Linux c'est ce qui équipe le plus de serveurs dans le monde et en deuxième c'est windows
Donc même si osx en aurait un peu, on peut dire que Linux les équipe de manière infiniment supérieur

Android c'est plus de 84% de parts de marché donc c'est un gigantesque rouleau compresseur donc même si il y a beaucoup d'utilisateurs ios, cela reste infiniment supérieur ^^

Linux sur les pc de bureau, difficile a quantifier vu le grand nombre de machines équipé de diverses distrib sachant qu'il en existe énormément mais la je ne peux pas être catégorique vu que les mac ont un certain succès

Les développeurs chez linux ne végètent pas du tout au contraire, ils sont des dizaines de milliers a faire évoluer trés régulièrement les distributions et a développer de trés nombreux logiciels qui sont tout le temps maj, il y en a mème presque trop quant je vais regarder les paquets

avatar BeePotato | 

@ Ghaleon111 : « Linux c'est ce qui équipe le plus de serveurs dans le monde et en deuxième c'est windows
Donc même si osx en aurait un peu, on peut dire que Linux les équipe de manière infiniment supérieur »

Ce qui est exactement ce que j’ai dit (sauf que j’y ai mis plus de ponctuation ;-) ).

« Android c'est plus de 84% de parts de marché donc c'est un gigantesque rouleau compresseur donc même si il y a beaucoup d'utilisateurs ios, cela reste infiniment supérieur »

Ben non, ça n’est pas « infiniment », c’est en gros 6 fois plus. Sur le marché des smartphones.
Moi, j’ai bien pris la peine de parler aussi du marché des tablettes, que tu as manifestement choisi d’ignorer, sans doute parce qu’on y est encore plus loin de ce fameux « infini ».

« Linux sur les pc de bureau, difficile a quantifier vu le grand nombre de machines équipé de diverses distrib sachant qu'il en existe énormément mais la je ne peux pas être catégorique »

Ce « difficile à quantifier » est généralement estimé aux alentours de 3 %. C’est donc bien que tu aies préféré ne pas être catégorique. :-)

« Les développeurs chez linux ne végètent pas du tout au contraire, ils sont des dizaines de milliers a faire évoluer trés régulièrement les distributions et a développer de trés nombreux logiciels qui sont tout le temps maj, il y en a mème presque trop quant je vais regarder les paquets »

On le répète régulièrement : la quantité ne fait pas la qualité. Franchement, ce n’est pas la qualité des applications de bureau pour les Linux qui constitue le point fort de cette famille d’OS — loin, très loin de là.

Une question qui n’a rien à voir avec ce sujet, mais juste avec la forme de ton commentaire : tu es fâché avec la ponctuation ? Ou est-ce que tu as juste fait le pari avec quelqu’un de ne plus utiliser de point ? :-)

avatar Ghaleon111 | 

Mea culpa pour les serveurs ^^

C'était pas volontaire pour les tablettes, je voulais dire quelque chose mais j'ai oublié, je pense que l'ipad se vend mieux individuellement mais je ne sais pas ce que donne l'ensemble des tablette android en terme de vente si c'est plus ou moins.

Que 3% avec tous ceux qui installent du linux ? j'aurai penser plus que ça. ^^

Il y a pleins de trés bons logiciels sur linux, il manque surtout les logiciels pro en faite.

Allez je suis joueur, je prend le risque de mettre des points, ouf courage, j'y vais.
C'était pas si difficile finalement. ^^

avatar BeePotato | 

@ Ghaleon111 : « Mea culpa pour les serveurs ^^ »

Faute avouée… est totalement pardonnée dans le cadre de ce genre d’échange de commentaires. :-)

« je pense que l'ipad se vend mieux individuellement mais je ne sais pas ce que donne l'ensemble des tablette android en terme de vente si c'est plus ou moins. »

Il n’y a pas si longtemps (l’été dernier, je crois), c’était du genre 2/3 Android – 1/3 iPad. Je ne sais pas comment ça a évolué depuis, c’est peut-être du 3/4 – 1/4. Ce qui, là encore, est loin de mériter la qualification d’une part « infiniment » supérieure pour Android.

