Comment fonctionne l’installation de boutiques tierces sur iOS 17.5 ?

Félix Cattafesta |

Les boutiques alternatives à l’App Store sont en bon chemin sur iOS et devraient être disponibles au grand public dans les semaines qui viennent. The Verge a pu jeter un coup d’œil sur une bêta d’AltStore, l’un des premiers acteurs tiers à avoir reçu le feu vert d’Apple. De quoi avoir une meilleure idée de comment va fonctionner l’installation sur iOS.

La procédure d’installation d’une boutique d’app tierce sur iOS 17.5. Image : The Verge.

Sans surprise, Cupertino a prévu un lot d’avertissements pour décourager les utilisateurs tout en leur faisant prendre conscience des risques potentiels. Apple ne loupe pas une occasion de rappeler qu’elle n’aura pas la main sur la partie sécurité, et qu’aucun des services de l’App Store n’est pris en charge (abonnements, remboursements…). The Verge compte une douzaine d’actions à effectuer avant de pouvoir accéder à une boutique tierce.

Pour installer une alternative à l’App Store, il faudra télécharger la boutique depuis un lien web. Un pop-up indiquera alors que le téléphone n’accepte pas ce type de programme, invitant à modifier ses paramètres dans les Réglages. Il faudra y valider la boutique avant de retourner vers son navigateur et recommencer la démarche. Un ultime avertissement invite à confirmer l’opération, ce qui lance l’installation.

Sur Android, Google a déjà depuis longtemps des avertissements similaires.

La démarche n’est pas incroyablement compliquée, mais logiquement moins intuitive qu’aller télécharger ses programmes sur l’App Store. C’est sur certains points assez similaires à Android, le système de Google désactivant par défaut l’installation d’apps provenant de sources inconnues et obligeant à activer un réglage spécifique. Cela sera tout de même une petite prise de tête pour les utilisateurs néophytes, pas forcément habitués à naviguer dans les réglages d’iOS pour installer une simple app.

Les nombreuses pincettes d’Apple devrait rassurer les clients craignant pour leur sécurité à la suite de cette ouverture : il ne sera pas possible d’installer une app inconnue par erreur, sauf à vraiment le faire exprès. Dans tous les cas, Apple ne laissera pas la possibilité d’utiliser une app tierce qui n’a pas été vérifiée par ses soins via son système de notarisation. Celui-ci surveille la présence de malware ou si un programme a été créé pour siphonner des données privées.

La notarisation sera bien obligatoire pour les applications iOS

La notarisation sera bien obligatoire pour les applications iOS

Une fois AltStore disponible sur l’écran d’accueil de l’iPhone, l’installation de programme tiers est beaucoup plus aisée : c’est quasiment comme sur l’App Store, avec un gros bouton « Installer » pour lancer un téléchargement. AltStore est livré avec deux apps installables, à savoir l’émulateur de consoles Nintendo Delta (ex GBA4iOS) et le gestionnaire de presse papier Clip.

AltStore sur iOS. Image : The Verge.

Les choses se compliquent cependant dès lors que l’on veut télécharger des apps n’étant pas livrées avec la boutique. AltStore a un fonctionnement un peu particulier : il faut ajouter manuellement des « sources » (une URL redirigeant vers un fichier JSON) provenant de développeurs avant de voir une app apparaître sur la boutique. Cette fonction ne sera pas disponible au lancement, mais arrivera rapidement par la suite selon l’équipe de la boutique. Une liste de sources recommandées sera mise en avant, mais en l’état, il est uniquement possible de jouer avec Delta et Clip.

La nouvelle version d'AltStore est en cours d'approbation par Apple : The Verge explique qu’elle sera prête à être mise en ligne « dès qu'elle aura reçu le feu vert de l’entreprise ». La démarche a été plus lente que prévu, les développeurs ayant loupé leur fenêtre de lancement initiale programmée au mois de mars.

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iOS 17.5 devrait détecter les mouchards qui ne sont pas des AirTags

Florian Innocente |

iOS 17.5 devrait être capable de détecter des traqueurs de position qui vous suivent même s'ils ne sont pas compatibles avec le réseau Localiser d'Apple. C'est une capacité de l'app Localiser qui a été dénichée dans la première bêta d'iOS 17.5 mais qui n'est pas encore active. Ce sont des lignes de texte qui font référence à cette future fonction.

