Design, écran, photos : nos premières impressions sur le Galaxy S8

Nicolas Furno |

À défaut d’avoir le téléphone à la rédaction, Samsung nous a invités tout en haut de la Maison de la Radio pour admirer la Tour Eiffel les deux Galaxy S8 et les essayer. En attendant notre test complet, voici mes impressions après avoir utilisé le téléphone.

Galaxy S8+ couleur orchidée et S8 couleur noire. Cliquer pour agrandir

Un smartphone incontestablement haut de gamme

Avant de passer son téléphone, Samsung a présenté le nouveau modèle en commençant par un petit retour historique. Dans la pièce qui accueille l’événement, étage 22 de la tour qui s’élève au centre de la Maison de la Radio, on trouve d’ailleurs tous les Galaxy S, rassemblés sous un bloc de verre. Une manière de rappeler le chemin parcouru en sept ans, depuis le tout premier modèle de cette gamme.

Tous les Galaxy S rassemblés dans une vitrine, depuis le tout premier sorti en 2010. Cliquer pour agrandir

Comme l’explique mon interlocuteur sans ambages, Samsung n’a pas toujours été connu pour soigner ses designs. Le S5 serait même, et c’est lui qui le dit, le pire de la gamme (ndlr : son dos façon « barquette de poulet » ne nous avait pas emballés non plus, lire Samsung remplace le designer du Galaxy S5). Depuis, le constructeur coréen a fait un véritable effort qui aboutit avec cette génération. On ne va pas discuter ici de tel ou tel design, mais force est de constater que le S8 fait fort, très fort même.

Vous avez déjà vu le S8 sous toutes les coutures, son écran sans bordure, son cadre en métal et son dos en verre. Le rendu en vrai et une fois entre mes mains est encore plus impressionnant toutefois. J’avais avec moi mon iPhone 7 Plus pour prendre des photos et le téléphone d’Apple a clairement pris un coup de vieux cette année. Avec ses bordures en haut et en bas, son écran pourtant de 5,5 pouces paraît perdu au milieu d’un appareil immense.

Samsung Galaxy S8 et S8+. Cliquer pour agrandir

Pour faire simple, le S8 de taille standard se rapproche d’un iPhone 7, tandis que le S8+ ressemble davantage à un iPhone 7 Plus. Mais les deux modèles de Samsung sont moins larges et plus hauts que ceux d’Apple, un choix qui améliore la prise en main. Dans les grandes lignes, on reste sur deux grands téléphones. Sauf que d’un côté, toute la surface avant est un écran alors que chez Apple, il faut se contenter d’un bloc au milieu. Le choix exclusif du noir sur la façade avant renforce cette impression.

La prise en main est très bonne. Samsung a soigné les matériaux utilisés, tout est en verre — du Gorilla Glass 5 plus résistant encore que ses prédécesseurs, nous dit-on — ou en métal. Concrètement, la façade avant est entièrement en verre, ça c’est classique, mais le dos lui aussi est totalement dans ce matériau. Quant aux fines bordures sur les quatre côtés, elles sont en métal d’une couleur qui s’accorde avec l’arrière.

Le Galaxy S8 a de très fines bordures de métal sur le côté qui s’accordent avec la teinte choisie : noir en dessous, argent au-dessus. On distingue aussi les deux boutons de volume et le bouton dédié à Bixby, le nouvel assistant de Samsung. Cliquer pour agrandir

C’est la même idée qu’Apple avait suivie pour l’iPhone 4 et le constructeur y reviendra peut-être cette année. Il faut dire que c’est une très bonne piste, un rendu à la fois simple, minimal pourrait-on dire, et de qualité. Samsung a bien travaillé, rien ne bouge quand on prend le S8 en main, le téléphone respire la solidité et c’est clairement au niveau du concurrent américain.