« Que 3% avec tous ceux qui installent du linux ? »

Ben il n’y a pas tant de monde qui le fait, justement. Vraiment pas beaucoup.
Ce qui a récemment contribué à augmenter sensiblement la part des Linux « de bureau », surtout aux USA, c’est l’arrivée des ChromeBook. Il est bien possible que ça continue à faire augmenter cette part.
Mais ça n’est pas la même chose que les distributions GNU/Linux auxquelles on pense classiquement.

« Il y a pleins de trés bons logiciels sur linux »

Pour ma part, j’attends encore de les croiser (pour ce qui est des logiciels à interface graphique, s’entend ; côté ligne de commande et serveur, je passe mes journées sur du Linux).

« Allez je suis joueur, je prend le risque de mettre des points, ouf courage, j'y vais.
C'était pas si difficile finalement. ^^ »

Bravo !
Maintenant, il ne manque plus qu’un petit effort pour généraliser l’approche à toutes les phrases… puis, tant qu’à faire, un petit effort supplémentaire pour arrêter de mettre partout ces accents circonflexes dans le vide. ;-)

avatar byte_order | 

Là encore, pourquoi une segmentation d'une plateforme logicielle par form factor ?

Les développeurs iOS pour iPhone ne sont pas les même que pour iPad ?
Les développeurs pour Linux ne le sont que pour les applications à interface graphique pour ordinateur personnel !?

Les développeurs pour Windows ne le sont que..., ah, si, là ça marche ^^

Dans certains projets Android auquel j'ai participé, y'a un gars qui s'occupe de Linux soit en portant des briques technos de manière native dans Android, soit en bossant côté techno serveur, ou techno de développement (genre intégration continue, voir déploiement continue), y compris pour le coté application client final.

Réduire le développeur Linux au gars qui code en gdk ou kde, it's so 2000...

On est en 2017. Ils sont loin d'avoir végété depuis tout ce temps...

avatar byte_order | 

> Mais sur le marché des smartphones, la part d’Android est clairement supérieure à celle d’iOS,
> mais très, très loin d’être « infiniment » supérieure.

Pourquoi segmenter par matériel une comparaison qui porte sur la plateforme "logicielle", à savoir le système d'exploitation ?

En segmentant ainsi, Linux est infiniment plus important dans les serveurs que macOS ou même iOS. Littéralement, cette fois. Mais quel intérêt de comparé des portions de PDM quand on parle de PDM d'OS comparé !?

> on se demande vraiment pourquoi cette référence à OpenDarwin

Les fondations durables communes à OS X et iOS, c'est Darwin, et la version censée attirer les développeurs Linux qui végétaient s'appelle OpenDarwin, un projet open source initié par Apple... et abandonné depuis faute d'une adoption suffisante.

C'est ça le rapport : les fondations de iOS et OS X ne semblent pas plus durables que Linux, puisqu'elles n'ont pas réussi à dépasser le cadre de son créateur initial.

> mais que *des* développeurs végétaient sous Linux.

Ah. Okay. Ben, c'est des développeurs comme les autres. Quelque soit la plateforme, y'a toujours un lot de gens qui végètent dedans sans rien faire vraiment.
Pourquoi cibler Linux particulièrement alors, alors que justement durant la même période Linux s'est imposé dans les serveurs, dans les set-top-box, les machinbox, les NAS, puis... les smartphones avec Android ?

> En revanche, les développeurs d’applications Linux pour ordinateur personnels / machines
> de bureau, végétaient bel et bien (et végètent toujours, d’ailleurs).

Ici aussi, pourquoi cibler Linux ?
Les développeurs d'applications macOS et Windows souffrent tout pareil, l'explosion des plateformes
mobiles Android et iOS a totalement déplacer le marché des applications : soit sur ces plateformes soit côté services web, et bien souvent et de plus en plus des deux côtés à la fois.

avatar BeePotato | 

@ byte_order : « Pourquoi segmenter par matériel une comparaison qui porte sur la plateforme "logicielle", à savoir le système d'exploitation ? »

Ben parce que tu avais écrit « en terme de part de marché des plateformes », que j’ai, par habitude, interprété comme parlant des diverses plateformes matérielles faisant tourner ces OS. Apparemment, ce n’était pas la bonne interprétation. Désolé.

