Témoignage : « Pourquoi j'ai remplacé mon portable par un iPad Pro »

Florian Innocente |

« L'iPad Pro peut-il remplacer un ordinateur ? » Benoit Vion-Dury, qui travaille dans le conseil auprès de collectivités, s'est posé cette question alors qu'il cherchait une solution mobile qui s'adapte à sa manière de travailler.

Alors que ce débat est relancé par la sortie d'une nouvelle génération d'iPad, ce lecteur nous a proposé de partager son expérience. Il en tire un bilan foncièrement positif tout en abordant les quelques problèmes ou complications qui peuvent se mettre sur la route des candidats au changement de monture.

Un "super" iPad plutôt qu'un iPad "Pro"

« En général, tout le monde s’accorde à dire que l’appareil est génial, mais qu’il y a trop de limitations logicielles, ce qui l’empêche de remplacer un ordinateur. Surtout, tout le monde discute autour du suffixe « Pro », attendant de celui-ci qu’il fasse de l’iPad un outil professionnel. Mais pourquoi accorder autant d’importance à 3 lettres ?

L’iPad Pro est un super iPad pour lequel le marketing a préféré « Pro » à « Super » après probablement des mois de brainstorming, c’est tout ! Demande-t-on au MacBook Air de nous faire respirer ?

Et par ailleurs, qu’est-ce qu’un pro ? Du vigile à l’avocat, du patron de PME au paysan, de la femme de ménage au banquier, de la secrétaire à l’étudiant, de l’artisan au graphiste, il y a 1 000 métiers et tous n’ont pas besoin du même outil.

Surtout, penser que l’ordinateur répond à tous ces besoins de manière optimale est totalement faux, certains ont juste besoin d’un smartphone, d’autres de supercalculateurs. Ils sont malgré tout, chacun, des professionnels, non ?

Cessons donc ce débat à propos d'un terme marketing plus ou moins judicieux, qui n’est là que pour évoquer des choses, pas pour enfermer un produit dans une utilisation.

Tentons plutôt de ne pas nous laisser impressionner ou orienter par ces avis, essayons de sortir de notre zone de confort, tentons simplement de remplacer un ordinateur par un iPad… Pro ou pas. Et voyons ce que ça donne. J’ai essayé, j’ai réussi, voici mon récit. »

« Je passe la majeure partie de mon temps face à un écran et un clavier »

« J’ai un parcours scientifique, après avoir écrit une thèse d’électrochimie je suis allé travailler en collectivité puis en association avec des postes de chef de projet.

Après quelques années, j’ai décidé de monter ma boite de conseil aux collectivités et je propose de la gestion de projet, j’organise des événements, je donne aussi des cours à l’université et j’ai quelques projets de logiciels, pas en tant que développeur je précise.

Je suis donc un professionnel, catégorie cadre, ingénieur plus exactement, aux besoins divers et représentatifs des personnes de mon métier. En tout cas je passe la majeure partie de mon temps assis à un bureau, au téléphone, en réunion… face à un écran et un clavier.

Mon travail consiste à écrire des rapports, à faire des présentations et surtout à gérer beaucoup de tableurs, sur différentes applications. J’ai personnellement besoin de griffonner tout ce que j'ai en tête. Je finis toujours par en revenir au dessin, au schéma, à une explication en graphes. Ce que j’ai toujours fait sur des papiers les plus grands possible.

Par ailleurs, mon travail ne me définit que pour moins d’1/3 de ma vie, et par conséquent je suis aussi une personne privée, qui utilise des outils informatiques pour me divertir pendant mon temps libre, me renseigner, échanger… mais aussi gérer ma vie administrative. »

« J'ai envie de n'avoir qu'un seul objet qui fasse tout »

« J’ai par ailleurs un besoin qui n’est pas forcément partagé par tous : j’ai envie de n’avoir qu’un objet qui fasse tout ce qui est ci-dessus, qui soit très mobile, qui couvre tous mes besoins. Un compromis en quelque sorte.

Je le précise car jamais il ne m’est venu l'idée d’acheter ou de posséder un ordinateur fixe. J’en comprends bien le besoin, le rôle, ou la puissance et la taille. Seulement, ce n’est absolument pas adapté à ma vie, à ma façon de travailler. Je préfère avoir mon outil de travail sur moi tout le temps, pouvoir corriger un rapport à une terrasse, dans un canapé, sur une plage…

Par conséquent j'ai vraiment besoin d’optimiser le poids et l’encombrement. Par ailleurs, j’ai rêvé il y a longtemps d’un ordinateur modulable et ultraléger qui viendrait se brancher à différents « périphériques » en fonction du besoin. Par exemple un grand écran, un port Ethernet, un disque dur et une carte graphique au bureau. Puis une enceinte et un vidéoprojecteur à la maison. Quelque chose qui soit fait du minimum vital : un clavier et un cœur d’ordinateur.

Certains diront « facile ». Oui, aujourd’hui ça devient concret avec l’USB-C et le Thunderbolt, mais ce rêve je l’avais il y a plus de 10 ans, et c’était moins « facile » à ce moment là.

J’avais donc, en 2004, un iBook 12" blanc, acheté 1 200 €, qui a fini par avoir son écran cassé. J’ai alors démonté l’écran et me suis retrouvé avec un gros clavier comprenant l’ordinateur que je branchais à un vieux moniteur cathodique (pas cher !), et un disque dur en FireWire de 250 Go (monstrueux).

Je l'ai changé vers 2009, au début de ma vie professionnelle, par un MacBook Pro 15" Core 2 Duo (1 850 € en tarif étudiant) qui me servira jusqu’en 2017. Je l’upgrade en y mettant un disque interne hybride comportant quelques gigas de SSD dans le but d’accélérer la machine. Une quête d’instantanéité qui m’est chère car je ne supporte pas de regarder mes appareils mouliner.

Depuis 2013 j’ai un travail stable, avec ordinateur fourni, un PC Samsung 15" plutôt épais et lourd (plus de 3 kg) que je n’aime pas trop trimbaler. Il devient très sédentaire, et en déplacements j’utilise mon Mac plus léger et plus fin, mais qui au fil des ans a perdu de sa vivacité. »

Un saut dans l’inconnu

« Fin 2016 je commence à avoir envie de changer, de moderniser tout ça, mon MacBook Pro tourne plutôt bien pour son âge, mais c’est un peu mou, et matériellement je commence à avoir une batterie un peu moins bonne (quoique plus impressionnante que le Samsung plus jeune de 3 ou 4 ans).

Je passe de plus en plus de temps sur mon iPhone et fait de plus en plus de choses avec, car la rapidité est saisissante. Je suis l’actualité Apple avec attention mais n’envisage pas le moins du monde de switcher.

Grand fan du MacBook Air dès sa sortie, je vois arriver le MacBook 12" Retina que j’envisage alors de prendre. Problème : une puissance décevante et un prix un peu trop élevé à mon goût, juste pour « ça ». Les rumeurs parlent d’un renouvellement de la gamme MacBook Pro qui se fait attendre, j’attends.

