Twitter : le blocage soudain des apps tierces est « intentionnel » 🆕

Mickaël Bazoge |

Mise à jour le 15 janvier. La révocation de l'accès à Twitter pour les apps tierces est absolument « intentionnelle », indique The Information. Un responsable technique de Twitter l'a écrit sans détour sur le Slack interne à l'entreprise. Pas de problème technique ou de panne. L'absence de réaction de Twitter depuis deux jours éloignait de plus en plus ce scénario.

Un employé travaillant avec les partenaires produits de Twitter s'est enquis de savoir quand ils disposeraient d'une communication officielle sur les différents points d'explication relatifs à ce blocage. Ce à quoi un chargé du marketing a répondu qu'ils avaient commencé à travailler sur un texte, sans plus de détails.

La nature de l'échange donne à penser que ce choix de bloquer les apps tierces sans sommation est tombé comme un coup de marteau. Rien n'avait été prévu en termes de communication pour informer les premiers intéressés et leurs utilisateurs par ricochet.

Concomitamment, la page pour les développeurs d'apps tierces avec les informations techniques sur l'API de Twitter a été vidée de son contenu.


Article du 13 janvier

Depuis cette nuit, les apps tierces qui utilisent l'API de Twitter sont en carafe. Malheureusement pour les éditeurs de ces logiciels (Tweetbot, Twitterific, Echofon…), la probabilité qu'il s'agisse d'une panne temporaire s'éloigne au fur et à mesure de l'absence de signe de vie de la part du réseau social. Elon Musk est également aux abonnés absents sur ce dossier.

Crédit : The Iconfactory.

Jason Snell s'est laissé dire par une source de seconde main que le blocage de l'API était « absolument intentionnel », ce qui reste bien sûr à confirmer. The Iconfactory, qui développe Twitterific, a perdu tout contact avec l'équipe en charge du support de l'API depuis que tous ses membres en ont été virés. Du côté de Tapbots (Tweetbot), pas plus d'info, c'est pourquoi les dévs vont mettre les bouchées doubles pour finaliser le développement d'Ivory, leur nouvelle app pour Mastodon.

Tweetbot n'arrive plus à rien.

Les relations entre Twitter et les clients tiers ont toujours été compliquées, avec des hauts et des bas. L'arrivée d'Elon Musk à la tête de l'entreprise n'a certainement pas arrangé les choses : le nouveau patron veut réduire les pertes le plus rapidement possible, et cela passe par les abonnements et la publicité. Or, non seulement les apps tierces zappent l'affichage algorithmique qui renforce l'engagement, mais elles n'affichent tout simplement pas de réclames. A leur décharge, l'API fournie par Twitter ne contient pas les encarts des annonceurs.

En attendant d'en savoir plus, les utilisateurs de ces apps, tout comme les développeurs, sont complètement dans le noir. L'approche du week-end n'augure d'ailleurs rien de bon…


Tags
avatar Tibimac | 

Si ça se confirme je pense que je me ferais un compte Mastodon ... pas de gaité de cœur mais l'app Twitter officiel n'est vraiment pas à mon goût !
Et ce serait vraiment un manque de respect et une honte de couper ce qui est la sourve de revenue de développeurs ou entreprises de la sorte sans les prévenir, sans aucune communication ! IL se prend pour qui Elon ? C'est vraiment n'importe quoi de procéder comme ça ! Alors oui il a le droit, il a la droit d'agir comme le plus gros des connards mais ça fait de lui un connard. Et si Twitter devient rentable mais en ayant perdu 1/3 de sa base user et que Mastodon grimpe en flèche, je pense que les investisseurs ne seront pas ravis pour autant.

avatar Ichigo-Roku | 

@Tibimac

Certains clients fonctionnent lorsque d’autres non, c’est intentionnel pour moi.

avatar Tibimac | 

@Ichigo-Roku

Ah j’avais pas compris ça, je pensais qu’ils étaient tous dans le même bateau ! Car aucun client Twitter tiers ne peut afficher de pub qui rapporterait à Twitter donc sur quels critères se ferait cette éviction ? 🤔
Quels sont les clients qui fonctionnent toujours ?

avatar Ichigo-Roku | 

@Tibimac

J’ai lu diverses hypothèses, comme ce sont les plus populaires qui ont vu leurs accès coupés, ça pourrait vouloir dire un retour à une limite d’utilisateurs par client. Le problème est très certainement le fait que les clients tiers n’affichent pas de pubs.

Je suis tombé sur cette liste : https://docs.google.com/spreadsheets/d/1O27Co27g2fWRon7gK79R8e4th6Xtort3bm289_2jhjQ/htmlview

avatar frankm | 

@Ichigo-Roku
« Le problème est très certainement le fait que les clients tiers n’affichent pas de pubs »
Il ne faut pas aller chercher plus loin. C'est donc intentionnel

avatar 0MiguelAnge0 | 

@Ichigo-Roku

Musk va vouloir rentabiliser cette API: vous vivez de nos data, payez pour continuer…

avatar Ichigo-Roku | 

@0MiguelAnge0

C’est probable, ou alors l’API publique pourrait s’appauvrir comme ce fût le cas par le passé. En soit les clients tiers font de l’argent sur le dos de Twitter, donc ça ne me choquerait pas.

