L'app anglaise de traçage des contacts est disponible, son code source aussi

Mickaël Bazoge |

Plus de 40 000 personnes ont installé NHS COVID-19, l'application anglaise de traçage des contacts. Un chiffre impressionnant alors que l'app est en phase d'expérimentation sur la seule île de Wight, dont la population est de 140 000 âmes. Cédric O, le secrétaire d'État au numérique, n'a d'ailleurs pas manqué de se féliciter du succès initial de l'application britannique, sachant que StopCovid partage la même philosophie et s'appuiera probablement sur la même technologie.

Infographie : BBC.

Pour des raisons de sécurité et de saine gestion de la batterie, iOS et Android limitent fortement l'exploitation du Bluetooth par les applications tierces. C'est la raison pour laquelle les deux entreprises ont mis au point une boîte à outils commune, l'API Exposure Notification. Mais pour pouvoir utiliser ces outils, les autorités de santé doivent aussi embrasser un modèle décentralisé qui ne fait pas forcément leur affaire (lire : Traçage des contacts : sept pays européens coopèrent sur un système interopérable et décentralisé).

Les autorités anglaises, tout comme leurs homologues français, ont choisi un modèle centralisé où un serveur central gère la majorité du traitement des données contrairement au modèle décentralisé où la plus grande partie de la gestion des informations est traité en local, sur le smartphone. Le NHSX, qui a supervisé le développement de l'application de traçage anglaise, a trouvé une astuce pour utiliser le Bluetooth de manière à peu près efficace, sans faire appel à l'API d'Apple et de Google.

Sur iPhone, lorsque l'application est en tâche de fond, elle parvient tout de même à recevoir des signaux et à en diffuser. Or, le système d'exploitation est ainsi fait qu'une app en tâche de fond ne devrait pas être en mesure de les diffuser. Deux iPhone peuvent donc communiquer entre eux en Bluetooth, que les appareils soient sortis puis remis à portée de communication, ou qu'ils se rencontrent pour la première fois.

L'app NHS COVID-19. Image : BBC.

Sans avoir été en contact avec un autre smartphone, l'application en tâche de fond peut cesser le balisage au delà de 90 minutes. Mais selon les chercheurs, il est peu probable que cela arrive souvent : il suffit de passer à proximité d'un autre appareil (sur lequel l'app est installée) pour relancer le suivi sur l'iPhone, ou tout simplement utiliser le Bluetooth pour tout usage. NHS COVID-19 envoie aussi des notifications pour rappeler de temps en temps à l'utilisateur de relancer l'app.

Le code source de l'application est désormais disponible à la vue de tous sur GitHub, pour iOS et Android, ainsi que la documentation. Le Royaume-Uni pourrait toutefois changer son fusil d'épaule et se décider pour la solution d'Apple et de Google, a-t-on appris cette semaine (lire : Le Royaume-Uni envisage la solution d'Apple et de Google pour son app de traçage). Des experts en sécurité et des parlementaires britanniques ont en effet dit leurs craintes d'une collecte trop importante de données par l'application.

Pour aller plus loin :
avatar Azurea | 

Deux personnes se croisent, une palissade vous sépare, si l'une des deux est infectée, êtes vous signalé infecté vous aussi ?

avatar lyonp69 | 

@Azurea

Apparemment il faut rester un certain temps en présence de la personne atteinte du virus.

avatar iPop | 

@lyonp69

Bah voyons, comme c’est pratique. Et en pleine foule on fait comment ?

avatar raoolito | 

@iPop

Ben justement si vous êtes restés mettons 10mn a portee d'une personne infectée vous êtes potentiellement infecté aussi

avatar moua | 

@raoolito

A est rentré à République dans un wagon du métro.

B est rentré à opéra, durant 10 stations, dans le wagon juste à côté, assis à 2 mètres de A.

A sort au terminus, et est détecté covid quelques jours plus tard.

Est ce que B reçois un alerte ?
Pareil pour ceux qui habitent au 1er étage au dessus d’un magasin/coiffeur sans contact avec les clients.

