Est-ce que l'interface d'iOS 10 va avoir son « instant Guinness » ?

Florian Innocente |

Finie la harpe toute plate, le nouveau logo de Guinness remet à l’honneur des effets de matières et de volumes pour véhiculer le message d’une boisson empreinte d’un long héritage et d’une fabrication artisanale. Par opposition aux boissons plus récentes (explications détaillées pour les amateurs de bière de création d’identités visuelles).

Le nouveau logo, pas très flat

L’agence Design Bridge qui a réalisé ce nouveau logo, destiné à être utilisé partout dans le monde, s’est inspirée des précédentes harpes de la marque. La nouvelle a le goût de l’ancien sans faire excessivement vieille pour autant.

Les précédents logos utilisés par le brasseur

Une petite digression pour arriver au constat que l’on s’est habitués depuis trois ans — surtout lorsqu’on a constamment le nez sur son téléphone — à voir les choses en deux dimensions, sans plus aucun relief ou presque. Alors quand le logo flambant neuf d'une grande marque fait le chemin inverse, cela a de quoi surprendre sur le moment.

Chez Apple, à partir d’iOS 7 (2013), les icônes ont été aplaties, considérablement simplifiées dans leur niveau de détails, rendues plus abstraites, réduites à l’essentiel. Idem pour les interfaces des apps qui paraissent bien souvent toutes sorties d’un même moule.

Tout le monde n’a pas cédé à cette mode. L’icône d’Instagram en est un bon exemple, elle rappelle les jours (heureux ?) d’iOS 6 où il fallait faire très réaliste. Ce pli du plat a été pris partout et appliqué jusqu’à OS X.

Ce 13 juin, Apple lèvera le voile sur le prochain iOS (10 si la logique est respectée). Est-ce qu’il faut s’attendre à une inflexion dans les grands principes de son interface ? Est-ce qu’Apple va avoir son « instant Guinness » si on peut l’appeler ainsi ? Bien malin qui peut le dire aujourd’hui. Il n’y a pas eu de fuites sur une évolution dans le design.

Ceci étant, on imagine assez mal un retour glorieux et en fanfare aux effets de matières, aux surpiqûres de cuir, aux essences de bois et à tout ce qui a fait le charme — et parfois les excès — des six premières versions d’iOS. Tant que Jony Ive est à la barre, on s’attend plutôt à ce qu’Apple creuse ce sillon de la simplicité et de l’épure. C’est sa marque de fabrique.

D’ailleurs, y a-t-il seulement encore aujourd’hui dans l’assistance, des nostalgiques de cette époque aux icônes ultra réalistes et aux interfaces qui mimaient les objets du réel ?

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avatar Jeckill13 | 

Non pas vraiment. J'apprécie la simplicité du flat design… quand je repasse sur un vieil iPod touch sous iOS 6, je trouve que ça fait daté comme design et c'est sans parler de la lenteur

avatar NORMAN49 | 

Oui et non... dans certains cas, le flat design est trop abstrait pour le public lambda.
Et le sujet est plutôt la régression dans la faculté d'emploi de l'interface, comment elle parle à l'utilisateur.

Un exemple (que je pourrais multiplier) la numérotation dans iOS où le bouton de correction est passé... là où ol faut le chercher, tout petit en haut à droite.
Ça c'est de la vraie régression ;-)

avatar C1rc3@0rc | 

La fin du flat et le retour a l'expressivité serait une bonne chose, mais surtout il faudrait que le retour soit celui de l'ergonomie.
L'exemple est bien choisi, le clavier a en effet perdu en ergonomie de manière considérable.