« En segmentant ainsi, Linux est infiniment plus important dans les serveurs que macOS ou même iOS. Littéralement, cette fois. »

C’est d’ailleurs exactement ce que j’ai écrit. Merci de l’avoir lu. ;-)

« Mais quel intérêt de comparé des portions de PDM quand on parle de PDM d'OS comparé !? »

Ok, ok. Restons dans le global, donc. Ce qui ne change pas grand chose à l’analyse : le marché des serveurs, c’est 10 à 15 millions de machines par an si je ne me trompe pas (je viens de lire une valeur de 9,7 millions pour 2015). Donc ce seul marché sur lequel les Linux ont une part infiniment supérieure à celle de Mac OS / iOS est, dans le compte global, complètement masqué par celui des smartphones et ses centaines de millions (si ça n’a pas encore atteint le milliard) de ventes annuelles.
En fait, même les ventes de Mac suffisent à compenser (et même plus) les ventes de serveurs sous Linux.

Donc si on prend les choses globalement, on n’a pas non plus cette part « infiniment supérieure » pour les Linux.

avatar byte_order | 

> Ben parce que tu avais écrit « en terme de part de marché des plateformes », que j’ai,
> par habitude, interprété comme parlant des diverses plateformes matérielles faisant
> tourner ces OS.
> Apparemment, ce n’était pas la bonne interprétation. Désolé.

Depuis le début, on parle que d'OS. J'ai pas précisé, mais oui, j'ai écris plateforme comme j'aurais pu écrire OS, c'était pour éviter d'écrire OS partout encore une fois.

> Donc ce seul marché sur lequel les Linux ont une part infiniment supérieure à celle de
> Mac OS / iOS est, dans le compte global, complètement masqué par celui des
> smartphones et ses centaines de millions (si ça n’a pas encore atteint le milliard)
> de ventes annuelles.

Dont + de 80% sont sous Android, lui même reposant sur Linux.

J'ai d'ailleurs écris : "En terme de part de marché des plateformes, Android et Linux pèsent infiniment plus lourd que iOS et macOS, également."

J'ai explicitement dit Android *et* Linux, même si Android est techniquement aussi basé sur Linux.
Jusqu'à présent, du moins.

Reste mon usage rhétoriquement valable mais mathématiquement abusif du terme "infiniment".
Que j'ai déjà concédé plus haut...

avatar BeePotato | 

@ byte_order : « Les fondations durables communes à OS X et iOS, c'est Darwin »

Pas seulement, non, et encore heureux pour les développeurs ! Il faudrait que tu connaisses un peu mieux ces OS avant d’écrire des commentaires trop précis à leur sujet.

« et la version censée attirer les développeurs Linux qui végétaient s'appelle OpenDarwin »

Pas du tout ! Pas pour les développeurs d’applications auxquels pat3 faisait manifestement référence !
Il n’y avait rien dans OpenDarwin pour attirer qui que ce soit de ce genre.

Comme l’a fait remarquer pat3, ce qui pouvait attirer ce genre de développeurs, c’était Mac OS X, grâce à sa base Unix proche de ce qu’ils connaissaient déjà combinée à un couple interface graphique et API de développement d’applications d’une qualité largement supérieure à ce qu’ils avaient alors sur Linux. Le tout avec un nombre d’utilisateurs bien plus élevé.

Mais comme je le disais précédemment, je ne pense pas que tout ça ait suffi à attirer grand monde de ce pool de développeurs.

« C'est ça le rapport : les fondations de iOS et OS X ne semblent pas plus durables que Linux, puisqu'elles n'ont pas réussi à dépasser le cadre de son créateur initial. »

Encore une fois, tu montres que tu n’as pas compris le sens du terme « fondations » dans le commentaire de pat3. Ni le fait qu’il n’a de toute façon jamais présenté ça comme plus durable que Linux.