avatar Captain Bumper | 

@Tibimac : je ne comprends où est le scandale? Ces applications se greffent sur un service tiers qui ne leur appartient pas, en profitant de son aura pour vendre leur produit (tout en court-circuitant manifestement les sources de revenus espérés par l'entreprise opérant et finançant le service qu'elles utilisent). Ça s'appelle du parasitisme, de la même manière que toutes ces plateformes style Uber, Doctolib, etc. qui se place en intermédiaire entre l'entreprise et ses clients pour parasiter l'activité ce cette dernière, sous prétexte d'un service rendu, mais en ponctionnant de l'argent aux uns ou aux autres, perturbant l'activité de l'entreprise qui fournit le service. Je suis pas un grand fan de Musk, mais là, il a raison, il est chez lui, c'est lui qui paye et il n'y a aucune raison de laisser prospérer des tiers qui parasitent son activité, le privent de revenus et s'érigent en intermédiaires entre son entreprise et ses clients...

avatar patchoulol | 

@Captain Bumper

Sauf que :
- l’API était officiellement supportée par Twitter. Ce n’est pas du parasitage. Et une API se monétise.
- les apps tierces ont eu une immense influence sur Twitter : introduction du mot Tweet par Twitterrific, invention du pull to refresh par le développeur de Tweetie…
- les power users de Twitter utilisaient pour bonne partie des apps tierces et c’est grâce à ce noyau dur que Twitter a grandi

Et puis il y a la manière de faire… priver des équipes de développeurs à qui tu dois tant de leur source de revenus sans même avertir en amont c’est simplement honteux.

avatar Captain Bumper | 

@patchoulol

Sauf que non, ma propriété, mes règles. Point. Twitter est libre de créer ou non cette API, de la maintenir ou pas, de la monétiser cher ou pas, d’augmenter son prix ou pas.
Si Twitter estime que cette API lui coute de l’argent ou des opportunités, il n’y a aucune raison de continuer ainsi. Donc je comprends tout à fait la réaction. Et faut arrêter avec vos « c’est honteux » complètement galvaudés il y a bien des choses plus honteuses dans ce monde que ce non événement. Franchement ? « Honteux »? Il est chez lui et fait ce qu’il veut, et ceux qui trouvent encore à gueuler alors qu’ils vivent sur le business d’un autre mériteraient un bon coup de pied au cul. Crée ton réseau social à toi et fait y ce que tu veux avant d’exiger des autres tes volontés et leur financement.

avatar Malouin | 

@Captain Bumper

… Même si je regrette cette coupure, je suis complètement d’accord avec toi !

avatar bozzo | 

@Captain Bumper

Non, non et non.
Cet espèce de libéralisme forcené est débile et insupportable.
J’avoue ne pas connaître précisément les tenants et aboutissants de cette nouvelle concernant Twitter. Je réagis donc surtout sur le principe.
Vivre en société et créer des choses se fait avec des liens. Dont chacun doit tenir compte.
C’est bien pour cela que dans toutes les démocraties ont été crées des lois qui régulent les rapports entre les propriétaires (de biens physiques ou intellectuels) et les utilisateurs, ou avec l’environnement. Ces lois sont évidemment imparfaite et incomplètes…
Donc il est parfaitement anormal que Musk fasse ce qu’il veut avec un outil qui a pris une importance majeure dans les échanges d’information.
De la même façon, ce n’est pas parce que vous êtes propriétaire de votre maison que vous pouvez y faire ce que vous voulez. Même chose lorsque vous êtes chef d’entreprise (Steve Jobs en connaissais quelque chose puisqu’il a été viré).
Pareil quand vous êtes dans votre voiture, vous ne pouvez pas faire ce que vous voulez parce que cela peut avoir des conséquences sur ce qu’il y a autour.
C’est cet équilibre qui est important.
Dire (de préférence avec une grosse voix genre pittbull qui ne voit pas plus loin que le bout de son nez) « Je suis chez moi je fais ce que je veux », c’est simpliste au possible et il faut bien le dire, un peu puant sur les bords…

avatar Captain Bumper | 

@bozzo :
vous pouvez trépigner des pieds comme vous le voulez, mais votre discours c'est surtout du LFI et consorts : compter sur les autres pour créer les choses puis les déposséder de leur création. Vous confondez, comme souvent dans cette idéologie politique, régulation et appropriation. Que je sache aucun état ni aucune administration n'a participé à la création de Twitter, ni à son financement, pas plus que Musk n'a bénéficié d'aucune aide tierce pour son rachat de Twitter. Ça reste un bien privé, et vous n'avez rien à dire tant que vous n'en êtes pas propriétaire. Faut arrêter avec cette mentalité, vous ne créez rien, mais vous vous appropriez tout (et vous seriez le premier à gueuler si l'inverse se produisait, comme souvent avec la mentalité à tendance (de) gauche(-iste), c'est "faites ce que je dis, pas ce que je fais", le coeur à gauche, le porte-feuille à droite, mais bref passons).
Twitter ne doit rien à personne, ni à aucun état. Les états restent libres de réguler son activité (dans la limite des lois fondamentales qui heureusement restent des gardes-fous contre les idéologies comme la vôtre… Car on peut critiquer à raison les idées d'extrême droite, celles d'extrême gauche que vous défendez sont tout aussi dangereuses et toxiques), de la taxer, etc. mais n'a aucun droit d'ingérence sur un bien privé. Twitter est une entreprise 100% à fonds privés avec des clients qui sont libres ou non de rester ou de manifester leur opposition à cette politique (par ex. en changeant de plateforme et en quittant Twitter), et personne d'autres n'a qqch à dire à cela. Et les plus véhéments dont vous faites manifestement partie sont libres de créer une alternative correspondant à leur vision de la chose, mais ça demande en effet de la motivation, du temps, du travail et de l'argent (ou un business plan), et c'est en effet plus difficile que de rester au fond de son canapé à gueuler et à attendre que les autres et l'état vous fassent tout tomber tout cuit dans le bec.

avatar vincentn | 

@Captain Bumper

Musk a beneficié d’aides tierces pour son rachat de Twitter (non, il n’a pas sorti 44 milliards de son propre portefeuille) : institutions financières, autres actionnaires toujours présents au capital, prêts divers, etc.