Pour les tendances de l'interface, depuis des années le bac a sable de Ive c'est iTunes. Suffisait de regarder ce que devenait l'interface (pitoyable) de cette application pour voir le futur d'OS X mais aussi d'iOS. Pour l'instant y a rien d'encourageant, a moins que la donne change complètement...

avatar EmmetBrown | 

Je me souviens des cris d'orfraie quand le flat design est apparu avec iOS 7 et maintenant ce design s'impose un peu partout (web, tv, print…) et ceux qui critiquaient trouvent maintenant iOS 6 vieillot.
La disparition du port jack déclenchera les mêmes réactions !

avatar Jetel | 

On appelle cela l'adaptation mon ami. Si tu rentres dans un pièce qui pue, au bout d'un moment tes récepteurs olfactifs ne déchargent plus, alors que le stimulus reste constant.
Tu n'es alors plus dérangé par l'odeur de ton environnement, et pourtant, ça sent toujours la merde ! ;)

avatar Lestat1886 | 

@Jetel :
Sentir et voir ce n'est pas pareil. Si tu n'aimes pas un tableau ou une photo ce n'est pas parce que tu vas rester 1h à la voir que tu vas changer d'avis.

avatar Jetel | 

Vous êtes certain de ce que vous avancez ?
Il y a pourtant aussi une adaptation du coté de nos récepteurs oculaires (lumière/obscurité).
Enfin pour l'exemple rapporté, je ne suis pas forcément d'accord avec vous. haha

Je précise toutefois que j'essayais de faire de l'humour ! Mais malheureusement je ne fais rire que moi sur ce forum :'( !

avatar Phoenixxu | 

Moi j'ai ri.

avatar Jetel | 

Ah, merci !

avatar NORMAN49 | 

itou ;-)

avatar marc_os | 

@ Jetel
En fait ce que tu dis est très sérieux.
Les sens de l'être humain comme de tous les animaux peuvent être considérés comme des filtres passe haut : Ils laissent passer les changements mais bloquent ce qui est constant.
C'est pourquoi par exemple si vous observez la pupille de quelqu'un en train de lire, vous verrez la pupille bouger constamment même - et surtout si - le texte est fixe. Au contraire, essayez de fixer votre vue sur un point précis pendant plusieurs secondes. Au bout d'un moment, votre vision va se troubler.
C'est pourquoi aussi on peut suivre une conversation dans un hall de gare bruyant. Le bruit permanent va vitre être zappé par le cerveau qui va se concentrer sur ce qui diffère du bruit de fond, à savoir la voix de votre interlocuteur.
Etc., etc.

avatar Jetel | 

Vous mélanger un peu des notions différentes.
Le tri s'effectue à différents niveaux. Par exemple pour le son, c'est le phénomène de basse inhibition latente que vous décrivez...

Pour la douleur, c'est au niveau du thalamus en grande partie que cela se joue.

Pour la température, on peut se concentrer sur les thermorécepteurs cutanées qui ont cette capacité d'adaptation (on peut classer les récepteurs en fonction de cela, adaptation rapide, lente, et mixte). On appelle ces récepteurs différentiels, cad qu'ils renseignent davantage sur le la variation du stimulus que sur l'intensité de ce dernier.
J'aime donner cet exemple, car c'est celui que Algore emploie dans son docu (une vérité qui dérange). Il donne l'exemple de la grenouille qui est dans une marmite. On augmente la température tout doucement, et elle finit par cuire, sans s'en apercevoir.
Il s'amuse a faire l'analogie, bien entendu, entre les humain (global warming) et la grenouille.

Etc.

avatar marc_os | 

@ Jetel
« ces récepteurs différentiels »
C'est ce que je dis aussi. L'analogie en électronique, ce sont le filtres passe-haut qui laissent passer les hautes fréquences, les « différences », mais qui bloquent tout signal continu, qui ne varie pas. Et le "filtrage" peut se faire à différents niveau. Directement par exemple au niveau de l'œil, me semble-il*, au cerveau qui de toute façon interprète les signaux que nos "capteurs" lui envoient.
C'est pourquoi aussi il est dangereux d'accrocher des bidules à son rétroviseur comme le font beaucoup. Car alors on s'habitue à ce que quelque chose bouge tout le temps sous un certain angle, qui de facto constitue un angle mort. Le problème, c'est qu'il est dirigé vers l'avant à droite dans le sens de la conduite, c'est à dire en direction du trottoir. Il peut arriver alors qu'on perçoive avec un retard supplémentaire et donc potentiellement dangereux tout événement provenant de la droite, en particulier un piéton ou un enfant qui traverserait sans faire attention... Habitué à ce que "ça bouge tout le temps à droite", le conducteur pourrait réagir trop tard.