À la sortie, les nouveaux MacBook Pro Touch Bar correspondent à mes besoins. Sauf que pour avoir un ordinateur du niveau de mon ancien portable il faut que je dépense plus de 2 500 € en 15", que je n’ai pas. Même les 13" sont chers, de l'ordre de 2 000 € pour ce que je veux.

C’est un peu le choc. Je n’ai pas cet argent, j’ai besoin de changer et je veux rester chez Apple. Autre problème, non seulement ça me parait cher, mais je me trouve confronté à mettre un salaire dans un objet que j’ai déjà.

Car finalement, les châssis se sont affinés, les processeurs ont accéléré, les définitions d'écran se sont densifiées, mais à la fin ça reste la même chose. Et ce même si mon MBP vient de passer dans la catégorie des produits obsolètes qui ne peuvent plus être réparés ni mis à jour.

J’ai besoin de changer de concept, d’aller dans le futur, de vivre la science-fiction, de changer d’expérience. »

En avant vers l'iPad

« Et l’iPad alors ? Je n'ai jamais trouvé que ça correspondait à ce que je cherchais, j’aime le concept mais je n’en ai pas le besoin. Jusqu’à l'arrivée de l’iPad Pro, et là c’est à nouveau le choc.

Le Pencil me fait rêver pour griffonner mes idées, la portabilité est folle, l’écran équivalent à la gamme des ordinateurs (en 12,9"). Mais au moment de sa sortie je le vois comme un appareil d’appoint, en complément. Donc trop cher et avec la priorité de changer d’ordinateur avant… Je n’ai pas 4 000 € à consacrer à l’informatique !

Sauf qu’à force de lire et de regarder des tests, cette alternative commence à me titiller. Je me mets à comparer, à me renseigner, à faire une évaluation des solutions, à peser, mesurer, compter, à l'essayer à l’Apple Store de Marseille… et j’en arrive à la conclusion que, oui, c’est ce qu’il me faut !

C’est ce changement que j’attends de l’informatique, c’est ça le futur. Je me renseigne pour une solution clavier plus performante que celle d'Apple, et je me mets en attente de la deuxième génération que les rumeurs annoncent pour bientôt, avec de belles évolutions.

Après deux reports, je n’en peux plus et j’ai besoin de me conforter dans mes choix. Je me tourne vers l’occasion et j'achète pour moins de 300 € un iPad Air 2 d’occasion en super état (que je revendrai quelques mois plus tard pour quasiment le même prix). C'est une opportunité de tester concrètement ce futur dans un format plus petit, moins performant, sans stylet, mais économique.

Je commence à me fournir en équipement : clavier, hub sans fil et j’essaie. Je me rassure en me disant que si ça ne me convient pas je peux encore faire machine arrière sans me saigner.

Et là c’est la révélation ! Non seulement je tombe amoureux du tactile sur grand écran, mais je m’acclimate super rapidement (il est vrai aidé par des mois de préparation et de prise de renseignements) et je deviens un grand fan du produit.

À l'arrivée de la seconde génération des Pro, j'achète dès le jour de la sortie ! Sauf qu’après avoir rêvé du 12,9" mais m'être habitué au 9,7", je pars sur le nouveau format de 10,5". Ça me fait gagner quelques centaines d’euros.

Les iPad Pro de deuxième génération

C'est le meilleur investissement que j’ai fait ! J’ai gardé mon clavier, mon adaptateur, j’ai gagné le stylet, les enceintes des 2 cotés (très, très important en visionneuse) un écran magnifique et une puissance en abondance. J’arrive à tout faire, la transition est terminée, définitivement ! »

Le Mac au parking

« Et mon ordinateur ? Il ne me manque pas, tellement pas qu’en fait depuis le jour où un iPad est entré chez moi, je ne l’ai plus ouvert […] c'est un ordinateur d’appoint au bureau en cas de stagiaire, mais il ne sert à rien à part SketchUp en version web, où le tactile n’est vraiment pas optimisé et où l’écran 15" apporte vraiment un plus.

À ce jour, la boite que je viens de monter fonctionne assez pour que j’investisse dans du matériel informatique et que je remplace mon iPad perso par un équipement payé par ma société. Je vais prendre le nouvel iPad Pro 12,9", animé par l'envie de tester plus grand pour voir si ça colle.

En tout cas l’iPad correspond à mon besoin, il fait tout ce que je lui demande de la manière la plus rapide qui soit.

Si je devais résumer l’iPad pour un utilisateur lambda qui se pose la question de franchir le pas, je dirais que c’est un appareil inconcevable. Plus fin qu’un cahier, pouvant stocker autant de données que l’on veut, pour 3 fois moins de kilos qu’un ordinateur classique, pour 2 fois moins cher qu’un Mac récent, qui est hyper réactif, jamais éteint, maniable et modulable.

C'est de la science-fiction ! Il n’y a pas un jour où je ne regarde pas mon iPad avec satisfaction. À part des gens qui ont des besoins très spécifiques, mais qui doivent représenter 5 % de la population maximum (même si en lisant les forums ou en regardant YouTube on a l’impression qu’ils pèsent 50 %), cet objet peut remplacer un ordinateur. À partir de moins de 400 €, si on considère la version d’entrée de gamme qui ne démérite pas, surtout depuis qu’elle est compatible avec le Pencil ».

Un excellent rapport qualité/prix

« Cette notion de prix est importante. Car j’ai vu et lu beaucoup de tests sur l’iPad Pro 2018, souvent en configuration 12,9" Cellulaire avec 1 To de stockage, Pencil et clavier. Cela devient un problème car à ce niveau on a un MacBook Pro 13" haut de gamme. Sauf que c’est complètement faussé (c'était la configuration de test prêtée par Apple aux médias, ndlr).

Ce qu’il faut opposer ce sont des appareils à taille équivalente, à équipement équivalent, à capacité équivalente.

Voici ma proposition qui n’est que mon point de vue : comparaison en 256 Go de stockage de l’offre portable d'Apple. Je compare le Pencil à la souris, les deux ne sont pas nécessaires sur iPad ou MacBook mais ils améliorent l'utilisation. Le Smart Keyboard Folio n'est pas indispensable non plus à tous les usages sur iPad, et des solutions d’autres marques sont disponibles pour moins cher, voire une misère si on veut baisser les coûts.

Dans cette comparaison, il faut avoir en tête que l’iPad dispose, à chaque fois, d'un avantage performances et qu'il a les fonctions Pencil et tactile en plus. Que la tablette existe aussi en modèle 4G. Que le clavier est optionnel, qu'on dispose d’un appareil photo (donc d'une fonction scanner ou plus…) quasi équivalent à celui des derniers iPhone. Et je ne parle pas du poids… Au vu de tout cela, l’iPad devrait être logiquement plus cher !

On voit qu’on peut se constituer une solution complète pour moins de 750 € (soit le tiers d’un MacBook Pro Touch Bar tout en remplissant exactement les mêmes fonctions de base (ok c’est tiré par les cheveux, mais pour beaucoup c'est assez). On peut finalement dégager une solution pas chère chez Apple. Elle équivaut à mon essai de quelques mois avec l’iPad Air. J’ai travaillé avec et même fait des montages vidéo, il n’a jamais démérité bien qu’il soit vieux de plusieurs générations.