Et Twitter, entreprise américaine, a bénéficié de pas mal de facilités et conditions offertes par les lois et décisions de l’Etat fédéral ou les états locaux (Delaware par exemple) sans parler de ses relations et accords avec la FTC. Donc dire que Twitter s’est construit tout seul comme un grand sans rien devoir à l’Etat ou aux autorités ou son environnement économique et fiscal est un peu spécieux.

Et concernant l’API, personne n’a mis un flingue sur la tempe de Twitter pour la forcer à l’ouvrir. La société a également bien profité de cette ouverture de son écosystème, développer sa masse d’usagers pour mieux se valoriser financièrement, récupérer des idées ou racheter des sociétés qui ont développé de nouvelles fonctionnalités pour son réseau.
Bref, c’était un jeu gagnant pour les deux parties, sous une forme volontaire, pas du parasitante de Twitter à son corps défendant.

Il se trouve qu’à un moment donné Twitter a estimé avoir moins besoin des tiers pour son business, en commençant à restreindre ses accès, en changeant d’API. Les relations avec les tiers étaient certes compliquées, mais les échanges existaient encore. Ce n’est plus du tout le cas. Et avec les développeurs tiers ou ceux qui utilisent professionnellement Twitter, et avec les autorités.

Et si c’est pour une question de publicité, c’est assez risible. Le Twitter de Musk se débrouille bien tout seul pour faire fuir les annonceurs (même en offrant 1 pub offerte pour 1 pub achetée comme dernièrement), et ce n’est pas les quelques centaines de milliers (au mieux, et en comptant large) d’usagers d’app tierces sur près de 200 millions d’usagers via le site ou l’app officielle qui ont un impact significatif sur les revenus issus de la pub.

Prochaine étape pour Musk, c’est de bloquer les AdBlockers? Bon courage alors.

Le type fait fuir ses annonceurs par ses décisions, les insultes avant de faire machine arrière, provoque une instabilité technique et financière de la société par ses choix, à la FTC, la SEC sur le dos (sans parler de l’UE) et c’est encore la faute des autres et des développeurs tiers par exemple.

avatar Captain Bumper | 

@vincentn :

c'est votre discours qui est spécieux, vous confondez allègrement encore une fois régulation, imposition, propriété, etc. Je n'ai pas dis que l'entreprise était 100% à Musk mais 100% à capitaux privés, donc ceux qui ne sont pas au capital n'ont rien à dire. Les états et leurs divers organes restent libres de réguler et ils le font, et cela n'a rien à voir avec les capitaux et la propriété de l'entreprise.
Quant aux soi-disant lois et bénéfices divers accordés par les états et commissions diverses : jusqu'à preuve du contraire tout ce petit monde reste souverain, et prend librement le choix d'aider ou non les entreprises (et particuliers), et dans quelles limites (Twitter n'a rien imposé). Dire que cela revient à participer à la construction d'une entreprise est spécieux car il faudrait plutôt parler de moins entraver ou moins taxer une entreprise que de la créé à partir de capitaux d'état. Ces dispositions s'appliquent d'ailleurs à toutes les entreprises qui correspondent aux critères d'attribution, cela n'est pas spécifique à Twitter ou ses dirigeants. Il ne faut pas laisser croire, comme votre discours le laisse entendre, que Twitter a bénéficier de fonds publics ou de dispositions d'exception. Pour mémoire il existe aussi pléthores d'aides et de dispositifs similaires en France et en Europe (ZFU, ZRR, aides européennes, exonérations diverses et variées, etc.) et il ne viendrait à l'idée de personne de dire que ce sont des entreprises publiques d'état ou qui vivent grâce à des capitaux publics. Twitter n'a pas plus, ni moins bénéficié de dispositions prises par le législateur américain, et rien ne permet de dire à hauteur de combien cela à contribuer à la réussite de Twitter (nombre d'entreprises en bénéficient aussi et disparaissent sans laisser de traces de leur passage et on n'en parle pas), ni que cela donne le droit à quiconque (et les états en premier) de préempter l'entreprise ou sa politique.

avatar vincentn | 

@Captain Bumper

Relisez-vous.

« Musk n'a bénéficié d'aucune aide tierce pour son rachat de Twitter »

Bah si. D’ailleurs vous nuancez cette affirmation après.

« Twitter ne doit rien à personne, ni à aucun état. »

Bah si. Et je ne vous traite pas de libertarian perdu dans ses fantasmes pour autant.

Amusant de traiter les gens de « gauchistes » (ce que ne suis aucunement) lorsqu’on l’on rappelle juste qu’une société, toute capitaliste qu’elle soit, est issue d’un environnement législatif, économique, financiers, et peut bénéficier d’aides directes et indirectes, d’aides publiques directes et indirectes, des règles des marchés, d’un environnement également culturel et societal…, de mansuétude des régulateurs…

Aucune entreprise ne se crée ex nihilo sans bénéficier ou subir l’environnement/écosystème dans lequel elle apparaît.

Comme vous le rappelez dans un autre commentaire , en légère contradiction avec vous même, Twitter n’aurait pas pu se développer en France, Europe, Chine, Iran… Pas les mêmes facilités et permissivités culturelles, économiques, fiscales, législatives. La boîte n’aurait pas pu se fiancer, atteindre le seuil critique, aurait racheté bien avant voir même n’aurait tout simplement pas existé.

