Google I/O : plateformes, rassemblement !

Mickaël Bazoge |

Sundar Pichai, le grand patron d'Android et de Chrome, a profité du keynote de Google I/O, le rendez-vous annuel des développeurs Google, pour lever le voile sur de nombreuses nouveautés. Android One, Material Design, Android L, Android Auto, Android Wear, Android TV, Chromecast et Chrome OS, Google Drive, et Google Fit (ouf) : des services et des plateformes (dont certains qui concurrencent directement Apple) que le moteur de recherche veut unifier au travers d'un langage de design commun.

Android compte désormais un milliard d'utilisateurs actifs par mois — un seuil psychologique désormais atteint, puisque l'an dernier Google avait annoncé 900 millions de terminaux Android activés. Ce milliard d'utilisateurs consultent leurs smartphones 100 milliards de fois… chaque jour. Des chiffres qui donnent le vertige, tout autant que les 93 millions de selfies pris tous les jours, les 20 milliards de messages texte envoyés au quotidien, ou encore l'augmentation de 236% des installations d'applications depuis le Play Store. Les tablettes Android représentent désormais 62% du marché mondial, une hausse de 16 points par rapport à 2013, au détriment de l'iPad.

Tout comme Tim Cook avait taclé Android à plusieurs reprises durant le keynote du WWDC, Google n'a pas manqué de répondre du tac au tac en soulignant les différentes innovations d'Android à travers les différentes moutures de l'OS — surtout, le moteur de recherche a annoncé que 93% des utilisateurs sont équipés de la dernière version de Google Play Services, une couche d'API permettant de maintenir les applications à niveau en dehors des (trop longues) phases de test et de validation des constructeurs et des opérateurs.

Android One : pour les regrouper tous

Pour atteindre le milliard d'utilisateurs supplémentaires, Android se doit d'être compatible avec des smartphones aux performances bien moins évoluées que les produits que nous connaissons dans nos marchés occidentaux. L'une des nouveautés les plus importantes d'Android 4.4 avait été le support de terminaux dotés de composants d'entrée de gamme. Plutôt que de poursuivre dans cette voie de l'optimisation (qui à terme, peut freiner l'innovation), Google a préféré lancer le programme Android One.

Cette initiative, qui débutera avec l'Inde cet automne, va permettre aux constructeurs de développer et produire des smartphones low cost avec l'aide d'un cahier des charges de référence. Les terminaux fonctionneront sous Android dans une version « stock » (sans surcouche) et ils recevront des mises à jour automatiquement. Les constructeurs pourront toutefois pré-installer leurs applications maison.

Google a donné une idée de ce à quoi s'attendre du côté du matériel, avec l'exemple d'un modèle de Micromax intégrant un écran de 4,5 pouces, un tuner FM, un slot pour cartes SD et le support de deux cartes SIM, le tout pour moins de 100$. Parmi les partenaires de Google dans cette aventure, on compte, outre Micromax, Karbonn Mobile et Spice Mobile.

À travers Android One, Google vise directement les smartphones bon marché sous Firefox OS, les Asha de Nokia, ainsi que les Nokia X de Microsoft, eux sous Android — mais il s'agit d'un fork sur lequel Google n'a aucun contrôle. Avec son poids dans la téléphonie, le moteur de recherche a là de quoi peser très rapidement sur les marchés émergents, réservoir de la croissance mondiale pour les constructeurs et les éditeurs.

Material Design, un même dessein pour tout Google

Le design a longtemps été le parent pauvre de l'expérience Android et au-delà, des services de Google. Matias Duarte, qui a usé ses fonds de culotte chez Palm (où il s'est chargé de la somptueuse interface de webOS), tente depuis 2010 et son arrivée à Mountain View d'insuffler de la cohérence, avec quelques résultats tangibles. La version 4 d'Android a considérablement amélioré l'expérience utilisateur en terme de design, tandis que l'usage des services en ligne de Google (exception faite de Gmail, toujours très brouillon) ne fait plus pleurer des larmes de sang.

