App Store : Apple réduit sa commission à 27% sur les paiements alternatifs aux Pays-Bas

Florian Innocente |

Apple n'en démord pas, l'obligation qui lui est faite, aux Pays-Bas, de laisser des apps proposer des méthodes de paiement alternatives va "compliquer l'expérience utilisateur et poser des risques inédits de sécurité" martèle une note sur le portail développeurs. Mais dans l'attente du résultat de son pourvoi en appel de cette décision, elle est bien obligée se conformer à la décision du régulateur néerlandais.

L

L'App Store des Pays-Bas va rencontrer de nouveaux systèmes de paiement 🆕

Cette obligation de l'ACM (Autoriteit Consument & Markt) ne concerne que ce pays et uniquement les applications de rencontre. C'est très ciblé, toutefois ça n'en reste pas moins une première fissure dans le dispositif d'Apple où les in-apps et le mécanisme d'abonnement sont la norme.

En attendant un éventuel retour de fortune — et parce qu'elle est soumise à la menace d'amendes reconductibles si elle ne s'exécute pas — la Pomme donne aujourd'hui aux développeurs néerlandais mais aussi à tous ceux qui, étrangers, sont présents sur l'App Store avec cette catégorie d'apps, les explications techniques pour intégrer ces autres moyens de paiement.

L'écran qui précède l'envoi de l'utilisateur vers un autre service mentionne qu'Apple n'assurera plus la sécurité du paiement passé cette étape et qu'elle ne gèrera pas non plus les demandes de remboursement. Toute cette gestion est laissée aux bons soins des autres protagonistes. Il leur faudra en outre proposer trois solutions de paiement : par carte, par Apple Pay et avec le système iDeal, populaire aux Pays-Bas. Ensuite, les éditeurs devront compiler une app spécifique pour l'App Store néerlandais puisque cet ajout de moyens de paiement ne concerne que ce marché.

Autre point intéressant, le taux de prélèvement d'Apple sur cette transaction extérieure. Le fait qu'un utilisateur aille payer ailleurs n'affranchit pas l'éditeur de verser une commission à l'App Store. Apple va collecter 27 % de la somme, net de taxes, un pourcentage décidé en accord avec l'ACM. Un taux « réduit » mais tout de même très voisin des 30 % habituels ! Cette maigre différence correspond à « la valeur liée au traitement des paiements et aux activités connexes », précise Apple.

En Corée du Sud où Apple et Google sont sommés d'ouvrir les possibilités de paiement, le second a proposé de réduire sa commission de 4 %. On ne sait pas ce qu'il en est pour Apple mais le cas néerlandais va peut-être servir de modèle.

Concurrence : aux États-Unis, aux Pays-Bas et en Corée du Sud, la pression monte sur l

Concurrence : aux États-Unis, aux Pays-Bas et en Corée du Sud, la pression monte sur l'App Store


avatar r e m y | 

Les paiements via des systèmes tiers se faisant totalement en dehors d'Apple, comment peuvent-ils connaître les montants payés ainsi pour appliquer leur commission "réduite" de 27%?

Est-ce le développeur ou prestataire de service de l'app qui doit déclarer à Apple les paiements ainsi effectués et Apple les croit sur parole?

D'autre part, lorsque les paiements seront effectués via un lien depuis l'app vers le site web, comment distinguer ceux qui "viennent" de l'app (et sont assujettis aux 27%), de ceux qui sont fait via une connexion directe en passant par Safari (qui jusqu'à ce jour, et j'espère que ça ne changera pas, ne sont assujettis à aucun prélèvement d'Apple)?
(Et là on voit quand même une grosse incohérence... si vous payez sur le site web via un lien direct depuis l'app, Apple va prélever 27%, mais si vous quittez l'app et accédez au même paiement via Safari, Apple ne prélève rien. Comment justifier ces 2 traitements différents)

avatar MarcMame | 

@r e m y

"Les paiements via des systèmes tiers se faisant totalement en dehors d'Apple, comment peuvent-ils connaître les montants payés ainsi pour appliquer leur commission "réduite" de 27%?"