En termes de design, Samsung reste encore un petit peu en retrait sur quelques détails, comme l’alignement des ouvertures en bas. Mais honnêtement, il faut vraiment regarder de près pour noter le défaut, le constructeur s’est amélioré ces dernières années et cela ne devrait jamais être un problème à l’usage. On pourrait noter par ailleurs qu’Apple règle ce problème en retirant systématiquement des ports, là où le Coréen les conserve… et passe à l’USB-C, le standard actuel.

Si vous regardez de près, les ports ne sont pas toujours alignés de ce côté. Mais franchement, qui regarde de près, à part pour chipoter sur le design ? Cliquer pour agrandir

Pour finir le tour du propriétaire, on apprécie la disparition du logo en façade, le rendu est nettement plus propre. Au dos, c’est moins clair. D’un côté, le verre est élégant et les trois couleurs proposées en France (noir carbone, argent polaire et orchidée) sont toutes élégantes et discrètes. La couleur orchidée mérite d’être vue en vrai, le rendu est très différent de ce que l’on peut avoir sur les photos, il n’est jamais totalement violet et il varie énormément selon l’éclairage. Comme le noir, ce modèle souffre en revanche d’une grande force d’attraction pour les empreintes… si vous n’aimez pas ça, mieux vaut s’en tenir à l’argent.

Je suis beaucoup moins convaincu par la zone dédiée à l’appareil photo, qui accueille en plus le capteur d’empreintes sur le S8. Ce n’est pas un placement ergonomique, déjà, mais ce n’est pas encore le sujet. Le flash est vraiment peu esthétique par rapport à celui de l’iPhone. L’ensemble paraît chargé et tranche avec le reste, c’est un peu dommage… et en même temps, ce n’est pas ce que l’on voit le plus. Ce n’est pas bien grave.

La partie au dos dédiée à l’appareil photo et au capteur d’empreintes n’est pas la plus réussie à mon goût. Cliquer pour agrandir

Au-delà du design posé sur une table, le Galaxy S8 est un appareil très confortable à l’usage. J’ai utilisé les deux modèles pendant une bonne demi-heure de façon intensive, sans jamais ressentir de gêne. Un bon point, peut-être aussi lié à la différence de poids entre les deux appareils. Elle n’est pas énorme, mais le S8+ (173 g) est plus léger que l’iPhone 7 Plus (188 g), surtout utilisé sans protection comme c’était le cas.

À l’arrivée, même si Samsung a produit un très gros téléphone, il paraît plus petit qu’un iPhone 5,5 pouces. Et il est, dans mon expérience encore limitée, plus agréable à tenir et utiliser. Un bel exploit.

Un très grand écran, très allongé

Samsung propose deux tailles de téléphone et deux tailles d’écran : 5,8 pouces pour le « petit », 6,2 pouces pour l’autre. Quand on superpose les deux modèles, on note qu’ils ne sont pas si différents que cela… à tel point que j’ai parfois eu du mal à savoir quel S8 je tenais lorsque je n’en avais qu’un seul en main.

La principale différence entre les deux modèles ? La hauteur. Le S8 est aussi légèrement plus étroit que le S8+. Cliquer pour agrandir

Les deux tailles d’iPhone sont très nettement différentes, c’est moins le cas sur les deux S8. Samsung a fait le choix de la hauteur pour agrandir ses écrans, plus que de la largeur, avec un ratio atypique (précisément de 18,5:9). Le S8 est déjà haut, mais c’est encore plus sensible sur le S8+ qui semble anormalement haut et fin.

Quand on a pris l’habitude du ratio classique (16:9), celui de tous les iPhone notamment, il faut s’adapter au début. Néanmoins, on oublie vite la différence… en tout cas, je l’ai vite oubliée pendant ce bref essai, mais je réserve mon jugement sur du long terme. Samsung a parfaitement adapté son interface courante et l’écran d’accueil, par exemple, ne pose aucun problème sur cet écran en hauteur.