Je sais bien qu’il y a chez certains le fantasme du self made man dans son garage luttant avec ses petits bras musclés seul dans son coin contre les états, les lois, les régulateurs, avec la seul aide de son argent et du marché libre, mais c’est une légende. Tout est interdépendant.

Quand à l’histoire (drôle) de l’appropriation, rappelons une nouvelle fois que c’est Twitter elle-même qui avait choisit de s’ouvrir pour se développer et atteindre plus rapidement une masse critique.Ell y trouvait donc largement son compte pendant un moment critique de son aventure.

avatar Captain Bumper | 

@vincentn

eh bien ce bien ce que je dis : vous confondez les capitaux et la propriété de l'entreprise avec ce que permet ou ne permet pas son environnement. Pour autant, ce qu'un état facilite ou pas pour les entreprises (ou autres acteurs) ne transforme pas l'état en actionnaire.
Sinon, plutôt que de l'affirmer de manière péremptoire, il faudra lister ici même les aides et financements publics dont a bénéficié Twitter et qui justifierait que l'état américain dans son ensemble (fédéral et états fédérés) puisse avoir son mot à dire sur les décisions de Twitter.
Et d'une manière plus large (puisque c'était ça le point de départ de mes messages), il faudra aussi lister qui serait légitime pour décider de ce que fait Twitter et au nom de quoi... Parce que pour l'instant on assiste juste à des discours d'égocentriques qui souhaitent conformer à tout prix la société, les entreprises et autrui à leurs volontés et leur vision des choses alors même qu'elles ne sont ni propriétaire, ni au capital de ces entreprises, et qu'elles ne sont fondées en rien à décider pour autrui...

Le reste n'est que littérature donc épargnez moi vos cours de SES de seconde, je pense suffisamment connaître et comprendre que les environnements sociétal, législatif et économique sont interdépendants avec les individus et sociétés qui y vivent, mais penser que ça légitime l'ingérence absolue de ces environnements dans la vie des entreprises et des individus est aussi grave que les tares que vous pensez dénoncer chez les autres...

avatar vincentn | 

@Captain Bumper

Dialogue de sourd. (Et je vous remercie pour le SES :) )

Je n’ai jamais parlé d’ingérence absolue.
Et je ne confond pas «  les capitaux et la propriété de l'entreprise avec ce que permet ou ne permet pas son environnement. »

Contrairement à ce que vous pensez croire, un chef d’entreprise tout actionnaire majoritaire ou propriétaire qu’il est, ne peut pas faire totalement ce qu’il veut dans son entreprise. Il faut qu’il assume ses choix et stratégie auprès de ses coactionnaires, de ses investisseurs, de ses contractants, prestataires, salariés.
Musk est coutumier du fait. Et comme on a pu le voir dans les autres entreprises où il est actionnaire majoritaire, il a été recadré assez rapidement.

Musk en tenant que patron de Twitter (comme tout autre patron) est libre de prendre de façon unilatérale et sans prévenir (en interne comme externe) toute les décisions qu’il souhaite. À lui d’assumer aussi les conséquences pour lui et son entreprise vis à vis de ses collaborateurs, coactionnaires, investisseurs, clients et autorités.

Je ne suis effectivement pas actionnaire de Twitter, simple usager.
Mais par expérience, au delà de mon métier, je sais ce qu’est l’actionnariat et la problématique de la gouvernance d’une entreprise (j’en apprend encore tous les jours) et des conséquences des choix qui y sont pris, des limites et de ce qui qui ne peuvent justement pas être pris (donc encore merci pour le SES et votre leçon sur l’entreprise), et en tant que simple usager, je suis également libre de penser que ce que fait Musk avec Twitter est du n’importe quoi.

avatar pagaupa | 

@vincentn

Laissez tomber, c’est un disciple de Charles Gave 😂

avatar Captain Bumper | 

@vincentn
Et concernant l’API, personne n’a mis un flingue sur la tempe de Twitter pour la forcer à l’ouvrir. La société a également bien profité de cette ouverture de son écosystème, développer sa masse d’usagers pour mieux se valoriser financièrement, récupérer des idées ou racheter des sociétés qui ont développé de nouvelles fonctionnalités pour son réseau.
Bref, c’était un jeu gagnant pour les deux parties, sous une forme volontaire, pas du parasitante de Twitter à son corps défendant.
Il se trouve qu’à un moment donné Twitter a estimé avoir moins besoin des tiers pour son business, en commençant à restreindre ses accès, en changeant d’API. Les relations avec les tiers étaient certes compliquées, mais les échanges existaient encore. Ce n’est plus du tout le cas. Et avec les développeurs tiers ou ceux qui utilisent professionnellement Twitter, et avec les autorités.

Oui et? À l'inverse personne n'a mis de flingue sur la tempe de ceux qui ont utilisé cette API et y ont construit leur business plan autour sans alternative. Si Twitter est libre de fournir cette API, elle est libre de la retirer (nonobstant les dispositions contractuelles entre les parties) à tout moment. Donc où est le problème? Vous fournissez un produit et vous êtes donc condamné à le produire à vie?
Si cela pose problème, ils seront nombreux à trouver voire créer des alternatives à Twitter, et c'est tout le mal que je leur souhaite. Le reste (et cette API en tête) n'est pas un dû, faudra bien vous le coller quelque part dans la tête...