————
Grace au Keylogger perso d’Apple implémenté depuis iOS 1. 😋

avatar shaba | 

@r e m y

Sur 9to5 il est indiqué que chaque mois les devs doivent envoyer un rapport à Apple sur leurs ventes et qu’une facture sera ensuite émise. Je vois pas bien comment ça peut marcher un système comme ça… s’ils n’ont pas de moyen de tracer les ventes ils vont pas recevoir grand chose. Sûrement une rustine en attendant un système plus complet.

avatar mne | 

@r e m y

De ce que je comprends, l'autorisation d'utiliser un moyen de paiement externe est conditionné à l'utilisation de l'api d'apple pour le paiement. Donc le fonctionnement du paiement ne change pas : un bouton de paiement passe par l'api d'apple puis affiche un menu permettant de choisir le moyen de paiement selon ceux implémentés par le développeur (je suppose).
J'ai l'impression qu'une application qui ouvrirait une page web externe pour un paiement (sans passer par le mécanisme intégré) ne serait pas validée pour l'app store.

avatar byte_order | 

@mne

Oui, c'est cela : ils imposent une API, qui verra donc :
- l'ID du développeur de l'app
- le montant
- propose à l'utilisateur le choix de passer par une méthode de paiement autre que l'AppStore

Donc via l'API imposée, Apple a de quoi connaitre le montant cumulé qui a fait object d'un choix de paiement par méthode externe.

Et en ce qui concerne l'usage via un lien vers une page web, Apple impose que la page web soit celle d’accueil du site (pas de sous page autorisé, p'tet même que la page d'accueil d'un sous-domaine sera refusé) de façon a rendre artificiellement complexe pour l'utilisateur, qui devra poursuivre la navigation vers le mécanisme de paiement par lui même, mais sinon, non, y'a pas du tout d'entrave artificielle pour réduire la simplicité, non non, un renvoi direct sur la bonne page c'est bien connu, c'est encore plus complexe et perturbant !

Gros foutage de gueule d'affirmer ensuite que cela va "compliquer l'expérience utilisateur" alors que c'est Apple elle même qui impose artificiellement la dégradation au maximum de cette expérience utilisateur...

Enfin, l'URL utilisée doit être déclarée à Apple pour ces apps.
On peut imaginez qu'avoir une liste des URL utilisées par les apps pour proposer un service de paiement externe, alors que dans le même temps on impose l'usage incontournable de son moteur web, cela doit laisser certaines possibilités de surveillance de volumétrie des achats (à défaut de leur montant, mais les montants minimaux sont facilement vérifiables ensuite).

Ici l'ACM n'a a priori pas le niveau de vigilance que semble avoir la KCC. L'imposition d'une API de contrôle incontournable c'est pas permettre aux développeurs de ces apps de pouvoir librement utiliser leurs propres méthodes de paiement depuis leurs apps, c'est le leur permettre qu'uniquement après avoir préalable rempli une déclaration d'intention à la douane d'Apple. Qu'elle utilisera pour exiger, comme toute douane, des frais de douanes.

avatar Mektoub | 

Si la « valeur » du paiement équivaut à 3%, je suis curieux de savoir à quelle « valeur » correspondent les 27 autres pourcents

avatar shaba | 

@Mektoub

Ca fait 10% de réduction pas 3% :)
3 points par contre ça oui.

avatar Mektoub | 

@shaba

Je n’ai pas parlé de réduction

avatar TheRV | 

@Mektoub

L’AppStore ne fonctionne pas tout seul même si le paiement se fait via une autre plateforme : frais de fonctionnement, d’infrastructures, d’énergie, de développement, marge d’Apple…

avatar r e m y | 

Pourtant aujourd'hui pour les apps qui ne proposent pas de système de paiement in-app et nécessitent d'aller payer sur le site web (Spotify, Netflix...), Apple ne prélève rien! Et c'est même ce que préconise Apple aux apps qui ne veulent pas supporter de commission.

Comment justifier que tout à coup, ces apps devraient payer 27% de commission???

avatar shaba | 

@r e m y

C’est la valeur estimée par Apple d’une intégration directe du paiement. Plus simple pour l’utilisateur, peut-être plus rassurant aussi même si le paiement ne passe pas par Apple (passer par un site peut décourager des achats). Ils auraient pu diminuer encore tout de même mais se veulent volontairement dissuasifs. A voir ce que vont en penser les autorités. Même si je ne sais pas si elles peuvent dire quoi que ce soit étant donné qu’Apple respecte désormais ce qui lui a été demandé.

avatar byte_order | 

@shaba
> C’est la valeur estimée par Apple d’une intégration directe du paiement.

Une estimation en parfaite objectivité, bien sûr.

avatar shaba | 

@byte_order

« Estimée » oui. Et je ne pense pas qu’une des parties soit objective dans ce cas de toute façon.

avatar byte_order | 

@shaba
> Et je ne pense pas qu’une des parties soit objective dans ce cas de toute façon.