Loin de moi l’idée de dénigrer cette app qui reste une bonne idée sur le papier, mais j’espère que les faux positifs ne seront pas trop nombreux, surtout à Paris.

avatar raoolito | 

@moua

Ben si je suis la logique, pas mal de monde va recevoir une notif oui
2m ca devrait etre la limite, mais je peux proposer un truc plus tordu:
2m en lieu confiné comme le metro VS 1 metre en extérieur avec une brise de travers :)

Dans le metro vous risquez plus que dehors du coup, mais l’app ne fera pas de différence
C’est pas un outil magique, c’est un outil parmi d’autres pour aider au truc, c’est tout

avatar iPop | 

@raoolito

Je ne sais pas si tu as remarqué officiellement le virus s’étend jusqu’à 3m, le journal : 2m (faut pas faire peur aux gens quand même). Aller, Dernièrement ils l’ont arrondis à 1,50 m 🤪

avatar byte_order | 

@moua
Y'a pas que la contamination directe comme risque, y'a aussi celui de la contamination indirecte, ou croisée. Hors celui-ci augmente bien en fonction de la proximité.

> j’espère que les faux positifs ne seront pas trop nombreux, surtout à Paris.

Y'a environ 30% des tests qui sont des faux négatifs.
0% sont des faux positifs : quand le test dit que y'a covid-19, y'a covid-19, hein.

Mais si ce que vous appelez faux positifs c'est d'avoir fait un test pour rien, vu que 30% d'entre eux sont des faux positifs, c.a.d. qu'ils échouent à détecter la présence du covid alors qu'il est pourtant bien là (prélèvement mal fait, erreur durant le test, etc. je préfère qu'on fasse 30% de tests probablement pour rien. Cela compense, d'une certaine manière.

Mieux vaut être trop prévoyant que de devoir guérir.

avatar marenostrum | 

même à l'hôpital il te le font pas te test, s'ils voient que les poumons n'ont rien. tu rentres chez toi.

avatar byte_order | 

@marenostrum
> même à l'hôpital il te le font pas te test, s'ils voient que les poumons n'ont rien.
> tu rentres chez toi.

Oui, à l'hôpital ils *préfèrent* faire un scan des poumons, parce que là ils ont un test fiable a quasi 100% sur ce virus respiratoire. Et c'est nettement plus rapide en plus, 2 min après ils ont l'image et le résultat.
C'est une question d'efficacité : puisque la personne est à là, c'est qu'un docteur a estimé qu'il y avait symptômes, alors autant faire le test le plus précis et rapide à leur disposition, au lieu d'avoir un test qui prend 4/5 heures et qui n'est fiable qu'à 70%. Il est très difficile de rater un scan des poumons ;-), alors qu'un prélèvement nasal et son analyse, déjà plus. Sans parler que le virus peut avoir déjà suffisament commencer sa migration dans les poumons...

Mais y'a pas un scanner partout et ce n'est pas tenable de faire tous les tests de toutes les suspicions ainsi. Un test PCR, s'il est positif, est fiable et c'est toujours une personne qu'on a pas besoin de passer au scanner dans un hôpital pour savoir s'il est malade, libérant une place pour d'autres.

Reste les 30% de faux positifs.
Soit les symptomes persistent, et un second test sera fait, peut être via un scanner parce que passage par un hôpital. J'ai cru comprendre qu'ils font de moins en moins de second test PCR suite à un test négatif mais des symptomes persistants, parce que le test est encore moins précis dès que le virus est suspecté d'avoir déjà descendu dans les poumons.

Soit les symptomes disparaissent, et dans ce cas la personne n'est plus contagieuse de toute façon, si elle l'a jamais été.

avatar mapiolca | 

@iPop

À mon avis, les « foules », vous allez pas en voir beaucoup dans les prochains mois

avatar Nesus | 

@Azurea

Oui, c’est la limite de la technologie. Et vous n’êtes considéré malade que quand vous vous déclarez comme tel donc il y a une grosse marge d’erreur dans le système.

avatar byte_order | 

@Nesus

Dans le cas de l'app NHSX, y'a trois états en fait :
- sain
- suspecté de possible contamination
- malade.

Y'a donc bien un état intermédiaire avant d'être considéré malade : celui d'être considéré "potentiellement" contaminé, ce qui se diffuse aux contacts croisés de la personne à leur tour...

> il y a une grosse marge d’erreur dans le système.

Oui, mais elle peut être autant optimiste (on prévient tôt trop de monde par rapport à la réalité de la contagion) ou pessimiste (on prévient tard pas assez de monde par rapport à la réalité de la contagion).