(*) J'ai une formation de physicien, je suis curieux de tout, mais je ne suis ni médecin ni spécialiste en biologie non plus...

avatar occam | 

@Jetel :
La parabole du "boiling frog" est un mythe urbain ; Al Gore a eu tort de l'utiliser comme métaphore.
Il n'existe pas de données expérimentales modernes pour le corroborer.

Une grenouille normalement constituée va atteindre son seuil thermal critique maximal (CTmax) bien avant le point de dénaturation des protéines; en bon ectotherme, elle augmentera son activité et tentera de s'échapper de la marmite. Pour certaines espèces, le CTmax commence dès 25°C. R.B. Huey calcule la tolérance maximale moyenne à 30.1°C.
http://staff.washington.edu/hueyrb/PDFAug2013/AmZool1979.pdf

Le réchauffement climatique par contre est un problème de vie ou de mort pour les espèces tropicales, dont l'environnement aquatique atteint de plus en plus des températures proches de leur CTmax :
http://digital.csic.es/bitstream/10261/56760/1/global%20change.pdf
Pas question d'adaptation lente au changement thermal : une fois dépassé le seuil critique, les grenouilles deviennent vite dysfonctionnelles.

Sur le concept du CTmax : http://www.nrcresearchpress.com/doi/abs/10.1139/z97-783#.VyNrLqsRpcw

La légende puise dans les expériences du physiologiste Friedrich Goltz (1869 !) sur des grenouilles décérébrées : dépourvues de système nerveux central, elles n'avaient plus de thermorégulation — ni d'ailleurs d'organe leur permettant de coordonner leur activité musculaire pour fuir. Expériences reprises par G.H. Lewes en 1873, (Sensation in the Spinal Cord, Nature, Dec. 4, 1873).

avatar occam | 

Voici le résumé de G.H. Lewes:

« Goltz observed that a frog, when placed in water the temperature of which is slowly raised towards boiling, manifests uneasiness as soon as the temperature reaches 25° C., and becomes more and more agitated as the heat increases, vainly struggling to get out, and finally at 42° C., dies in a state of rigid tetanus. The evidence of feeling being thus manifested when the frog has its brain, what is the case with a brainless frog? It is absolutely the reverse. Quietly the animal sits through all successions of temperature, never once manifesting uneasiness or pain, never once attempting to escape the impending death. »

avatar Jetel | 

Je pense qu'AG a cherché à marquer les esprits en donnant cet exemple.
Merci pour ces explications, je n'en savais rien ! Très instructif =P

avatar Eltigrou | 

@Jetel :
Comment ? Une grenouille dans iOS ? Ah oui! Il faut lire toutes les lignes du texte, pardon :-))

avatar Jetel | 

Oui, on s'égare, on s'égare. C'est de ma faute en plus.

avatar _Teo_ | 

@Jetel :
Mais non ! Moi aussi ça m'a fait rigoler ;)

avatar gwen | 

@Jetel :
Rassure toi, j'ai bien rigolé. Et je pense que ce raisonnement se tiens. Il suffit de voir l'évolution des modes, qu'elles soient visuel, auditive ou olfactive.

Et sinon oui il y a des nostalgiques de l'ancien design. Rien que hier soir je me suis dit " wahoo, il est quand même super beau cet Ecran d'iPad 1 " juste après l'avoir pris en main, en quittant mon iPad Retina, pour réaliser qu'il n'était justement pas Retina cette première génération mais que ses icône m'apaisaient. Comme quoi.

