Pas de jailbreak pour l'Apple Card, ni d'achat de cryptomonnaies

Mickaël Bazoge |

À quelques encablures de son lancement officiel aux États-Unis (prévu en août comme l'a confirmé Tim Cook pendant les résultats du dernier trimestre), l'Apple Card se dévoile un peu plus… du moins ses conditions d'utilisation ! Goldman Sachs, le partenaire d'Apple dans cette nouvelle aventure, a mis en ligne le contrat qui liera le client à son offre de crédit.

Parmi les nombreuses informations du document, on apprend que Goldman Sachs interdit le jailbreak de l'iPhone1 : après la bidouille, l'hôte de l'Apple Card pourrait ne plus être éligible au service et se voir refuser d'utiliser la carte. Il ne sera pas non plus possible d'acheter des cryptomonnaies, et le crédit attaché à la carte ne permettra pas d'obtenir des jetons de casino et des billets de loterie.

Ces interdictions peuvent surprendre, mais elles sont communes à la plupart des banques américaines (et sans doute aussi de ce côté-ci de l'Atlantique). Plusieurs États américains ont inscrit ces mesures dans leurs législations, et cela découle finalement du bon sens : on n'achète pas à crédit (c'est à dire avec de l'argent qu'on ne possède pas) des actifs hautement spéculatifs ou de la loterie. Autre détail intéressant, à un identifiant Apple ne peut correspondre qu'une seule Apple Card.

Le système de récompenses en argent Daily Cash permettra d'obtenir 3% sur les achats réalisés chez Apple, 2% avec Apple Pay dans les commerces ou sur le web, et 1% si on utilise la carte physique. Le contrat précise que si une transaction combine deux des critères ci-dessus, comme un achat en Apple Store en utilisant Apple Pay, le taux de cashback appliqué sera le plus élevé des deux (3% dans l'exemple). Ça parait logique, mais ça va mieux en l'écrivant noir sur blanc.

En revanche, acheter des produits Apple auprès d'un vendeur tiers ne rapportera que 2% de Daily Cash. Pour le reste, la lecture rébarbative du document n'étonnera pas vraiment ceux qui se sont déjà frottés au système bancaire américain (lire : Apple Card : on fait le point sur la carte de crédit d'Apple).


  1. Ou de l'iPad, puisque manifestement il sera possible d'activer et d'utiliser une Apple Card depuis une tablette. Bloomberg rapporte qu'iOS 12.4 contient des références à une application de gestion de la carte pour l'iPad.  ↩


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avatar debione | 

Le seul fait d’etre Adosser à GS est pour moi complètement useless... Alors oui il n’y a que des requins dans ce monde, mais là on parle de ceux de la pire espèce...

avatar apple78310 | 

Il y a un truc que je n’ai jamais compris avec ces systèmes de Cash back: imaginez que je recharge mon compte Revolut de 1000€ en utilisant Apple Pay et cette Apple Card: j’ai bien 1000€ qui arrivent sur revolut, mais ça ne me coûte que 980€? Je ne comprends pas comment c’est possible

avatar sinbad21 | 

iOS est tellement limité que le jailbreak est pour moi indispensable, il permet déjà de retrouver un vrai gestionnaire de fichiers avec Filza, parce que l'application Fichiers d'Apple, hein, à quoi ça sert ce truc ? Pour ce qui est des applis qui n'aiment pas le jailbreak, il n'y a pas que l'Apple Card, c'est le cas de pas mal d'applications bancaires et même curieusement de Molotov. Heureusement il existe des tweaks qui permettent de cacher le jailbreak à ces applications.

avatar Maxmad68 | 

@sinbad21

Tout à fait!
Ça fait plaisir de voir qu’il reste encore des personnes qui pensent par elles mêmes et pas par ce que Apple leur donne à penser!
Le jailbreak sera réellement mort le jour où iOS saura exploiter entièrement et correctement les capacités de l’iPhone, et aujourd’hui on en est TRÈS loin.

avatar Fanagame | 

Bon pour ceux qui s'offusquent et qui savent lire l'anglais.
Aux usa, les cartes de crédit permettent de faire 2 types de transactions:
- des achats (chez un commerçant)
- une avance de cash (retrait distributeur)

Pour les achats normaux, on a la facture à la fin du mois et on a grosso modo un mois pour rembourser sans frais. Au delà, on a des taux d'intérêt qui s'accumulent sur la dette.

Pour les avances de cash, les frais sont plus élevés ET les intérêts sont calculés à partir de la date de retrait. Donc en gros c'est vraiment déconseillé.

Carte de crédit = très bien pour des achats, très mauvais pour retirer du cash.

Certaines cartes ne le permettent même pas, ce retrait de cash. Si vous êtes une banque et que vous sortez une carte qui ne fait pas de cash advance alors vous devez aussi interdire tout ce qui s'y assimile.

Pour ceux qui lisent l'anglais, vla une belle page wiki qui en parle !
https://en.wikipedia.org/wiki/Cash_advance

avatar Paquito06 | 

C’est dingue ce qu’on peut lire comme commentaires. C’est tout à fait normal qu’on ne puisse pas acheter de crypto avec une credit card; pour beaucoup de raisons:
https://coiniq.com/banks-that-banned-cryptocurrency/

avatar tbr | 

« on n'achète pas à crédit (c'est à dire avec de l'argent qu'on ne possède pas) des actifs hautement spéculatifs »
Donc, interdit d’acheter des actions... gérées par Goldman-Sachs.🤪
Ou autres.

avatar Paquito06 | 

@tbr

“« on n'achète pas à crédit (c'est à dire avec de l'argent qu'on ne possède pas) des actifs hautement spéculatifs »
Donc, interdit d’acheter des actions... gérées par Goldman-Sachs.🤪
Ou autres.”

Ce qui est faux bien sûr. Le problème n’est pas tellement la spéculation, elle existe avec un ratio 1:10 sur les marchés pour les particuliers sur les warrants/options/turbo, voire plus si on est pro (Deutsche Bank, 1:37), mais la tracabilité des crypto (argent sale, money laundering, hack, etc. au minimum).

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