A choisir, j'accepte plus facilement une marge d'erreur de prévoyance qu'une marge d'erreur d'économie.

avatar J'en_crois Pas_mes yeux | 

@byte_order " j'accepte plus facilement une marge d'erreur de prévoyance qu'une marge d'erreur d'économie"
Quand on est riche : "au diable les varices". Mais le pays n'est pas si riche, en argent bien sur mais surtout en ressources. Pour être efficace, l'application ne se contente pas d'allumer des lumières vertes oranges ou rouges, elle déclenche des procédures lourdes et couteuses en nombre de travailleurs spécialisés. Les enquêtes de terrain, les campagnes de dépistage. Pour ce qui est du cout des contaminés, nous devons aussi être beaucoup plus intervenant : aide au maintient à domicile ou encore logement dans un espace protégé. Bien des choses pour lesquels notre pays à un très grand retard que je n'arrive pas à m'expliquer.

avatar byte_order | 

@J'en_crois Pas_mes yeux
> Pour être efficace, l'application ne se contente pas d'allumer des lumières vertes
> oranges ou rouges, elle déclenche des procédures lourdes et couteuses en
> nombre de travailleurs spécialisés. Les enquêtes de terrain, les campagnes de dépistage.

Cela coûte moins cher que 3 à 6 semaines en service de réanimation de bien plus de personnes encore, mais surtout cela coûte vraiment moins cher que des mois et des mois de confinement général et sa conséquence économique (sans même parler de celle sociale).

> Pour ce qui est du cout des contaminés, nous devons aussi être beaucoup
> plus intervenant : aide au maintient à domicile ou encore logement
> dans un espace protégé.

Euh, dans le second cas, c'est déjà prévu, et dans le premier cas, il me semble que l'auto-confinement est soutenu par un arrêt maladie, sauf si télétravail possible.

avatar mmenfin | 

@Azurea

Le but ce n’est pas de dire qui est infecté, mais qui a potentiellement été exposé à quelqu’un de déclaré malade. Il faut ensuite vérifier si oui ou non avec un test, et prendre des mesures en conséquence.

avatar marenostrum | 

normalement le gars malade on doit pas le croiser. parce que lui ne doit pas bouger de chez lui. sauf s'il a pour but de contaminer le plus possible de gens, mais dans ce cas il va pas se déclarer malade ou installer l'app.

avatar mmenfin | 

@marenostrum

Y’a plusieurs jours voire plusieurs semaines entre infection et début des symptômes. On peut être malade sans le savoir, c’est tout l’intérêt de savoir si on a croisé une personne contagieuse avant d’infecter soi-même tout son entourage.

avatar marenostrum | 

si tu es malade sans le savoir, comment l'app peut le savoir lui ? bref dans ce cas tous les gens que tu vas croiser et contaminer peut-être, ne vont rien voir aussi, parce tu seras considéré comme non malade, en tant que personne sans risque, jusqu'au moment que tu le déclares malade. c'est la limite de cette app.

dès que tu sais que t'es malade, te ne dois plus bouger. les autres ne vont plus te voir, sauf si tu le fait exprès.

en plus c'est une légende urbaine, le fait de ne pas savoir qu'on est malade. on voit direct la gorge, on tousse aussi. (pareil que la grippe. seul problème que la plupart vont au travail quand ils ont la grippe, pour ne pas perdre de l'argent. mais là on doit pas aller au boulot, sans d'être idiot ou tueur).

avatar mmenfin | 

@marenostrum

Dès que tu sais que tu es malade, tu préviens tous ceux que tu as pu croiser pour leur faire savoir qu’ils sont potentiellement infectés, point. C’est ce que fait l’app.
C’est pourtant pas compliqué à comprendre...

avatar marenostrum | 

dans ce cas (si tout se passe en retard) ils n'ont pas besoin de ma déclaration, ils vont voir les symptômes aussi. pas besoin de l'app pour ça. pour ne pas dire que si moi je tombe malade, je vais plus me servir de l'app, je vais voir le medecin et c'est tout. on peut plus sortir en tout cas.

avatar mmenfin | 

@marenostrum

Bah si justement, il s’agit de raccourcir le délai entre infection et déclaration des symptômes, pour limiter la propagation à ton entourage. Si tu es prévenu 3 jours après le contact, au lieu de 2 semaines quand tu déclares les symptômes, tu infecteras moins de gens.

avatar 33man | 

@marenostrum

Non pas tout le monde a des symptômes. Tu peux être porteur sain et donc faut aussi rester à la maison.

