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Google vend le thermostat Nest

C'est la première conséquence visible du rachat de Nest par Google. Le thermostat connecté de Tony Fadell est désormais en vente sur le Play Store, la boutique en ligne du moteur de recherche. Proposé au même prix public qu'ailleurs en Amérique du Nord (soit 249$), l'appareil obtient ainsi un nouveau canal de distribution particulièrement couru, puisque Nest se retrouve aux côtés des smartphones et tablettes Nexus. Ironie de l'histoire, le Nest est aussi le seul produit (hors contenu dématérialisé) à être vendu à la fois sur la boutique de Google et sur celle d'Apple - le thermostat y est ainsi toujours référencé.

Il était difficile de ne pas s'en rendre compte, hier a été le jour de la Terre, qui a pratiquement été privatisé par Apple avec de nombreuses initiatives, dont un tout nouveau site web sur ses actions en faveur de l'environnement et des opérations spéciales. Google a été plus modeste dans sa contribution, puisque le moteur de recherche s'est engagé à planter un arbre pour chaque commande de Nest. On ignore combien d'arbres seront plantés à cette occasion. Quant au capteur de fumée Protect, le deuxième produit de Nest, il est toujours en observation après un gros bug technique (lire : Nest arrête temporairement les ventes de son avertisseur de fumée), mais il devrait lui aussi trouver son chemin sur le Play Store.

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Yahoo voudrait devenir le moteur de recherche par défaut dans iOS

Si Marissa Mayer a insufflé son dynamisme et une vision à Yahoo, force est de constater que le moteur de recherche est toujours loin de rivaliser avec Google et les autres géants d'internet en terme de revenus. Au premier trimestre de l'année, Yahoo a ainsi généré un peu plus d'un milliard de dollars de chiffre d'affaires, soit 1 petit pour-cent de mieux qu'un an auparavant. Les revenus tirés de l'affichage publicitaire ont représenté 409 millions de dollars (2% de plus qu'au même trimestre de 2013), tandis que le chiffre d'affaires généré par les recherches ont fait un peu mieux : +9% à 444 millions. Au moins, l'entreprise est dans le vert, mais on est loin des taux de croissance à deux chiffres d'autres sociétés du secteur.

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Afin d'améliorer ces chiffres pâlichons, Marissa Mayer et Adam Cahan, vice-président en charge des produits émergents et mobiles, ont un plan : négocier avec Apple afin que le moteur de recherche par défaut de Safari sur iPhone et iPad ne soit plus Google, mais Yahoo. Il est certes possible de troquer Google par Yahoo ou Bing, mais être le moteur de recherche par défaut confère un avantage concurrentiel conséquent : combien sont-ils à choisir un autre moteur dans les préférences d'iOS ?

Pour convaincre Apple, les dirigeants de Yahoo ont longuement préparé un argumentaire détaillé, y compris des images de ce à quoi les résultats ressembleraient dans iOS. Il faudra sans doute un peu plus qu'un joli diaporama pour attendrir les coeurs secs de Cupertino, et ne pas hésiter à jouer aussi de l'argument financier : après tout, Google verse à Apple un milliard de dollars par an pour être le moteur de recherche par défaut d'iOS. Marissa Mayer pourra également jouer de son entregent auprès de Jony Ive, ces deux-là se connaissent bien depuis quelques années.

Yahoo et Apple entretiennent une relation fructueuse depuis de nombreuses années. Le moteur de recherche fournit les données pour plusieurs des apps iOS, comme la Bourse et la Météo, mais cela reste limité en terme financier et de visibilité. Cependant, Yahoo a réellement haussé le niveau de qualité de ses propres applications mobiles : Yahoo Météo ou Flickr ont été salués pour leurs interfaces et leurs fonctionnalités. Et c'est sans compter la volonté d'Apple de remplacer partout où cela est possible les services de Google.

La CEO de Yahoo, ancienne dirigeante de Google, ne compte pas lâcher le morceau et veut affronter son rival sur son terrain : la recherche donc, mais aussi la vidéo. Yahoo joue ainsi du carnet de chèques pour créer un concurrent de YouTube proposant des contenus premium - et tente notamment d'attirer des créateurs provenant de YouTube. Plus globalement, le moteur de recherche s'est lancé dans une politique de contenus à forte valeur ajoutée (en oubliant souvent, malheureusement, qu'il existe d'autres marchés au-delà des États-Unis).