Il s'agit du texte d'une alerte affichée par l'iPhone lorsqu'il a détecté qu'une balise est en train de vous suivre. Le message explique qu'il s'agit d'un traqueur non certifié pour le réseau Localiser d'Apple. Et d'expliquer qu'on peut le désactiver pour qu'il cesse d'envoyer sa position à son propriétaire. Pour ce qui est de la manipulation à faire, puisque chaque balise a sa méthode, l'alerte, renvoie vers des explications sur le site web du fabricant.

Un AirTag détecté dans un véhicule par un Pixel.

Cette nouveauté s'inscrit dans le cadre du partenariat noué entre Apple et Google en mai dernier et dont les premiers résultats sont apparus à la fin de l'été.

Les AirTags ne sont plus invisibles pour Android

Les AirTags ne sont plus invisibles pour Android

Les smartphones Android sont devenus capables de détecter un AirTag (ou toute balise compatible Localiser) potentiellement utilisé comme mouchard. Mais ce n'est pas encore le cas depuis un iPhone, si quelqu'un dissimule une balise Samsung, Tile ou Chipolo dans vos affaires ou votre voiture. Ces autres marques avaient néanmoins manifesté leur intérêt pour cette spécification destinée aux vendeurs de traqueurs de position au sens large.

Si tout le monde joue le jeu, les iPhone et smartphones Android pourront repérer des traqueurs employés comme mouchard, quelle que soit leur marque. Reste le cas, insoluble, des fabricants de traqueurs qui auront choisi de rester en dehors de cette initiative.

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Google est bel et bien en train de tuer Google Podcasts

Nicolas Furno |

Google Podcasts est bel et bien en train de mourir. Depuis hier, 2 avril 2024, le service n’est plus du tout accessible depuis les États-Unis et même s’il fonctionne encore en Europe, ce n’est qu’une question de temps avant que Google tue encore une fois l’une de ses apps. Ce qui n’est pas une surprise, le géant de la recherche avait condamné son lecteur de podcasts à l’automne dernier en annonçant que YouTube (oui, le service de streaming vidéo) devait prendre le relai. C’est terminé pour les utilisateurs américains, ça devrait l’être rapidement pour le reste du monde.

Si Google Podcasts fonctionne encore en France, mieux vaut trouver rapidement une alternative… Image iGeneration.

L’entreprise n’a même pas pris la peine de détailler son plan pour l’interruption de Google Podcasts. Il n’y a pas eu de réelle communication sur la fin du service aux États-Unis, si ce n’est un message l’indiquant aux utilisateurs concernés lorsqu’ils ouvraient l’app. De même, on ne sait pas quand l’app devrait cesser de fonctionner hors des frontières américaines. Cette fiche support qui ne concerne que les utilisateurs américains annonce que l’export des podcasts, une fonctionnalité exclusivement états-unienne, reste possible jusqu’en juillet. Est-ce aussi à cette date que le lecteur de podcast disparaîtra dans le monde entier ? Ou bien la semaine prochaine ?

Allez savoir, mais si vous utilisiez Google Podcasts, il est grand temps de penser à une alternative. La transition devra malheureusement se faire à la main pour le moment, l’entreprise n’ayant rien prévu pour exporter les flux vers une autre app. Vous pouvez aussi tester l’intégration des podcasts à YouTube, même si sans surprise, ce n’est apparemment pas génial du tout.

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Promo : l'iPhone 15 Pro Max et la coque MagSafe à 1 285 € (-250 €)

Florian Innocente |

Boulanger fait une promo autour d'un pack réunissant l'iPhone 15 Pro Max 256 Go (bleu) avec la coque MagSafe transparente d'Apple. Le lot est vendu 1 285,20 € au lieu de 1 538 € sur l'Apple Store (-253 €). Les deux articles sont indiqués comme neufs

Chez Amazon, le même iPhone est en promo tout seul à 1 359 €. Le retrait en magasin est possible, sinon il faudra en passer par la livraison à 9 €.

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iOS 17.5 prépare le terrain pour télécharger des apps depuis un site web en Europe

Nicolas Furno |

iOS 17.5, dont la première bêta est distribuée ce soir aux développeurs, contient une nouveauté taillée pour le DMA. C’est en effet la première version du système d’exploitation mobile d’Apple qui contient le nécessaire pour installer une application depuis un site web, sans passer par l’App Store ni une boutique d’apps tierce. Cette capacité répond à une demande de l’Union européenne dans le cadre du DMA et Apple n’a pas d’autre choix que de s’y plier en ajoutant cette capacité inédite à iOS.

