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Orange se tient prêt pour la 4G+ cet été

La 4G+ va très bientôt prendre son envol chez les opérateurs. Orange suivra ses camarades et activera cette norme cet été, explique son directeur des réseaux aux Échos. Pas de véritable surprise, Bouygues Telecom et SFR travaillent aussi en ce sens avec un planning similaire allant de l'été à l'automne pour plus ou moins de villes.

2013 a été l'année du véritable décollage commercial de la 4G, 2014/2015 devraient être celles de la LTE-Advanced. Les opérateurs ont commencé leurs tests avec des équipementiers l'an dernier : Lyon et Bordeaux pour Bouygues, Marseille pour SFR et de nouvelles villes sont prévues au second semestre chez les uns et les autres.

Bouygues, fin février, disait avoir mesuré un pic de débits à 182 Mbps à Bordeaux. En situation fixe peut-être puisqu'en mouvement il faut plutôt s'attendre à du 100 Mbps. Mais l'article des Échos évoquait un test d'Orange en mobilité qui dépassait les 200 Mbps.

Les opérateurs et leurs fournisseurs (Qualcomm, Ericsson) vont mettre à jour leurs antennes 4G existantes. Le chantier vers la 4G, mené au pas de charge, va donc bénéficier par ricochet au déploiement rapide de cette 4G+. Celle-ci fonctionne par une agrégation des fréquences des antennes et à ce jeu ce sont Bouygues et Orange les mieux lotis. Un responsable de Qualcomm explique à ce sujet que cette addition de fréquences se traduit par une hausse exponentielle des capacités « 1 + 1 ne font pas 2, mais jusqu'à 3 ».

Cela va se manifester également par un rayon d'action plus grand de chaque cellule pour améliorer la couverture, c'est une des promesses de cette évolution technique. Les opérateurs devraient ainsi vendre des notions de qualité de couverture en plus de la vitesse.

Une vitesse sur des appareils mobiles qui, à mesure que l'on avance dans l’application des technologies de la 4G, dépasse de loin ce que l'on peut obtenir chez soi, même avec un bon accès ADSL. Comme les 50 Mbps du VDSL2 (mais dans un contexte où la qualité de connexion est idéale) et l'on s'approche de ce que permet la fibre dans les offres commerciales de base avec leurs 100 ou 200 Mbps minimum. Mais pour cela il faudra aussi changer son iPhone, si l'on a zappé les 5c/5s pour attendre d'autres modèles, c'est tant mieux, ce duo n'est pas compatible avec la LTE-Advanced.

Sur le même sujet :
- 4G : Bouygues promet la LTE Advanced pour juin



Stéphane Richard : et la fibre dans tout ça ?

Et la fibre dans tout ça ?, s'interroge Stéphane Richard après l'accord entre Altice/Numericable et SFR. Le patron d'Orange redoute que les efforts de déploiement de ce mode d'accès à très haut débit ne subissent les contrecoups de cette fusion.

Il cite Bouygues qui pourrait ne plus avoir l'entrain nécessaire pour foncer « Bouygues était jusqu'à maintenant relativement timide et c'est pas aujourd'hui après ce qu'il s'est passé qu'on va les voir arriver de façon plus agressive ». Il évoque aussi Free, sur un ton sarcastique « [ils] sont forts pour mettre des distributeurs automatiques de cartes SIM, mais ils sont beaucoup plus discrets sur le terrain quand il s'agit de faire des investissements lourds dans les réseaux fixes ».

Un test de la Fibre d'Orange ce 11 avril 2014 à Croix-Rousse

Quant à SFR, c'est l'avenir d'un accord de déploiement conjoint de la fibre qui inquiète le PDG d'Orange : « Est-ce que le SFR nouvelle mouture, avec Numericable, va tenir ses engagements, va effectivement faire ces déploiements là où il s'est engagé à le faire, en particulier dans les zones où il y a du câble ? Il y a quelques zones où on peut être inquiet. »

Depuis fin 2011, les deux groupes travaillent de concert à l'installation de la fibre hors des zones à très forte densité de population, 80% du travail étant à la charge d'Orange et 20% pour SFR le tout pour éviter des doublons géographiques. Mais avec un SFR entre les mains d'un spécialiste du câble, il y a une incertitude qui commence à poindre : « Si au bout du compte (le déploiement) se résume à Orange, les collectivités locales et pas grand monde derrière, ça va être compliqué d'arriver à faire équiper tout le pays »

Du côté de Numericable la situation est a priori considérée de manière très pragmatique. Cité par l'AFP, Patrick Drahi assure que les contrats d'une entreprises achetée n'ont pas lieu d'être stoppés et rendus caduques.