Écran d’accueil du Galaxy S8+, avec le thème par défaut fourni par Samsung. Cliquer pour agrandir

Android n’est pas encore tout à fait préparé à ce ratio bizarre néanmoins. Pour les apps qui ne sont pas préinstallées et qui n’ont pas été modifiées par le constructeur, on peut avoir des bandes noires en haut et en bas. Ce n’est pas vraiment la faute de Samsung et il faut rappeler qu’il existe encore aujourd'hui des apps vendues sur l’App Store et qui ne prennent pas en charge le nouveau format des iPhone 6 et de leurs successeurs.

Apple avait aussi fait le choix des bandes en haut et en bas, plutôt que d’essayer d’adapter automatiquement les interfaces. Samsung en fait autant et en attendant les mises à jour, on perd une partie de l’écran. Sur les S8 fournis par le constructeur, Super Mario Run était un bon exemple. C’est pénible d’avoir des bandes, mais grâce au contraste infini de l’écran AMOLED, ce n’est pas aussi gênant qu’on pourrait le croire. On a l’impression d’avoir à nouveau un téléphone avec de larges bandes.

Super Mario Run, une app qui n’a pas été mise à jour pour le ratio allongé du téléphone. En attendant mieux, on peut jouer avec des bandes en haut et en bas. Cliquer pour agrandir

Un domaine où les deux S8 brillent tout particulièrement, c’est pour la vidéo. L’app YouTube a été modifiée pour prendre en charge le ratio allongé et elle propose même trois modes différents, ce qui est d’ailleurs un peu trop compliqué. Par défaut, les vidéos s’affichent en mode optimisé pour l’écran, c'est-à-dire qu’elles conservent leur ratio original et remplissent au maximum l’écran. Pour le trailer du nouveau Thor, on a deux fines bandes en haut et en bas :

Une vidéo YouTube en mode ajusté : l’écran est rempli au maximum, mais l’image n’est pas rognée. Cliquer pour agrandir

Un autre mode affiche également la vidéo en taille originale. Pour une vidéo 1080p, vous aurez alors des bandes sur tous les côtés, mais pas d’agrandissement des pixels. Pour être honnête, je n’ai vraiment pas compris à quoi servait ce mode…

La même vidéo en mode original, avec des bandes sur tous les côtés cette fois. Cliquer pour agrandir

Le dernier mode est le plus impressionnant. Cette fois, la vidéo est légèrement découpée pour remplir complètement l’écran et éliminer totalement les bandes. En fonction du ratio original, vous perdrez un petit peu d’image et par ailleurs, la courbe de l’écran des deux côtés ajoute une petite déformation. Cela étant, quand vous aurez testé ce mode, vous aurez du mal à revenir en arrière. Avoir ainsi tout l’écran dédié à afficher une vidéo est une expérience vraiment plaisante.

Dernière option proposée, la plus bluffante : la vidéo est découpée pour remplir complètement l’écran. Cliquer pour agrandir

Samsung parie sur les écrans allongés, mais cela ne veut pas dire que le constructeur vient bouleverser les standards en photo ou vidéo. Le ratio des images prises avec le S8 est le même qu’ailleurs, et du coup, l’écran lors de la prise de vue est parfois un peu vide. Enfin, vide, ce n’est pas le mot : le constructeur a glissé toutes ses fonctions hors de l’image et il y a de quoi faire, avec un Snapchat-like, plein de modes et des options en pagaille.

C’est mieux quand on filme avec le S8. Dans ce cas, l’écran tout entier affiche l’image, même si la vidéo n’est pas tournée dans le ratio du S8, mais bien dans un classique 16:9. Le même que les iPhone et le même que tout le monde, un choix plutôt sage.

Galaxy S8+ pendant la prise d’une photo. En portrait ou en paysage, l’écran est alors surtout dédié aux multiples options. Cliquer pour agrandir

Nous aurons l’occasion de revenir plus en détails sur cet écran dans notre test complet du téléphone. D’ici là, j’ai pu constater de mes propres yeux ce que les mesures avaient déjà montré : c’est un excellent écran, bien meilleur que les dalles LCD utilisées encore par Apple.