Si l'on regarde le haut de gamme, il faut comparer l’iPad 11" au MacBook 12" et tout équipé il y a 180 € d’écart, à l’avantage de l’iPad qui est autrement plus puissant.

Dans les écrans de grandes diagonales, considérons que 12,9" est égal à 13,3" et, à 40 € près, l’iPad tout équipé est équivalent au nouveau MacBook Air Retina. Ce grand iPad est presque 200 € moins cher qu’un MacBook Pro et 440 € moins cher qu’un Touch Bar (un écart qui représente le prix d’un iPad 6 de 128 Go ou d’une Apple Watch, par exemple). C'est une bonne comparaison je pense, même si avec ce modèle, le Mac se fait encore laminer en performances. Même chose si on ajoute encore 350 € — le prix d'un HomePod — pour passer sur un Core i7.

Le prix est un critère important mais la condition sine qua non est qu'il faut être disposé à changer d’environnement, à reconsidérer ses habitudes, à se poser de nouvelles questions, à se remettre un peu en cause et à enterrer un écosystème omniprésent autour de soi ».

Quels accessoires avec son iPad ?

Comme expliqué précédemment, Benoit est en passe de basculer sur un iPad Pro 2018 de 12,9" avec 256 Go. Actuellement son environnement de travail s'est constitué autour de son iPad Pro 10,5" (256 Go aussi, dont 185 Go utilisés, précise-t-il) qui comprend les accessoires et périphériques suivants :

  • Un Pencil « indispensable ! » vendu 99 € pour le premier modèle.

  • Le clavier bluetooth d'Apple Magic Keyboard (99 €) « dont je préfère la frappe et, surtout, qui comporte les touches indispensables du son, de la luminosité et la lecture de contenus. Il ne me manque que de pouvoir configurer Siri et le retour à l'écran d'accueil, car les touches F3 à F6 ne me servent à rien. J’apprécie aussi beaucoup le sans-fil plutôt que le connecteur iPad, car cela me donne la liberté d'avoir le clavier au-dessus de l’iPad, ce qui peut-être pertinent quand on dessine tout en ayant parfois recours au clavier pour un raccourci, ou pour répondre rapidement à un message ou bien pour ne pas avoir l’écran entre 2 personnes face-à-face dans une réunion. J'ajoute que dans le cas du clavier Apple, la batterie tient des mois, et que la connexion est parfaite, sans latence et sans coupures contrairement à ce que j’ai pu lire à plusieurs reprises sur différents tests de différents modèles ».

  • Benoit s'est équipé aussi du support de clavier Canopy de Studio Neat pour concilier l'utilisation du clavier pour Mac d'Apple avec n'importe quel appareil iOS que l'on peut tenir à la verticale pendant la frappe (40 $). Il utilise également le boitier multifonctions Powern'Share chez MacWay qui fait office de batterie, de lecteur de cartes SD et de pont Ethernet/Wi-Fi (30 €).

En périphérie à cet ensemble il utilise un iPhone 7 (128 Go), une Apple Watch Series 4 cellulaire et un sac à dos Thule dont plusieurs compartiments sont bien adaptés à ses besoins, dont le logement côté dos pour l'iPad (qui n'a aucune autre protection) et un rangement type coque pour les AirPods, iPhone et lunettes.

Benoit n'a pas seulement changé sa manière de travailler grâce à l'iPad, il utilise la complémentarité qui existe entre sa tablette, son iPhone mais aussi ses AirPods qui ne sont pas qu'un accessoire de loisirs :

« Je pense qu’il y a un glissement vers le bas des équipements : j'ai remplacé l'ordinateur par la tablette. Les grands smartphones remplacent les tablettes, d’où l’explosion du marché des "phablettes", il n'y a pas de hasard à ce sujet : grands écrans, super définition, processeurs impressionnants… ils ont tout ! Il n’y a qu’à voir le positionnement marketing de la gamme Note chez Samsung pour s’en convaincre.

Quant au téléphone il se fait remplacer par les montres connectées : avec des processeurs plus puissants et une définition d'écran de la Series 4 qui dépasse celle du premier iPhone. On voit bien qu’il se passe quelque chose. Avec l’ajout d’écouteurs sans fil comme les AirPods on se retrouve avec une nouvelle interprétation du téléphone ».

Son affirmation est passablement radicale mais elle s'illustre dans certaines circonstances. Benoit poursuit en livrant quelques exemple piochés dans son quotidien :

« Pour appeler ou juste lire ou répondre à un texto je n’utilise plus que mon Apple Watch. Aujourd’hui téléphoner en portant un combiné à mon oreille me parait complètement inadapté !

J’ai besoin d’avoir mes 2 mains et de faire autre chose que téléphoner. Et c’est en cela que les AirPods sont une vraie révolution ! J’avais un doute sur mon « modèle », mais depuis que j’ai une Apple Watch (deux mois seulement !) j’ai compris que c’était la solution du futur qui avait périmé la fonction téléphone de mon iPhone.

Je dois reconsidérer le rôle de cet iPhone qui devient un mini iPad. Il me sert surtout à la consultation Facebook pour laquelle il est parfaitement adapté (défilements d’une main), ou pour photographier et filmer, ou encore pour choisir de la musique ou des podcasts, sans oublier la fonction GPS.

La complémentarité de ces 3 appareils me permet aussi de vraiment optimiser mes batteries, et d’avoir toujours un plan B en cas de problème pour faire les choses vitales. Seule la batterie de mon « vieillissant » iPhone 7 me fait parfois du souci. Entre iOS 12 et le partage de connexion occasionnel, plus le Bluetooth régulièrement utilisé avec les écouteurs, je ne tiens plus jamais la journée (à voir si un remplacement de batterie règlerait mon problème) ».

Des écrans bien organisés

« Mon travail ne me définit que pour moins d’un tiers de ma vie » écrivait Benoit plus haut. Cela se traduit sur l'iPad par une répartition des apps en écrans thématiques tandis que le Dock accueille les plus importantes.

Cela donne un premier écran d'accueil avec des apps générales et « plutôt utilisées à la verticale » (Météo, Plans, Rappels, Messages, Messenger…).

Puis un autre avec les apps de loisirs (Netflix, OCS, Procreate, iGeneration, AlloCiné…) et de contenus : « J’utilise peu l’app TV d'Apple car j'attends une compatibilité Netflix, mais beaucoup YouTube ». Sans oublier des jeux où « l'iPad fait le taf' » en pouvant remplacer une console pour des joueurs occasionnels mais demandeurs de jeux de qualité (ce qui ne manque pas sur iOS).

Enfin il y a l'écran plus sérieux, rempli des apps de travail (iWork, Office, Slack, Linkedin…). Sur cette partie professionnelle, il détaille ses applications indispensables.

« J’utilise beaucoup la fonction scanner (TurboScan dans mon cas), si bien que c’est ma seule et unique façon de numériser mes documents. Ceci va de pair avec un lecteur-éditeur de PDF (PDF Viewer) qui me permet de signer et remplir mes documents au Pencil et les renvoyer en PDF. Comme dans la pub de l’iPad, c’est simple, rapide et super efficace. Pour cela l’iPad n’a pas de concurrent, surtout pas le MacBook.

