Europe : Google présente les panneaux de sélection de navigateurs et de moteurs de recherche sur Android

Mickaël Bazoge |

Google a précisé la manière dont il va présenter aux utilisateurs européens d’Android la possibilité de sélectionner un moteur de recherche autre que Google, et un navigateur autre que Chrome sur leurs appareils. De nouveaux écrans de sélection apparaitront la première fois que l’utilisateur lancera le Play Store après l’installation d’une mise à jour de l’OS. Le premier panneau listera les moteurs de recherche installés et disponibles, le second présentera les navigateurs web.

La sélection d’apps variera en fonction des pays.

Chaque écran listera cinq applications, dont celles qui sont déjà installées. La sélection des apps qui ne sont pas présentes sur l’appareil est faite en fonction de leur popularité, et présentées de manière aléatoire afin de ne pas en favoriser une en particulier.

L’utilisateur sera en mesure d’installer autant d’apps qu’il le souhaite (toutes s’il le veut). Dès qu’un nouveau moteur de recherche ou navigateur est installé, un panneau additionnel donnera quelques instructions pour par exemple installer son icône de manière visible sur l’écran d’accueil. Dans le cas d’un nouveau moteur de recherche, Android proposera de le passer par défaut dans Chrome.

Cette nouveauté va se déployer dans les prochaines semaines sur les appareils Android en Europe, aussi bien les nouveaux que ceux en circulation. Cette initiative est le résultat de la pression de la Commission européenne sur Google, elle s’inscrit dans un contexte où le moteur de recherche a été condamné à trois reprises (et autant d’amendes, pour un total de 8,2 milliards de dollars) par Bruxelles pour abus de position dominante.

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avatar eric691 | 

@Nolowa

On peut utiliser Outlook pour ses mails et faire de Firefox le navigateur par défaut pour ouvrir les liens reçu dans Outlook.
Le problème c'est que c'est un bon début mais c'est que ça s'arrête là

avatar armandgz123 | 

@Nolowa

C’est vraiment dommage et incompréhensible à la fois...

avatar Nolowa | 

@eric691

C’est un comportement développé spécialement par les développeurs de certaines apps (Outlook en l’occurrence) et pas une fonctionnalité d’iOS.

Sur Android tout type de lien est associé à une action (lien web, adresse mail, adresse, fichier audio) qui peut être associé à n’importe quel app.

avatar byte_order | 

@Osei Tutu
> Apple a deux systèmes d’exploitation qui ne sont installés que sur ses appareils.

Ce ne sont pas *ses* appareils mais ceux des clients.
Le prix d'achat inclut une licence d'utilisation de l'OS installé par Apple.

> Donc aucune entreprise ne les utilise

Cela ne fait aucune différence.
Que l'OS soit licencié directement au client final ou à une entreprise d'intégration qui la revendra ensuite avec une plateforme, c'est bien le client final qui a bel et bien une licence d'utilisation d'un OS.
Et les abus limitent *ses* usages à lui, pas les usages (lesquels ?!) des entreprises d'intégration avant la revente au client final.

Quand l'éditeur de l'OS se sert de son contrôle sur l'OS pour mettre en avant de manière déloyale et faussant la concurrence ses propres services, c'est un abus.

Il suffit de voir Apple Music (ou même Apple News+), mis en avant en totale violation des règles imposées aux services concurrents (pas de promotion par notification, pas d'incitation à s'abonner via des popups, pas de prix d'abonnement écrit en petit, notices légales clairement affichées, tout ce que Apple s'est permis de ne *pas* faire).

La seule et unique différence ici c'est que les régulateurs du marché ne semblent pouvoir intervenir que quand cet abus se fait dans une situation *déjà* de position dominante.
En gros, qu'à posteriori. D'aucun dirait "quand c'est trop tard".

J'ai toujours trouvé cela délirant, mais en l'état, c'est malheureusement le cas.

L'idée semblant être qu'avant d'être position dominante, le client peut encore librement changer de crémerie s'il n'est pas content des abus. C'est comme dire qu'un abus n'est pas un véritablement abus tant qu'on a le choix de tout laisser tomber/perdre et tout recommencer avec une autre solution.

En pratique, les abus, en position dominante *ou pas*, se font toujours au détriment de petits acteurs (consommateurs, éditeurs tiers, etc) et aux bénéfices des gros, point final.

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