Material Design est une initiative dont l'objectif est particulièrement ambitieux : donner à tous les services, plateformes et applications de Google un langage de design commun. Elle va profiter à Gmail, dont l'interface minimaliste présentée durant Google I/O va enfin redonner envie de se connecter de nouveau à son courriel via un navigateur web !

Plus globalement, Material Design ressemble beaucoup à la réponse de Google à iOS 7. Le design « plat », qui était déjà à l'oeuvre chez Google avant qu'Apple et Jony Ive ne lui donnent ses lettres de noblesse, est désormais l'alpha et l'omega pour les interfaces des différents services du moteur de recherche. Le contenu, comme sur iOS 7, est au centre du système.

Cela passe par des boutons ronds, des couleurs éclatantes, une police (la Roboto) optimisée pour tous les écrans, des animations discrètes mais signifiantes. Le tout ressemble beaucoup au design responsive qui permet d'afficher un site web en l'adaptant à n'importe quel écran, qu'il s'agisse du 27 pouces d'un iMac aux 4 pouces d'un iPhone.

Le nouveau site web mis en place par Google pour présenter Material Design est caractéristique de la volonté nette et affichée de proposer aux utilisateurs Google une interface unifiée quelle que soit la plateforme. Les développeurs y trouveront eux des exemples de bonnes pratiques… et de moins bonnes.

Android L

Parmi les produits qui vont bénéficier à plein de l'interface Material Design, on trouve bien évidemment la nouvelle version d'Android, dont Google a offert un long aperçu… mais pas le nom définitif ! Il faudra se faire à Android L en attendant la révélation. Couleurs vives, nouveaux boutons, des animations… avec toujours cette volonté, partagée avec Apple, de placer le contenu en avant. Si le redesign a visiblement bénéficié du plus grand investissement de la part des ingénieurs de Google, les nouveautés en matière de fonctions n'ont pas été oubliées même si elles sont en sourdine.

Les notifications interactives permettent de répondre à un message, y compris depuis l'écran de verrouillage (ce qui rappelle évidemment iOS 8). Cet écran, que l'on pourra déverrouiller à la voix, fait aussi office de panneau de notifications; il s'accompagne d'une nouvelle gesture d'activation dite « heads up ».

La version mobile du navigateur Chrome, utilisée par plus de 300 millions de personnes chaque jour, comporte dans son historique un système de cartes. Surtout, le butineur promet des performances de webapp équivalentes aux applications natives.

Google a aussi planché sur l'amélioration des performances d'Android; la future version fonctionnera exclusivement avec le moteur Runtime, lancé avec Android 4.4. Runtime offre des performances doublées par rapport à Dalvik, une meilleure gestion de l'énergie et des ressources (lire : Des apps Android plus rapides ? C’est de l’ART !). Les concepteurs de jeux vidéo gourmands s'intéresseront tout particulièrement à l'Android Extension Pack, qui leur permettra de tirer le meilleur parti des capacités graphiques des processeurs les plus puissants, comme le Tegra K1 de Nvidia.

On en saura beaucoup plus sur Android L dans les heures qui viennent, puisqu'un premier aperçu ainsi que le SDK seront disponibles au téléchargement pour les développeurs dès aujourd'hui. La version grand public sera elle disponible cet automne.

Android Auto sur la route de CarPlay

L'Open Automotive Alliance, ce regroupement de constructeurs automobiles autour des futures solutions de Google, a finalement porté ses fruits. Android Auto est un concurrent direct du CarPlay d'Apple : l'écran du tableau de bord des véhicules compatibles afficheront des applications Android optimisées.