[Via : Re/code]

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Le smartphone modulaire de Google dès janvier 2015

Au terme de la première conférence destinée à présenter le projet Ara, Google a annoncé que la première mouture du smartphone modulaire, baptisée Grey Phone, sera disponible en janvier 2015, pour la modique somme de 50$. Pour ce prix, on ne devrait repartir qu'avec l'« endosquelette » (Endo), à savoir le châssis de base sur lequel viendront s'aimanter les différents modules qui offriront au smartphone son aspect ultra-personnalisé. Google compte aussi proposer une version haut de gamme aux coûts de production de 500$.

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La personnalisation, c'est le coeur de ce projet mené par seulement trois ingénieurs à plein temps chez Google. Ara s'accompagnera d'un portail web dans le style de Moto Maker (destiné au Moto X), afin que le futur utilisateur puisse personnaliser son smartphone dans les moindres détails : sélection des modules, choix des couleurs, du design… mais également taille du mobile, puisque trois formats seront proposés : small, medium, large (de type phablette pour ce dernier). Si Android est fort logiquement le système d'exploitation, Google devra développer des pilotes afin que l'OS prenne en charge les différents modules; ce devrait être fait en décembre, soit juste avant le lancement du Grey Phone.

Les modules seront créés par des entreprises tierces. Potentiellement, tout est possible ou presque : capteurs photo, antennes, batteries, processeurs, écrans… Google espère créer un véritable écosystème matériel autour d'Ara, comme le moteur de recherche a su le faire pour le logiciel avec Android. Le MDK livré il y a quelques jours permet aux développeurs et aux fabricants de se lancer dans cette aventure; d'ailleurs, un module pourra renfermer autant de fonctions que le développeur l'aura souhaité : le capteur photo en façade pourra embarquer sa propre batterie qui améliorera l'autonomie du smartphone.

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L'Endo a une durée de vie de 5 à 6 ans, assure le chef de projet Paul Eremenko; quant aux modules, c'est à la discrétion de l'utilisateur : si le besoin d'un espace de stockage plus important se fait sentir, il lui suffira de remplacer le module idoine par un autre, sans avoir besoin de changer de smartphone. Économiquement et du point de vue environnemental, le projet Ara est donc particulièrement intéressant.

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Google : une vente flash pour Glass

Lancé en juin 2012, le programme Explorer mis en place par Google permet à tous ceux qui aiment essuyer les plâtres de tester Glass avant le grand public. Au fil du temps, les conditions d'obtention du module se sont assouplies; actuellement, les détenteurs du périphérique peuvent distribuer à leur guise des invitations qui permettent aux récipiendaires d'acheter à leur tour l'appareil. Mais Google compte ouvrir encore davantage les ventes de Glass : d'après un document interne révélé par The Verge, le moteur de recherche va proposer à n'importe quel consommateur américain de s'offrir Glass… mais pendant une durée limitée de 24 heures. Ils recevront en plus une monture pour verre de prescription ou la version lunettes de soleil.

Google précise toutefois qu'il ne s'agit là que d'une extension de son programme Explorer, et pas du lancement officiel de Glass, qui doit intervenir plus tard cette année. Le constructeur voudrait, via cette initiative, élargir encore la base utilisateurs du module à lunettes afin d'obtenir encore plus de retours. De plus, cela permettrait au passage de vider les stocks avant le vrai lancement.

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Cette vente flash de Glass ouverte à tous devrait être annoncée dans le courant de la semaine prochaine (avec le 15 avril en point de mire). Les détails ne sont pas encore tout à fait finalisés. Dernier détail : il en coûtera 1 500$.

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Android TV : le successeur de Google TV met le contenu en avant

Google ne craint pas de se planter. Le cimetière de Mountain View est plein de ces technologies développées et lancées par le moteur de recherche qui n'ont pas connu le succès : on se rappelle de Wave, Reader, Buzz, iGoogle… Google TV a déjà creusé sa tombe, depuis un bon moment déjà. Mais malgré cet échec, Google ne lâche pas le morceau, se faire une place dans le salon étant devenu stratégique pour tous les constructeurs, comme on l'a d'ailleurs vu cette semaine pour Amazon et son Fire TV (lire : Fire TV : le boîtier TV d'Amazon plait à moitié).

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Ça n'est d'ailleurs peut-être pas un hasard : au moment où Amazon lance son boîtier TV, le site The Verge lâche les premières infos sur Android TV, censé remplacer et bonifier un Google TV mort vivant - la rumeur n'est pas nouvelle, en octobre dernier une indiscrétion évoquait cette nouvelle initiative (lire : Les Android TV vont remplacer les Google TV). Ce nouvel assaut pour conquérir les salons passe d'abord et avant tout par la mise en avant des contenus, quand Google TV voulait transformer le téléviseur en smartphone géant. Et quand on est devant la télé, la principale occupation est… de la regarder.

