Photos et vidéo de l'interface qui n'a pas été choisie pour l'iPhone

Florian Innocente |

Les captures d'écran et la vidéo suivantes montreraient l'interface sur laquelle planchait l'une des deux équipes qui cogitaient sur ce qui allait devenir l'iPhone. Sonny Dickson a publié plusieurs de ces visuels sur son blog.

Il parle d'un prototype d'iPhone, que l'on ne voit pas à l'image, avec un châssis aluminium, un écran multitouch, une puce 2G et du Wi-Fi. Sauf que l'interface n'a aucun point commun avec celle qui a finalement vu le jour. Celle qui est montrée ici, dans un stade très préliminaire de son développement, s'appuie très largement sur les principes popularisés par l'iPod.

On a le même système de menus hiérarchiques, qui occupe la partie supérieure de l'écran, agrémentée de l'indication de la charge de batterie et des barres de signal cellulaire. Au centre, une barre de boutons réunit les contrôles de navigation et de lecture de l'iPod autrefois répartis tout autour de sa roue. La dite roue est symbolisée de façon très stylisée dans la seconde moitié de l'écran.

C'est l'interface des premiers iPod adaptée, sans trop de subtilités et avec une ergonomie laborieuse, à un grand écran tactile. Il y a des menus Music, Contacts, Composer (un numéro), SMS… Dans ces images, on voit que le système est baptisé "Acorn OS", qu'il est en version 1.0d1 et qu'il tourne sur un appareil avec une capacité de stockage de 384 Mo.

Ces images correspondent assez bien à une description qu'avait faite Wired dans un article de 2008 sur la genèse de l'iPhone. Un prototype fabriqué sur la base d'un iPod, avec la roue tactile comme interface pour choisir un numéro de téléphone ou en composer un. Ici on a affaire à quelque chose d'un peu différent, ou de plus évolué puisque basé sur une interface plein écran.

On sait aussi que Steve Jobs avait fait travailler deux équipes concurrentes ("Purple 1" et "Purple 2"). La première était emmenée par Tony Fadell, elle était partie d'un iPod et avait réfléchi à utiliser Linux. L'autre — qui eut le dernier mot lorsque fut arrivé le moment de choisir — était pilotée par Scott Forstall et elle avait préféré utiliser un OS X allégé.

Lors de la présentation de l'iPhone, Jobs avait plaisanté en expliquant qu'Apple avait planché sur un iPhone équipé d'un cadran à l'ancienne. Pas complètement absurde…

[MàJ] Tony Fadell a confirmé qu'il s'agissait bien d'images légitimes et d'une base de travail logicielle mélangeant iPod et iPhone, à destination des designers de l'interface. « Vous voyez pourquoi on ne l'a pas retenue ? conclut-il.