Google a particulièrement travaillé l'interaction avec la voix : le conducteur n'aura pas nécessairement besoin de manipuler des boutons physiques pour activer tel ou tel logiciel (même si Android Auto pourra être piloté avec les équipements sur le volant ou le tableau de bord). Les apps justement, sont grosso-modo celles qu'Apple a adaptées aux écrans des systèmes de divertissement : téléphone, musique, Hangouts (messages), mais aussi Spotify, Pandora, Stitcher, Pocket Casts…

Android Auto fera son apparition dans les premiers véhicules dès la fin de cette année. Pour en profiter, il faudra un smartphone (s'il est puissant, l'expérience n'en sera que meilleure, prévient Google) sous Android L, qui sera lui disponible à l'automne. Un kit de développement sera lui aussi téléchargeable, mais seules les apps musicales et de messagerie pourront en profiter (pas question de jouer à Flappy Bird derrière son volant…)

Android Wear : quelle heure est-il monsieur Google ?

Android Wear n'est pas une nouveauté : cette nouvelle plateforme destinée à équiper les montres connectées a été annoncée en mars (lire : Android Wear : Google dévoile son système pour montres connectées). Google I/O a néanmoins été l'occasion pour le moteur de recherche et ses partenaires de dévoiler des informations supplémentaires sur les périphériques en développement.

LG et Samsung ont ainsi annoncé qu'il était possible, à partir de ce jeudi, de pré-commander leurs G Watch et Gear Live depuis le Play Store. Le modèle de Samsung (qui inaugure ici la troisième plateforme pour sa famille de montres, après Android et Tizen) ressemble à la Gear 2, et il partage avec la G Watch un écran carré. Malheureusement, la montre la plus intéressante, à savoir la Moto 360 et son écran circulaire, ne sortira pas avant cet été, sans plus de précision. Autre déception : aucun prix n'a encore été annoncé.

Le SDK pour Android Wear sera disponible sous peu, a promis Google. Il permettra de concevoir ses propres interfaces, de contrôler les capteurs des périphériques, d'utiliser les commandes vocales et d'envoyer des données dans un sens comme dans l'autre. Google a fait la démonstration sur scène de la commande d'une pizza depuis la Moto 360. On a hâte.

Android TV : un robot vert dans le poste

L'annonce était attendue, et Google n'a pas failli. Le moteur de recherche a dévoilé avec Android TV le remplaçant/successeur du moribond Google TV. Comme annoncé par la rumeur, il s'agit surtout d'un logiciel qui permet d'accéder à du contenu vidéo provenant du Play Store ou des services tiers comme Netflix et Hulu. On est loin de l'ambition proclamée en 2010 de transformer le téléviseur en smartphone grâce à Google TV.

Android TV proposera aux téléspectateurs des recommandations basées sur leurs goûts et préférences; Google oblige, la recherche de contenus a été particulièrement soignée : les résultats afficheront ainsi des informations complémentaires tirées du Knowledge Graph du moteur de recherche. À l'image du Chromecast, on pourra diffuser le contenu d'un appareil mobile sur le téléviseur. Le logiciel pourra être piloté depuis une montre Android Wear ou avec un contrôleur qui permettra lui de s'adonner aux jeux — à télécharger depuis le Play Store, évidemment. Les joueurs pourront batailler avec ou contre d'autres joueurs et décrocher des trophées.

Contrairement à ce qui avait été annoncé, Google n'a pas dévoilé de boîtier maison pour Android TV. En revanche, des constructeurs partenaires vont intégrer ce nouveau service dans leurs produits : Sony, Philips, TP Vision et Sharp vont proposer des téléviseurs, Razer et Asus des box. Il faudra attendre cet automne pour voir les premiers produits en magasin.

Chromecast et Chrome OS : évolution dans la continuité

Le Chromecast, la petite clé HDMI lancée par Google l'an dernier, a vu son utilisation calculée en minutes par jour augmenter de 40% depuis le troisième trimestre 2013. Google se réjouit des ventes du périphérique (même si la société ne va pas jusqu'à donner de chiffres précis). Néanmoins, ce succès pousse Google à créer son propre répertoire d'applications sur le Play Store et en ligne.

