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Témoignages : l'iPad, un ordinateur de complément ?

redaction

Thursday 27 May 2010 à 17:34 • 118

iPad

Depuis que l'iPad (Wi-Fi) est arrivé à la rédaction de MacGeneration et d'iGeneration, chacun d'entre nous en a fait un usage bien différent. Pour certains, c'est une machine idéale pour consulter du contenu (essentiellement Internet… quand il n'est pas accaparé par de très jeunes enfants amateurs de quelques "apps" ou d'albums photos…). Pour d'autres, la tablette d'Apple est un peu plus que cela, elle est devenue une sorte de compagnon indispensable à l'ordinateur portable, qu'elle complète voire qu'elle remplace… Témoignages de deux rédacteurs de l'équipe. L'iPad en milieu professionnel - Nicolas Furno Depuis qu'il est arrivé en ma possession, l'iPad ne quitte plus mon sac où il a remplacé un MacBook 13" dans le rôle d'appareil utilisé en mobilité. Il accompagne notamment mes journées en entreprise 100 % Windows où il fait office d'assistant à tout faire. Un assistant aussi efficace que discret, tant par la taille que par la consommation : la journée de travail ne vient pas à bout de la batterie. Regarder et répondre rapidement à un mail, faire une recherche sur Wikipédia, vérifier une disponibilité ou au contraire bloquer un rendez-vous dans son calendrier sont autant de tâches parfaites pour l'iPad. Tracas Cependant, les habitudes ont la vie dure et intégrer un iPad au travail quotidien en entreprise ne se fera pas sans quelques problèmes, moins d'ordre technique que psychologique. Si l'iPad est compatible Exchange et VPN, les administrateurs sont souvent frileux à l'idée d'ouvrir à un terminal sans Windows un accès au réseau de l'entreprise, quand celle-ci propose un accès Wi-Fi.
Impossible alors de charger ses mails ou son agenda professionnel, ce qui complique les choses au quotidien. L'iPad est en partie responsable d'une gestion fastidieuse en n'acceptant pas les fichiers de calendrier envoyés par Outlook, fichiers pourtant standards et compatibles avec Mac OS X. En attendant une amélioration de ce côté, il faudra dupliquer manuellement les rendez-vous du calendrier. Bureautique À condition de disposer d'une connexion Internet, on peut même envisager de rédiger des rapports uniquement avec l'iPad et de les partager ensuite, en PDF ou au format de Word selon les cas. Si le document doit faire la navette entre Pages sur l'iPad et Word sur PC, mieux vaut cependant s'en tenir à une mise en page basique et réserver les effets de style à la version finale, de préférence sur Word. La version actuelle de Pages est encore perfectible quand il s’agit de lire ou écrire les fichiers Word. Les échanges par mail fonctionnent cependant très bien, dans un sens comme dans l'autre, même si iWork.com ou les transferts par simple connexion USB seraient bienvenus pour simplifier le processus. L'iPad a d'autres utilités encore. Il est par exemple tout indiqué pour créer des graphiques (OmniGraffle) ou réaliser des présentations. Même si je n'ai pas encore eu l'occasion d'expérimenter en conditions réelles, l'iPad est sans doute le meilleur terminal mobile pour réaliser une présentation. [ pagebreak ] L’iPad à la fac… et sur MacG ! - Anthony Nelzin Le MacBook Air n’a quasiment pas bougé de son stand depuis que l’iPad est arrivé : à peine a-t-il servi à quelques conversations Skype, et à monter un pont Wi-Fi… pour connecter l’iPad ! Passé l’effet « wahou », il a été un compagnon sans failles à la fac, à un détail près : dans les (nombreux) bâtiments utilisant un réseau Wi-Fi avec authentification 802.1X, impossible de connecter l’iPad. Un défaut hérité de l’iPhone, et une obligation agaçante de passer par le Mac pour configurer le réseau qui touchera aussi les entreprises. C’est d’ailleurs bien la seule fois, ou presque, qu’il a fallu brancher l’iPad : musiques et films sont achetés sur l’iTunes Store en Wi-Fi. Les applications tierces font la puissance de l’iPad : Simplenote permet de prendre des notes à la volée, et de les retrouver sur le Mac à la maison. Goodreader, en plus d’ajouter un pseudosystème de fichiers, permet de lire des articles en PDF, même si des fonctions d’annotations seraient bienvenues. Articles permet de sauvegarder des sessions de recherche Wikipedia (je sais…), et Instapaper contient les liens les plus importants. Quant à Voice Memos, il m'a permis d’enregistrer une séance de travail sur un projet de recherche — utile lorsqu’il a fallu retrouver quelle avait été la réponse à telle question.
Les applications intégrées ne sont pas mal non plus : si le calendrier est un peu sommaire, Safari est une pure merveille, et le client Mail est efficace, et presque plus agréable que celui du Mac. Seul Pages déçoit un peu : si j’ai carrément créé une affiche complexe pour un colloque avec l’iPad, et que quelques notes de lectures sont passées par Pages, aller plus loin est peine perdue : il manque par exemple les notes de bas de page. Mais comme le logiciel de gestion de bibliographie est sur le Mac, ce n’est peut-être pas un problème majeur. Je remarque quand même qu’iWork.com n’a jamais autant fonctionné que depuis que l’iPad est là, pour faire la navette entre le Mac et l’iPad sans en passer par une synchronisation. C’est peut-être pour écrire sur MacG que l’iPad s’est révélé le plus utile. NewsRack contient les flux RSS utiles, iCab prenant parfois le relais à la place de Safari. Desktop m’a permis d’écrire quelques articles en « faux » multitâche : une fenêtre de navigateur ouverte sur le côté gauche de l’écran, un éditeur de texte (très) basique sur le côté droit, voilà qui suffit pour quelques brèves.
On peut aussi écrire des papiers un peu plus épais avec l’iPad : j’ai ainsi rédigé une « Une » et un test uniquement avec l’iPad (sans parler de cet article), faisant la navette entre Safari pour diverses infos et Simplenote pour taper le texte. Le côté monotâche de l’iPad créé une sorte d’« effet tunnel » : on est plus concentré sur ce que l’on écrit, on travaille plus vite — j’appelle l’iPad ma « machine à écrire électronique ». Le clavier de l’iPad, il faut le dire, est inutilisable en mode portrait tant il est petit ; mais en mode paysage, il est très agréable, même si la sensation de taper sur du verre est toujours aussi étrange, quelques semaines après les premiers pas. Très vite, on apprend à taper aussi rapidement que sur le Mac, et surtout en faisant aussi peu de fautes, même si les allers-retours constants entre le clavier principal et le clavier contenant les symboles sont fatigants. Le pseudo-correcteur orthographique intégré créé parfois des fautes en ne reconnaissant pas des mots, surtout anglais, mais il permet d’en éviter beaucoup — même si un coup d’Antidote sur le Mac est toujours indispensable. Bon pour le service l’iPad, c’est sûr. Bon pour remplacer le MacBook Air dans le cadre de mon utilisation de bloc-notes connecté, c’est aussi certain. Je pense que l’iPad est un vrai ordinateur personnel (je vous passe l’iPad au lit, l’iPad au petit déjeuner, etc.), mais la station de travail a encore de beaux jours devant elle, et l’iPhone reste infiniment plus connecté et facile à sortir.

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