Cartes : le fossé entre Google et Apple se creuse encore

Nicolas Furno |

La suite de l’étude comparative entre Google Maps et Apple Plans menée par Justin O’Beirne porte un nom très explicite : le fossé de Google Maps. L’avance de Google a toujours été un point sous-jacent dans cette étude passionnante qui en est à sa troisième étape, mais cette fois c’est le cœur du sujet. Et comme toujours, la démonstration est implacable et cruelle pour Apple.

Image de base : jwalsh (CC BY 2.0) Cliquer pour agrandir

Si vous aviez raté les deux premiers volets de son étude :

Google cartographie tous les bâtiments sur la planète

L’étude part d’un constat simple : Google affiche sur ses cartes un très grand nombre de bâtiments, Apple ne le fait quasiment jamais.

Son auteur part d’un exemple qu’il connaît bien, le quartier de son enfance, dans une petite ville rurale de l’Illinois. La commune compte environ 10 000 habitants, ce qui est déjà pas mal, mais assez peu aux États-Unis et pour preuve de sa faible importance pour Google, Street View ne couvre que les deux rues principales de la ville, pas plus.

Différence entre Google Maps et Apple Plans dans une ville rurale des États-Unis. (© Justin O’Beirne) Cliquer pour agrandir

Par ailleurs, la comparaison en faveur de Google se maintient à toutes les échelles. L’auteur a confronté des bourgades de 1000, 100 et même d’une dizaine d’habitants seulement, et les cartes de Maps affichent à chaque fois les bâtiments, là où celles de Plans sont quasiment vierges.

Différence entre les deux services, dans une commune d’une centaine d’habitants seulement. (© Justin O’Beirne) Cliquer pour agrandir

Justin O’Beirne s’intéresse avant tout aux États-Unis, mais il ne faut pas longtemps pour confirmer son constat ailleurs dans le monde. En France, par exemple, Google Maps affiche bien les maisons, même dans des hameaux de quelques dizaines d’habitants.

Un exemple sur les côtes bretonnes : Google Maps à gauche avec toutes les maisons, Apple Plans à droite avec que des rues. Cliquer pour agrandir

On pourrait croire que Google a de l’avance à l’échelle globale et notamment dans le monde rural, mais que le match est plus serré dans les grandes villes. Et c’est vrai qu’Apple affiche les formes de bâtiments dans quelques grandes villes, souvent là où FlyOver (les images aériennes proposées par Plans), est aussi disponible.

Cette information est néanmoins incomplète et surtout beaucoup moins précise que celle de Google. Plans se contente souvent de formes grossières, là où Maps affiche beaucoup de détails, surtout pour les gros bâtiments, comme cet exemple de la Grace Cathedral de San Francisco le prouve bien. Sur la carte de Google, on n’aurait pas besoin de toponymes, la représentation de l’édifice religieux est suffisamment précise pour qu’on l’identifie immédiatement. Ce n’est absolument pas le cas en face.

Même quand Apple affiche des bâtiments sur ses cartes (droite), le niveau de détails est incomparablement plus élevé chez Google (gauche). (© Justin O’Beirne) Cliquer pour agrandir

En fait, Google est si précis qu’il ne cartographie pas seulement les grands édifices connus, les immeubles des grandes villes et les maisons isolées en campagne. Ses cartes contiennent bien plus de détails, comme les garages et abris de jardin de ce lotissement.

Maps ne se contente pas de représenter les bâtiments principaux, les cartes contiennent tout ce qui est visible, y compris des abris de jardin ou garages, comme ici dans ce quartier résidentiel. (© Justin O’Beirne) Cliquer pour agrandir

Justin O’Beirne donne d’autres exemples qui montrent la précision affolante de Google Maps. Ses représentations sont suffisamment précises pour distinguer les fenêtres en baie, typiques de San Francisco.

Sur cette carte de San Francisco, les ronds signalent les endroits où il y a des fenêtres en baie. Google les a tous (gauche), Apple n’en a aucun. (© Justin O’Beirne) Cliquer pour agrandir

Google Maps est si précis que l’on peut distinguer les équipements de climatisation sur les toits de certains immeubles…

Sur cet immeuble de Los Angeles, on distingue très clairement les cheminées de la ventilation et même les hélices à l’extrémité. (© Justin O’Beirne) Cliquer pour agrandir

Un processus automatisé et extrêmement rapide

Pourquoi cette différence entre les deux services ? Google a commencé en 2012 à exploiter les images aériennes à sa disposition pour, non seulement comptabiliser chaque bâtiment, mais aussi créer des modèles 3D aussi précis que possible. L’initiative a commencé modestement, avec 1000 bâtiments dans le monde, mais l’entreprise a accéléré le rythme très, très vite. Six mois plus tard, 25 millions de bâtiments sur des zones urbaines entières avaient été ajoutés aux cartes.

Ces progrès extrêmement rapides s’expliquent par un processus entièrement automatisé. Google a mis au point un algorithme capable de repérer les bâtiments sur les photos satellitaires à sa disposition, puis d’en extraire des contours précis et ensuite de les ajouter à la carte. Une fois que l’ensemble est au point, il n’y a plus qu’à l’exécuter sur toutes les images satellite et enrichir les cartes du monde entier.

Pour générer les formes de ses bâtiments, Google exploite les images satellites collectées dans le monde entier. Un algorithme créé par les cartographes du groupe fonctionne depuis en permanence, sans intervention humaine. (© Justin O’Beirne) Cliquer pour agrandir

C’est un processus si rapide qu’il y a des endroits où Google affiche des bâtiments… avant les routes qui les desservent !