La clé va également être dotée d'une fonction de recopie vidéo de son smartphone Android sur l'écran du téléviseur. Cela rappelle évidemment AirPlay et peut se révéler comme une future « killer app », pour afficher des jeux ou des applications par exemple (en espérant que le ping soit bon). Autre nouveauté appréciable : il ne sera plus utile d'être sur le même réseau wi-fi pour diffuser du contenu sur Chromecast. Enfin, la fonction Backdrop affichera un diaporama photos (provenant de… Google+, évidemment, ou d'autres sources).

Chrome OS, de son côté, va recevoir un renfort appréciable : les applications Android vont pouvoir fonctionner sur le système d'exploitation des Chromebook. Il s'agit d'un émulateur (gare aux performances donc) qui offre des résultats plus convaincants avec les applications pour tablettes que pour smartphones, notamment celles qui s'utilisent au format portrait.

Google a également mis au point une poignée de fonctions qui rappellent le bouquet de services Continuity d'Apple. Un Chromebook pourra se déverrouiller lorsqu'il détecte la présence d'un smartphone sous Android; le Chromebook préviendra lorsque la batterie du smartphone est à plat; des notifications apparaîtront sur l'écran de l'ordinateur portable lors d'un appel ou un message texte. Il ne sera pas possible en revanche de passer un coup de fil depuis son Chromebook.

Google Drive et des outils bureautique un peu plus pro

La guerre des nuages se transporte du côté des utilisateurs « prosumers » et professionnels. Microsoft a lâché une bombe il y a quelques jours en abaissant drastiquement les prix d'Office 365 et de OneDrive (lire : Microsoft : OneDrive désormais au niveau de Google Drive). Google ne pouvait laisser passer l'occasion d'annoncer des nouveautés pour son propre Google Drive, qui propose désormais un stockage illimité pour 10$ par mois et par utilisateur. Baptisée Drive for Work, ce forfait pro comprend également des outils d'administration améliorés, des API d'audit et d'activité, ainsi que le chiffrement des données en transit et sur le serveur.

Au rayon bureautique, Google a dans ses tuyaux une version mobile native de Slides, bientôt disponible sur l'App Store (le temps pour Apple de donner son aval). Elle complète Google Documents [1.0.1 – Français – Gratuit – iPhone/iPad – iOS 7 - Google, Inc.] et Google Feuilles de calcul [1.0.1 – Français – Gratuit – iPhone/iPad – iOS 7 – 39,0 Mo - Google, Inc.], qui sauront ouvrir les fichiers Microsoft Office sans conversion. Ces trois modules fonctionnent de concert avec Drive et QuickOffice, la suite bureautique plus professionnelle, passée dans l'escarcelle de Google (lire : Google rend QuickOffice gratuit et offre des giga-octets).

Dans Google Documents, une fonction d'édition collaborative en temps réel va faire son apparition, qui permettra à plusieurs utilisateurs de travailler sur un même fichier. Le moteur de recherche, qui conserve donc la structure autonome de ses applications bureautiques (qui étaient auparavant regroupées dans Drive), ne compte cependant pas concurrencer la richesse de Microsoft Office.

Google Fit sur la ligne de départ

Sans trop de surprise, Google a fini son keynote par la présentation d'une nouvelle plateforme destinée à concurrencer l'Healthkit d'Apple. Google Fit se propose d'organiser les données provenant des bracelets et autres périphériques santé. Pour l'occasion, le moteur de recherche a noué des partenariats avec Nike, Adidas, Withings, RunKeeper ou encore Basis, soit grosso modo les mêmes entreprises qui ont aussi signé avec Apple.