J’ai une solution de devis-facturation en application pour mon activité et dans la même veine j’utilise une solution pour mes notes de frais :

  • SumUp qui va de pair avec un petit terminal de paiement Bluetooth. Cela me permet de facturer de petites prestations à toute personne munie d’une CB ou d’un téléphone (c'est compatible Apple Pay).
SumUp
  • J'envoie mes devis et factures avec Invoice2go qui produit des documents carrés et propres, je gère mes clients avec et je vois rapidement les règlements en souffrance.

  • Pour mes notes de frais j'ai l'application N2F. Le contenu est organisé en catégories, par clients, projets, trajets favoris, véhicules… Gros intérêt de cette application, avec son intelligence artificielle, je scanne mes factures et elle identifie le montant et le taux de TVA. Du coup je gagne pas mal de temps et surtout ça me force à tout numériser. Elle m’édite un PDF par mois avec toutes les dépenses catégorisées et les photos des factures en pièce jointe. C'est pratique pour la comptable, et en cas de contrôle ! Je m'en sers aussi pour faire mes remontées de dépenses à la comptable.

Suites bureautiques

Au quotidien Benoit se sert indifféremment des trois grandes suites bureautiques ainsi que d'un abonnement iCloud avec 200 Go :

  • La suite d'Apple pour les enseignements et ce qui relève du personnel, car je préfère les mises en pages proposées, les modèles et le rendu ainsi que l’intégration à l’écosystème (Photos).

  • Microsoft car c’est LA référence dans le monde du travail, et avec la solution OneDrive, cela me permet de co-écrire en ligne avec mon associée, d’être 100 % compatible PC… J’ai un compte 365 pour mon entreprise avec le stockage dans le cloud.

  • Google car j’ai des clients qui travaillent avec pour un projet collaboratif, surtout la solution tableur. Je me sers aussi beaucoup de l’éditeur de formulaires Google dans mon travail pour sonder, inscrire des gens… Là, le tactile est assez mal géré dans Safari lorsqu'on veut déplacer des blocs, mais j’y arrive toujours ».

Gestion de projets et notes

« En termes de gestion de projet j’utilise Trello et Instagantt (web), en communication c'est Slack et LinkedIn, et puis en ce moment j’organise un gros événement dont le logiciel de gestion est weezevent.

Et surtout, surtout !, ce qui fait de mon iPad un outil irremplaçable par un ordinateur (je prends le problème dans l’autre sens par rapport aux autres testeurs…) c'est OneNote.

Après de longues recherches d’un outil de notes performant et répondant à mon besoin de griffonner mes idées, j’ai jeté mon dévolu sur la solution Microsoft pour plusieurs raisons.

OneNote de Microsoft

Au début c'était pour des questions de compatibilité avec une version PC. Dorénavant c'est pour sa façon de considérer la page comme une surface infinie. Vu que je fais des graphes et non de la prise de notes comme certains, j’ai besoin d’organiser et parfois ça sort du cadre. OneNote me permet de pouvoir à tout instant agrandir ma surface de travail très, très loin et de redimensionner-déplacer des objets très facilement, le tout au Pencil.

On peut y intégrer du texte frappé, mais j’utilise très peu cette opportunité, je suis plutôt sur de l’insertion de photos et de graphismes basiques, souvent avec un quadrillage.

En réunion je prends donc mes notes sous forme de croquis, avec la personne à coté, qui suit mes raisonnements, et à la fin, capture d’écran, mail et le compte rendu est fait ! C’est très adapté au brainstorming de début de projet, à la mise en place de systèmes complexes, à l’organisation d’idées… et mes clients, partenaires et associés sont toujours impressionnés. »

Ce qui a changé avec l'iPad

Après la réflexion qui a conduit Benoit à s'éloigner d'un ordinateur classique, après l'énumération des logiciels et services qui constituent son cadre de travail, vient le moment d'analyser ce que cela a changé dans sa pratique professionnelle.

L'organisation des fichiers : « C’est ni moins bien, ni mieux, c’est juste différent et peut-être plus adapté aux personnes d’un naturel désorganisé, car les fichiers sont rangés d'autorité dans l’application.

Ça pousse à plus utiliser les tags ou un code couleur. En définitive, je m’y retrouve tout aussi bien. C’est par ailleurs un débat à moitié faussé car avec iCloud on peut faire quand même plus ou moins l’équivalent de macOS. D’ailleurs, au moment de switcher sur iPad j’ai pris soin de reproduire les choses importantes de mon bureau sur iCloud. CQFD ».

Le faux-débat du levé de bras : « Une des critiques récurrentes faites à l’iPad dans un contexte de travail c’est qu’il faut lever le bras pour interagir avec la machine. Ce qui ne serait pas naturel, ou fatiguant, en fonction de l'avis des testeurs. Je pense que ce débat est totalement orienté par des années de pratique de la souris, et cela voudrait dire que la souris est naturelle à utiliser.

C’est oublier l’apprentissage qu'elle requiert. D’autre part il y a quand même un certain nombre de pathologies médicales liées à l'emploi de la souris qui montrent bien que celle-ci est loin d’être l’outil parfait pour travailler 6h à 8h par jour ! D’ailleurs les constructeurs ont des souris verticales mais peu de personnes utilisent ces solutions (lire : Test de la souris ergonomique Logitech MX Vertical).

L’interaction avec l’écran par le toucher et autrement plus intuitive, comme le montre l’apprentissage chez un très jeune enfant qui comprend tout de suite le tactile et reste de marbre face au trackpad ou à la souris. De plus, ça n’est qu’un geste, que notre corps n’est pas habitué à faire. Quelques semaines d’entraînement régleront très vite le problème.

Lorsque je suis vraiment fatigué ou que je n’ai pas envie de lever le bras, alors le Pencil est là pour me permettre de défiler et pointer. Il faut aussi noter que l’écran de l’iPad est sans doute un peu plus près des yeux que celui d’un ordinateur, donc plus à portée de main de par l’absence de trackpad devant le clavier ».

Le multitâche : « Fini les applications ouvertes en vrac de partout sur 2 écrans et 3 bureaux. Il est possible malgré tout de disposer 2 applications sur un écran, et de passer d'un logiciel à l’autre.

Pour ceux qui n’ont pas d’écran étendu et qui mettent leurs applications en plein écran (à nouveau la majorité je pense), ce sera exactement le même rendu ! On switche avec un Command+Tab ou un balayage du bas de l’écran, c’est simple et efficace. Quoi qu’il arrive, le basculement est instantané et on perd peu de temps.

La vue multitâche sur l'iPad après un geste depuis le bas de l'écran

Auparavant j’étais souvent connecté à un écran secondaire, j’avais donc un 15" plus un 23", et j’aimais bien avoir au total 2 à 3 pages A4 ouvertes en même temps. Aujourd’hui je me sers régulièrement de vidéoprojecteurs en cours, ou d’un écran 23" pour certaines soirées cinéma à la maison, mais je n’ai pas attendu l’USB-C pour ça.

