Android 5



Android : Jelly Bean peut encore attendre

Plusieurs développeurs Android se sont exprimés lors de l'Android Developer Conference III au sujet de Jelly Bean, la prochaine version majeure de l'OS de Google.

Et ils ne semblent pas pressés de plancher sur une nouvelle itération du système d'exploitation. « Vous devez vous concentrer sur ce qui est disponible maintenant » estime Chris Morris, un développeur pour la chaîne météo The Weather Channel. « Je pense que tout le monde veut monétiser [son application] maintenant » souligne quant à lui Michael Luongo qui développe des applications de screencasts.

Des opinions partagées par des développeurs de France Télécom R&D qui veulent tout d'abord « s'assurer que chaque possesseur de smartphone Android puisse utiliser [leur] application ». Autrement dit, une sortie trop précipitée de Jelly Bean accentuerait la fragmentation logicielle d'Android.

Comme le note un blogueur de ZDNet spécialisé dans l'OS mobile de Google : « Brusquer cette mise à jour serait un désaveu pour l’ensemble des acteurs autour du système, autant les multinationales que la communauté, qui peinent à amener ICS [Ice Cream Sandwich, la dernière version en date, ndr] sur leurs appareils. »

Sur le parc total des appareils Android, Gingerbread (2.3.x) est encore largement la version la plus installée (64,4 %), suivi par Android 2.2 (20,9 %). ICS se place quatrième avec 4,9 %, derrière Eclair.

Quelques rumeurs avaient fait état d'un lancement de Jelly Bean cet été. Une situation donc peu crédible au vu des éléments ci-dessus. La prochaine conférence Google I/O qui se tiendra du 27 au 29 juin pourrait être l'occasion d'en savoir plus, ou pas, sur le successeur d'ICS.

[Via ComputerWorld]



Android 5 : sortie cet été ?

Android 5.0 serait disponible dès cet été, si l'on en croit DigiTimes. L'objectif pour Google serait double : parvenir à enfin faire décoller son système d'exploitation sur les tablettes et occuper le terrain avant la sortie de Windows 8 que Google semble craindre.

L'aspect le plus surprenant de cette rumeur, c'est que Google proposerait à ses partenaires soit d'installer exclusivement Android 5 sur leurs tablettes soit de les doter d'un système de dual-boot permettant de passer de Windows 8 à Android (et inversement) sans avoir à éteindre la tablette. Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?

Si tout ceci reste de la rumeur, on sait par contre que le nom de code de cette version fait toujours dans la gourmandise, puisqu'il s'agit de Jelly Bean (dragée à la gelée de sucre).

L'autre chose qui est certaine, c'est qu'Éric Schmidt a promis une tablette Android de la plus haute qualité d'ici la fin du premier semestre (lire : Une tablette Android « de qualité » d'ici six mois).

Une sortie si rapprochée d'une nouvelle version d'Android risque de poser des casses-têtes à ceux qui ont du mal à suivre la cadence (lire : Android 4 : les constructeurs se moquent du monde). Et cela commence par Motorola, qui vient de mettre à jour sa feuille de route concernant le déploiement d'Ice Cream Sandwich. À l'exception de la Xoom première du nom, aucun produit Motorola ne devrait passer à Android 4.0 avant le second trimestre. Pire, certains produits comme la Xoom 2 pourraient passer sous Ice Cream Sandwich alors que son successeur sera déjà disponible dans le commerce. En effet, de nombreux déploiements sont programmés pour le troisième trimestre.

En attendant, Android s'est trouvé un nouveau détracteur en la personne de Meg Whitman, qui ne manque pas dès qu'elle en a l'occasion de casser du sucre sur le système d'exploitation de Google (lire : "webOS sera meilleur qu'Android et iOS"). Son discours n'a pas changé : "Je pense qu'il y a de la place pour un système d'exploitation supplémentaire. iOS est très bien, mais c'est un système fermé. Je pense qu'Android est susceptible de devenir un système fermé du fait de l'acquisition de Motorola par Google".

Au passage, la nouvelle patronne de HP qui promet un renouveau pour webOS d'ici deux à trois ans n'a pas que des supporters. Steve Jobs ne la portait pas dans son coeur. Meg Whitman avait été proposée pour devenir membre du conseil d'administration d'Apple à la fin des années 90.

Chez Steve Jobs, la classification du genre humain est relativement simple. Il y a les génies et les nuls. Pour lui, la patronne de HP appartient à la seconde catégorie. Dans la biographie qui lui est consacrée, il la traite même de "cruche".

Image : Pocket-lint

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