Au fil des années, Samsung a amélioré la technologie AMOLED et le respect des couleurs est bien meilleur, même s’il faudra jouer avec les options pour éviter le mode qui renforce les contrastes et force la saturation des couleurs. La définition est excellente, la luminosité maximale bien suffisante même en extérieur et même si les bords largement inclinés sont un peu gadget, ils ne sont pas gênants et je m’y suis fait très rapidement.

Prendre en photo un écran est toujours difficile… et en l’occurrence, mon iPhone 7 Plus a souvent mal géré les couleurs. En vrai, l’écran n’est pas rose comme ici. Cliquer pour agrandir

Un appareil photo excellent, mais qui ne progresse pas

L’appareil photo est le même sur tous les S8 et il ne dépasse pas au dos, ce qui est un avantage. En revanche, il n’a pas non plus évolué par rapport aux S7, et ce n’est pas une bonne nouvelle en soi. Néanmoins, il reste excellent et les quelques photos et vidéos prises depuis le vingt-deuxième étage de la Maison de la Radio sont de très bonne facture, elles aussi. Et bien souvent meilleures que celles produites par l’iPhone.

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Les conditions étaient idéales pour les deux appareils. Il faisait très beau et il y avait beaucoup de lumière ; il faudra tester dans des conditions lumineuses détériorées pour juger pleinement des deux téléphones.

On note malgré tout des choix systématiquement différents entre les deux smartphones. Les photos produites par l’iPhone tirent toujours vers le jaune, parfois un petit peu trop. En contrepartie, le S8 se trompe sur certaines couleurs : les teintes vertes, sur cet exemple, sont plus réalistes côté iPhone.

Galaxy S8+ à gauche / iPhone 7 Plus à droite. Cliquer pour agrandir

Sur cette photo en contre-jour, les deux s’en sortent avec des choix différents. Il n’y a vraiment pas de meilleure réponse, c’est plus une affaire de goût.

Galaxy S8+ à gauche / iPhone 7 Plus à droite. Cliquer pour agrandir

Cet exemple pris au même endroit, mais depuis l’intérieur de la pièce est plus cruel pour l’iPhone. Cette fois, le téléphone de Samsung prend clairement le dessus, avec un rendu beaucoup plus proche de la réalité et plus agréable, à mes yeux.

Galaxy S8+ à gauche / iPhone 7 Plus à droite. Cliquer pour agrandir

Ce panorama fait aussi beaucoup de mal à l’iPhone. Certes, les bords à gauche et à droite sont mieux éclairés ; certes aussi, la photo réalisée par le Samsung est moins bien montée et on note davantage de traits verticaux qui trahissent les ajustements d’exposition. Certes. Mais regardez ces deux photos, la différence est indéniable et elle n’est clairement pas en faveur du téléphone d’Apple…

Galaxy S8+ en haut / iPhone 7 Plus en bas. Cliquer pour agrandir

L’iPhone 7 Plus reprend l’avantage grâce à son deuxième appareil photo, là où Samsung a choisi la simplicité avec un seul capteur. Il propose ainsi un mode portrait qui, même s’il ne fonctionne pas toujours très bien, reste bien meilleur que l’équivalent du S8, un bricolage réalisé à la hache et franchement pas génial. Par ailleurs, le zoom est bien meilleur sur l’iPhone, à la fois parce qu’il grossit plus et parce que la qualité est inférieure à l’arrivée chez son concurrent.

Zoom maximal sur le S8+ (gauche) et le 7 Plus (droite). Outre la différence de niveau de zoom (8x et 10x), la qualité est bien supérieure côté iPhone. Cliquer pour agrandir

La caméra avant des Galaxy S8 a été améliorée de façon significative, avec un autofocus et une qualité en hausse. Je n’ai pas eu le temps de pensé à tester, nous y reviendrons ainsi dans notre test.