[via AFP/Le Parisien]



Bouygues : un mariage avec Free ou un rapprochement avec Orange ?

Depuis ce week-end, Bouygues Telecom réfléchit à un plan B. Maintenant que SFR est promise à Altice, que faire ? A ce propos, Patrick Drahi a déclaré qu’il espérait boucler la transaction au quatrième trimestre.

Depuis son offensive ratée, la direction de Bouygues Telecom réfléchit à deux scénarios. Le premier consiste à un rapprochement avec Free Mobile. Toutefois, les deux groupes ne sont pas forcément sur la même longueur d’onde. Comme le révèle le journal Les Echos, Bouygues a surtout envisagé essentiellement une fusion entre égaux. De son côté, Xavier Niel ne veut pas partager le pouvoir. Il souhaite uniquement acheter son concurrent. Sur ce point, la proposition qui aurait été faite à Bouygues aurait été jugée insuffisante : 5 milliards d’euros contre 8 milliards d’euros attendus.

Afin de faire monter les enchères, comme SFR est parvenu à le faire si brillamment, Bouygues chercherait à faire jouer la concurrence. Selon Le Parisien, le numéro trois de la téléphonie mobile aurait pris contact avec l'opérateur espagnol Telefonica juste au cas où…

L’autre option est plus surprenante : elle consisterait à se rapprocher d’Orange. Une acquisition n’est évidemment pas d’actualité pour des raisons règlementaires. Par contre, Martin Bouygues songerait à nouer un accord de mutualisation, afin de réaliser des économies et se donner une marge de manoeuvre.

Rappelons que Martin Bouygues réfléchirait à casser le contrat de mutualisation passé avec SFR, une opération qui semble difficile si l’on en croit les propos de Jean-René Fourtou, le président du conseil de surveillance de Vivendi. Ce dernier a précisé que la cession de SFR n’était pas un motif de rupture dudit contrat.



Orange : les forfaits Let's Go jusqu'à 12 Go de 4G et du roaming

Orange a revu les prix de ses forfaits Let's Go, qui concernent les clés 3G/4G ainsi que les tablettes. La principale innovation est la possibilité d'utiliser gratuitement son volume de données en itinérance : le roaming est désormais compris pour l'Europe et dans les DOM. Attention cependant, l'itinérance sans frais hors de France se limite à… 7 jours par an seulement ! C'est en fait au même niveau que le forfait Origami Play à partir de 32,99 euros, dont les prix ont été mis à jour fin janvier avec le reste de la gamme Origami (lire : Orange lance ses nouveaux forfaits avec roaming).

En ce qui concerne les forfaits Let's Go, Orange propose deux formules : une à 14,99 euros par mois pour 3 Go de données en usage raisonnable, l'autre à 34,99 euros pour 12 Go. Ces forfaits s'entendent avec un engagement de 12 mois; sans engagement, il faudra débourser 4 euros supplémentaires. On y retrouve l'accès illimité aux points wi-fi de l'opérateur.

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Orange fait ici un petit effort sur le prix et le volume des données : auparavant, le prix minimum était de 27,99 euros pour 5 Go, comme le rappelle PC INpact. Du côté de la concurrence, Bouygues propose 6 Go (en 4G) à 14,90 euros par mois. SFR est le plus cher, avec un forfait à 24,99 euros par mois pour 3 Go. Orange n'inclut toujours pas les newsgroups ni le P2P dans ses offres, alors que cela ne pose pas de problème chez Bouygues et SFR.

Les opérateurs tirent ici leurs dernières cartouches : le roaming devra avoir disparu du paysage européen d'ici la fin de l'année prochaine (lire : Bruxelles : les frais de roaming ne fêteront pas Noël 2015).



Déploiement de la 4G : Orange rattrape Bouygues Telecom

Orange déploie son réseau 4G au galop. Au rythme où il va, l'opérateur historique aura rattrapé Bouygues cet été. Au mois de mars, Orange a mis en service plus de 400 supports (un support peut comporter plusieurs antennes) supplémentaires et s'est vu accorder tout autant de nouveaux supports par l'Agence nationale des fréquences (ANFR) qui fournit ces chiffres.

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Bouygues, qui avait pris une grande avance à l'automne grâce au refarming de son réseau 2G, n'a dans le même temps activé que 27 nouveaux supports. Résultat, la différence n'est plus aussi importante et seulement 600 supports en service et 1 400 accords séparent les deux opérateurs.

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Comme le mois dernier, SFR est plus occupé à se vendre qu'à déployer son réseau 4G. La marque au carré rouge a activé seulement une cinquantaine de nouveaux supports et obtenu 300 accords.