Maintenant mon cas, je fais tous les jours 2h15 de transport publique, 2h de train et le reste en bus. Dans un train pendant 1h on ne crois pas plein de monde mais on est dans un petit compartiment et clim oblige les fenêtres ne s’ouvrent plus.

Juste avant le confinement, mon chef qui est à 3 m de moi dans notre open Space et qu’on se met dans la même petite pièce chaque jour pour 15 mins de daily stand up, a eu tout les symptômes (fièvre, toux, perte goût, problème respiratoire...) mais ils n’ont pas fait de tests car pas à risque... moi à part une sensation de brûlure gastrique au fond de la gorge je n’ai rien eu... mais heureusement on était déjà en confinement, mais imagine juste si j’avais passé mes 2 h par jour dans un train étant contagieux...

Bref la sécurité c’est de rester chez sois, mais avec le déconfinement ça va faire remonter le nombre de cas et donc avoir une notification si une des personnes dans le train a été déclarée positive bah hop on se met tout de suite en quarantaine une semaine.

avatar marenostrum | 

sans symptômes on peut pas le savoir. on va pas se déclarer malade donc. bref on est hors circuit. pour le programme (ou système) tu ne présentes aucun risque, et tu ne sera jamais déclaré parce que tu n'auras jamais de symptômes.

avatar byte_order | 

@marenostrum
> dans ce cas (si tout se passe en retard) ils n'ont pas besoin de ma déclaration,
> ils vont voir les symptômes aussi

Avec l'app:
Jour d0 :
- Contamination de A.
- A croise B.
Jour d0 + 7 :
- A croise C et D.
- C et D croisent Y et Z.
Jour d0 + 8 :
- A a les premiers symptômes
- A se fait testé et s'auto-confine
- B croise X
Jour d0 + 9 :
- B a les premiers symptômes
- B, C , D par rebond via le test positif de A sont notifiés
- X par rebond via B se fait notifié
- Y et Z par rebond via C et D, sont notifiés.
- B, C, D, X, Y, Z se font testé et s'auto-confinent

Sans l'app, C, D, X, Y et Z ne s'autoconfinent pas avant d'avoir à leur tour leur symptômes, entre 6 et 14j après leur contamination.
Ils peuvent en croiser des gens entre temps, sans oublier la contamination croisée !

C'est pas pour aider A, B, C, D ni même X, Y ou Z, c'est pour aider ceux qui auraient pu croiser C, D, X, Y, Z, c.a.d les plus récents contaminés dans la chaîne de contamination, s'ils ne s'étaient pas autoconfiner dès que possible.

Ce type d'app face à un virus avec une incubation courte de 2-3 jours ne sert à rien, en effet, le temps que l'info d'alerte remonte c'est déjà trop tard dans l'immense majorité des cas, la contagion à déjà eu lieu, elle sert juste à la confirmer.

Là, elle peut servir à réduire le nombre de contacts de ceux qui apprenne leur probable contagiosité assez tôt parce qu'en remontant la chaîne potentielle de contagion, on n'a plus besoin d'attendre l'apparition des symptômes pour faire du préventif, alors que sans cela, on ne fait qu'au mieux courir après l'apparition des symptômes, ce qui est trop tard pour casser le fameux R0 de la contagion.

avatar scanmb | 

@mmenfin

Comme disait Coluche : «  pourtant, ils le savent qu’on roule bourré ! »

avatar YAZombie | 

@ mmenfin," C’est pourtant pas compliqué à comprendre..."
Tu dois être nouveau, tu ne sais pas à qui tu as affaire… Beaucoup trop compliqué, "enfantin" est sa limite basse…

avatar Jeckill13 | 

@marenostrum

Le principe c’est :

1 - Tu installes l’app quand tu es supposé sain
2 - Le serveur enregistre ton identifiant supposé unique et confidentiel
3 - Tu entres en contact avec d’autres utilisateur qui eux aussi ont un identifiant unique.
4 - Le serveur enregistrer ces contacts entre toi et les autres.
5 - Tu tombes malade, ou l’un de test contacts tombe malade.
6 - Le serveur modifie le statut et envoi aux personnes qui ont été en contacts le fait qu’un des contacts était potentiellement un vecteur de transmission.
7 - Les autres et toi vous vous mettez en quarantaine et/ou tu/vous vous faites dépister
8 - Ton état change tu le déclares, si au bout du temps d’incubation tu es toujours sain tu le déclares.

avatar marenostrum | 

il faut se baser sur l'image de l'article (on comprend leur logique). le gars A il se déclare malade et après il va contacter B, quand il doit direct rester chez lui et ne plus bouger.
comme ça B sera tranquille. pas de risque pour elle.

avatar byte_order | 

@marenostrum
> si tu es malade sans le savoir, comment l'app peut le savoir lui ?

