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Habillage Vendredi 28 Novembre 2014 BlackFriday MacGeneration

Test du Chromecast

Stéphane Moussie | | 20:03 |  21

Changement total de stratégie de Google pour pénétrer dans le salon. Les Google TV étaient trop chères et trop compliquées ? Voici le Chromecast, un appareil de la taille d'une clé USB qui se branche sur le port HDMI du téléviseur. Pas de télécommande avec des dizaines de boutons, on contrôle la lecture des vidéos et de la musique issus des services de Google et de quelques partenaires simplement avec un iPhone ou un smartphone Android. À cela s'ajoute la prise en charge de Chrome.

Bien qu'il ne soit pas encore sorti officiellement en France, il est très facile de se procurer un Chromecast dès aujourd'hui pour une quarantaine d'euros. Cet accessoire présente-t-il un intérêt ? Réponse dans notre test du Chromecast.

Contenu du paquet et Chromecast

En préambule, il faut noter que le Chromecast n'est pas encore officiellement disponible en France. Annoncé le 24 juillet à la surprise générale et commercialisée le même jour aux États-Unis à 35 $ (25 €) avec trois mois d'abonnement à Netflix offert (24 $ de valeur), l'accessoire sortira en bonne et due et forme dans le courant de l'année en France et sur d'autres marchés. 2014 marquera aussi l'arrivée d'un kit de développement (SDK) en version finale, un sujet sur lequel nous reviendrons plus tard.

Bien que le Chromecast soit absent de Google Play en France, on le trouve le plus facilement du monde sur Amazon.fr autour de 40 €, frais de port compris. Signe d'une commercialisation qui n'a pas encore officiellement débuté dans l'Hexagone, il n'est pas vendu directement par Amazon, mais par d'autres revendeurs.

Pas d'inquiétude à avoir toutefois, c'est Amazon qui se charge de l'expédition et la politique de retour est la même (retour du produit possible sous 30 jours). C'est d'ailleurs par ce biais que nous avons acheté notre exemplaire.

Google n'a pas mis en place de barrières géographiques, le Chromecast est donc pleinement fonctionnel en France. Comme on peut s'y attendre dans ces cas-là, les logiciels liés à l'appareil sont exclusivement en anglais, mais cela n'est pas handicapant dans la mesure où l'installation et l'utilisation sont simples.

De la taille d'une grosse clé USB, l'appareil est compact. Cette clé HDMI est entièrement faite de plastique noir (mat sur ses deux faces et brillant sur son pourtour). Une LED à l'arrière indique différents états : blanc clignotant, le Chromecast est en attente de paramétrage ; blanc, l'appareil est en état de marche ; rouge, en cours de démarrage ou réinitialisation en cours. Pour justement réinitialiser l'appareil en cas de problème, il faut appuyer sur son unique bouton pendant au moins 25 secondes. L'opération est aussi réalisable en passant par l'application dédiée. Enfin, on trouve à son extrémité un port micro USB.

Le Chromecast est petit, mais pas autant qu'un câble HDMI. Si les ports HDMI du téléviseur ou du moniteur sont situés les uns en dessous des autres, il peut en obstruer un. Une petite rallonge HDMI est judicieusement fournie au cas où le problème se présenterait.

Le Chromecast et son câble USB branchés à un téléviseur

Même avec l'interface MHL, la norme HDMI 1.4 ne délivre pas assez d'énergie pour alimenter le Chromecast. On trouve ainsi dans la boîte un câble USB et un chargeur... américain. Logique puisque l'appareil n'est officiellement disponible qu'aux États-Unis pour le moment. Cette absence de chargeur français n'est pas gênante pour autant. Il n'est pas obligatoire de brancher le Chromecast sur le secteur pour l'alimenter, un port USB suffit. Le câble donné est suffisamment long (1,40 m, un velcro permet de l'attacher) pour qu'on le relie au premier port USB de libre si son téléviseur n'en possède pas.

Nous avons par exemple branché le câble sur le port USB de la Box de SFR et cela a fonctionné. Si toutefois vous n'avez vraiment pas de port USB disponible dans un rayon de 1,40 m, il est toujours possible d'utiliser le chargeur USB français d'un autre produit électronique. En dernier recours, il existe des adapteurs de prise américaine vers prise française pour une poignée d'euros.

Au niveau des caractéristiques techniques, le Chromecast est capable de lire des vidéos en 1080p et prend en charge le Wi-Fi 802.11 b/g/n, mais seulement sur la bande des 2,4 GHz. L'absence de la bande des 5 GHz, plus rapide et moins fréquentée que la 2,4 GHz, est un tort. Le seul moyen dont dispose l'appareil pour se connecter à Internet est le Wi-Fi, à ce titre il aurait été plus que judicieux de soigner cette partie en acceptant le 5 GHz pour profiter de ses bienfaits.