Quant à la pub et au comportement de Musk, j'ai encore envie de dire "Et alors? Il fait ce qu'il vaut non?" S'il gère n'importe comment, s'il s'y prend mal ou s'il souhaite bloquer les AdBlockers, il fait ce qu'il vaut chez lui... Il aura ce qu'il méritera, peut-être qu'il changera de politique, mais en attendant vous n'avez rien à lui imposer, ni vous, ni personne d'autre, sinon, ben fallait réunir des fonds pour monter au capital (eh oui!)

avatar bozzo | 

@Captain Bumper

Bien droit dans ses bottes le Capitaine fan de libéralisme débridé. Et il me voit à l’extrême gauche en plus… Je me marre !

Bon, il est de mauvaise humeur. C’est un peu normal remarquez, je l’ai presque traité de pittbull à la vue basse, simpliste et puant sur les bords.
J’aurais pas du.
C’est pas très poli…
Il a dû se sentir visé, je sais pas pourquoi.

Plus sérieusement, désolé si je vous ai un peu irrité, mais j’avoue que je suis moi-même irrité par les « JE SUIS CHEZ MOI JE FAIS CE QUE JE VEUX » que l’on entend de temps à temps à droite et à gauche.
Ça me donne des boutons.

avatar Captain Bumper | 

@bozzo :

je pense qu'à la vue de la faiblesse de vos arguments, et que vous en êtes résolu à l'insulte bête et méchante, j'ai touché juste... En effet, quand on est un bon qu'à chauffer son canapé et qu'on ne sait rien faire, la seule solution c'est de vouloir s'approprier les autres et leurs biens sous des prétextes fallacieux... Commencez par créer qqch de vos mains et arrêtez de compter sur l'argent des autres, peut-être que là on commencera à vous écouter et vous pourrez commencer à dicter vos règles... En attendant vous n'êtes qu'un invité, alors vous êtes priez de respecter les règles de vos hôtes et de pas vous essuyez les pieds sur leurs g***les...

avatar bozzo | 

@Captain Bumper

Roooohhh.
Il est vraiment de très très mauvaise humeur.
On va le laisser se détendre un peu.

avatar Captain Bumper | 

@bozzo

vous portez si bien votre pseudo : vous devriez rester à votre place, c'est-à-dire au milieu de la piste du cirque, la vacuité de votre argumentation montre en effet que vous êtes au niveau des clowns...

avatar vincentn | 

@bozzo

Laissez… en raison de leur idéologie, œillères voire méconnaissance, il est quasi impossible pour eux de comprendre qu’une entreprise se construit dans une société donnée, intereagit avec elle à partir de règles communes, de lois, de relations contractuelles. Ils ne comprennent pas que la propriété est certes un droit fondamental mais qu’il s’applique en rapport aux autres droits. Il y a aussi des devoirs en corollaire.Le fameux la liberté s’arrête là quand commence celle des autres. Où la liberté (d’entreprendre, de pensée …) ne doit pas être vue comme une logique de concurrence (je suis supérieur à toi car j’estime ma liberté plus importante que la tienne et celle des autres ) mais dans une logique de bien commun et de solidarité.

D’ailleurs, s’ils étaient à la tête d’une grosse entreprise, celle-ci ne ferait probablement pas long feu dans nos sociétés occidentales. Mais de la part de gens qui ne savent probablement pas ce qu’est de gérer et développer une grosse entreprise, cela ne m’étonne guère.

avatar Captain Bumper | 

@vincentn

eh bien vous voyez la différence entre vous et moi : c'est que vous, vous parlez bcp, vous vous perdez bcp aussi, et moi en attendant je suis à la tête d'une entreprise. Parce qu'à part me faire dire ce que je n'ai pas dit, tordre les propos des autres pour sortir votre leçon lénifiante, vous faites quoi d'autres? On dirait la majorité de nos dirigeants qui n'ayant pas fait grand chose de leur vie pense pouvoir tout régenter car ils ont écouter d'autres gens qui les ont bien formaté...
La majeure partie de votre discours est hors sujet. Le propos n'est pas de discuter des libertés qui sont du ressort du réglementaire ou du législatif, ni de parler de la place de l'environnement d'une entreprise dans sa réussite, mais des limites (que vous soulignez justement mais étonnement toujours à sens unique) qu'il y a pour les états et surtout les gens de vouloir régenter la vie d'autrui et des entreprise qui ne leur appartient pas....
Sinon, il faudra (et ça doit faire bien 3 ou 4 fois que je le demande, à la place j'ai une logorrhée pré- mâchée toute droit sortie de boites à pensée préconçues) me détailler qui serait en droit de contraindre Twitter à continuer cette API et de la fournir aux développeurs tiers (en dehors des relations contractuelles qu'ici personne ne connait et donc ne peut en discuter), et au nom de quoi?

avatar Nesus | 

@Captain Bumper

Il y a quand même deux-trois choses qui ne vont pas dans votre raisonnement.
1) les API sont payantes. C’est pour cela que les applications tiers sont payantes. Je ne suis pas sûr que ce soit vous qui l’ayez écrit, ce ne sont donc pas des parasites, vu qu’ils paient l’api de Twitter.
2) c’est ignorer l’histoire de Twitter. Qui a été construit grâce aux apps tierce. Rappelons que l’application Twitter est arrivée très tardivement et que l’oiseau bleu, c’est twitteriffic qui l’a inventé.

Vous avez une entreprise, alors je vais expliquer différemment ce qui est en train de se passer. Vous avez un fournisseur, vous lui passer votre commande mensuelle et au moment de la livraison, rien. Vous appelez votre fournisseur et personne ne répond. Et puis au bout d’un moment vous avez la personne au standard qui vous dit d’aller vous faire voir. Au passage, en France si vous faites ça, vous êtes légalement condamnable. Surtout si votre CA issue de cet achat est supérieur ou égal à 50%. Bon, je ne connais pas le droit commercial américain, donc je ne fais pas de parallèle, je donne juste l’info.
Musk a peut-être le droit, encore faut-il vérifier les cgv de l’api, c’est quand même un gars qui refuse de payer son loyer parce qu’il trouve que c’est trop cher...