Alors pourquoi accorder plus de crédit à l'une qu'à l'autre !? Pourquoi accepter sans contestation que l'estimation d'Apple soit crédible, mais contester que l'estimation de l'autre camps est abusive, la qualifier de cracher dans la soupe, etc ?

avatar shaba | 

@byte_order

Parce que ni toi, ni moi ne sommes objectifs également. Et que je pense qu’Apple a offert à cette industrie des perspectives qu’on n’envisageait pas en apportant de surcroît une valeur énorme. Les développeurs qui dénoncent désormais cela crachent effectivement dans la soupe à mes yeux.

avatar byte_order | 

@TheRV
> L’AppStore ne fonctionne pas tout seul même si le paiement se fait via une autre plateforme : > frais de fonctionnement, d’infrastructures, d’énergie, de développement, marge d’Apple…

En quoi l'AppStore est solicité lors de la distribution d'un contenu acheté depuis l'app !?
Le contenu est produit par un tiers, il est distribué vers l'app par un tiers, payé par un tiers, le suivi et le support client est, fort logiquementn de sa responsabilité dans ce cas, comme rappelé par Apple elle même, mais ce paiement in-app intégralement géré par un ou des tiers genère un coût particulier pour l'AppStore ?

A part un manque à gagner sur sa marge, je vois pas.
C'est légitime d'exiger une commission pour compenser un manque à gagner généré par la concurrence !?
Okay, j'essaye de suite, cela à l'air super intéressant...

avatar Mrleblanc101 | 

@Mektoub

Hébergement, distribution, outils de développements, APIs, documentation, App Review, etc

avatar YetOneOtherGit | 

@Mrleblanc101

"Hébergement, distribution, outils de développements, APIs, documentation, App Review, etc"

Ce n’est pas ce qui est valorisé, le coup d’un produit ou d’un service ne se définit que très marginalement au regard de son coût de revient.

La valeur ajoutée est dans la valeur qu’il offre à ses clients.

Et ce qu’offre les stores pour 30% aux indépendants, TPE, PME c’est ce qui fut longtemps un rêve inaccessible pour elle.

Le montant de la commission n’est pas l’enjeu pour tous ceux qui ne sont pas des structures puissantes et ayant de gros moyens financiers.

avatar Nexon99 | 

@Mektoub

- hébergement des applications (serveur, …)
- distribution
- API et kits
- outils de développement
- TestFlight
- SAV
- visibilité
- outils promotionnels et marketing
- formations et aides
- etc.

Quand inutile un service, on paye.

avatar Louisgaga | 

Donc Apple pense que la présence sur son store vaut 27% du CA? Rentable comme affaire!
Aucune marketplace ne prélève autant.

avatar DahuLArthropode | 

@Louisgaga

"Aucune marketplace ne prélève autant"

Google?

https://support.google.com/googleplay/android-developer/answer/112622?hl=fr

avatar byte_order | 

@DahuLArthropode

C'est bien pour cela qu'on parle d'un duopole qui abuse de leur position pour extraire de gros profits sur le marché de la distribution d'apps mais *également* d'achats *depuis* des apps, parce qu'ils se comportent en contrôleur d'accès, et donc c'est très facile d'imposer un péage ainsi.

Je vais faire ça en bas de chez moi, tiens : y'a une route passante, et c'est chiant de devoir passer par ailleurs car c'est la seule route efficace pour aller entre A et B. Je vais installé un péage, tiens. Comment ? La route ne m'appartient pas ?
Parce que les smartphones appartiennent à leurs vendeurs, peut-être ?
Comment ? Ils les ont conçu ? Et ? Mes impôts financent la conception et l'entretien de la route aussi, hein.

Si les terminaux sont en fait en location, que cela soit clair. Mais être payé 2 fois, une fois à l'achat et ensuite via une taxe du constructeur sur chaque usage de votre propre bien pour accéder à un truc fourni par un tiers, c'est comme accepter que sur chaque litre de carburant le constructeur à encore droit à une part...

avatar DahuLArthropode | 

@byte_order

Je n’ai défendu aucune position — je n’en ai pas sur la question. J’ai seulement réfuté une affirmation: « Aucune marketplace ne prélève autant ».
Après, pour alimenter le débat que tu soulèves:
En tant qu’affreux gauchiste, je ne suis pas enclin à défendre le profit. Mais je l'avoue, je suis plus sensible aux exactions qui nuisent au climat, à l’environnement, aux intérêts des employés (Amazon…), qui détruisent de l'emploi, qui exploitent les petits vieux, etc. qu'aux prélèvements qu'Apple ou Google effectuent au détriment d'Epic ou Tinder. Il n'existe pas de capitalisme vertueux, mais Apple ne me fait pas l'effet du pire larron. Ils gagnent des sous dans le respect des lois et, si la loi juge qu'ils doivent partager le gâteau autrement, ça m'ira tout aussi bien.

avatar byte_order | 

@DahuLArthropode
> J’ai seulement réfuté une affirmation: « Aucune marketplace ne prélève autant ».