Je me suis habitué sur mon iPad à ne pas avoir 2 écrans, et ça ne me manque pas, même avec seulement 10,5" ; bien que ce soit le manque de place en affichage Split View qui m’a le plus incité à aller vers un 12,9" pour mon nouvel achat.

Je fais confiance à Apple (ou à un développeur tiers) pour nous sortir des fonctions un peu plus abouties du partage d’écran, mais avec le tactile comme seule interaction, tout le monde se rend compte que ça va être compliqué sur le 2e écran (pourquoi ne pas utiliser des gestes grâce à Face ID ?). »

La frappe sur les genoux : « Un sujet que je que je vois ressortir à chaque version du Smart Keyboard. De mon point de vue ce n'est pas utile. Quand j’écris de longs textes je ne suis pas sur un canapé et, si c’est le cas, c’est beaucoup plus ergonomique de le faire affalé dans son dossier avec le clavier virtuel qui est très bon et largement utilisable, surtout en mode portrait avec les pouces. »

L'iPad Pro 10,5" et le support Canopy pour le clavier externe

Ce qui est plus compliqué

« L’impression et le transfert par clé USB. Pour l’impression je n’en suis pas fan, je fais très, très peu de sorties papier. Avec la dématérialisation et la signature au Pencil, je n’en ai presque jamais besoin. Je n’ai d’ailleurs jamais eu d’imprimante chez moi.

Beaucoup pestent sur l’impossibilité de connecter une clé USB sur un iPad. C’est totalement faux, quantité d’outils, d’adaptateurs et d’applications le permettent. Il serait plus judicieux de considérer l’iPad dans son écosystème et pas juste à la sortie de sa boite !

Au travail, lorsque je dois passer par une clé USB pour y transférer des données ou lorsque j'ai vraiment besoin d'imprimer, j’utilise un Powern'Share. Mais le mien a des soucis de fiabilité étonnants au vu de son utilisation peu fréquente, je suis donc actuellement légèrement embêté.

Dans tous les cas il faut se servir d'une application tierce, mais la perte de temps ne me dérange pas au vu de la fréquence de cette manipulation.

Je pense qu’un utilisateur qui passerait à l’iPad en machine principale doit se demander s'il utilise vraiment une clé USB, combien de fois par mois et, surtout, s'il n'a pas moyen de s'y prendre autrement ? Dans tous les cas, la connectique de ces supports va devenir problématique à l’heure où les ordinateurs se mettent à l'USB-C, quand les imprimantes restent à l’USB-A… donc tout va finir sans fil et l’iPad sera déjà là (lire aussi Apple Store : Tango X, une imprimante sans fil et sans écran pour les iPad et Mac) !

Ce qui est mieux

L’autonomie et l’écran : « La batterie est sacrément bonne, même si elle dépend beaucoup de la luminosité utilisée. J’ai tenu, à une occasion, 16h sur l'espace de 48h !

C’est incroyable, on peut partir en week-end et avoir un lecteur de vidéos sans se soucier de la batterie. Globalement, même en travaillant beaucoup, et sans faire attention, l'iPad tient largement la journée de travail (Bluetooth et Wi-Fi allumés non-stop).

Il faut savoir que mon iPad est le plus souvent entre 25 et 50 % de luminosité, voire moins la nuit si c’est pour lire du texte. J’essaie aussi de ne pas être dos aux fenêtres en intérieur.

L’idée est d’avoir l’écran le moins lumineux possible pour être le moins agressif et le plus « naturel » ou « papier-like » possible. C’est comme ça que j’aime l’écran. Et avec les options Night Shift et True Tone en permanence activées, il faut avouer que l’écran est vraiment très, très agréable ! »

L’instantanéité : « Jamais éteint, déverrouillé immédiatement, tout en étant très sécurisé… l’iPad est magique pour ça. Les processeurs récents font des miracles, et autorisent une réelle fluidité qu'on ne voit même plus au quotidien, jusqu’à ce qu’on change d’appareil et qu’on se rende compte du retard des autres. »

Modularité et portabilité : « Il est envisageable d’écrire debout, d’interagir d’une main pendant que l’autre soutient l’iPad, de tenir l’iPad comme on tient un bloc-note ! De le saisir par un coin, le manipuler rapidement. De le sortir dans un bus, dans la rue pour regarder un truc à la volée, et dans sa petite version de le poser sur un coin de table sans qu’il soit trop encombrant. Le basculement du mode portrait à paysage de manière totalement instantanée est un vrai plus dans certaines applications ou usages que les ordinateurs et OS classiques ne proposent pas. Le MacBook Air de ma conjointe est battu à plate couture. Désolé les MacBook-fans. »

Je n’utilise aucune protection pour l'iPad, ni d’écran ni du dos. Je me balade en permanence avec un chiffon micro-fibre neuf, pour les traces de doigts à enlever plusieurs fois par jour

Conclusion

Le fait que Benoit s'apprête à remplacer son iPad Pro par un modèle plus grand, de dernière génération, montre qu'il n'envisage aucunement de remettre en question son choix et son environnement de travail. Ce qu'il confirme en conclusion :

« On l'aura compris, il me faudrait un sacré changement de paradigme pour que je re-switche vers le Mac. Ce changement, s’il arrive, mènera irrémédiablement vers une fusion iPad Pro/MacBook.

Par conséquent je prendrais juste le problème d’un autre point de vue que la plupart des utilisateurs de Mac. Exploiter l’iPad comme seul et unique appareil numérique, c'est-à-dire l’utiliser pour remplacer un « ordinateur » est largement faisable. Et oui, il faut s’adapter à certaines choses, changer ses habitudes, mais une fois la résistance au changement dominée, tout se déroule très bien, je vous l’assure !

Les 5 % de la population qui ont un besoin spécifique n’auront pas l’envie ou la possibilité de franchir le pas, mais il est étonnant de voir à quel point ils défendent bruyamment cet état de fait. C’est comme si l'on disait « On peut tout faire avec un SUV» et qu'on se voit répondre « Eh bien non, moi j’ai besoin d’une prise de force donc le tracteur est mieux ! ». Très bien, mais on en reparle sur l’autoroute…

Finalement si un ordinateur c’est « un clavier et un écran avec Office », comme dans la plupart des boulots de bureau que je connais, pourquoi aller chercher plus loin qu’un iPad ? Vraiment je ne vois pas. »

avatar fifounet | 

@webHAL1

« Et j'ai un peu de mal à comprendre qu'on puisse se réjouir du fait que l'iPad s'allume instantanément, quand on sait qu'ensuite à l'utilisation le manque de flexibilité rend l'appareil "pataud". »

Oui ça fait longtemps qu’on a compris que tu as tout simplement énormément de mal à te mettre à la place des autres et du coup toutes ces personnes te paraissent louches.

avatar pocketalex | 

@fifounet

L'ipad c'est une clé de 5. Si ton boulot consiste à dévisser des écrous de 5, l'iPad est LE outil à utiliser. Si tu tombes sur un écrou de 4, ou de 6, ça devient plus tordu, mais avec des élastiques ou du sopalin, des cales en post-it replié ou des chewing-gum séché, tu peux arriver à faire le taf

Le laptop ou le desktop c'est une clé avec un vis qui permet de régler la taille, du coup t'as l'air moins con avec un écrou de 4 ou de 6...