C’était même prévisible, l’arrêt des api, enfin, de mon point de vue.

Toutefois, il y a de grandes chances que ce soit un mauvais choix commercial, ça risque de faire encore des utilisateurs qui quittent le réseau (c’est ce que je viens de faire) à un moment où les annonceurs ont déjà massivement quitté le réseau social. Bref, l’argent est bien perdu, les entrées sont hypothétiques.
Et c’est un très mauvais messages envoyé à tous les gens qui travaillent de près ou de loin avec Twitter. À tout moment, vous pouvez être dégagés. Il y a mieux pour rassurer les investisseurs et annonceurs.
Bref, c’est très difficilement défendable comme attitude.

avatar byte_order | 

@Captain Bumper
> Ça reste un bien privé, et vous n'avez rien à dire tant que vous n'en êtes pas propriétaire.

Bien privé qui n'est d'aucune utilité s'il n'a pas accès à une infrastructure mondiale qui repose en partie, voir dans certains états, en totalité, sur des investissements publics : le réseau Internet. Et en ce qui concerne le réseau sans fil, il repose intégralement sur les ondes radio qui se propagent dans un espace qui appartient à 100% aux états, d'où sa régulation d'accès.

C'est comme si vous disiez que comme Tesla est un bien privé, Musk n'a aucun compte à rendre aux états. Mais pour que les voitures Tesla puissent être utiles, et donc source de revenus, il faut que ces véhicules puissent utiliser une infrastructure qui, pour l'essentiel, relève bien du bien public et donc des états.

Alors, oui, Musk peut décider librement que désormais ses voitures Tesla n'aient plus de volant ni phares comme il peut décider que l'API de Twitter ne soit plus accessible aux tiers. Mais dire que les états n'ont rien à dire sur ce qui emprunte des infrastructures matérielles ou immatérielles, par contre, c'est faux. Aucune voiture Tesla n'aura le droit d'être utilisable sans phare ni volant dans bien des états, par exemple, et certains états peuvent parfaitement considéré que la rupture unilatéral d'un contrat d'utilisation d'API n'est pas conforme à la législation en place chez eux.

Après, Musk s'en contrefiche probablement, certes, mais cela n'est pas un argument comme quoi aucun état n'a rien à redire aux activités d'une entreprise. Vous confondez avec la vie privé (bien que pas mal d'états ont le droit de la violer éventuellement, d'ailleurs). Une entreprise privée est un bien privé, mais son activité, elle, peut dépendre d'avoir accès à un espace qui ne l'est pas, et cet accès là, lui, il est bien sous le contrôle des états. Un commerce accueillant du public dans son batiment privé doit quand même respecter des règles imposées par l'etat, par ex.

avatar Thizzface69 | 

@patchoulol

J’avoue que là je suis d’accord avec vous. Ça a aider Twitter à améliorer leur appli grâce à des app tierces.

avatar bibi81 | 

Et puis il y a la manière de faire… priver des équipes de développeurs à qui tu dois tant de leur source de revenus sans même avertir en amont c’est simplement honteux.

Il me semble que c'est justement le but de la manœuvre, vérifier combien ces clients tiers apportent à Twitter.
Enfin ce n'est que mon avis, mais il me semble que c'est la marque de fabrique de Musk : tester en grandeur nature (c'est brutal mais ça permet d'avoir une réponse rapidement).

avatar RonDex | 

@Captain Bumper

Imagine Apple qui coupe du jour au lendemain toutes les applications sans rien dire. Imagine tous les éditeurs qui vivent de ces applications…
C’était à prévoir, Twitter est mort avec Elon Mask… C’est vraiment un 🤬🤬🤬.

avatar Ichigo-Roku | 

@RonDex

De toute façon même s’ils avaient été prévenus 2/3 jours à l’avance ce n’est pas comme s’ils auraient eu le moyen de se retourner. En tant que développeur indépendant si 100% de tes revenus proviennent d’une seule app qui dépend en plus d’un service tiers, t’es en position de danger.

avatar byte_order | 

@Ichigo-Roku

C'est pas spécifique aux développeurs indépendants.
Toute activité qui dépend à 100% d'un acteur plus puissant que vous, fournisseur, client, peut importe, vous met en danger.

La diversification des sources de revenus, c'est pas de la magie, hein.

Au passage, on pourra noter que toute utilisation critique dans votre vie d'un bien ou d'un service qui dépend à 100% d'un acteur plus puissant que vous vous met aussi en danger.

Diversifier, ne pas mettre tous ses oeufs dans un même panier, c'est le ba-ba pour éviter cela.
C'est vrai pour le boulot, mais aussi pour le consommateur d'ailleurs.

avatar Ichigo-Roku | 

@byte_order

Ici je parlais de développeurs indépendants car c’est ce qui compose majoritairement les stores, mais oui ça s’applique à tous les domaines et pas qu’aux revenus, ce n’est effectivement pas de la magie mais du bon sens.

avatar fte | 

@RonDex

"Imagine Apple qui coupe du jour au lendemain toutes les applications sans rien dire."

Les clients Twitter utilisent les serveurs de Twitter. Twitter coupe l’accès à ses propres serveurs.

Les applications Mac ou iOS utilisent nos appareils, pas ceux d’Apple. Apple couperait l’accès à nos appareils pas ceux d’Apple ?!?