Oui, et je suis d'accord. Je soulignais juste que la situation des marchés d'apps bénéficient de la lenteur du régulateur et du législateur à s'ajuster aux évolutions rapides. Les situations actuels des marketplaces tient plus du far west / loi du (premier le) plus fort que des mécanismes qu'on observe habituellement sur les autres types de marché. Le status de contrôleur d'accès sur une plateforme pourtant vendue est en soit quelque chose d'assez spécifique, qu'on observe peu sur d'autres type de marché.

> En tant qu’affreux gauchiste, je ne suis pas enclin à défendre le profit. Mais je l'avoue, je suis plus sensible aux exactions qui nuisent au climat, à l’environnement, aux intérêts des employés (Amazon…), qui détruisent de l'emploi, qui exploitent les petits vieux, etc. qu'aux prélèvements qu'Apple ou Google effectuent au détriment d'Epic ou Tinder.

Ce n'est pas qu'au détriment que d'Epic ou Tinder. Derrière y'a aussi pas mal d'emplois, et pour l'essentiel d'entre eux ils ne peuvent plus vivre de leur seul présence sur un seul des marketplaces d'apps, ce qui pose problème de l'abus de ce duopole.

> Il n'existe pas de capitalisme vertueux, mais Apple ne me fait pas l'effet du pire larron.

Moi non plus, mais je réfute l'argument "c'est pas le pire" comme argument de laisser faire.

avatar YetOneOtherGit | 

@byte_order

"Oui, et je suis d'accord. Je soulignais juste que la situation des marchés d'apps bénéficient de la lenteur du régulateur et du législateur à s'ajuster aux évolutions rapides."

Les régulateurs ne viendront pas un encadrement des prix et l’éventuelle ouverture ne signifie nullement que le montant des commissions s’éloignera longtemps de ce soft spot que sont les 30% (L’apparition de taux réduits pour les petits acteurs n’est qu’une manœuvre peu conteuse tant ils pèsent économiquement peu et pèseront de moins en moins)

Le régime établi des marchés de la tech c’est quelques acteurs stabilisants leur position à des niveaux où ils dévient illusoires d’avoir un ROI en faisant bouger les PDM.

Tu auras peut-être à 5 ans 3 acteurs majeurs, mais pas plus de concurrence bénéficiant aux acteurs : juste un gâteau qui sera découpé en part que ce partageront des majors.

avatar byte_order | 

@YetOneOtherGit
> Les régulateurs ne viendront pas un encadrement des prix

Je n'ai jamais affirmé cela.

> Tu auras peut-être à 5 ans 3 acteurs majeurs, mais pas plus de concurrence bénéficiant
> aux acteurs : juste un gâteau qui sera découpé en part que ce partageront des majors.

1) rien que l'ajout d'un nouvel acteur peut apporter beaucoup, comme l'entrée de Free Mobile l'a démontré.

2) dès lors que le gateau est découpé en plus de morceau entre plus de monde, cela va dans le bon sens. Même si c'est juste une seule division de plus, passer de 2 à 3 acteurs, c'est +50% de diversité en plus, +50% de choix en plus, et autant de levier en moins pour qu'un acteur puisse penser pouvoir continuer d'abuser sans conséquence notable.

avatar YetOneOtherGit | 

@byte_order

"1) rien que l'ajout d'un nouvel acteur peut apporter beaucoup, comme l'entrée de Free Mobile l'a démontré."

Comparaison n’est pas raison comme toujours, l’argument est absolument spécieux.

avatar byte_order | 

> Comparaison n’est pas raison comme toujours,

Ca tombe bien, cela n'en est pas une.
Y'a pas de comparaison quand on dit que l'arrivée de Free Mobile dans un marché où y'avait que 3 acteurs qui se le partageait à fait beaucoup bouger les choses.

> l’argument est absolument spécieux.