Concusion : pour une fois qu'on ne prend pas un exemple avec des voitures ??

avatar iPop | 

@debione

Pour moi il faudra que l'iPad évolue encore...
je viens d'essayer le mois passé d'éditer un petit journal de présentation de groupe de musique... J'ai essayé avec l'iPad, je suis vite retourné sur mon mbp. En cause, le temps perdu dans la mise en page, le temps perdu dans le switch entre les applications ( je travaillais avec safari d'ouvert, affinity photo et page, le tout en tchatant avec un collaborateur pour certaines infos).

C’est tout simplement parce que vous vous y prenez vraiment très mal. Car dit comme ça c’est plutôt une galère.
J’y fait de même aussi et je trouve ça bien plus simple que sur Mac. Je me sert de GRAPHIC pour tout ce qui est graphique (il y a pas plus simple et c’est mieux que Illustrator), photos etc...et j’importe les fonds dans Keynote (Pages c’est une horreur). Qui est d’ailleurs très pratique pour de la collaboration. Après je fait une conversions du PDF en CMJN via un site et voilà.
Tout est question d’organisation.

avatar guymauve | 

Question pratique : la suite office sur iOS me semble limitée par rapport à la version desktop non ?

Quid de la possibilité d’ouvrir 2 fichiers Excel en même temps, utiliser les macros , insert table etc

avatar arnaud06 | 

@guymauve

Oui Excel sur IPad est pas idéal. Limité au mono fenêtre. Maus beaucoup de fonction.

L’ergonomie d’un tableur reste assez réfléchie pour un PC/Mac donc ce n’est pas extra.

En revanche traitement de texte et outil de présentation sont bcp mieux (de mon point de vue) sur iPad.

avatar PierreBondurant | 

@arnaud06

C’est exactement la réflexion que je me suis fait sur l’iPad air 2 de ma femme: word et PowerPoint sont en fait meilleurs sur iPad une fois qu’on c’est habitué.
Par contre Excel, ça ne passe pas malgré des semaines d’essais. Et même si je ne fais plus de calcul puissant sous Excel (plus de macros, plus de dizaines d’onglet liés les uns aux autres) car je récupère les résultats de calculs fait sur serveurs distants, j’utilise toujours Excel pour travailler les résultats et leur présentation + faire des liens avec des données tierces.
Ceci dit je n’ai pas utilisé Excel avec le pencil alors que je pense que ça pourrait bcp améliorer la manipulation des éléments d’interface. Le problème c’est que pour « essayer » faudrait que j’achète un iPad compatible pencil! Et un abonnement 365 car ces glands de chez Microsoft ne vendent pas de licences pour les apps office séparément
Pas encore prêt pour le moment de passer à l’iPad...

avatar YSO | 

@PierreBondurant

Laisse tomber, même avec le Pencil.
Pour utiliser Word et Excel sur iPad, l’enregistrer sur la tablette (qd je suis dans le TGV) pour le synchroniser sur le Cloud (quand je trouve du Wifi ?, ça ne court pas les rues, faut aller dans des cafés ?) de ce qui est sur mon Mac.
Je confirme ce qui a été dit précédemment :
- Taper du Word au km (avec un vrai clavier ☺️) ça le fait. L’insertion d’images aussi (faut les avoir dans Photos). Par contre la mise en page est pénible... ...et ce n’est pas qu’une question d’habitude.
- utiliser Excel ? Oui pour de l’exploitation (le tableau est déjà monté et on rentre les données. ET C’EST TOUT.
Celui qui ose dire ici qu’il arrive à monter un tableau aussi vite qu’avec une UC (Mac ou Windows) avec mise en forme, lien vers d’autres pages ou documents, monter des TCD et macro est un fieffé menteur.

L’iPad progresse mais il est encore très loin d’avoir la couverture d’emploi d’un Mac.

Et je partage l’avis de deux qui parlent de la restauration.
Restaurer via le Cloud ?
Pour cela il faut :
1. accepter de TOUT mettre sur le Cloud (ce dont je n’ai pas spécialement envie),
2. il faut être quelque part où le réseau Wifi fonctionne (les merdes tombant parfois dans des trous perdus). Car en 3G/4G, non seulement ça sera TRÈS long, mais vous allez rapidement le cramer votre forfait ☺️

avatar PierreBondurant | 

@YSO

Excel sur iPad va rester un problème pour moi.
D’autant que les exports de données des résultats des serveurs de calcul ont tous été pensé pour Excel chez mon employeur!

Numbers (le tableur Apple) n’est pas aussi puissant qu’Excel, j’ai essayé mais à chaque fois pas convaincu.

avatar pocketalex | 

@YSO

"Pour utiliser Word et Excel sur iPad, l’enregistrer sur la tablette (qd je suis dans le TGV) "
"Et je partage l’avis de deux qui parlent de la restauration."

et le pire, c'est quand tu dois faire une restauration ... dans le TGV

Et c'est un problème qui date depuis 30 ans : la bouffe est dégueulasse, et hors de prix. Et je parle pas du temps d'attente avant d'arriver au bar.

avatar YSO | 

@pocketalex

Tu as de l’avenir : Ruquier aime bien pousser des petits jeunes, tu devrais lui écrire et lui présenter ta prose ?

avatar pocketalex | 

@YSO

J'ai pas envie de coucher pour réussir ?

avatar clarilox | 

@guymauve

Je pense que c’est là le plus gros point noir d’iOS pour le moment pour un certain nombre de pros.

avatar SebKyz | 

Très bon article.
L’iPad offre beaucoup de choses et est un super outil.
Les gens qui critique sur le net sont toujours les mêmes, ceux ci sont en masse sur les forums et c’est dommage. Ton exemple avec le tracteur est tout à fait ce que je pense.
Ces gens là veulent macOS sur iPad...?
Personnellement je ne peut me passer de mon Mac mais l’iPad doit représenter 80% de mon utilisation maintenant. Donc c’est bien l’appareil que j’utilise le plus.
Les 20% du Mac pour les machines virtuelles mais aussi les téléchargements. Et Final Cut Pro...
Je vois aussi que tu l’utilises sans coque, ce que je fais pour tout mes appareils. C’est assez rare au point que je lis souvent que le design de l’iPad pro ne faire guerre de différence car souvent caché par une protection...?. My god je ne sais plus quoi penser de ces gens maniacodépressif de la micro rayure. Protègent-ils aussi leur auto avec une coque ?! Et leur maison avec une bâche sur le toit ?!

avatar Tit_Ben | 

@SebKyz

Il y a 2 sortes de gens,
-ceux qui ont peur d’utiliser leurs objets
-ceux qui les utilisent

?
moi je dépense pas 1000 € pour laisser le film de protection de l’écran ! Lol

avatar macam | 

@Benoît :
Tu as dû utiliser le Macbook Air de ta femme pour écrire cette réponse. ;)
Sinon les protections n'empêchent en rien l'utilisation des appareils. Et un ipad pro cassé, ben c'est un deuxième à racheter, soit le prix d'un macbook pro touchbar 15"...
Plus sérieusement : article très intéressant, merci pour cette contribution.