Free, qui espère toujours acheter le réseau de Bouygues si ce dernier parvient à acquérir SFR, a activé une petite centaine de supports et obtenu 168 accords.

L'ANFR note qu'au 1er avril, « 14 293 sites ont été autorisés pour la 4G tous opérateurs confondus. Cette augmentation de 5,1 % depuis le 1er mars 2014 est comparable à celle du mois de février. »



Orange ajoute la 4G dans six pays supplémentaires

Orange étend son réseau 4G à l’étranger. L’opérateur historique français proposera à ses abonnés une connexion rapide dans onze pays à partir du mois d’avril. Aux cinq destinations incluses depuis le mois dernier (Espagne, Portugal, Royaume-Uni, Pays-Bas et Corée du Sud) s’ajouteront la Belgique, le Luxembourg, la Suisse, l’Allemagne et le Canada. Dans les autres pays, seule une connexion 3G reste disponible.

Rappelons que seuls certains forfaits intègrent le roaming dans tous ces pays, et encore sur une durée limitée seulement. Avec un abonnement Origami Play 3 Go facturé mensuellement 32,99 € sur 12 mois sans téléphone, on ne pourra utiliser son forfait que sept jours par an, et maximum 1 Go par an. En optant pour un forfait Origami Jet 7 Go (69,99 € par mois sur un an), on peut se connecter en 4G pendant trente jours par an (lire aussi : Orange lance ses nouveaux forfaits avec roaming).

Pour les autres forfaits, ou si vous dépassez le quota inclus dans votre offre, les tarifs varient en fonction du pays, mais il faudra compter sur les tarifs de roaming qui sont très chers quand on paye à la consommation, et un petit peu plus intéressants avec des pass. À titre d’exemple, comptez 25 € pour 400 Mo d’internet mobile en Amérique du Nord, à consommer en sept jours.

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Cineday : Orange offre encore des places aux Mobicartes

Le retrait de Cineday de l’offre Sosh au profit d’une connexion un petit peu plus rapide sur un forfait a fait beaucoup de bruit au début du mois. Cette option proposée jusque-là par Orange à tous ses clients permet, chaque mardi, d’obtenir une place de cinéma gratuite en échange d’une place achetée.

Une formule pas assez populaire selon l’opérateur — 10 % des abonnés seulement en profiteraient —, mais qui a énervé un bon nombre de clients, dont quelques-uns qui justifiaient leur choix de Sosh pour cette raison. Bonne nouvelle, ils pourront toujours obtenir leurs places gratuites à moindres frais. Orange réserve son offre à ses abonnés mobiles et internet, sans distinction entre les différentes offres.

Ainsi, on peut se contenter de la mobicarte à 1,90 € pour un mois et obtenir sa place gratuite chaque mardi. Certes, il faut payer quelque chose en plus, mais la réduction attendue est intéressante. Si vous utilisez Cineday pour obtenir une place de cinéma par semaine, vous pouvez économiser une quarantaine d’euros par mois. La carte est envoyée gratuitement par l'opérateur et l'offre est sans engagement, mais il faudra une pièce d'identité pour souscrire.

Reste que si vous allez au cinéma à deux tous les mardis, vous aurez tout intérêt à prendre une carte de cinéma illimitée. Elle est facturée 35,50 € par mois chez UGC par exemple et elle permet d’y aller beaucoup plus souvent, sans contrainte de jour et dans beaucoup plus de cinémas que ceux qui participent à Cineday.



Orange : une mise à jour "Fast Return LTE" pour les derniers iPhone

Une mise à jour des réglages opérateurs est proposée depuis hier aux abonnés Orange sur iPhone. Elle active sur les 5c et 5s la fonction de Fast Return LTE. Ce système permet, après un appel téléphonique, de revenir plus rapidement en connexion sur le réseau 4G que l'on utilisait pour les échanges de données.

crédit : Gadgetmac

Si la mise à jour ne vous est pas proposée automatiquement, rendez-vous dans Réglages > Général > Informations et un pop-up devrait apparaître pour l'installer.

SFR avait procédé à une mise à jour similaire auprès de ses abonnés sur iPhone 5s/5c au début du mois de décembre. Chez Bouygues Telecom, on précise qu'aucune mise à jour n'est nécessaire côté terminal, car le service est assuré à l'origine depuis l'infrastructure réseau.

merci Luc-Aurélien



UFC Que Choisir redoute une hausse dans les forfaits mobiles

La perspective d'un retour à trois opérateurs inquiète UFC Que Choisir, qui redoute une hausse des prix. L'association de défense des consommateurs appuie ses craintes sur l'exemple autrichien où un mouvement identique est survenu en 2012. Lors de ses voeux prononcés fin janvier, Jean-Ludovic Silicani, président de l’ARCEP, expliquait qu'à la suite de la concentration de 4 à 3 opérateurs dans ce pays « presque instantanément en un trimestre, fin 2013, les prix ont augmenté de près de 10 % ! » Certains forfaits ont même augmenté de 18,7% en moins de deux ans.