Quand les personnes avec qui vous avez des contacts et qui utilisent l'app aussi déclencheront une notification vous invitant à vous faire tester parce qu'une personne croisée ces 2 dernières semaines a des symptômes suspects ou est confirmée positive, l'app peut aider a découvrir si vous êtes contaminé, même si vous n'avez aucun symptôme.

Elle ne le *sait* pas, mais elle participe à partager s'il serait opportun ou pas de le découvrir.

avatar Godverdomme | 

C'est la tout l'intérêt de l'algorithme de détection

avatar captainBDO | 

@Azurea

Ca ne vous considérera pas comme infecté mais ça vous invitera à vous faire dépister et à vous catégoriser suspect si le "contact" est trop long

avatar victoireviclaux | 

@Azurea

C'est tout le problème de la solution en effet

avatar mirando | 

Deux voisins entre 2 immeubles différents avec un mur communs seront considérés dans la même pièce ?
Pourtant ils n’ont aucune chance de s’infecter

avatar backfromcharly | 

@mirando

Y’a au moins deux critères qui seront analysés: la force du signal et le temps d’exposition (15 minutes je crois)

avatar mimi la petite souris | 

On peut très rester 3 heures à en face de quelqu'un contaminé et ne rien subir tout comme l'inverse, être contaminé en 2 secondes et ne pas être pris en compte.

Mais ça reste imparfait, et ça ne le sera jamais car il y a aura toujours des "failles" de détection ou des abus par détournement de la fonctionnalité.

+ on dit code source disponible : comment peut-on vérifier que l'application utilisée est celle qui correspond parfaitement au code source utilisé par le gouvernement qui la déploie ?

avatar iPop | 

@mimi la petite souris

Le pire c’est la connections Bluetooth nécessaire, avec une personne ça passe mais dans une foule...

avatar marenostrum | 

normalement le malade va plus bouger, il va rester chez lui (au moins deux semaines), bref il ne sera plus en contact d'autres gens. alors le système ou l'app peut le considérer comme un vrai malade (même s'il se déclare pas), tandis que l'autre même si dans un premier temps peut le considérer contaminé s'il bouge encore, il va devenir non contaminé parce que il sent pas les symptômes après x jours, ou il ne se déclare pas comme tel.
ils pensent que la pandémie sera longue et va durer. alors l'app peut faire des corrections, peu importe les murs, etc.

avatar marenostrum | 

tu télécharges l'app et le regarder si son code correspond ou pas avec la source. il faut juste avoir le même outil de développement que le développeur a utilisé. en l'occurence Xcode pour iOS. si son code est fermé ça se voit. alors reste seulement faire des tests par extérieur, voir les serveurs ou les protocoles qui sollicite, etc.

avatar Godverdomme | 

Comment es tu capable de regarder le code source d'une application compilée, petit génie?

avatar YAZombie | 

@ Godverdomme, "Comment es tu capable de regarder le code source d'une application compilée, petit génie?": 🤣👍
Plus sérieusement, je me posais exactement cette question. N'y a-t-il pas un moyen de le vérifier, au moins par des spécialiste en sécurité? Truc genre MD5 (juste à titre d'exemple)?

avatar Godverdomme | 

Je n'ai pas vérifié, mais tous les éléments de l'appli ne sont pas open source, sinon, ca permettrait à n'importe quel malandrin de spammer le serveur je pense... A vérifier...

avatar MiniMac | 

@backfromcharly

Chacun dans son canapé pendant 1 heure ou plus : aucun contact mais les smartphones à moins d’un mètre …!
Et donc signal fort !

avatar byte_order | 

@MiniMac
> Chacun dans son canapé pendant 1 heure ou plus : aucun contact mais les
> smartphones à moins d’un mètre …!
> Et donc signal fort !

Oui. Et ?
Au pire, le voisin tombe malade ou reçoit une notification comme quoi il a croisé une troisième personne qui est tombée malade, et vous serez incité à vous faire tester et si possible à vous auto-confinez autant que possible. Peut être pour rien. Est-ce si grave ?

