Quand un fabricant m’envoie un produit en vue d’un test, j’ai en général une assez bonne idée de ce que je vais recevoir. Ce n’était clairement pas le cas pour la lampe chauffe-bougie de SwitchBot, un appareil qui me laissait pour le moins circonspect. Si j’ai pensé un moment qu’il s’agissait d’imiter l’éclairage particulier d’une bougie, j’ai vite compris que l’idée était bien de chauffer un bloc de cire. De quoi profiter des senteurs d’une bougie parfumée sans aucune flamme et donc en limitant les risques d’incendie, voilà la promesse du fabricant.
Pour ne rien gâcher, il s’agit aussi d’une lampe connectée compatible avec Matter, ce qui permet de la contrôler depuis l’application Maison d’Apple. C’est un concept intriguant et original, mais est-ce que cela fonctionne comme promis ? Voyons-le ensemble.
Un produit bien conçu et de conception simple
Premier constat en ouvrant la boîte et en déballant le produit, cette lampe est simplement et solidement conçue. Elle consiste en résumé en un morceau de métal plié pour former un pied qui est associé à un petit abat-jour protégeant l’éclairage, pointé vers le bas. L’ensemble mesure environ 25 cm de haut et 12 cm de large et un câble de 1,5 mètre de long est fourni pour alimenter l’appareil. Sur le fil, on retrouve le contrôleur qui sert à la fois à ajuster directement les paramètres de la lampe et à la relier à la domotique. La lampe chauffe-bougie est proposée en deux coloris, blanc comme mon exemplaire ou bien noir.
Je m’attendais à trouver une bougie dans la boîte, mais il n’y a rien de tel, c’est à l’utilisateur de la fournir. L’avantage, c’est que vous aurez un large choix de parfums, en sachant que le produit de SwitchBot laisse suffisamment d’espace pour des bougies assez grandes : jusqu’à 9,5 cm de diamètre et 14 cm de haut d’après le fabricant. Pour les besoins de ce test, j’ai acheté un produit vendu par IKEA et la JÄMLIK vanille de 40 heures a facilement trouvé place sous la coupole.
En revanche, on trouve dans la boîte deux spots au format GU10. Il n’y a qu’un emplacement pour spot, mais cette générosité du fabricant s’explique par un choix assez évident quand on pense au fonctionnement d’un tel produit. Le rôle de la lampe est de chauffer une bougie et un éclairage à LED, bien trop efficient, serait incapable de le faire. C’est pourquoi SwitchBot a opté pour des spots halogènes, l’ancienne génération qui consomme et chauffe nettement plus. Ce qui est plutôt un défaut en règle générale devient ici une qualité, on veut un éclairage qui chauffe suffisamment pour que de la cire fonde.
En contrepartie, ces halogènes ont une durée de vie réduite : autour de 2 000 heures selon les modèles contre au minimum dix fois plus pour les modèles à LED. C’est pourquoi ces spots GU10 sont un consommable qu’il faudra changer de temps en temps. On peut espérer une année d’utilisation intensive, à raison de 5 à 6 heures par jour, deux ans pour un usage plus raisonné. Bien sûr, tout dépend de la qualité des spots fournis par SwitchBot, je ne sais pas si la marque a choisi des modèles plutôt haut de gamme qui tiendront mieux sur la durée ou au contraire, des produits bas de gamme qu’il faudra changer plus souvent.
