Tu ne vois pas là une différence de taille, un léger problème ?

avatar vincentn | 

@fte

Les applications des développeurs tiers utilisent pour leur immense majorité des API et framework d’Apple, iCloud,, etc.

Imaginez qu’Apple coupe du jour au lendemain, sans rien dire et communiquer, l’accès à iCloud à ces apps, l’accès aux données météo ou de cartographie, etc… qu’elle propose.

Nous avons ici quelque chose d’assez fondamentalement similaire (même si des différences existent, bien évidemment).

Une immense partie des apps proposées dans l’écosystème d’Apple par des tiers sont maintenant en bonne partie dépendante d’Apple et de ses services, en bien comme en mal, qu’on le veuille ou pas.

avatar fte | 

@vincentn

"Les applications des développeurs tiers utilisent pour leur immense majorité des API et framework d’Apple"

Qui s’exécutent en local sur un appareil qui n’appartient pas à Apple, et licencié au propriétaire qui n’est pas Apple de l’appareil.

", iCloud,, "

Ah, là, iCloud tourne sur les serveurs d’Apple. Une coupure ne me choquerait donc pas. Pour les comptes gratuits. Uniquement. Car nombre de comptes sont payés par un abonnement. Et là ça me chatouillerait beaucoup plus.

"etc."

Pour etc il faut voir de quoi on parle, je ne sais pas. C’est un peu trop vague.

"Imaginez qu’Apple coupe du jour au lendemain, sans rien dire et communiquer, l’accès à iCloud à ces apps, l’accès aux données météo ou de cartographie, etc… qu’elle propose."

Je ne connais pas beaucoup d’applications qui utilisent Plans. OpenStreetMaps ou Google, yep, Plans, faut voir. Météo ? Là aussi, y en a-t’il tant que ça ? Et surtout il y a des alternatives, de nombreuses alternatives.

Mais en effet, ils pourraient couper l’utilisation de leurs serveurs et données. Ça ne me choquerait pas.

Ça ne poserait pas un problème durable cependant.

ICloud, comme mentionné plus haut, il faut distinguer les comptes gratuits et les comptes payants payés par le client final, nous.

"Nous avons ici quelque chose d’assez fondamentalement similaire (même si des différences existent, bien évidemment)."

Seulement très partiellement, ici les comptes iCloud gratuits et autres services sur les serveurs d’Apple. Les autres cas mentionnés sont fondamentalement différents, la différentiation étant le propriétaire (ou abonné) pas Apple de la resource utilisée.

"Une immense partie des apps proposées dans l’écosystème d’Apple par des tiers sont maintenant en bonne partie dépendante d’Apple et de ses services, en bien comme en mal, qu’on le veuille ou pas."

C’est juste. Cependant nombre de ces services sont payants par le client final d’une part, sont parfois imposés aux développeurs tiers par Apple - les législateurs apprécient de moins en moins - , ont des alternatives faciles et qualitatives que je doute qu’Apple apprécierait de voir gagner en popularité auprès des développeurs tiers.

Apple a beaucoup à gagner avec ces services, même si Apple aime présenter ces points comme des faveurs octroyées aux développeurs tiers et de la pure bonté d’âme.

avatar Nico_Belgium | 

@fte

Perso je suis d’accord avec cette comparaison:

Le monde du développement ios dépend à 100% d’Apple (pour l’instant. Ça va changer l’an prochain):

- Les apps sont développées avec Xcode. Outil fournis par Apple.
- les apps sont distribuées exclusivement sur l’app store, maintenu par Apple
- les achats doivent s’effectuer via les serveurs d’Apple avec leur API d’achat qui passe par leur serveurs

Demain apple décidé de ne plus soutenir les apps tierces, c’est tout un écosystème qui s’effondre et des millions d’emploi à travers le monde qui sont menacés.

Et ce sans avoir besoin d’aborder iCloud, plans ou autre.

Évidement l’hypothèse qu’ils le fassent (aujourd’hui) est extrêmement faible car ça leur rapporte énormément d’argent.

Mais la comparaison avec Twitter qui coupe les api des développeurs du jour au lendemain sans rien dire est, toute proportion gardée, complètement recevable.

avatar fte | 

@Nico_Belgium

"c’est tout un écosystème qui s’effondre"

Apple n’a cette possibilité fatale sur des appareils qui ne lui appartiennent pas que parce qu’Apple s’impose en intermédiaire de façon assez douteuse - les législateurs s’en préoccupent de plus en plus - pour contrôler un accès à des appareils qu’elle ne possède pas.

Donc Apple peut (et a) bloquer des applications qui ne lui appartiennent pas qui n’utilisent pas de resources qui appartiennent à Apple sur des téléphones qui n’appartiennent pas à Apple, et certains pensent que c’est similaire à Twitter ?

Twitter n’empêche pas les applications client de fonctionner. Si ces applications affichaient des petits emojis dansants, les emojis seraient encore à se trémousser vigoureusement. Elles n’ont juste plus accès à des données sur des serveurs qui appartiennent à Twitter. 💃

Comment peut-on seulement imaginer que ces cas sont similaires. Même rond comme une hypersphère je verrai la différence : mon appareil, leurs serveurs.

avatar Captain Bumper | 

@RonDex :