« Pourquoi cibler Linux particulièrement alors, alors que justement durant la même période Linux s'est imposé dans les serveurs, dans les set-top-box, les machinbox, les NAS, puis... les smartphones avec Android ? »

Parce que tout ça n’a pas non plus de rapport avec ce dont il parlait, qui était le développement d’applications pour les distributions Linux « de bureau » à l’époque de la sortie de Mac OS X. ;-)

« Les développeurs d'applications macOS et Windows souffrent tout pareil »

Pas dans les même proportions. Mais surtout, pas la même époque (cf. ci-dessus).

avatar byte_order | 

Par ailleurs, beaucoup plus d'applications "Linux pour ordinateur personnel" comme vous les nommer ne sont pas spécifiquement orienté desktop et au contraire sont nettement plus portable (on retrouve par exemple VLC partout, alors que sa souche est partie et continue d'évoluer à partir d'une base Unix du code...) et où la séparation entre interface utilisateur et moteur (ligne de commande, librairie, etc) est nettement plus souvent fréquente, l'approche communautaire, les forks, le refactoring, la réutilisation et l'amélioration continue y étant nettement plus répandu, vital, incontournable.

Un développeur Linux peut très bien bosser sur du code Python ou Qt pour la couche UI par exemple. C'est d'ailleurs grace à cela que bon nombre d'outils venant d'autres Unix sont également disponibles pour macOS, pas parce que Apple les portent, mais parce que bon nombre de logiciels "Linux" sont en fait des logiciels multiple-plateformes, un aspect très spécifique que les autres plateformes logicielles ne facilitent pas aussi facilement, bien au contraire.

avatar BeePotato | 

@ byte_order : « Un développeur Linux peut très bien bosser sur du code Python ou Qt pour la couche UI par exemple. »

Ben encore heureux, s’il veut pouvoir faire une interface graphique.

« C'est d'ailleurs grace à cela que bon nombre d'outils venant d'autres Unix sont également disponibles pour macOS, pas parce que Apple les portent »

Grande révélation du jour : plein de logiciels sont disponibles sur Mac, mais ce n’est pas parce qu’Apple les écrit, ni ne les porte d’autres OS. :-)

« mais parce que bon nombre de logiciels "Linux" sont en fait des logiciels multiple-plateformes, un aspect très spécifique que les autres plateformes logicielles ne facilitent pas aussi facilement, bien au contraire. »

Il est tout aussi facile de séparer proprement la partie « moteur » (c’est-à-dire la partie qui est naturellement indépendante de la plateforme) du reste de l’application quand on développe pour Mac OS, et de développer cette partie « moteur » de façon à ce qu’elle soit portable sur d’autres plateformes. On n’est pas forcément toujours tenté de le faire, par exemple quand on n’envisage pas de porter l’application ailleurs.

En revanche, de mon point de vue, le fait que — comme tu le soulignes — il n’existe pas de logiciels « Linux » à interface graphique, mais juste des logiciels GTK, Qt, etc., a toujours été plus un problème qu’un atout pour les Linux de bureau. L’absence d’une plateforme commune, sur un OS déjà en manque d’utilisateurs, ça n’a vraiment pas aidé.
Des années plus tard, Android est venu montrer l’intérêt d’avoir une plateforme commune jusqu’au niveau du SDK d’interface graphique, obtenant un succès sans commune mesure avec ce qu’ont connu les Linux de bureau.

avatar byte_order | 

> Grande révélation du jour : plein de logiciels sont disponibles sur Mac

Jolie mise hors contexte de ma phrase pour la tourner en dérision.
Où est passé le "venant d'autres Unix" !?

Pourtant, la quantité de logiciels venant du monde Unix qui sont multiplaforme est bien supérieure à la moyenne comparé à ceux venant d'autres plateformes logicielles. Y'a par exemple plus de logiciels venant de Linux portés ou déjà multiplaforme sur macOS que l'inverse.