« Les clients en France ont beaucoup souffert de l'existence d'un cartel de trois opérateurs, qui avait réalisé une entente illicite » a également rappelé Alain Bazot, dans une déclaration à l'AFP. En mai 2012, la condamnation d'Orange, SFR et Bouygues avait été entérinée et leur avait coûté 534 millions d'euros en amendes.

Dans son dernier observatoire des marchés des communications électroniques, l'Arcep avait publié les tarifs moyens (HT) des factures mensuelles pour le fixe et le mobile. S'agissant du mobile, la moyenne oscillait autour de 25€ à la toute fin 2011 juste avant le lancement de Free Mobile, contre 18€ au troisième trimestre 2013.

source : Acerp - Cliquer pour agrandir

Ce week-end, Maxime Lombardini avait devancé ces inquiétudes en déclarant « On n’est pas là pour faire le Yalta des télécoms. Au contraire, ce sera plutôt la guerre de Cent Ans. » Ce matin sur Europe 1, le patron d'Orange, Stéphane Richard écartait aussi l'idée d'une augmentation des tarifs « Il faut financer les 25 milliards d'euros pour la fibre et développer les réseaux 4G et bientôt 5G. Pour l'industrie et le pays, la consolidation est une bonne chose. Je ne crois pas qu'il y aura une hausse des prix ». Pas de hausse, mais pas de mention non plus de baisses à attendre chez Orange.

En parallèle aux questions sur d'éventuelles hausses de prix, Alain Bazot s'interroge sur la qualité du futur réseau constitué par Bouygues « On va avoir d'un seul coup sur le seul réseau de SFR, tous les clients SFR plus ceux de Bouygues » et de poser la question sur la capacité d'absorption de cet ensemble « Il y a une question de mise en œuvre et donc de qualité de service. »



SFR plus préoccupée à se vendre qu’à déployer son réseau 4G ?

Si SFR est au centre des débats concernant son avenir capitalistique, cela cache une réalité bien plus triste. La marque au carré rouge est à l’heure actuelle celle qui a le rythme de déploiement le plus lent concernant la 4G.

Selon, l'Agence nationale des fréquences (ANFR), SFR n’a activé que 84 supports 4G là où Bouygues en a activé 133 et Orange 290. Même Free Mobile avec 121 supports activés à un rythme de développement plus élevé. Dans la dénomination de l’ANFR, un support est une infrastructure supportant une ou plusieurs antennes.

Une carte de France de la 4G - Plus c'est vert foncé, plus il y a des antennes 4G
Une carte de France de la 4G - Plus c'est vert foncé, plus il y a des antennes 4G

La stratégie de SFR n’est pas nouvelle : déployer son réseau 4G à moindre coût. Pour cela, le numéro deux de la téléphonie mobile s’appuie sur la bande des 800 MHz qui offre une meilleure portée (lire : 4G LTE : explications sur les bandes de fréquences). En février, SFR n’a activé que 18 supports en 2,6 GHz.

Parmi les autres tendances observées depuis quelques mois, Orange fait petit à petit son retard en terme de couverture sur Bouygues. Non seulement l’opérateur historique a activé plus de supports, mais il a obtenu davantage d’autorisations en février pour de nouveaux supports 4G.

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La démarche de Bouygues est assez intéressante. Après avoir constitué son réseau 4G avec la bande des 1800 MHz, le numéro trois de la téléphonie mobile concentre ses efforts sur celles des 800 MHz. L’objectif, comme le note PC Inpact, est avant tout qualitatif.

Si Bouygues a activé en février 133 nouveaux supports, l’opérateur a ouvert 518 antennes, dont 284 en 800 MHz. L’idée pour Bouygues est d’améliorer la couverture de son réseau 4G là où elle est présente. Comme nous l’avons expliqué à maintes reprises, la bande des 800 MHz présente l’avantage notamment de mieux passer dans les bâtiments.

En ce qui concerne Free Mobile, c’est surtout l’évolution de la couverture de son réseau 3G qui est suivie de près. L’opérateur a activé une centaine de supports en février, ce qui est dans la moyenne de ce qu’elle a fait ses précédents mois. Fin février, Free Mobile disposait de 2653 supports actifs. Pour chaque support, Free exploite les fréquences 900 et 2100 MHz.