C'est pourquoi les principaux fournisseurs de vidéos (on peut penser évidemment aux habituels YouTube, Hulu et Netflix) planchent actuellement sur la plateforme. Google décrit l'expérience comme étant « cinématique, amusante, fluide et rapide ». Derrière les grands mots, se cache une interface qui ressemble en fait beaucoup à ce que l'on connait sur l'Apple TV ou le Fire TV.

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De fait, Android TV se veut moins ambitieux que Google TV, mais aussi plus facile à comprendre; d'ailleurs, Google demande aux développeurs de concevoir des interfaces les plus simples possible : la navigation sur Android TV passe par une série de cartes représentant les différents contenus proposés, films, séries TV, applications et jeux. À l'inverse de Google TV, Android TV ne fait pas appel à une pataude télécommande/clavier, mais à une télécommande qui rappelle celle de l'Apple TV : simplicité, toujours.

Héritage de son grand frère sur smartphone, Android TV supporte également les notifications ainsi que la reconnaissance vocale. En revanche, tout ce qui est téléphonie, appareil photo, support des écrans tactiles, NFC et autres n'a pas sa place dans Android TV. « Android TV est Android, optimisé pour l'expérience de consommation de contenus dans le salon, sur un écran de télévision », assène Google.

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S'il restera possible de lancer le contenu application par application, la grande affaire d'Android TV est de recommander du contenu, peu importe sa provenance, à l'utilisateur - ce qui suppose un travail main dans la main avec les fournisseurs. Et même la recherche, qui est pourtant au coeur du modèle de Google, est secondaire puisque celui d'Android TV repose sur les recommandations (un moteur de recherche sera évidemment disponible). Dans l'idéal, Google souhaite qu'il soit possible d'accéder à un contenu en trois clics maximum.

En matière de stratégie, Google donne l'impression de ne pas vouloir choisir. Le moteur de recherche a ainsi lancé avec Chromecast une clé HDMI très abordable qui ne demande aux développeurs qu'une simple adaptation pour que leurs services soient lisibles sur un téléviseur. Android TV réclame en revanche un vrai travail d'optimisation; il faudra donc prendre en charge les deux plateformes qui vont évoluer en parallèle, mais sans jamais se croiser à moyen terme. Il faudra également voir comment Google compte s'arranger avec les constructeurs de Google TV qui, à l'instar de Logitech, y ont laissé pas mal de plumes (lire : Google TV : Logitech fait son mea-culpa).



Google bientôt opérateur mobile aux États-Unis ?

Après s'être lancé dans la connexion internet par fibre, Google aurait l'intention de jouer franchement dans la cour des opérateurs mobiles en lançant son propre réseau cellulaire. Le site The Information, qui a obtenu des indiscrétions provenant de sources « proches du dossier », précise que Google tourne autour de l'idée de devenir un opérateur virtuel (MVNO), louant le réseau d'un autre là où sa couverture est insuffisante.

Google aurait ainsi approché Verizon au début de l'année pour évoquer la possibilité d'acheter un accès à son réseau; des discussions avec Sprint ont également eu lieu début 2013, mais elles ont achoppé après l'acquisition de l'opérateur par Softbank.

Le moteur de recherche ne proposerait cette offre mobile que dans les secteurs où il a posé sa fibre; de fait, seules les villes de Kansas City (Missouri) et Provo (Utah), seraient actuellement concernées. D'autres zones urbaines devraient bientôt profiter de Google Fiber, dont Atlanta (Géorgie), Austin (Texas) ou Portland (Oregon). Pourquoi uniquement dans les secteurs desservis par Fiber ? Il est possible que le service mobile de Google mette à profit son réseau fibre ultra-rapide afin de transporter les données voix et web via des points d'accès Wi-Fi - une technique notamment utilisée en France par Free, et qui permet de désengorger le réseau en passant par les Freebox aux alentours (lire : Tout savoir sur Free Mobile et l'EAP-SIM).

Si Google devait se lancer dans cette aventure, il se mettrait sans doute à dos les opérateurs (du moins, ceux qui n'auront pas voulu louer leurs réseaux) alors que l'entreprise de Mountain View est devenue un partenaire de fait, avec Android. Cela n'est pas de nature à effrayer Google, qui avec son offre Fiber, est venu bousculer les monopoles de l'accès à internet là où le service s'est installé.