L'appareil utilise un système sur puce Marvell DE3005-A1 que l'on ne retrouve dans aucun autre produit. Cette puce peut décoder matériellement le VP8, le codec vidéo de Google utilisé notamment sur YouTube. Le codec H.264, plus répandu, est aussi pris en charge. Du côté de l'audio, les codecs les plus courants sont de la partie : MP3, AAC (HE-AAC et LC-AAC), Vorbis et CELT/Opus. Le Chromecast sait lire les contenus protégés avec les DRM Widevine (Google) et PlayReady (Microsoft). Le produit est aussi doté de 512 Mo de RAM et de 2 Go de mémoire flash.

Il est compatible HDMI CEC, en clair il est capable d'allumer un téléviseur et de le basculer vers la bonne entrée au démarrage d'une vidéo. En revanche, le contrôle du volume du téléviseur via le CEC n'est pas pris en charge.

Bien que le Chromecast soit présenté par Google comme émanant du navigateur Chrome, une équipe de hackers affirme que le logiciel qu'il utilise est en fait une version modifiée de l'OS des Google TV, lui-même dérivé d'Android. Le système du Chromecast n'embarque pas deux composants importants d'Android, à savoir Bionic et la machine virtuelle Dalvik (qui sera remplacée à terme par ART), et il n'est donc pas possible d'installer un .APK sur ce produit, même avec un accès root.

La politique de confidentialité par défaut du Chromecast est la suivante : « Google peut collecter les systèmes d'activité, les crashs et d'autres détails sur l'utilisation du Chromecast, y compris sur l'usage des apps et les noms de domaines (mais pas les URL entières) accédés par le Chromecast. » Il est possible de désactiver dans les options cet envoi de données. Apple récolte peu ou prou les mêmes informations par défaut sur l'Apple TV (lire : Quelles données collectent automatiquement les Apple TV ?).

4
10
Chromecast de Google 2014-01-22t20:03:00+01:00 Stéphane Moussie Configuration
- Très compact

- Prix

- Facilité d'utilisation
- Limité techniquement (Wi-Fi 2,4 GHz uniquement)

- Écosystème embryonnaire

- Fonctionnement avec le navigateur Chrome pas au point

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21 Commentaires

avatar Darkpoze 23/01/2014 - 08:42

Donc au final, c'est une pale copie d'un AppleTV, sauf que la connectique est limitée et basique, l'interface inexistante, les services absents, l'utilisation laborieuse voir impossible, pour pas beaucoup moins cher que l'original ? Du grand Google quoi :)

avatar Schlurf 23/01/2014 - 11:03

S'il faut installer Chrome... alors là, non merci.

avatar NFX 23/01/2014 - 18:04

Si j'ai bien compris le test, l'utilisation du Chromecast ne se fait que par un appareil tiers. Soit ce dernier diffuse son contenu avec une latence non négligeable (chrome sur Mac par exemple), soit il pilote l'appareil pour qu'il lise de lui-même une ressource déportée, mais nécessite de rester actif pour que l'on puisse contrôler la diffusion. Le comparer à un AppleTV est bien réducteur pour ce dernier. Il n'est comparable qu'à la fonction AirPlay de l'AppleTV. Cette dernière est réservée à iOS ou OSX, mais me semble plus aboutie : pas ou peu de latence, gestion des plus hautes résolutions, affichage de l'écran complet sous iOS ou comme écran supplémentaire sous OS10.9, compatible avec tout ce qui sait lire de la vidéo sous iOS, même les applications dédiées de la plupart des diffuseurs TV (C+, Eurosport, SFR, Orange, ...).
Bref, rien que pour cela, la différence de prix est justifiée. Et à l'inverse, l'AppleTV est d'abord un appareil autonome. Par exemple, Vevo et YouTube sont directement dessus, en plus de l'accès à tout le contenu (payant, à l'achat ou en location) de l'iTunes Store et de toutes les bibliothèques iTunes (gratuites) de son réseau.

avatar NFX 23/01/2014 - 18:07

@Darth Philou
Une suggestion :
- Réforme ton mini pour le transformer en serveur iTunes.
- Place ta bibliothèque iTunes sur ton Synology
- Prend une AppleTV et profite.

avatar Lebossflo 23/01/2014 - 18:09

Perso je l'ai ramené lors d'un voyage aux States. Installation rapide et utilisation simple. Je ne m'en sert pas tous les jours mais quand je le fait c'est la plupart du temps pour regarder mes chaines YouTube ou des playlists Et rarement des film Google film
.
C'est pas cher et ça marche aussi bien depuis ma tablette que mon smartphone ou mon pc .

Pour mon utilisation y a pas photo ça fait peut être pas autant qu'une apple TV mais j'ai pas eu besoin de tout racheter pour une somme affolante....

Le streaming du contenu local serait un vrai plus et l'arrivée de netflix rendra son usage quotidien.

avatar ichp 19/03/2014 - 14:55

Bonjour,

Quel NAS synology pour transcoder du 1080 p 2D et 3D via PLEX ?

Perso j'ai suivi ca https://plexapp.zendesk.com/hc/en-us/articles/201373793--Legacy-NAS-Guide

+ ca https://docs.google.com/a/plexapp.com/spreadsheets/d/1MfYoJkiwSqCXg8cm5-Ac4oOLPRtCkgUxU0jdj3tmMPc/

mais rien en fait mention de 3D...

Merci bcp

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