Et alors? Sans connaître la nature contractuelle qui lient ces différents acteurs, Twitter comme Apple restent maîtres chez eux... C'est quoi la prochaine étape? Faut attacher à leur table de travail toute personne jugée utile et obliger toute entreprise que l'on juge un tant soit peu utile de près ou de loin à la société à continuer de travailler ad vitam et à fournir ses services et produits, même si cela a un coût non couvert? Dans ce cas, faut appliquer ça à tout le monde et surtout bien penser qu'il faudra s'asseoir sur vos WE et votre retraite, vous arrêterez quand on vous l'autorisera et quand on aura trouvé une alternative! En dehors du fait que c'est une pure réaction de petit égocentrique capricieux, ça reste des dispositions liberticides pour continuer d'assurer son confort personnel, et ça devient du bolchévisme... Dans ce cas vous êtes prié d'aller vivre là où cette idéologie prospère ou est mise en avant (Corée du Nord, Chine, etc.) vous verrez bien si la vie est aussi rose et libre que dans les pays où vous passez votre temps à cracher à la figure de tous ceux qui ne vous reviennent pas. (Et je précise à nouveau que je n'apprécie pas spécialement Musk et son idéologie libertarienne extrémiste, et ses penchants favorables aux complotistes, mais je ne cautionne certainement non plus l'inverse, qui consisterait à s'attribuer de près ou de loin les biens et faits d'autrui sous des prétextes fallacieux, ou de vouloir imposer sans fondement ses propres choix à autrui (et encore plus quand on ne fait rien de sa journée mais qu'on a la bouche pleine d'idéologie lénifiante à base de " oui mais la sôôôciété tu voua... les salôÔÔô des entreprizzz yaka les mettre aux goulags y feron ce kÔn leur dira")

avatar byte_order | 

@Captain Bumper
> Twitter comme Apple restent maîtres chez eux...

Chez eux, c'est pas dans *votre* iPhone ni dans *votre* copie de iOS, qui contient une copie des API et frameworks qu'utilisent ces apps. Les apps ne veulent pas utiliser l'API de la version "master" de iOS qu'Apple conserve chez elle dans son coffre fort à propriété intellectuelle, les apps ne veulent et n'utilisent *que* la copie d'API présente dans la copie de iOS qu'a acheté le propriétaire d'iPhone.

Cela n'est pas du tout comparable aux APIs de Twitter, qui n'ont jamais été vendu ni distribué à des tiers, ils tournent depuis toujours sur du matériel encore propriété (ou loué, selon les cas) de Twitter.

avatar serenity | 

@Captain Bumper

C’est sûr que la décence et autres valeurs morales n’ont peu de place.

On te souhaite donc d’être traité de la même manière, tu apprécieras.

avatar Macbook31 | 

@serenity

Grave, il est pas fini, captain Am… bumper.

Je suis entrepreneur, il ne me viendrait pas à l’idée de faire ça …

Depuis quand les requins bouffent les poissons pilotes ?!

Et merci pour le signal envoyé par l’entreprise.
A fuir.

avatar sailor29 | 

C'est juste que Twitter à fait l'erreur de creer une API totalement ouverte au début et maintenant ils n'arrivent plus à revenir en arriere. Et puis là c'est Musk alors attention oulala c'est mal.

Aucun autre réseau social n'a d'api aussi ouverte et on en fait pas tout un foin.

avatar serenity | 

@sailor29

La légalité et la moralité sont évidemment deux choses différentes.

Une entreprise peut faire des montages fiscaux pour payer moins d’impôts que des PME qui ne peuvent pas se le permettre. Immoral mais légal.

Si tu es employé, grâce aux récentes casses de la loi travail par la macronie, ton entreprise peut te virer de manière abusive avec une indemnité maximale aux prud’hommes connue à l’avance. Immoral mais légal.

Twitter peut se permettre de ne plus payer le loyer de ses bureaux pour forcer les gens à travailler de chez eux. Immoral mais légal dans certains pays.

Et la liste est longue : https://twitterisgoinggreat.com

La restriction des clients tiers est parfaitement légale, mais immorale.

Faut-il néanmoins défendre à tout prix des actions immorales et leurs auteurs ?

avatar byte_order | 

@serenity 
> a restriction des clients tiers est parfaitement légale, mais immorale.

A voir, car si y'a un contrat d'accès aux API entre Twitter et le développeur du client tiers, je doute que tous les tribunaux du monde trouve la clause de rupture unilaterale sans compensation, si même elle existe, parfaitement légale. Y'a une sacrée jurisprudence sur ce type de clause qui la juge invalide sans compensation prévue.

Après, en ce qui concerne la morale, avec Musk le débat semble stérile de tout façon, non ?

avatar Ichigo-Roku | 

@serenity

La moralité d’une action varie d’un individu à un autre, on ne peut pas en définir son contenu contrairement à la légalité d’une action.

avatar byte_order | 

@sailor29
> Aucun autre réseau social n'a d'api aussi ouverte et on en fait pas tout un foin.

Euh, ben si, hein, quand même.
Les protocoles de Telegram sont open source, même le code des apps clientes officielles le sont (avec du retard, mais quand même). La seule chose qui ne l'est pas, c'est ce qui tourne sur les serveurs de Telegram.

Mais encore plus visible, surtout dans le sujet de Twitter : Mastodon est complètement open source, et donc des clients tiers sont possibles, et existent.

avatar nicolier | 

@sailor29

Pour certains il est impensable de pointer du doigt Musk… que ce soit lui ou un autre n’est même pas le problème. Il a même le droit de fermer l’API aux tiers… mais prévenir à l’avance c’est trop demandé ?

avatar cosmoboy34 | 

@Tibimac

« Si ça se confirme je pense que je me ferais un compte Mastodon »

Essayé et pas fan. C’est très power user. Pas simple à appréhender, et finalement encore plus clivant que les autres réseaux puisque tu t’enferme toi même dans une bulle sociale.

Je peux en comprendre l’attrait mais je doute que ça devienne un incontournable s’ils ne simplifient pas le fonctionnement

Pages

CONNEXION UTILISATEUR