Quand à la facilité équivalente de séparer le moteur du reste sous un OS où bon nombre de fonctionnalités de base sont founis à partir de Kits disponibles uniquement sur cet OS, j'ai comme un énorme doute. Pour pouvoir le faire, il faut alors - dès le départ - ne pas s'appuyer sur la moindre brique propriétaire mais uniquement sur des API déjà multiplaformes.

Ce qui marche dans le sens Linux -> OS X parce que ces briques de fondations (BOOST, Qt, etc) sont open source et de plus en plus souvent multiplateformes (y compris pour Haiku, c'est dire...), ne marche pas dans l'autre sens car vous ne pouvez pas vous appuyer sur les Core Foundations & co dans votre moteur sinon adieu la portabilité.

Ce n'est pas qu'une histoire de volonté. C'est juste que rien n'est plus portable dès qu'il dépend d'un truc propriétaire d'un OS seul.

Quand à l'absence de plateforme commune pour les interfaces graphiques sous Linux, Qt est devenue l'API de facto pour tous ceux qui veulent une interface graphique "de bureau" multiplateforme.

Réduire la plateforme logicielle à la seule composante "interface graphique native" me semble un peu facile. POSIX, LSB, BOOST, pthread, Qt participent largement à la portabilité d'applications venant de Linux, et c'est d'ailleurs la stack fréquente de bon nombre d'applications Linux du monde Pro, c'est pas un hasard.

avatar BeePotato | 

@ byte_order : « Sachant que Android tourne actuellement sous Linux, je vois vraiment pas en quoi ces fondations de iOS et macOS sont plus durables que celles de Linux par exemple »

Là, je suis tout à fait d’accord.

Cependant, il faut remarquer que pat3 n’a aucunement écrit qu’elles étaient plus durables que celles de Linux. Les reproches qu’il a formulés ensuite au sujet d’Android concernaient des couches loin au-dessus de Linux.

avatar byte_order | 

... en les comparant avec les couches basses de iOS et OS X ?!

Où est la cohérence dans cette comparaison ? Vous comparez le noyau Mach avec HTML5 de Safari, vous !? Par quel miracle l'un donne forcément à l'autre une qualité, ergonomique en particulier ?!

Sans parler de l'aspect totalement discutable de son affirmation sur le retour sur l'écran précédent sous Android, non seulement subjective mais techniquement fausse.

avatar BeePotato | 

@ byte_order : « ... en les comparant avec les couches basses de iOS et OS X ?! »

??
Mais il n’a jamais fait ça !
Faut apprendre à lire, mon p’tit vieux ! Lire et comprendre ce qui est écrit, et non réagir à ce qu’on imagine qu’il aurait pu être écrit. :-P

« Où est la cohérence dans cette comparaison ? »

Le commentaire de pat3 n’a jamais fait cette comparaison.

« Vous comparez le noyau Mach avec HTML5 de Safari, vous !? »

Moi ? Non.
Personne d’autre ici non plus, en fait.

avatar byte_order | 

Il a dit :

1) Apple avec OS X a établit des fondations durables

OS X étant une plateforme logicielle construite au départ en combinant Darwin et une interface graphique maison, venue du rachat de Next.

2) "En revanche, Google reste bloqué sous Android avec son interface à mi-chemin,"

Android étant une plateforme logicielle construite en combinant Linux et une interface graphique, maison elle aussi

En quoi la situation est plus à mi-chemin pour Android que pour iOS ou OS X ? Dans les 2 cas y'a des fondations Unix pré-existentes en dessous et une interface graphique maison par dessus, non ?!?

Soit sa comparaison porte sur l'interface graphique comparée, mais dans ce cas les fondations de iOS et OS X ne sont pas plus durables que celles de Linux, ce qu'il prétend pourtant.

Soit sa comparaison porte sur l'ensemble fondations + UI, et je vois pas en quoi macOS et iOS sont plus révolutionnaire que Android vu qu'ils ont en gros la meme architecture : des fondations connues et historiquement solides bien que peu novateur, et une interface graphique par dessus qui cache tout ça.