Les applications qui se connecteront au nuage de Google Fit pourront en analyser les informations. Comme pour le reste des nouveautés présentées en ce jour de keynote, il faudra patienter avant de voir les premiers résultats de Google Fit.

Et les Google Glass dans tout ça ? Rien, pas un mot sur les lunettes connectées…

Images TechCrunch


avatar Mursh | 

Et pourtant, Windows Phone a initié le Flat design, et le minimalist design sur mobile.
Et Apple a suivi sur iOS7 en supprimant le relief, et en virant le skeuomorphisme qui le caractérisait.

Et si, Siri, c'est une solution racheté pour concurrencer Google Voice Search qui permettait déjà l'envoi de SMS, de lancer des appels, de programmer des rappels, etc ...

'fin bref, le point est que Google pioche parfois chez Apple, tout comme Apple le fait également chez Google.

avatar Tigre | 

@patrick86

Arrête de t'entêter à propos de Siri ! Siri N'EST PAS AU NIVEAU DE GOOGLE NOW !!!!!

Plans nest pas non plus au niveau de Google Maps, il n'y a pas de Street View dans la solution d'Apple qui permet de visualiser en 3D une localisation, une adresse, une rue etc…

Arrête de t'entêter bêtement avec Apple ce sont les plus beaux et les plus forts !
C'est TOTALEMENT FAUX !!!!

avatar lmouillart | 

Un lecteur attentif aura vu que l'objectif de Material Design est entre autre d'apporter une unité sur les plateformes cible de Google, à savoir :
Windows Vista-8, Windows Phone (via web), OS X, iOS, Linux, Android et Chrome OS.

Il est donc évident que l'on retrouve des éléments de dress code de l'ensemble de ces plates-formes.

Concernant le reste des projets et fonctions, il s'agit comme souvent de fédérer les initiatives locales des constructeurs gravitant autour d'Android, ou de mettre en oeuvre une plateforme commune quand cela n'est pas possible.

On retrouve donc un certain nombre de fonctionnalités issues des surcouches Samsung, HTC, ou Sony.

Cela tombe très bien la gouvernance du projet à été décidée ainsi et s'applique tel quel depuis des années maintenant.

avatar Ast2001 | 

Sur l'aspect interface, on fait comme Apple en quoi ??????

a) Android suit un peu WP en rajoutant du flat design un peu partout -> Android 4.x (Octobre 2011)
b) Apple via iOS 7 reprend le concept WP / Android en le poussant jusqu'à une forme de jusque-boutisme qui en finit même à cacher les zones tactiles (ex le boutons que l'on ne voit plus)
c) Android L met fin à cette stupide course au flat design en rajoutant la notion d'élévation / Z-Index et les ombres portées qui vont bien

Faut quand même pas trop jouer au petit révisionniste ;-)

avatar madaniso | 

Plutôt que de comparer votre b*** a celle des autres pour voir qui a la plus grosse, sur un plan plus général, ces chiffres donnent le vertige et le seul qui peut reversé un peu la tendance c'est Microsoft.

Apple est placé beaucoup trop haut en gamme de prix et aucune autre boite qui fait du software et du hardware n'a les reins assez solides pour concurrencer Google que Microsoft.

Espérons que certains en prennent un peu conscience ici...

avatar Lestat1886 | 

@madaniso :
Tu as totalement raison, apple est plus centre sur le haut de gamme voire moyen de gamme la ou Android touche tout le monde d'ou sa domination inéluctable a moins que microsoft se lance dans la course. Mais ce n'est pour le moment pas la stratégie d'apple.

Et ici il d'agit de fonctionnalites d'android en general d'ou les comparaisons :)

avatar béber1 | 

madasino

C'est peu ou prou le discours que j'avais en 2010 (sur PCI à l'époque), qu'il fallait compter avec MS, que MS allait livrer une bataille sanglante contre Google, que ça allait saigner, parce qu'ils étaient en concurrence directe sur tous les mobiles hôtes,
et que Geant de Redmond allait tout faire pour revenir dans la course et patancoufin ...