Google impose la marque Android à ses « partenaires »

D’abord sur le Samsung Galaxy S5, puis sur le HTC One (M8), l’apparition de la mention « powered by Android » sur l’écran de démarrage de certains smartphones n’a pas manqué de provoquer des interrogations. Google l’impose-t-elle aux fabricants ? Oui, répond Android Police.

C’est même une condition sine qua non pour que les appareils de ces fabricants aient accès aux services de Google et au Play Store. Cette mention doit absolument apparaître « en bas de l’écran, centrée horizontalement », être nettement distinguée des autres éléments de l’écran de démarrage, et mesurer au moins 1,5 cm de hauteur.

Image AndroidCentral.
Image AndroidCentral.

Tous les nouveaux appareils devront l’afficher, ainsi que les anciens appareils qui seront mis à jour avec de nouvelles versions d’Android. L’impact de cette décision est très limité, d’autant qu’il est devenu rare de redémarrer son smartphone (oui, même sous Android) — mais c’est une preuve de plus, s’il en fallait encore une, que Google reprend le contrôle sur son système mobile.



Chromecast : une nouvelle app de Google sur l'App Store

Photowall for Chromecast [1.0 – US – Gratuit – iPhone/iPad - Google, Inc.] est une nouvelle application publiée par Google. Comme son nom l’indique, elle est dédiée au Chromecast, cette clé HDMI conçue par Google qui permet de relier un smartphone à une télévision (lire : Test du Chromecast).

Cette nouvelle application est qualifiée d’expérimentation Chrome par le géant de la recherche. Elle permet de transformer sa télévision en un mur de photos interactif, comme une séance diapo remise au goût du jour. De fait, Photowall for Chromecast affiche vos photos, mais aussi celles de tous ceux qui se trouvent autour de la télévision et qui ont un accès à l’appareil. On peut ajouter des photos depuis un smartphone, une tablette et même un simple navigateur internet et, si l’on en croit les captures de l’App Store, on peut même gribouiller sur les photos.

Quand on a fini, on obtient une mosaïque d’images qui pourra être partagée sous la forme d’une vidéo YouTube générée automatiquement. Espérons que Google prévienne suffisamment ses utilisateurs pour éviter les mauvaises surprises… Ajoutons que Photowall for Chromecast nécessite un compte Google+ (officiellement pour vérifier que vous n’êtes pas un robot, il fallait y penser) et que la page de connexion est inactive pour une raison identique. Même si vous avez un Chromecast, l’application est donc inutile pour le moment.

Chose étrange, Photowall for Chromecast est disponible sur l’App Store, mais pas sur Google Play. On imagine que l’entreprise réparera promptement son oubli… D’ici là, rappelons que le Chromecast est officiellement dispo en France depuis la semaine dernière.



Deux nouvelles tablettes Nexus arriveraient cette année

Au moins deux tablettes Nexus sont prévues pour 2014, a appris Digitimes, l'un des modèles entrera en production en juillet. Une taille de 8,9" est annoncée, pour s'intercaler entre les deux modèles actuellement en vente, de 7 et 10". La définition de son écran dépasserait les 2K, c'est à dire mieux que les écrans Retina des iPad.

Le positionnement tarifaire est évalué à environ 299$, sachant que la petite Nexus 7 est aujourd'hui vendue à partir de 229$ et la Nexus 10 démarre à 399$, toutes deux en configurations Wi-Fi et 16 Go. Cette taille donnerait l'occasion à Google, et les fabricants qui le suivraient avec leurs propres produits, d'améliorer la présence d'Android dans ce segment des tablettes de moyenne et grande taille (30% en 2013) où l'iPad est mieux représenté.

Nexus 7"

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La montre connectée de Google concurrencera la Samsung Gear 2

Le très bien informé Evan Blass, plus connu par son pseudonyme @evleaks, a obtenu la fiche technique de la future montre connectée de Google. Sans surprise, elle devrait directement concurrencer les Samsung Gear et autres Sony SmartWatch.

Elle disposera ainsi d’un écran carré de 1,65 pouce de diagonale, d’une définition de 280 x 280 px pour une résolution un peu supérieure à 200 ppp. Son processeur final est encore inconnu, mais elle devrait embarquer 512 Mo de RAM ou 4 Go de stockage. Des spécifications extrêmement proches, voire identiques, à celles de la plupart des montres connectées du même calibre.

Comme les Nexus 4 et 5, la montre connectée de Google sera fabriquée par LG. Aux dernières nouvelles, elle devait être présentée lors de la prochaine Google I/O, c’est-à-dire le 25 juin 2014.