Ben tiens. On a un marché avec 2 acteurs qui se partagent quasiment 100% du marché de la distribution des apps, et dans le cas de la plateforme iOS, un acteur qui a le monopole du marché des microtransactions in-apps en plus, mais évoquer que l'ajout d'un nouvel acteur dans un marché avec très peu d'acteurs peut faire changer les choses, c'est sans rapport.

On vous a connu plus prompt a débattre. Là, vous balayez juste d'un revers de la main sans même argumenter, hop, aller, argument sans valeur, zou.
Je ploie sous la contre-argumentation...

avatar YetOneOtherGit | 

@byte_order

“Ca tombe bien, cela n'en est pas une.
Y'a pas de comparaison quand on dit que l'arrivée de Free Mobile dans un marché où y'avait que 3 acteurs qui se le partageait à fait beaucoup bouger les choses.”

C’est pourtant indéniablement une comparaison visant à montrer les bienfaits de la libre concurrence.

Comparaison d’autant plus douteuse que le cas de Free est justement une illustration d’une concurrence faussée. C’est l’état qui a fait exister un 3° acteur contre toute logique de marché et qui fait en sorte qu’une situation de non consolidation perdure.

avatar YetOneOtherGit | 

@byte_order

“On vous a connu plus prompt a débattre. Là, vous balayez juste d'un revers de la main sans même argumenter, hop, aller, argument sans valeur, zou.”

Les longues argumentations il y a longtemps que je les ai données, je ne reviens pas dessus à chaque fois 😉

Et je suis toujours aussi surpris par ton idéalisme manichéens.

avatar YetOneOtherGit | 

@byte_order

"dès lors que le gateau est découpé en plus de morceau entre plus de monde, cela va dans le bon sens. Même si c'est juste une seule division de plus, passer de 2 à 3 acteurs, c'est +50% de diversité en plus, +50% de choix en plus, et autant de levier en moins pour qu'un acteur puisse penser pouvoir continuer d'abuser sans conséquence notable."

Vision absolument idéaliste des réalités qui convergent dans la plupart des cas vers un cartel de fait à un horizon moyen 😎

avatar TheRV | 

@Louisgaga

T’es bien affirmatif. Dans l’immatériel les marges sont souvent encore bien importantes !

De mon point de vue : sans l’AppStore une application serait méconnue et proche du zéro téléchargement. A part quelques Geek, personne ne se servirait d’un store alternatif. Quel était encore il y a qq années, le pourcentage d’utilisateurs de cydia? Et parmi eux, lesquels auraient été prêt à filer un numéro de CB à une obscure boutique pirate?

avatar byte_order | 

@TheRV
> Dans l’immatériel les marges sont souvent encore bien importantes !

Parce que c'est récent, et donc encore le far west, y'a beaucoup d'impunité parce le temps législatif et réglementaire est très lent par rapport à l'économie réelle.

> De mon point de vue : sans l’AppStore une application serait méconnue et proche du
> zéro téléchargement.

Mais oui, Youtube n'était pas connu avant l'AppStore. Ni Netflix. Ni Amazon. Ni Fortnite. Ni FaceBook. Meetic et autres réseaux de rencontre n'ont jamais rien fait d'autre que d'attendre que les gens les découvrent dans l'AppStore, aucune campagne de promotion à leur propre initiative, non, jamais.

> Quel était encore il y a qq années, le pourcentage d’utilisateurs de cydia?

Quel était le nombre d'utilisateurs de YouTube, Netflix, Fortnite, Facebook, Amazon, Meetic etc avant l'AppStore ?

> lesquels auraient été prêt à filer un numéro de CB à une obscure boutique pirate?

Lesquels ont été prêt à filer un numéro de CB à Google, à FaceBook, à Amazon, à Netflix, à Epîc Games ?

Vous mettez en balance AppStore d'un côté, que des boutiques pirates de l'autre côté, c'est ça votre argument !? Comme si la totalité du e-Commerce était de l'arnaque massif avant l'arrivé d'Apple !? Sérieusement, faut arrêter à un moment.

avatar YetOneOtherGit | 

@byte_order

"Parce que c'est récent, et donc encore le far west, y'a beaucoup d'impunité parce le temps législatif et réglementaire est très lent par rapport à l'économie réelle."

Nous verrons ce que sera le niveau de commission à un horizon de 5 ans et ce que sera l’évolution des prix publics.