Que dire aujourd'hui…
que je me suis largement planté dans mes pronostics?
je me suis vautré oui. :albatros:

Des 2, c'est Google qui est largement en tête aujourd'hui dans cette révolution de la micro-mobile,
car il a pour lui le dynamisme de l'ouverture (même si on peut la discuter) et de la créativité, l'élan du collectif (idem), la compréhension de tous les enjeux numériques de demain, etc. bref ils ont, à mes yeux l'atout de la jeunesse jubilatoire qui va tout bouffer, et qui a une folle envie, jusqu'à l'inconscience, d'investir tout ce qui sera possible dans les appareils de demain.

J'espère qu'il se passe la même révolution interne chez MS, mais j'en doute tant cette boite me parait au contraire s'enfoncer dans ses schémas du passé, surtout quand je vois une Surface Pro rivée sur le modèle du PC et qui n'est absolument pas en phase avec ce qui se passe.

Tout ce que j''espère, c'est me planter encore une fois

avatar Doctomac | 

Ni Google, ni Microsoft ont la culture du software et du hardware comme Apple. Pour les deux premiers on est dans les prémisses, pour le troisième on est dans l'ADN historique.

avatar Bulletime | 

On se rassure comme on peut .... Hein ? ;)

avatar Doctomac | 

Le problème est que je suis pas inquiet. Encore mieux, je pense que les mecs d'Apple non plus.

avatar Bulletime | 

Alors pourquoi sortir de pareilles sottises ? et par tes posts te persuader qu'Apple c'est beaucoup meilleur que tout le monde ?

avatar Doctomac | 

1) où sont les sottises ?

2) je n'ai jamais écrit qu'Apple était les meilleurs, j'ai simplement résumé la keynote et les propos de l'article.

avatar Bulletime | 

je t'invite donc a relire tes posts. Restons en la. Bonne nuit ;)

avatar Doctomac | 

Je garde tout.

avatar phantoom | 

@Doctomac

"Je garde tout."

Juste pour toi alors, parce que si c'est vraiment ce que tu penses, c'est triste à dire, mais t'es vraiment à côté de la plaque...

avatar Tigre | 

@Doctomac

Tu n'as pas écrit que Apple ce sont les meilleurs mais tu le sous-entends c'est la même chose !
Apple il n'ont pas inventé grand chose en logiciel !
Les bases de données et le SQL ont été inventés par IBM, le tableur par Microsoft, l'interface graphique par Xerox etc…

avatar Nekro | 

Mais non Google ne pompe pas Apple ! Du tout !

avatar Tigre | 

@Nekro

Maintenant que Google a présenté Android L, Android auto, Android TV, Android Wear etc…, chez Apple ils n'ont plus qu'à copier, qu'à pomper tout ça pour iOS 9.

Les fans n'y verront que du feu, ils seront baba devant leurs gourous à la prochaine WWDC en 2015

avatar Mr. THZ | 

Oulah il y a trop de « Android » pour moi xD

avatar Crunch Crunch | 

Mouais...
C'est pas top comme annonces...

avatar qj | 

Ça place encore la barre très très haut !
J'ai hâte de pouvoir bénéficier de toutes ces innovations sur mon iPhone 5S gold 64 Go !

avatar Vanton | 

@qj :
Rajoute "payé très très cher parce que j'ai du fric moi" à la fin de ton message histoire qu'on comprenne bien

avatar agrippa | 

A croire que posséder un produit pommé procure un sentiment de supériorité et de richesses qui permet de dénigrer les autres

avatar daxr1der | 

@agrippa :
J'ai le même sentiment. Si tu as pas de sous, c'est que tu es un con. Manque d'éducation, de valeur et de respect.

avatar béber1 | 

vous avez marché dedans

avatar Mithrandir | 

La conférence était mal préparée, fourre tout, ennuyeuse, et pas mal de démos plantaient. On aurait eu une WWDC aussi mal préparée, la mort d'Apple serait claironnée partout. Mais comme c'est Google, pas de problème, ils peuvent faire ou dire n'importe quoi, c'est toujours cool.