avatar Tit_Ben | 

@macam

J’ai pris apple care sur mon 10,5 et je vais reprendre sur le 12,9 afin d’atténuer le risque.

avatar IPICH | 

@SebKyz

Pour la coque j'ai envie de dire que ceux qui cachent le design par des protections ne sont pas juste des ignorants qui gâchent le design mais juste des gens qui ont pas envie de casser leur appareil qui coûte super cher d'un revers de main.

avatar SebKyz | 

@IPICH

Jamais dis que c’était des ignorants mais des maniacs qui ne profitent pas du beau dessin de leurs produits. J’en connais avec des coques qui font de leur smartphones de gros parpaings degueus, c’est juste dommage.
C’est comme des enjoliveurs à la place de jantes sur une belle caisse, ça se fait pas.
Tu sais les gens mettent aussi des coques sur un tel à 150 balles, le prix veut rien dire.

avatar IPICH | 

@SebKyz

Bah justement qu'importe le prix les gens ne veulent pas abîmer leur appareil c'est leur droit merci de ne pas juger ces gens de maniaques.

avatar SebKyz | 

@IPICH

D’accord

avatar pocketalex | 

@SebKyz et @IPICH

Le souci avec les iPhone/iPad, c'est soit tu mets pas de protection, et le moindre choc les raye ou les abime

Soit tu mets une protection, et tu épaissis et amochis un bel objet

Quand j'avais l'iPhone 4S, je n'utilisais pas de protection. Le téléphone est tombé mille fois, dont une fois sur un escalier en marbre ... que dalle. à peine quelques rayures, et encore

Mais mon iPhone 6, et mon iPad Air 2, j'ai mis le minimum syndical : cover Apple en cuir pour l'iPhone, et cover écran pour l'iPad. C'est un peu cher, mais les appareils restent beaux, et pas épais. Et protégés.

Par contre, des coques horribles, et en plus, épaisses, c'est la cata. C'est d'autant plus la cata que c'est la majorité de ce qui est vendu...

Edit : un iPhone 6, sans protection, il "glisse" très facilement des mains.

avatar SebKyz | 

@pocketalex

Perso je préfère que ça s’abîme un peu et en profiter, pas de soucis.
J’ai un iPad Pro depuis 1 an et je le met dans une pochette en cuir pour les transports. Aucune rayures mais j’en prends soin.
iPhone 7 Plus tombé dans les 1ères semaines du coup je l’ai gardé 2 ans avec qq pets tout autour. Au moins je le reconnaissais entre 1000 ? et ça ne m’a pas incité à en prendre une pour le Xs ?
Je déteste ces coques ??

avatar pocketalex | 

@SebKyz

un truc aussi important que les coques pou une pas abimer son smartphone : faire attention, en prendre soin

Même avec ça, bien évidemment, on échappe pas à une chute accidentelle, l'humain reste humain, mais au moins son l'évite au maximum

Les personnes que je rencontre qui ont un iPhone étoilé, voire.. on voit les composants, genre je me trimballe une poubelle, ça m'horrifie, et pour certains, on voit bien qu'ils ont acheté un produit "haut de gamme" qu'ils traitent comme un vulgaire produit de consommation. Généralement, ça en dit long sur la personne...

Bref, prendre soin de son matériel.

avatar en ballade | 

@pocketalex

"produit "haut de gamme""

Tu confonds avec produit de masse fabriqué en Chine comme tant d’autres

avatar pocketalex | 

@en ballade

Tu m'expliquera en quoi le fait que ce soit fabriqué en chine interdise le "haut de gamme"

La chine n'est pas le ramassis des crevard du low-cost, c'est juste l'atelier du monde, et on y fabrique ce que l'on veut, du très bas de gamme au très haut de gamme, c'est juste une histoire de cahier des charges et de maitrise des fournisseurs...

A ce que je sache, dans l'échelle des smartphone, Apple n'est pas positionné "bas de gamme", avec des smartphones qui démarrent à 700€ et qui culminent à plus de 1500€

Tu m'expliqueras qui fait du haut de gamme, si ce n'est pas Apple ou autres (Samsung, ...)

Je pense que tu confond "haut de gamme" (produits premium, finitions impeccables, matériaux nobles, fonctionnalités 'high end') et "luxe" (produits manufacturés, durables, réalisés à la main, en atelier, par des artisans mettant en oeuvre un savoir faire pluri-centenaire, transmis de génération en génération, et/ou utilisant des matériaux rares et chers : or, diamants, etc)

Apple n'est certainement pas une marque de Luxe, même si elle en empreinte les codes, mais assurément une marque haut de gamme

Sérieux, déjà que la crédibilité de tes commentaires frôle le caniveau, mais avec des participations comme ça, tu remonte pas ton dossier plus haut dans la pile...

avatar fte | 

@en ballade

"Tu confonds avec produit de masse fabriqué en Chine comme tant d’autres"

Luxe suppose rareté et manufacture. Encore que.

Haut de gamme pas du tout. Je ne vois pas ce qui te gêne. Les chinois ne sauraient pas fabriquer du haut de gamme peut-être ?

Info : ils savent.

avatar byte_order | 

@SebKyz
> Ton exemple avec le tracteur est tout à fait ce que je pense

Mis à part que l'exemple démarre avec "On peut tout faire avec un SUV", un postulat qui n'est pas vrai non plus...

avatar pocketalex | 

@byte-order

pour qu'un raisonnement soit foireux, il suffit que les bases jetées soient foireuses. Et comparer l'iPad pro à un SUV, c'est foireux.

avatar SidFik | 

« Beaucoup pestent sur l’impossibilité de connecter une clé USB sur un iPad. C’est totalement faux, quantité d’outils, d’adaptateurs et d’applications le permettent. Il serait plus judicieux de considérer l’iPad dans son écosystème et pas juste à la sortie de sa boite ! »

Bon je veux bien que ce monsieur aime beaucoup son ipad mais il y a parfois beaucoup de mauvaise foi, surtout ce passage ou il nie l’évidence...

3 trois lignes il nous fait un discours général en omettant de nous parler de toutes la pléthore de limitations et de non sens qui rendent l’utilisation de clef usb un vrais calvaire et dont il est surement conscient.

Deja on ne parle pas de clef usb avec extension Lightning (ce qu’il aurait dut préciser) mais d’une clef usb lambda (dans 99% des cas votre client/un ami/votre collège de travail n’aura pas de clef usb avec extension Lightning à vous passer de plus que cette solution est a jeter si vous avez un ipad pro 2018 sans adaptateur, celui-ci laissant place à l’usb-c)

Alors pour qu’une clef usb marche sur ipad il faut:

Qu’elle soit formaté au format FAT / FAT16 / FAT32
(Le exfat et ntfs n’étant pas pris en charge c’est deja une grosse limitation)

Mettre un dossier intitulé DCIM à la racine
(Oui car seul les images et videos MP4 marchent, mais bon monsieur tout le monde n’en à pas besoin,les seuls qui se plaignent font partis des 5% qui se prennent pour les 50%)

Les nom des fichiers MP4 doivent avoir la taille de 8 caractères exactement (exemple : monfilm1.mp4) et être placés dans le dossier DCIM
(Un détail n’est-ce pas)

Bref voici le genre de détail qui rendent pour moi l’ipad une machine limitée, certains diront qu’il faut fonctionner autrement, dans l’air du temps ou tout marche sans fil via le cloud, mais personnellement je ne compte pas me limiter à cause de limitation qui ont pour but d’augmenter une marge produit en forçant l’utilisateur à payer le prix fort pour plus d’espace de stockage ou à être esclave au cloud ..

avatar arnaud06 | 

@SidFik

Moi je me balade toujours avec ma clef USB lightning.