Je ne suis pas contre le Flat Design. Bien au contraire. Mais j'attend une cohérence dans les formes et les couleurs. Ce qui n'existe malheureusement pas dans l'interface criarde des systèmes d'Apple.

avatar lll | 

Je pense le contraire. On a tous vu chez sa grand-mère la photo en noir et blanc des arrières-grands-parents. Avec l'habitude, on s'y fait et on y trouve un certain réconfort. Maintenant montrez la même photo à un enfant sans lien affectif avec la famille et voyez sa réaction ! :D

avatar lilou707 | 

wouah
;)

avatar macinoe | 

Plus exactement c'est un phénomène de mode.

Ne vous êtes vous jamais demandé pourquoi des vetements des années 70 80 ou 90 qui vous semblent importables aujourd'hui était le summum de la classe à l'époque ?

Parce que l'être humain est fondamentalement social et influençable.
Même si vous vous en défendez, ce que pense le groupe vous le pensez aussi.

Nous n'avons pas notre libre arbitre sur les choses subjectives.

avatar marenostrum | 

non. ça vient tout simplement parce que la mode vestimentaire ou le graphisme ou le design, (la chanson, et plein d'autres) sont des arts mineurs. vite fait. donc ils ne résistent pas au temps. ça vieillit vite, ou on s'aperçoit vite que c'est moche et on a envie de changer.

mais pas le vrai Art. La Joconde restera toujours pareil, comme le jour de sa creation, comme aujourd'hui. parce que tout simplement on peut pas faire mieux. il a pris 20 ans le gars pour le faire, et pas que quelques minutes ou dans le meilleur des cas, heures, que lui faut à Ive pour une icône.

avatar macinoe | 

Absolument pas d'accord.

La mode existe aussi dans les arts majeur, c'est juste que les cycles sont plus long.

La tour Eiffel a été longtemps vue comme un pylône électrique.
Les peintres académiques du milieu du XIXeme siècle étaient des artistes respectés à leur époque. Aujourd'hui on considère leurs oeuvres comme des croutes de l'art pompier sans guère de valeur.

La perception n'est pas absolue, elle est relative et dépend de l'environnement et en particulier de l'environnement social.

La phrase "On ne peut pas faire mieux que la Joconde" est simplement vide de sens. On est en pleine subjectivité largement influencé par le fait qu'aujourd'hui elle est vue par des millions de visiteur.
Mais sais-tu qu'en 1793, lors de la création du Louvres, elle n'avait mêm pas été retenue pour être exposée ?

avatar marenostrum | 

"Mais sais-tu qu'en 1793, lors de la création du Louvres, elle n'avait mêm pas été retenue pour être exposée ?"

et alors ? mais le peintre est venu en France par le roi de l'époque, François Ier. sinon le tableau serait en Italie aujourd'hui. ce que tu dis montre seulement que ceux qui sélectionnaient les oeuvres pour le Louvre étaient moins connaisseurs que le Roi de France. et ça se comprend en plus.
c'est pour ça que la suite leur a donné tord. c'est le tableau le plus connu au monde et qui amène le plus de visiteurs au Louvre, et la France entière en profite (financièrement même).

donc ton argument est en ma faveur.

et on peut pas faire mieux, sinon serait deja fait.

avatar Vanton | 

@marenostrum :
Y a tellement d'œuvres plus intéressantes que la Joconde... Quant au goût soit disant sûr des mécènes, comment dire...

avatar marenostrum | 

mauvais exemple. parce que si on se rend dans l'ancienne piece, où ça pue pas, on fera direct la difference. donc y a pas eu d'adaptation. (d'ailleurs ce mot, à l'origine voulait dire commencer à adorer et pas s'habituer comme on l'utilise aujourd'hui)

en plus, si on s'accommodait avec la merde, on chierait toujours dans le coin de la pièce, on aurait pas crée des toilettes, ou des parfums.

donc y a des choses que l'homme ne s'adaptera jamais.

avatar C1rc3@0rc | 

@Jetel 29/04/2016 - 13:30
«On appelle cela l'adaptation mon ami.»

En fait techniquement c'est l'habituation, mais a part ça effectivement le phénomène est bien celui décrit.