Pas certain que ce soit que tu fantasmes 🤑

avatar byte_order | 

@YetOneOtherGit

C'est comme pour le rapport de force entre les petits producteurs et les gros distribiteurs : ce n'est pas qu'une histoire de prix final, c'est une histoire d'équité dans la répartition de la valeur réellement produite.

Qu'un produit de bonne qualité soit plus cher ne me choque pas.
Mais qu'un même produit rapporte pour un tiers des recettes à quelqu'un qui n'intervient que dans le mécanisme de paiement, et uniquement parce que son péage l'impose, ca cela me choque plus. Je parle ici des paiements depuis des apps, pas du paiement des apps eux-mêmes. Je reconnais volontiers que les apps gratuites ont un coût de validation et de distribution pour Apple, mais je rejette la légitimité de mutualiser ces coûts (et aussi une grosse marge) sur les recettes d'une prestation réalisé, distribué et assuré par un tiers vers / depuis une plateforme d'un tiers. Ca c'est un modèle de paiement à l'usage d'une plateforme qui ne s’achète pas, puisqu'elle est en permanence objet de paiement à l'usage.

Faire payer via un péage à l'usage un bien que vous possédez, c'est assez particulier quand même comme légitimité, non ??

avatar YetOneOtherGit | 

@byte_order

"c'est une histoire d'équité dans la répartition de la valeur réellement produite."

Comme toujours tu as une vision réductrice de technicien de la chaîne de valeur qui ne prend en compte que des enjeux de production et oublie l’importance fondamentale de tout le restant.

La valeur apportée par l’écosystème d’Apple n’est en rien réductible à une vision un rien boulons/rondelles.

C’est une des limites de ton mind-set : les enjeux business n’y existent pas et pire tu fais tout pour les réduire à des détails et à quantité négligeable.

Un business c’est très loin de n’être que la production d’un produit 😉

avatar byte_order | 

@YetOneOtherGit
> Comme toujours tu as une vision réductrice de technicien

Parlez d'équité dans la répartition de la valeur ajoutée de chacun, c'est être un technicien ?!

> Un business c’est très loin de n’être que la production d’un produit

Ou ai-je dis le contraire ?
Ce que je dis c'est que la contribution d'Apple dans un abonnement à 10 euros par moi à du contenu sur Netflix (ou que sais-je, comme un cours de yoga par exemple), alors que Apple ne produit pas le contenu objet de l'abonnement, ne le distribue pas non plus, que l'exploitation du contenu se fait sur des terminaux qui ne lui appartiennent plus, n'est pas de 30%. Si Apple l'obtient quand même, c'est parce qu'elle a son pied en travers de la porte du foncier d'autrui.

> Un business c’est très loin de n’être que la production d’un produit 😉

C'est pas mon problème. Moi mon problème c'est l'attaque de ce type de modèle économique sur le principe même de la propriété d'un bien, qui est ici violée par la conservation d'un contrôle post achat.
C'est ça mon enjeu, et franchement je comprends complètement que compte tenu de votre coloration faire de l'argent est synonyme d'excellence, peu importe les moyens, la fin a elle seule est suffisante, cela ne vous concerne pas.

Ben oui, je ne vois pas pourquoi vous seule pourriez réduire votre contradicteur à un stéréotype. Tout le monde peut le faire, donc moi aussi.

avatar YetOneOtherGit | 

@byte_order

"Parlez d'équité dans la répartition de la valeur ajoutée de chacun, c'est être un technicien ?!"

Yep un technicien ayant des vue politiques, mais toujours un technicien ne comprenant rien aux réalités du business et de la création de valeur par une entreprise 😉

avatar YetOneOtherGit | 

@byte_order

"Ou ai-je dis le contraire ?"

En te focalisant systématiquement sur les seules enjeux de création de produits et en oubliant systématiquement les coûts de vente, d’accès au marché, de gestion client, de facturation, de paiement, de recouvrement, de trésorerie, de marketing… que couvrent les stores contre une commission d’un montant au final très faible.

Tout ton discours vissant à faire croire que le montant des commissions communément pratiquées sont me fruit d’abus de position dominante, de jeunesse du marché, de manque de régulation … sont simplement au mieux le fruit de l’ignorance au pire d’une malhonnêteté intellectuelle.

30% pour la somme des éléments classiques d’un business de ventes offert en contrepartie c’est pour bien des indépendants, des TPE et des PME un cadeau du ciel et durant longtemps un fantasme chimérique.