Résultat quand quelqu’un veut me passer un fichier et qu’il n’y a pas de solution sans fil (air drop/email/dropbox/one drive/Gdrive...) je lui fil ma clef... fin du débat.

En pratique je ne m’en sert jamais car il y a toujours une meilleure solution..

Avec l’iPad il faut apprendre à changer ses habitudes et ouvrir son esprit au dela dd la clef usb..

Ceci étant j’ai quand même acheté un adaptateur usB c pour garder la compatibilité avec ma clef

avatar pat3 | 

@Moumou92

Quel modèle ?

avatar arnaud06 | 

@Moumou92

Tu lis les clefs/DD externe via l’appli fichier sans aucune configuration ?

avatar arnaud06 | 

@Moumou92

Ok merci

avatar SidFik | 

@Moumou92

Il existe aussi une seedbox (accessible uniquement via safari) pour passer outre les limitations d’apple envers l’usage des clients torrents, cela vous parait une solution logique ?

quand à la solution proposé c’est de la bidouille ... (et pour le coup une bidouille que seul les 5% vont utiliser)
D’ailleurs rien empêche apple de fermer ce type d’usage à son bon vouloir en interdisant l’usage d’explorateurs de fichiers ou en limitant les application faites pour ce type d’appareil...

avatar Szbat | 

@Moumou92

J’avoue que je suis curieux de savoir comment tu fais cela. J’ai bien envie de Switcher vers l’iPad mais ça me rebute ces limitations.

Alors si tu me dis que c’est possible, je suis tout ouïe.

avatar SidFik | 

Oui c'est vrais je suis bête, je ne sais pas utiliser iOS....

est-ce que vous pouvez connecter oui ou non, une clef usb, avec juste un adaptateur Usb/Lighting et lire un pdf ou un film en avi via l'explorateur de fichier officiel d'apple ?

Si oui alors en effet il est "Très simple" d'utiliser une clef USB à un iPad...

La il s'agit d'utiliser un serveur local mobile (à batterie) mettant en réseau une clef usb (ne pas oublier de se déconnecter du réseau wifi actuel pour basculer sur celui du serveur mobile) afin de pouvoir accéder via une application tierce au contenu de cell-ci avec les désavantage que comporte ce type de procédé (à savoir le débit réduit, le fait de devoir télécharger le fichier avant de le lire, l'appareil qui peut tomber en rad de batterie pendant l'écriture...)

mais non c'est très pratique et ce n'est pas une limitation, ceux qui disent le contraire ne savent pas se servir d'iOS ...

"quand à la seedbox, il y a bien plus simple pour utiliser torrent sur iPad (comme le serveur de fichiers de la freebox pilotable depuis l’appli)."

vous voulez dire .. une seebox ? ...
d'autant plus que c'est un miracle que l'application soit toujours présente sur l'AppStore, toute les applications liés de près ou de loin à la manipulation de torrents ont été supprimés du store depuis bien 2ans ... tel que "seedbox mobile" "BtSync" "iTransManager" ... ont toutes étés bannies de l'AppStore.

L'usage d'explorateur à l'intérieur d'application externe est toléré c'est vrais mais pensez-vous que cela sera encore le cas si un jour apple force l'utilisation de son propre gestionnaire de fichier à travers les application tierce comme ce fut le cas pour son moteur HTML ?

Vous ne pouvez en être sur, et apple n'as jamais été friand de solutions alternatives ...

d'autant plus que si le serveur mobile ne propose pas de connexion standardisé et impose de passer par sa propre application apple est tout à fait libre de la supprimer de son store

avatar byte_order | 

@Moumou92
> L’usage d’explorateurs de fichiers est largement autorisé sur l’app store...

Parce que Apple n'a pas un mini router/NAS Wifi à son catalogue.

Le jour où elle a l'idée de s'y mettre (iTimeMachine), je parie n'importe quoi qu'elle imposera *sa* solution et se mettra, comme par hasard, à "découvrir" des violations des règles à tout un tas de ces applications "tolérées" depuis des années.

C'est pas comme si on n'avait jamais vu sa façon de procéder pour tuer les alternatives quand elles deviennent concurrentes à ses profits.

avatar agrippa | 

@SidFik

Bonjour,
J utilise régulièrement un ravpower en complément de mon iPad. Ça me permet de lire des mkv depuis un DD externe, de brancher une clé usb et d y accéder.
Je suis, malgré l utilisation régulière de cet outil, d accord avec vous. Ce n est franchement pas simple, il faut se déconnecter du wifi, parfois c est très lent, parfois ça ne fonctionne pas.
C est une solution de bricolage pour contourner une limitation imposée par Apple.
Si on possède un mac, avec AirDrop ça devient pratique mais dans ce cas l iPad est un outil de production ou de consultation avec lequel on ne partage pas grand chose

avatar agrippa | 

@Moumou92

Dans le collège où je travaille, il n y a pas de wifi, mon ravpower me sert également à en créer un dans les salles où il y a un rj45.
Lorsque j’utilise mon iPhone en partage de connexion, c est nettement moins pratique

avatar agrippa | 

@Moumou92

Il est également possible que les limites viennent d’une mauvaise maîtrise de ma part.
J aimerai davantage de simplicité comme une clé lightning/usb3 que iOS reconnaîtrait sans passer par une app tierce.
Tout aussi ennuyeux, pour utiliser le photocopieur je suis obligé d installer printer pro sur un pc Windows pour qu’il serve de relais. Néanmoins, ça a le mérite de fonctionner là où l impression est impossible avec mon MBA
Bref la plupart du temps l iPad est suffisant, mais il m arrive de râler et d avoir besoin de mon MBA ( encore une fois, c est peut-être un réflex de vouloir imiter un le fonctionnement d un mac avec mon iPad ou un manque de maîtrise).

avatar byte_order | 

@Moumou92
> Il suffit que le ravpower (j’en ai eu un) ou autre routeur soit lui même connecté au wifi,
> et aucun soucis... il s’utilise comme une passerelle...

Euh, le concept de l'iPad c'est pas la mobilité ?

Comment vous déplacer avec vous non seulement votre iPad, votre ravpower mais également l'infrastructure Wifi pour ne jamais avoir à changer de réseau Wifi et que tout soit toujours accessible directement ?!

avatar Billytyper2 | 

@agrippa

Le hootoo est excellent…plein de qualités.

avatar Androshit | 

@SidFik

Tu n’y connais rien, du coup tes commentaires sont presque drôles ?

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