Pour clore temporairement le sujet, les choix de chaque constructeur se retrouvent en vidéo. Techniquement, les deux appareils sont très proches et on peut filmer au maximum en 4K à 30 images par seconde. L’image produite par le Galaxy S8 est très vive, peut-être un peu trop saturée ; celle de l’iPhone est un peu jaune, mais plus proche de la réalité. Le smartphone de Samsung reprend en revanche l’avantage sur le débit du flux vidéo, le double de celui d’Apple. Ce qui veut aussi dire que le poids des fichiers est doublé… on ne peut pas tout avoir.

DeX, un ordinateur d’appoint prometteur

Samsung a également présenté DeX, cette solution maison qui permet de transformer un Galaxy S8 en ordinateur de bureau, ou presque. Je n'ai pas vraiment utilisé cette fonction, mais la démonstration s’est avérée plutôt convaincante et en guise d’ordinateur d’appoint, c’est prometteur.

Un Galaxy S8 posé sur le dock dédié au mode Dex. Cliquer pour agrandir

On pose le téléphone sur le socle vendu séparément (environ 150 €) et préalablement branché à un écran. On attend quelques secondes (15 au maximum, à vue de nez) que le mode DeX s’active et on peut alors utiliser une interface qui rappelle celles que l’on connaît déjà. Samsung s’est clairement inspiré de Windows, avec l’équivalent d’un menu démarrer en bas à gauche, et les icônes de statut en bas à droite.

L’idée est que le téléphone fait tout le travail, le dock ne sert que de lien entre le S8 et l’écran, et le S8 et les périphériques de pointage. La démonstration a été effectuée uniquement avec un câble HDMI pour l’écran et l’USB-C qui sert à la charge, mais on pourrait aussi brancher un câble Ethernet pour se passer de Wi-Fi ou du réseau cellulaire. Deux ports USB peuvent aussi servir pour ajouter un espace de stockage ou relier souris et clavier.

L’équivalent du menu Démarrer, où l’on retrouve toutes les apps installées sur le smartphone. Cliquer pour agrandir

Le téléphone est la brique la plus importante, c’est lui qui fournit les apps et données, la connexion à internet et même l’interface de bureau. Vous pouvez à tout moment débrancher le téléphone et partir avec, sans crainte de pertes. En revanche, le temps d’attente en branchant ou débranchant est un peu frustrant… on peut espérer que ce sera mieux à l’avenir. On ne peut pas non plus utiliser l’écran du téléphone en mode DeX, ce qui aurait pu être pratique pour garder une info dans un coin, ou pour les notifications.

Pour le reste, Samsung a fait du bon travail et l’expérience m’a plutôt convaincu. Le DeX ne remplacera pas un ordinateur dédié, mais c’est un outil pratique pour certaines tâches où le smartphone seul n’est pas très confortable à utiliser. Par exemple, pour rédiger un long mail avec le confort d’un clavier et d’une souris. Ou encore pour regarder une vidéo sur un grand écran, voire en regardant une vidéo tout en rédigeant un mail.

Le client mail du mode DeX. Cliquer pour agrandir

Toutes les apps stockées sur un S8 sont accessibles en mode DeX. Pour celles qui ne sont pas optimisées, comme Super Mario Run, vous aurez une fenêtre verticale au milieu de l’écran que vous pourrez ensuite déplacer. Ce n’est pas optimal, mais cela peut suffire, et l’avantage de cette solution est que les développeurs n’ont pas besoin de modifier leurs apps.

Par certains aspects, ce mode m’a rappelé les Chromebook. C’est un système léger qui permet de faire fonctionner des apps Android. Il faudra voir à l’usage si c’est aussi fluide et agréable que pendant la démonstration, mais je dois dire que je m’attendais à un gadget et c’était plus que cela.

Le constructeur avait aussi apporté un casque de réalité virtuelle, mais il n’était pas possible de le tester. Quelques coques aussi, sauf la version hideuse en deux parties, et la nouvelle Gear 360. Cette caméra très compacte respire la solidité et elle produit des vidéos plutôt amusantes, qui peuvent même être diffusées en direct.