En bref, il est possible que je n'ai rien compris à sa comparaison entre la "révolution OS X" (un unix avec une couche graphique maison) et Android (un autre unix avec une couche graphique maison) et pourquoi seule la seconde lui semble bancale.

Ceci dit, son exemple me laisse penser que sa comparaison est très subjective, vu que, justement, sur ce point la navigation entre les vues (ou activity en terminologie android) est gérée de manière transversale par Android, là ou elle repose sur la bonne volonté d'utiliser une API, fortement recommandée certes, sous iOS...

avatar Ios_What a joke | 

"tu ne reviens jamais à l'écran précédent par le même chemin par exemple, c'est assez délirant au quotidien)"
Si, en appuyant sur la touche retour toujours au même endroit. C'est vous qui êtres délirant. Sur iPhone je ne peux pas toujours revenir en arrière. En partage de connexion, si j'ai le malheur de cliquer par inadvertance sur le bandeau bleu, ça me met dans les réglages et pour revenir à mon appli, je ne peux pas le faire en appuyant que sur retour (je dois aller la chercher dans le "multitâche").

avatar warmac33 | 

@ pat3
"En revanche, Google reste bloqué sous Android avec son interface à mi-chemin, dont la logique est toujours bancale"
au contraire la logique bcp plus proche d'un ordi avec l'explorateur de fichier et le bureau configurable à souhait est plus que clair dans son orientation il me semble. Libre aux clients d'adhérer ensuite au concept ou à préférer une interface comme iOs qui sont totalement opposés.

"tu ne reviens jamais à l'écran précédent par le même chemin par exemple, c'est assez délirant au quotidien"
Euh ?? tu connais vraiment android ?
Parce que sur android il y a une touche back permanente qui te permet systématiquement de revenir en arrière sur la globalité du système (ex tu consultes un mai et il y un lien web : après avoir ouvert le lien web (avec le navigateur par défaut de ton choix par ailleurs...) et lu la page tu appuies sur back et tu reviens sur ton mail. Quand tu as l'habitude de cette fonction c'est irritant de pas l'avoir sur iOs.

avatar Hideyasu | 

@warmac33

La petite flèche en haut à gauche quand tu passes d'une application à une autre c'est l'équivalent de ta touche sur Android. Et ça vaut pour ton exemple.
Je passe de mail à safari vient un lien je peux revenir à mail sans passer par le bouton principal

avatar byte_order | 

Nope.
Dans Android, le bouton "back" est géré de manière transversal, que les "activity" de l'application affiche une barre de navigation ou pas.

Ce n'est pas le cas sous iOS, ce mécanisme étant fourni par UINavigationController que beaucoup d'applications utilisent en effet, mais celles qui ne le font pas ou le font mal n'auront pas le comportement systématique attendu.

avatar byte_order | 

@Hideyasu
Toutes les applications iOS n'ont pas de barre de navigation avec la fleche de retour. Les jeux, par exemple.

Tandis que sous Android, on revient sur la vue précédente même dans une application qui n'affiche pas de barre de navigation, jeux compris.

Citer ce comportement nettement plus transversal et donc systématique d'Android comme exemple de fonction bancale, c'est assez paradoxale.
Ou révélateur...

avatar mac-a-dames | 

@Hideyasu

La petite flèche en haut à gauche dans iOS n'a strictement rien à voir avec le bouton retour d'Android..
Quand l'un est dispo tout le temps et permet de revenir en arrière dans une application, l'autre apparaît de temps en temps en cachant les barres réseau et ne permet que de revenir à une application précédente.
Le bouton retour à toujours été et est toujours un gros manque sur un OS aussi diffusé...

avatar ddrmysti | 

Est-il possible de remplacer andoid ? Oui, très facilement, à condition, ce qui risque très probablement d'être le cas, que le nouveau système gère l'éco système de google comme le fait android.

La plus part des gens utilisent leur smartphone comme un terminal indépendant, pour ceux qui l'utilisent au sein de l'éco système, si le nouveau système s'y intègre, la transition sera transparente.