Si c'est votre voisin, il n'y a pas que la contamination directe à envisager, la contamination croisée est possible aussi. Vous ne l'avez pas vu, mais vous avez partagé probablement la même rambarde d'escalier, la même poignée de porte d'entrée, le même bouton RDC de l'ascenseur. La même VMC, parfois, même...

Une proximité prolongée, même sans aucune possibilité de contamination directe, augmente le risque de contamination indirecte. La situation dans les bateaux de croisière, alors que les passagers étaient consignés dans leur cabine dès les premiers cas symptomatiques, le démontre de manière violente.

Enfin, c'est sur base de volontariat, et pour rappel, y'a environ 30 de tests qui sont des FAUX négatifs.
Alors qu'il y ait une incitation à se faire tester 30% supérieure à ce qu'il serait optimal ne me semble pas un effet secondaire des limites du traçing contact via BlueTooth si grave que ça.

"Mieux vaut prévoir que guérir".

avatar MiniMac | 

@byte_order

Pas du tout : on parlait de deux escaliers d’immeuble différents et donc risque très minime de contact qui n’aurait pu avoir lieu que dans la rue mais pas pendant les heures que les smartphones auront passées à moins d’un mètre …!

avatar byte_order | 

@MiniMac

Il restera toujours des cas, mais encore une fois, l'app ne détecte pas l'exposition, elle détecte la potentialité d'une exposition.

Si ce sont 2 immeubles différents, je doute qu'il n'y ai qu'une cloison creuse de BA13 entre les deux. Le signal BT ne traverse pas un mur de 20cm de béton banché, genre mur porteur, sans un affaiblissement important de son signal. Voir fatal au signal.

Un mur de brique, de parpaing, éventuellement, mais y'aura dans tous les cas affaiblissement. Faible énergie du signal = faible capacité à traverser les matériaux denses. Le niveau de signal et la durée de détection rentre en jeux, pas juste la durée, je crois.

Mais, oui, on peut toujours trouver des situations où l'exposition crainte n'est pas réelle.

Comme déjà dit, vous en serez pour un test. Si vous êtes d'accord, en plus.

Qui ne sera pas réellement pour rien de toute façon, parce qu'il pourrait détecter que vous avez été contaminé quand même, mais par quelqu'un qui n'utilise pas l'app, tout simplement.

Savoir qu'il y a 70% de chance pour que vous ne soyez pas contaminé, c'est déjà mieux que de ne pas savoir quoi que ce soit.
Et savoir que vous êtes contaminé, même si c'est pas via votre voisin comme l'a estimé l'app, quelle importance, dans les 2 cas, au pire vous avez droit à un test qui, en soit, n'est jamais totalement inutile puisqu'il donne une photo de votre état d'exposition au virus toujours plus précise que l'absence de test.

Perso, je vois pas trop où c'est vraiment un problème.
Et j'imagine mal quelqu'un être volontaire pour utiliser cette app et ne pas accepter de se faire tester s'il reçoit une notif.

Si y'a vraiment trop d'alerte infondée à cause de ce type de situation, y'aura un abandon de l'app et puis c'est tout. Fin du volontariat. C'est sur qu'une personne va pas trop accepter qu'on lui conseille de se faire tester tous les 4 matins...

On verra bien.

avatar mimi la petite souris | 

Cet exemple, à mon niveau : rien de grave. D'ailleurs, si je peux m'auto confiner un maximum je le ferai.

J'ai trouvé cet article qui présente de possibles problèmes (involontaires) et abus (volontaires) , extrêmes dans un cas, pas tant que ça dans d'autres :
https://risques-tracage.fr/docs/risques-tracage.pdf

avatar byte_order | 

@mirando
Directement, non.
Mais indirectement, déjà un peu plus que s'ils vivaient à 400km l'un de l'autre.
Peut être qu'ils touchent régulièrement un truc en commun, un digicode à l'entrée du parking en commun, que sais-je, ou croise régulièrement une même personne en commun, sans le savoir.

Bref, la proximité en BT n'est pas une mesure précise de la réalité de l'exposition, oui, mais elle est mieux que rien.

avatar iBan | 

Un autre point du protocole Robert, c’est que dès que l’application est installée, il y a un échange avec le serveur central, car c’est lui qui génère l’identifiant du téléphone.

avatar Adodane | 

Beaucoup plus de données disponibles et utilisables pour comprendre et freiner le covid avec ce système centralisé comparativement à l’autre qui ressemble plus à du doigt mouillé 💁‍♀️

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