L'ergonomie par contre elle n'est pas question d'habituation (meme si certains automatismes sont en oeuvre) mais de physiologie et de cohérence.
Pour l'histoire, le flat design a surtout était remis a la mode par Microsoft avec l'interface Metro et ses aplat de couleurs primaires. Pourquoi Ive a copié MS, ça reste un mystère par contre... peut etre en réaction au fait qu'il n'était pas le créateur de l'interface aqua et qu'il voulait faire oublier cette reussite de Scott Forstall?

avatar Jetel | 

Non vous vous trompez. Je parlais, bien techniquement, de l'adaptation des récepteurs. L'habituation est une "notion similaire" concernant l'apprentissage, bien moins précise, décrit en psycho il me semble (a vérifier).
Bref pour le reste.

avatar C1rc3@0rc | 

@Jetel

Oui l'habituation est un concept des neurosciences cognitives et qui a été initialement développé par les behavioristes puis expliqué par les cognitivistes par rapport aux théories du conditionnement. On peut le comparer a un niveau abstrait avec l'adaptation, ou plutôt la modération des seuils de déclenchements, car d'un point de vue cybernétique ils ont la meme finalité, mais ne sont évidement pas en oeuvre au meme niveau.

Dans le cas présent il s'agit bien du mécanisme d'habituation dans le cas évoqué par @EmmetBrown, le cadre étant cognitivo-comportemental (habituation a un élément culturel et conditionnement) et pas physiologique (physico-chimique).
C'est un mécanisme exploité aussi dans l'art, qui permet de choquer ou inversement d'initier une réaction d'acceptation. On le retrouve aussi largement sur-exploité dans la publicité et le marketing en général.

C'est d'ailleurs une difficulté en ergonomie d'arriver a composer avec l'habituation et de discerner la constance du niveau culturel et jusqu'ou le prendre en compte.

avatar Bigdidou | 

@C1rc3@0rc :
"En fait techniquement c'est l'habituation, mais a part ça effectivement le phénomène est bien celui décrit"

Comme toujours, à côté de la plaque. Ça devient réellement fascinant.
Jetel a parfaitement raison, ce qu'il décrit est bien le processus physiologique d'adaptation à un stimulus neurologique constant.
L'habitation est un processus psychologique qui nous amène beaucoup plus lentement à ne plus tenir compte de stimulations répétitive.
Par exemple, nous nous habituons progressivement à ne plus réagir vos bêtises au fil de vos posts. Mais lorsque nous lisons en entier un de vos longs posts notre niveaux de sensibilité à la bêtise diminue pour redevenir intacte au post suivant.

avatar eastsider | 

@Bigdidou :
T es vraiment un génie tu est tres intelligent ca fait trop plaisir que tu parles avec nous merci.

avatar Bigdidou | 

@eastsider :
"ca fait trop plaisir que tu parles avec nous merci."

De rien, c'est chouette, les groupies. Vous êtes combien ?

avatar C1rc3@0rc | 

@Bigdidou

«Jetel a parfaitement raison, ce qu'il décrit est bien le processus physiologique d'adaptation à un stimulus neurologique constant.»

Jetel a raison dans le cas d'un stimulus olfactif (qui pourrait etre tactile, auditif, visuel -chromatique ou intensité-), encore qu'il faille établir que la réaction n'est pas culturelle et ne soit pas un conditionnement: ça sent mauvais parce qu'on a appris que ça sent mauvais, parce que sale, parce que résultat de négligence, d'inculture,... et pas qu'il s'agisse d'un toxique ou phénomène physique auquel l'organisme a une certaine adaptabilité, sans meme parler de mithridatisation!

Dans le cas evoqué par @EmmetBrown, en l'occurence, il ne s'agit pas d'un phénomène de modification du seuil de déclenchement aux niveau des récepteurs, donc electro-chimique et non plus au niveau des réseaux de neurones des aires primitives. On est bien sur un phénomène psychologique, donc c'est l'habituation.