Image iGeneration.

Inutile toutefois de vous précipiter sur votre navigateur préféré pour télécharger des apps. L’infrastructure est en place comme le relève MacRumors, mais aucun développeur ne peut encore proposer d’apps pour iOS depuis son site web. Pour cela, il faudra encore patienter le temps qu’Apple fournisse une nouvelle API destinée à autoriser l’installation d’apps téléchargées depuis un site web. Cette API sera par ailleurs réservée aux développeurs qui respectent les nombreux critères mis en place par le constructeur… même si la Commission européenne pourrait très bien s’en mêler et imposer quelques assouplissements.

Quoi qu’il en soit et en attendant d’en savoir plus, c’est l’une des nouveautés importantes de la première bêta d’iOS 17.5. Elle vient s’ajouter à l’infrastructure nécessaire aux boutiques alternatives qui a trouvé place dans iOS 17.4, même si on attend toujours l’ouverture des premières boutiques. Il semblerait que cela coince du côté d’Apple, qui doit travailler fort sous le capot pour aménager tous ces changements massifs.

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DMA : les développeurs iOS sont-ils vraiment sur la voie de la liberté ?

Stéphane Moussie |

« [Les développeurs et les utilisateurs] sont très nombreux à nous dire qu’ils ont l’impression que les choses ont plus bougé depuis une vingtaine de jours qu’au cours des dix dernières années », déclarait Thierry Breton le 25 mars au moment de l’ouverture des premières procédures contre Apple, Google et Meta dans le cadre du Digital Markets Act (DMA).

Le règlement européen sur les marchés numériques ouvre dans l’écosystème iOS de nouveaux chemins qui ne sont plus sous le contrôle exclusif d’Apple. Mais ces chemins sont-ils praticables dès à présent ? Nous avons posé la question à une demi-douzaine de petits studios de développement d’applications iPhone, qui soulignent tous qu’il reste d’importants travaux à faire pour que les nouvelles voies ne se transforment pas en impasse.

Margrethe Vestager et Thierry Breton, les deux membres de la Commission européenne qui portent le DMA. Image Union européenne.

Une épée de Damoclès au-dessus de la tête des développeurs

Depuis début mars, les développeurs ont le choix entre deux contrats différents avec Apple concernant la distribution de leurs applications iPhone dans l’Union européenne. Le premier, c’est le contrat historique qui prévoit que les applications soient uniquement disponibles dans l’App Store et qu’Apple prélève une commission de 30 ou 15 % (le montant varie en fonction des revenus du développeur, de la nature de l’achat…) sur les ventes de ces apps ainsi que les achats intégrés.

Le deuxième contrat offre plus de libertés puisqu’il permet aux développeurs de distribuer leurs logiciels en dehors de l’App Store (mais aussi dans l’App Store s’ils le souhaitent), ainsi que d’intégrer un autre système de paiement que celui d’Apple et des liens vers leur site web pour vendre du contenu ou un abonnement. Les développeurs se sont-ils empressés d’adopter ces nouvelles conditions commerciales censées les libérer d’Apple ? Pas du tout.

« On ne sait pas encore s’il y aura d’autres boutiques d’applications iOS qui généreront suffisamment de téléchargements pour rivaliser avec l’App Store, d’autant plus quand on considère que l’on parle uniquement du marché européen », soupèse Paulo Andrade, le créateur du gestionnaire de mots de passe Secrets, qui ne voit donc pas l’intérêt de signer dès maintenant le nouveau contrat.

« Avec cela à l’esprit, passer aux nouvelles conditions ne représenterait qu’un avantage de 2 % sur les ventes. Aux conditions actuelles, la commission d’Apple sur Secrets s’élève à 15 %. Avec les nouvelles, elle serait de 10 %, plus 3 % pour les frais de paiement. Le jeu n’en vaut pas la chandelle, surtout avec la Core Technology Fee en toile de fond », calcule le développeur.

Le choix entre ancien ou nouveau contrat pouvant virer au casse-tête, Apple a développé une calculette spéciale.

Cette commission d’un nouveau genre qui est incluse dans le deuxième type de contrat est vue par les développeurs comme une épée de Damoclès au-dessus de leur tête : pour chaque nouvelle installation annuelle de leurs applications au-delà du premier million, ils devraient verser 0,50 € à Apple.

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