Et leurs guidelines pour Matérial Design me font penser à un ado sous amphétamines qui aurait lu un bouquin sur les Facteurs Humains la veille, et le ressortirait dans le désordre le lendemain.

Ça commence à bien faire.

avatar lmouillart | 

Je t'engage à aller faire ton retour ici : https://www.google.com/events/io/schedule

avatar Mithrandir | 

Et bien mon ami, lis les guidelines en question (on peut télécharger le PDF), et explique moi ce que tu as compris plutôt que de dire n'importe quoi.

avatar Mithrandir | 

Bon je commence : "A material metaphor is the unifying theory of a rationalized space and a system of motion".

Et ce n'est que le début, le reste est du même tonneau.

Tip: ça ne veut absolument rien dire (je précise que je bosse entouré de spécialistes FH).

avatar Ast2001 | 

C'est pourtant plutôt clair me semble-t-il. C'est un peu du jargon d'ergonome et de designer mais il ne faut pas sortir de polytechnique pour en comprendre l'essence. La nouvelle interface conçue par Duarte s'appuie sur des axes de travail: rationalisation de l'espace de travail / d'affichage indépendamment du device et ajout d'animation cohérentes pour une meilleure préhension / compréhension / appropriation des éléments graphiques et de l'interface en général. Ce n'est pas vraiment nouveau et c'est assez généraliste comme phrase.

avatar Doctomac | 

En tout cas, la keynote ne fera pas date tant elle était ennuyante, dès fois bordélique, souvent trop technique.....

http://www.dailydot.com/technology/a-weird-day-at-google-i-o/

Sundar Pichai doit démissionner !

avatar béber1 | 

je plussois sur l'ennui global. Trop long et verbeux.
C'est dommage pour le contenu

avatar Eurylaime | 

Non, elle n'était pas trop technique, c'est une conférence développeurs. Et sur certains sujets, le niveau peut être très élevé mais c'est normal.

avatar Doctomac | 

C'est vrai que la keynote était beaucoup trop longue.

avatar iRobot 5S | 

"Ce milliard d'utilisateurs consultent leurs smartphones 100 milliards de fois… chaque jour."

Donc chaque utilisateur android consulte son téléphone 100 fois par jour ? C'est un peut fort comme chiffre je trouve !

avatar iRobot 5S | 

En tout cas il y aura des jeux sur l'androïd TV.

Mais bon les rumeurs veulent qu'apple améliore grandement son Apple TV, on attend.

avatar iRobot 5S | 

Concernant l'interface android il y a toujours les 3 boutons au vas de l'écran qui me dérange, on pourrait franchement s'en passer je trouve.

avatar phantoom | 

@iRobot 5S

Les 3 boutons en question n'existent que sur les modèles dépourvus de boutons physique disgracieux - cependant tu peux noter que les applications passent en mode plein écran et que ces boutons disparaissent (et ne peuvent réapparaître que lorsque l'utilisateur fait un geste de glissé vertical)

avatar iRobot 5S | 

@phantoom :
Tant mieux alors

avatar rikki finefleur | 

Tiens encore du flat design.
Des rectangles blancs. Comme sur macG.
Je me demande ce qu'il va y avoir après les rectangles blancs ? Des rectangles plus blancs que blanc ?
C'est vraiment le degré 0 de l'identité.
Car comment faire la différence entre un rectangle blanc et un rectangle blanc.
C'est la un grand mystère..
Au moins Apple ne copie pas cette tendance.
Ha si . Zut.

avatar Lestat1886 | 

Android et iOS 7 ne sont pas trop "flat design". Il y a des effets d'ombres dans l'un, des effets de profondeur et transparence dans l'autre. Sans oublier les animations chez les deux! Je trouve iOS 7 lisible et clair dans sa présentation. En plus, le fonctionnement de iOS 7 a peu évolué par rapport aux précédents, on reprend donc facilement ses marques.