Les pb des indépendants, des TPE et des PME sur le marché ses stores ne sont en rien le fruit des commissions mais de la maturité d’un marché qui se consolide et qui devient de plus en plus la chasse gardée des entreprises puissantes.

Je t’apprécie beaucoup mais tu a un rapport aux réalités du business absolument typique de celle des ingénieurs français moyens : une vision dogmatique et idéologique à des années lumières des réalités de personnes qui serait incapables de faire tourner une TPE sur la durée, avec de rien de résultats, en étant obligé de confronter leurs beaux principes de pureté aux réalités 😉

Quand on à été confronté à faire tourner et croître une entreprise: bien des fantasmes s’effondre face au mur des réalités.

avatar byte_order | 

@YetOneOtherGit

Je note que plutôt que de répondre sur le fond de ce que j'ai dit (situé juste après la partie que, vous, vous avez décidez de viser, "Ou ai-je dis le contraire ?"), vous préférez continuer à pratiquer l'argumentation prétentieuse, pédante.

Bonne continuation.

avatar YetOneOtherGit | 

@byte_order

"C'est pas mon problème. Moi mon problème c'est l'attaque de ce type de modèle économique sur le principe même de la propriété d'un bien, qui est ici violée par la conservation d'un contrôle post achat.
C'est ça mon enjeu, et franchement je comprends complètement que compte tenu de votre coloration faire de l'argent est synonyme d'excellence, peu importe les moyens, la fin a elle seule est suffisante, cela ne vous concerne pas."

A côté de la plaque je ne défends pas en elle même les règles du jeu d’un système dans lequel nous sommes mais je rappelle que ce sont ses règles qui conditionnent les actions des entreprises quelque soit leur taille.

L’accès au marché et la vente au grand public à un échelon qui plus est planétaire fut durant des décennies extrêmement coûteux et impossible pour des structures de taille moyennes, les stores ont révolutionné cette situation avec une masse de solutions incroyables pour une simple commission de 30%.

Prétendre que ce niveau de commission est indus et inique n’est rien d’autre qu’un mensonge 😎

avatar byte_order | 

@YetOneOtherGit
> je ne défends pas en elle même les règles du jeu d’un système dans lequel
> nous sommes mais je rappelle que ce sont ses règles
> qui conditionnent les actions des entreprises quelque soit leur taille.

En oubliant que les règles ne sont pas dictées par les seules entreprises.
Vous rappelez sans cesse que c'est comme cela que cela fonctionne pour justifier que c'est logique que cela continue de fonctionner comme ça. C'est pas de la logique, c'est de la tautologie.

> L’accès au marché et la vente au grand public à un échelon qui plus est planétaire
> fut durant des décennies extrêmement coûteux et impossible pour des structures
> de taille moyennes, les stores ont révolutionné cette situation

C'est faux.
Ce ne sont pas les stores qui ont révolutionnés cette situation, c'est Internet et le many-to-many qu'il permet.
Le e-Commerce avait *déjà* explosé bien avant l'arrivée des stores d'apps.

Les stores de très gros acteurs, par définition, sont justement le retour au few-to-many d'avant. Fort heureusement, cela concerne surtout les apps, le reste est toujours fortement concurrentiel.

> Prétendre que ce niveau de commission est indus et inique n’est rien d’autre qu’un
> mensonge

Et si vous preniez 2 secondes pour répondre réellement au fond de ce que j'ai dit, plutôt que de balayer direct, c'est possible ?!

Ici, Apple exige une commission de 27% sur le paiement géré par un tiers pour un service produit et distribué par un tiers vers une plateforme appartenant à un tiers, un suivi client géré par un tiers, Apple indiquant clairement qu'elle n'assure aucun service ni garantie, c'est légitime ?!

Donnez nous un exemple ailleurs de ce type de pratique dans un marché lambda.
A part à la douane d'un pays, je ne vois pas.

avatar YetOneOtherGit | 

@byte_order

"En oubliant que les règles ne sont pas dictées par les seules entreprises."

Nope le législateur encadre les règles mais ne change pas les fondamentaux d’une économie de marché capitaliste 😎

avatar webHAL1 | 

@byte_order :

Hé oui, c'est la façon de "raisonner" (mais on ne peut bien sûr pas appeler cela comme ça ! ^_^) des fan-boys de n'importe quelle marque ayant connu une réussite commerciale :
1. Ce succès n'aurait jamais été possible par une autre entreprise, uniquement leur marque fétiche a amené le marché là où il est aujourd'hui.
2. Il est impossible que l'état du marché change à l'avenir, quoi qu'il puisse arriver ; la situation est figée, et aucun rapport de force ne peut évoluer.