Concernant les constructeurs, si google ferme la vanne d'android, ils n'auront pas trop le choix, ça sera soit ça soit winX. Et vu la popularité de ce dernier, je doute que beaucoup fassent le pari de lâcher google.

avatar yasuo87 | 

J'ai hâte d'en voir plus!

avatar byte_order | 

> On le voit bien, l’entreprise cherche à reproduire ce qu’a fait Apple avec iOS en maîtrisant
> complètement la partie logicielle.

A priori, cela ira nettement plus loin, puisque même le coeur de l'OS, Magenta, est nouveau et ne s'appuie ni sur du code ni sur l'architecture préexistante venant d'Unix, la situation actuelle de iOS et Android.

avatar lome_bbrr | 

hâte d'en savoir plus. La grille d'icones n'est clairement pas notre avenir.
j'espère qu'Apple en fera de même très vite. C'est vraiment la seule chose qui n'a pas bougé depuis le 1er iPhone.
Microsoft avait essayé une petite variante. J'avais beaucoup aimé voir les informations directement depuis l'écran d'accueil sur Windows Phone (comme les widgets finalement..)

avatar k43l | 

Ce système me fait plus penser à Windows Mobile 10 que le système android et iOS.
D'une parce qu'on part d'une utilisation purement visuel des applications. Hors c'était et c'est le but de Microsoft avec ses tuiles.
Ensuite un défilement purement verticale comme Windows 10 mobile dans le défilement des tuiles.

Par compte sont fonctionnement se base fortement sur la suggestion.

avatar Hideyasu | 

Ca m'étonnerait pas que Google développe cet OS pour ses Pixel et pas spécialement pour des constructeurs tiers. Ils auraient les Pixel façon Apple, maîtrise de l'optimisation etc et Android pour les constructeurs tiers.

Par contre le système de cartes, l'idée doit venir d'un utilisateur BlackBerry car ça y ressemble, et c'est pas plus mal de s'en inspirer car BB OS10 était excellent (enfin il l'est toujours mais plus sur des nouveaux téléphones à mon grand désarroi).

avatar JLG01 | 

"Le projet Fuchsia est connu depuis l’été dernier, mais il était resté jusque-là largement secret."
Connu ou secret, il faudrai savoir?

avatar marc_os | 

Quelle belle icône pour Armadillo !
Si je devais dessiner un tatou, ça donnerait à peu près la même chose. C'est dire. (Je ne sais pas dessiné autre chose que du dessin indus).

avatar chrislo974re | 

On en revient toujours au rivalité iOS vs Android.
Le défi est différent vue de part et d’autre des plateformes. On s’en f... de qui trust les serveurs...
En maîtrisant le hardware jusqu’à créer des puces spécifiques...et en choisissant ses fondeurs en réseaux 4/5G, WiFi, Bluetooth, batterie, mémoire jusqu’à l’écran (en taille, résolution et technologie). iOS s’assure de pondre un software le plus efficient possible en terme de rapidité, de graphisme, d’énergie et de ligne de code...
De plus comme la plateforme iOS est très encadrée, pour ne pas dire fermer par endroit (ce qui va donner des munitions aux pro Android), iOS ne subit pas trop d’erreur ou de « Bug » pouvant donner de longue recherche du correcteur dans le code, car le hardware d’iOS (iPhone/iPad/watch...) sont connu. Un développeur d’apps sur Android par exemple devra blinder son application pour le faire tourner sur un large choix d’hardware... ce qui implique beaucoup de « Si »...
Le soucis, ou plutôt le défi d’Alphabet est de développer une nouvelle plateforme (OS) plus propre, plus sur, plus rapide et moins « energivore » tous en gardant son aspect universelle accessible à tous.
Ce qui revient à dire, soit on ferme un peu en fixant des cadres pour tous le monde... pour que cela fonctionne plus vite et pour avoir plus de maitrise sur son produit!
Ou soit on crée un nouveau squelette comme l’est Android (c’est pas péjoratif) plus performant sur va se greffer les différents acteurs du marché...
Parce q’iOS est une plateforme qui existe que pour UN produit(), on ne peut pas faire un éternel match entre les 2 plateformes.

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