«Par exemple, nous nous habituons progressivement à ne plus réagir vos bêtises au fil de vos posts. Mais lorsque nous lisons en entier un de vos longs posts notre niveaux de sensibilité à la bêtise diminue pour redevenir intacte au post suivant.»

Ces deux affirmations sont contradictoires et démontrent une incompréhension des phénomènes en plus de confondre adaptation et habituation: pour juger qu'une information releve de la betise il faut la comprendre, donc on est au niveau cognitif, pas physiologique...

De plus s'il y a habituation ou adaptation, il n'y a pas de réaction puisque il n'y a pas de transmission du signal, puisqu'il n'y a pas de signal! Et cela alors qu'il y a bien présence du stimulus…

Le fait de réagir tout en affirmant le contraire relève d'un mécanisme purement psychologique: le déni, qui en l'occurence repose sur la mauvaise foi face justement a une incapacité d'habituation.

avatar thefolken | 

@EmmetBrown c'est moche de s'inventer des histoires. iOS 6 reste toujours supérieur au reste en terme d'interface. Le temps n'y change rien.

avatar EBLIS | 

@Emmet : le flat design n'a pas commencé avec ios7. Il était présent ailleurs et bien avant et mieux fait. La palette de couleurs flashy aux 16 tons est elle apparue avec iOs c'est quasi sûr.

Sinon pour la nostalgie : autant j'apprécie la simplicité autant les icônes bien travaillés me manquent. Quand on nous vend des écrans 16k avec 830 billiards de couleurs c'est un peu dommage de voir des icônes aussi pourris, flat et made in "Paint 3D".

avatar Jetel | 

Personnellement, ce n'était pas le passage au flat design qui m'avait dérangé sur iOS7... C'était plutôt l'utilisation de couleurs psychédéliques par les designer de cupertino (j'exagère à peine, et en plus je suis daltonien), et le passage par la grille pour réaliser les icônes. Sans compter les défauts d'inclinaison de certains icônes sur Mac OS (productivité). Tout cela a été corrigé avec les MAJ (el capitan ou iOS 8/9).

De plus, je trouve que le dock de Mac OS (oui allez pour vous faire plaisir), ou encore d' iOS avait un coté plus sympa en 3D. Mais dans un soucis de cohérence, je comprends bien entendu la transition. Sur iOS j'avais réalisé un dock plat à l'époque du 3D, avec les bords arrondis et n'allant pas sur les coté ou en bas contre l'écran. Je trouvais le rendu plus sympa que ce que nous a proposé Apple.
Sur Mac OS, je regrette l'effet de réflexion des fenêtres (mais je comprends toujours l'abandon guidé par le soucis de cohérence).

Bref, et non pas de retour en arrière possible j'imagine !

avatar Florian Innocente | 
Ah oui c'est vrai que la palette des couleurs et les dégradés attaquaient bien l'oeil au début.
avatar EBLIS | 

Ça me rappelle ceci, créé à l'occasion de la découverte d'iOs 7:
https://jonyiveredesignsthings.tumblr.com/

avatar Lestat1886 | 

J'aimais bien l'ancien design mais je ne suis pas du tout nostalgique car j'aime aussi le nouveau! :)

avatar Rigat0n | 

Le problème du design d'iOS c'est qu'il n'y aucune cohérence.
Il y a des icônes totalement en 2D avec un logo sur fond blanc, genre Photos ou Calendrier, d'autres avec un dégradé qui donne un petit effet de relief dans un sens et un logo "creusé" dans ce relief, par exemple Appareil Photo ou Réglages, et d'autres avec un dégradé dans l'autre sens et un logo blanc (Mail). Sans parler d'absurdité genre l'appli Notes qui possède une texture papier (c'est la seule...).
Au global je trouve ça moche, allez sur Dribbble, des amateurs font mieux, mais bon c'est mon avis. Mais que le truc soit tellement incohérent qu'on dirait que chaque icône a été faite par une personne différente je trouve ça aberrant venant d'Apple et ça fait 3 ans que j'attends une correction de ce côté-là.
Quant au reste de l'interface je la trouve pas mauvaise mais à nouveau il n'y a pas vraiment de cohérence. La plupart des applis sont en "tout-blanc" (ce qui en passant posera un problème lors du passage à l'OLED), d'autres sont en "tout-noir" sans vraiment qu'on s'explique pourquoi, et d'autres encore sont des OVNIS genre le Game Center (vous allez me dire, qui utilise encore cette application...).