Accessoires : batterie au premier plan, Gear 360 et Gear VR au fond. Cliquer pour agrandir

Pour conclure temporairement

Il y aurait encore beaucoup à dire sur les Galaxy S8, mais il faut bien en garder pour le test. Pour l’utilisateur de smartphone habitué à l’iPhone depuis des années que je suis, j’ai été frappé par la qualité de fabrication, par cet écran immense en façade et par la multitude d’options proposées par Samsung.

Son téléphone peut servir dans plein de cas de figure différents, il intègre encore une prise jack — avec une pique à peine masquée à l’encontre d’Apple —, du stockage supplémentaire si on le souhaite, une dizaine de modes photo, plusieurs assistants, plusieurs méthodes de sécurité… c’est un petit peu vertigineux.

Cliquer pour agrandir

Tout n’est pas au point, mais on sent que Samsung tente des choses parce que c’est possible, et parce que le constructeur ne veut pas décider à la place de ses utilisateurs. Un point fort ou un défaut d’Apple, c’est selon. Un bon exemple est la sécurité, justement : les S8 peuvent vous identifier à l’aide de votre empreinte avec son capteur digital au dos, de votre iris à l’aide de la caméra avant, ou bien avec un code saisi sur l’écran.

Au passage, pas un mot sur la reconnaissance faciale, dupée trop facilement. Manifestement, consigne était donnée de ne jamais évoquer cette option dans la communication officielle. Mais parmi toutes les options restantes, que choisir ? La réponse de Samsung : pourquoi choisir ? Activez-les toutes et utilisez ce qui convient le mieux. Le téléphone est posé l’écran contre la table ? Le doigt devrait se poser naturellement sur le capteur au dos (cela reste à prouver) pour le débloquer. Sinon, l’iris est sûr, rapide… même si notre démonstrateur a été contraint de retirer ses lunettes pour l’exploiter.

Je n’ai pas pu tester ces différentes options, mais une chose est sûre : le capteur d’empreintes au dos est inaccessible quand on a le téléphone en main, en tout cas le S8+. Il faut déplacer l’appareil dans sa main pour l’atteindre, tâtonner pour trouver le capteur (et non l’objectif) et enfin placer le doigt… à l’usage, ce sera sûrement pénible.

Avec Bixby, Samsung ajoute son propre assistant et lui dédie même un bouton sur le côté… mais le constructeur doit encore convaincre. En France, il sert à afficher quelques informations personnelles sous la forme de cartes, comme Google Now. Et on peut trouver d’autres photos de roses quand on voit une rose… pourquoi pas. Pour être juste, l’idée est plutôt, quand on trouve une paire de chaussures ou un vélo qui nous plait, de trouver son nom et éventuellement de l'acheter dans la foulée. Pourquoi pas, mais l’app d’Amazon le fait déjà très bien.

Bixby en France, c’est d’abord ce système de cartes personnelles à la Google Now. Cliquer pour agrandir
Et c’est la possibilité de détecter un objet quand on prend une photo pour afficher d’autres photos (uniquement piochées dans Pinterest) ou l’acheter en ligne. Cliquer pour agrandir

De prime abord, Les Galaxy S8 ne sont pas sans défauts, ne serait-ce le gros problème de leur capteur digital inaccessible. Mais il faut reconnaître que Samsung a fait un excellent travail cette année. On verra à l’usage si ce téléphone tient ses promesses, en attendant, ce premier contact m’a séduit.

Vous pouvez précommander un Galaxy S8 dès aujourd'hui pour 809 € ou 909 € en fonction de la taille. Livraisons prévues à partir du 20 avril.


avatar Smartiiez | 

@Innocente, je pense que le non alignement de l'USB C est volontaire (simple spéculation) afin de facilité le branchement avec le DeX.

J'utilise un dock avec mon iPhone, et il n'est pas toujours évident de brancher le téléphone d'un geste.

J'imagine que Samsung propose de glisser le S8 en appuyant le dos comme le DeX.. Encore une fois, simple spéculation ?

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