Pour ce nouveau design chez Android, c'est trop tôt pour le dire mais il a l'air assez lisible aussi.

avatar bibalox | 

Personne n'a encore parlé des bons vieux logos SFR et Bouyges dans la présentation d'Android TV. Ceux qui sont chez un de ces deux là et qui ont un smartphone Google (ce qui n'est pas mon cas) devraient apprécier.

Je suis curieux de savoir comment ils vont intégrer ça dans leurs box d'ailleurs.

avatar Ast2001 | 

Conférence sans esbroufes (dont qui peut sembler un peu ennuyeuse à ceux qui aiment le clinquant, le bling-bling) mais conférence extrêmement riche en contenu. La grande unification des plateformes avec l'homogénéité transverse qui en découle, le nouveau design qui redonne enfin de l'épaisseur à ce damné flat design beaucoup trop flat pour moi et la plupart des autres annonces sont la démonstration d'un énorme travail de fond assez impressionnant de la part de Google.

avatar béber1 | 

n'exagère pas non plus.
On peut aimer les conférences plus concises et directes sans que celles-ci versent automatiquement dans un bling-bling tape-à-l'œil.

C'est vrai qu'il s'agissait là d'une conférence destinée avant-tout à l'adresse des developpeurs.
Mais tu sais bien aussi qu'il il s'agit d'une événement médiatique monté et attendu, qui fait parti du paysage/calendrier hi-tech désormais, avec des annonces à la clé qui sont censées intéresser aussi les utilisateurs d'appareils fonctionnant sous Android, et même au-delà.

La conférence aurait gagné en intérêt si elle avait été plus ramassée (1h plus courte), ce qui lui aurait donné un rythme qui aurait mieux mis en valeur son contenu (que les devs ont de toute façon le loisir de détailler par la suite) et les annonces.

Le modèle n'est évidemment pas celui des keynote RDFisées à la Steve (inimitables à jamais: Amaaazing, boom, awesome, etc, etc), ou celui du brocanteur de foire, mais celui d'une conférence à annonces propres aux équipes de Google (j'ai trouvé la conférencière excellente, même si elle a été un chouilla ralentie dans la demo à l'écran) qui, comme les bons cours magistraux, doit trouver son bon tempo pour susciter et préserver de l'intérêt de bout en bout.
Ce qui est normalement le but visé, non?

avatar Ast2001 | 

Je suis d'accord que cela aurait mérité un peu plus de peps.. (le peps était donné par les contradicteurs - la fille expulsée de chez elle par Google (???) et celui qui disait que Google créait des robots pour tuer).

J'ai beaucoup apprécié la partie de Duarte.

avatar Stardustxxx | 

La partie Cloud Dataflow était de trop de pense. Tout le reste de la conf était basé device, os. Et la on se retrouve avec un gros pavé indigeste pour la plupart du monde. Même si ce qu'il ont présenté etait tres interessant, cela ne concerne qu'un nombre limité de personne. Et je pense qu'elle était trop technique.

avatar Eurylaime | 

Parce que c'est difficile, il ne faut pas en parler de surcroit dans une conférence destinée à priori à des développeurs professionnels ? Une conférence "kikoo lol" eût été préférable ?

avatar Stardustxxx | 

Pas du tout. Mais vu la longueur de la conf, se prendre un pavé comme ca a ce moment la, c'est un peu lourd.

Je trouve que la partie debug était de trop, ce genre de chose se voit plus dans un workshop apres.

avatar Mursh | 

En même temps, c'est une conférence développeur. Je pense que la majorité des gens présents dans la salle ont compris et appreciés ce passage.

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