Bref, je regrette pas iOS 6 qui était affreux mais oui je pense qu'un dépoussiérage de l'interface d'iOS s'impose. Pourquoi pas en repassant à un peu de relief, oui. Le flat design a ses limites.
L'iPad en revanche a besoin de façon urgente que son interface soit revue. L'interface du multitâche est absurde au possible, sans compter qu'elle est déclenchée par un geste des 5 doigts vers le haut alors que son animation se déroule depuis iOS 9 vers le côté. Et ce n'est qu'un exemple.

avatar Lestat1886 | 

@Rigat0n :
Les icones sur Android c'est pas mieux.

De toute façon, si on suit l'évolution de ios depuis le debut (iphone os a ios 4, 4 a 6, 7 a 9) on peut d'attendre a une évolution du design

avatar françois bayrou | 

"Les icones sur Android c'est pas mieux."

Oui c'est même pire et c'est pour ça que je suis sur iOS, à la base :\
La valeur ajoutée de Apple, c'était aussi la cohérence de l'UI, la très bonne qualité des rendus de polices
Même ca, ca part en vrille.

Voilà un zoom ( un peu compressé par l'hébergeur mais en vrai, c'est pire ) du "Fichier" de ma barre d'outils.
http://postimg.org/image/62bg18uvl/30001cd8/

La barre horizontale sup. du "F" est 2x plus mince que la barre inférieure. ce n'était pas comme ca avant. Ca se voit à l'oeil nu, c'est pas normal. Il y a régression.

avatar Lestat1886 | 

@françois bayrou :
Je vois ce que tu veux dire! Leur proverbiale attention aux détails manque un peu :)

avatar mat 1696 | 

@françois bayrou :
Tout à fait! Si on est comme moi très pointilleux sur le design, la cohérence, les effets graphiques, ... on n'installe pas Yosemite et encore moins El Capitan (car tous les soucis graphiques, de police dans le finder, dans facetime, des animations qui se jouent qu'une fois sur deux, voir jamais, le passage en plein écran de l'app Photos qui fait bizarre car il n'y a pas de fondu quand l'interface (lorsqu'on est sur une photo et qu'on passe en plein écran) passe de blanc à noir, mais il y en a un (très léger) lors de l'animation inverse... Je me vais pas m'attarder plus longtemps sur toutes les incohérences d'El Capitan, car j'en aurais pour des jours....

avatar Yohmi | 

@ françois bayrou
Essaie de désactiver le lissage des polices dans Préférences Système > Général (il faut relancer chaque application pour être sûr que le changement soit répercuté partout). Chez moi, les barres sont identiques (observé avec l'utilitaire Colorimètre numérique).

avatar françois bayrou | 

je viens de décocher l'option, j'ai redémarré pour être sûr que ca soit pris en compte, c'est toujours pareil .. Tant pis…

avatar Rigat0n | 

@Lestat1886 :
Que ça soit pire ailleurs ne doit pas empêcher Apple de faire des efforts...

avatar françois bayrou | 

"Le problème du design d'iOS c'est qu'il n'y aucune cohérence."

+1000
ce n'est absolument pas charté. Comme tu le dis, les dégradés dans un sens ou dans l'autre, etc
Ca va jusqu'aux libellés.
Safari : le nom de l'outil, et pas de la fonction, à l'inverse des autres. fallait mettre Web, ou iTunes !
Téléphone : en français, à l'inverse de Mail, qui est en anglais. fallait mettre Phone dans le 1er, ou Courrier dans le second !
Ca ne choque que moi ?

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