C'est bien évidemment totalement à côté de la plaque, et ce ne sont pas les exemples qui manquent pour démontrer que la fin d'une position dominante ou d'un monopole entraîne des bouleversements considérables, qui profitent à de très nombreux acteurs ; et d'ailleurs généralement à plus ou moins tout le monde excepté l'entité en situation de position dominante/monopole.

Le plus drôle, c'est que pour ce qui est de la boutique applicative d'Apple, la situation a DÉJÀ évolué. Pendant 12 ans Apple n'a pas bougé d'un iota concernant le montant de sa commission. Absolument zéro évolution sur ce front, et ce n'est pas comme si la discussion n'avait jamais été mise sur le tapis. Et puis soudain, boum !, la pression a commencé à monter sur la Pomme... et elle a divisé de moitié le montant de sa commission pour les petits développeurs. Pas une diminution de 10% ou 20%. Moitié moins.
Mais bien sûr, les nombreuses enquêtes lancées par les autorités de part le monde en charge de veiller aux abus de position dominante à l'encontre d'Apple et de ses pratiques avec l'App Store et le procès contre Epic n'ont rien à voir avec cette décision de la part de la Pomme.
Et puis bon, on sait tous qu'un petit développeur se moque éperdument qu'un intermédiaire lui prélève 30% ou 15% sur son chiffre d'affaire (pas son bénéfice, son chiffre d'affaire), pour lui cela est bien égal !

avatar YetOneOtherGit | 

@webHAL1

"Et puis bon, on sait tous qu'un petit développeur se moque éperdument qu'un intermédiaire lui prélève 30% ou 15% sur son chiffre d'affaire (pas son bénéfice, son chiffre d'affaire), pour lui cela est bien égal !"

Ce devrait être le dernier de ses soucis dans une évolution de la donne de marché qui le confronte à de grands défis que souvent il ne veut pas voir car les AppStore l’ont longtemps bercé dans le confort de ne pas avoir à vraiment penser business.

Le pb des petits acteurs dans ce qu’est devenu le marché n’est en rien de l’ordre du niveau de com mais de la pérennité de leur modèle économique devenu très fragile.

avatar YetOneOtherGit | 

@webHAL1

"1. Ce succès n'aurait jamais été possible par une autre entreprise, uniquement leur marque fétiche a amené le marché là où il est aujourd'hui."

Ta vieille rengaine sur le « fanboyisme » qui t’évite de réfléchir.

Il faut être aveugle pour ne pas voir que ce qu’à réussi à faire Apple en captant la plus grande part des profits des marchés où ils sont impliqués est absolument unique et atypique.

Personne dans l’industrie n’a réussi à faire cela et la position privilégiée de l’AppStore dans le marché doit énormément à cela.

Tes détestations t’aveuglent 😎

avatar YetOneOtherGit | 

@webHAL1

"2. Il est impossible que l'état du marché change à l'avenir, quoi qu'il puisse arriver ; la situation est figée, et aucun rapport de force ne peut évoluer."

là encore c’est un jolie fantasme, les économistes ont depuis longtemps montré que bien des marchés ont une position d’équilibre de cartel de fait avec une domination écrasante d’une poignée d’acteurs inattaquables et n’ayant aucun intérêt à faire bouger les lignes.

Il y a de la pensée magique sur les vertus de la concurrence

avatar YetOneOtherGit | 

@webHAL1

"Pas une diminution de 10% ou 20%. Moitié moins."

Yep une obole peu coûteuse qui ne change rien de fondamental aux challenges économiques que doivent relever les petits pour survivre dans un marché aujourd’hui consolidé

avatar YetOneOtherGit | 

@webHAL1

"C'est bien évidemment totalement à côté de la plaque"

RDV dans cinq ans pour mesurer qui de nous deux était à côté de la plaque 😋

avatar r e m y | 

L'explication d'Apple ne tient pas, car tout en étant présent sur le store, aujourd'hui si les utilisateurs passent par le site web pour payer (comme pour Spotify, Netflix, ...) Apple ne prélève rien.
Donc les 30% aujourd'hui ne peuvent s'expliquer que par la facilité et la sécurité des paiements effectués dans l'App via le système d'Apple!
(D'ailleurs, seules les apps payantes donnent lieu à prélèvement d'une commission par Apple. Cette commission est donc bien liée au seul paiement!)

Pages

CONNEXION UTILISATEUR