Sur cet exemple, les maisons présentes sur la photo satellite (droite) sont aussi affichées sur les cartes, alors que la route n’est pas encore tracée (gauche). (© Justin O’Beirne) Cliquer pour agrandir

L’approche d’Apple en comparaison est bien plus conventionnelle. L’entreprise propose parfois des cartes avec des bâtiments, mais pas partout. Et quand c’est le cas, ce n’est pas toujours complet, comme l’a noté l’auteur de l’étude. Vérifications faites, la firme de Cupertino semble toujours utiliser les données de TomTom, qui reste encore la source principale de Plans. Il suffit de voir comment, dans de nombreuses villes américaines au moins, les bâtiments sont présents strictement aux mêmes endroits.

Dans de nombreuses villes, comme ici à Chicago, les bâtiments affichés sur Plans (droite) s’arrêtent brutalement, au même endroit que sur les cartes de TomTom (gauche). (© Justin O’Beirne) Cliquer pour agrandir

Maps continue inexorablement de creuser son avance sur Plans

Les cartes de Google sont plus riches en affichant les formes des bâtiments partout dans le monde, c’est un avantage en soi sur celles d’Apple, mais ce n’est pas le plus gros atout et ce n’est certainement pas le plus important. Le géant de la recherche n’a pas seulement mis au point une solution automatisée pour enrichir visuellement ses cartes, il a surtout exploité ces données pour en générer de nouvelles.

Les formes des bâtiments ont servi de base de travail pour ajouter une nouvelle fonction à Maps à l’été 2016 : les zones d’intérêt. Dans toutes les villes, les zones où il y a une grande concentration de boutiques et restaurants sont mises en avant avec une nouvelle couleur orange.

Avant et après la mise à jour des cartes à l’été 2016 : les zones les plus intéressantes sont bien mises en avant sur la droite. (© Justin O’Beirne) Cliquer pour agrandir

Google n’a pas détaillé son algorithme, mais indiqué qu’il se basait sur la concentration de points d’intérêt intéressants, comme des restaurants, des bars ou encore des magasins. En clair, les rues où il y a plusieurs points d’intérêt dans ces catégories sont jugées plus importantes que les autres et mises en avant. Un visiteur peut ainsi, dès les premiers niveaux de zoom, repérer les endroits les plus pertinents à visiter.

Mais comme le montre Justin O’Beirne, l’entreprise ne s’est pas contentée de mettre en avant des rues. Les zones d’intérêt de Maps sont en fait des formes rectangulaires qui encadrent les rues et qui intègrent les bâtiments. C’est là que le travail de reconnaissance effectué en amont commence à payer : Google sait non seulement où sont les restaurants dans une ville, la firme sait aussi quelle forme ils ont. Ce qui lui permet in fine de dessiner des zones d’intérêt plus précises sur ses cartes.

Les zones d’intérêt de Maps sont représentées en fonction de la taille et de la forme des bâtiments, et pas seulement des rues. (© Justin O’Beirne) Cliquer pour agrandir

Ce détail est plus important qu’on pourrait le croire. En dessinant ses aires d’intérêt autour des bâtiments plutôt que des voies, Google offre davantage d’informations aux utilisateurs, en particulier un degré d’importance différent. Une série de petites boutiques et de petits restaurants alignés sur une rue aura visuellement moins d’impact qu’un bloc de grands magasins, par exemple.

L’étude ajoute que Google a utilisé en fait deux jeux de données pour créer ces nouvelles informations. Les photos satellite ont servi à générer les formes de bâtiments qui ont servi elles-mêmes à dessiner les zones d’intérêt plus précisément sur la carte. Mais pour connaître la nature de chaque lieu recensé dans Google Maps, l’entreprise a utilisé une autre source d’informations : Street View.

Les photos prises dans les rues de toutes les villes ne servent pas uniquement aux visiteurs de Google Maps, elles sont aussi utilisées en interne pour enrichir les données. En particulier, des outils de reconnaissance d’images sont utilisés pour détecter la présence d’un commerce et ensuite distinguer sa nature. Cette information est essentielle pour définir les zones d’intérêt, tout autant que la forme des bâtiments.

Les zones d’intérêt ont été créées à partir de deux informations, elles-mêmes extraites de deux jeux de données totalement différents. Il faut de la patience et beaucoup d’investissement pour mener au bout un tel projet. (© Justin O’Beirne) Cliquer pour agrandir

C’est pour cette raison que l’auteur parle de fossé entre Maps et Plans. Google a commencé à exploiter Street View pour la liste de points d’intérêt en 2008, huit ans avant de déployer les zones d’intérêt. Et l’entreprise a commencé à générer des formes en 3D de tous les bâtiments à partir de photos satellite en 2012, quatre ans avant. Il a fallu un gros investissement et surtout un investissement constant au fil des années pour qu’une telle fonction voit le jour.

Pendant ce temps, Apple n’a rien, ou presque. Il lui manque les formes de bâtiments, et comme la deuxième partie de l’étude le montrait très bien, les points d’intérêt ne sont toujours pas placés correctement sur les cartes de Plans. C’est toujours le cas en ce début d’année 2018, près de six ans après la création du service, même à San Francisco où siège l’entreprise, même pour ce qui sera la plus haute tour de la ville quand elle sera terminée cette année.

Cet exemple à San Francisco est cruel pour Apple : la tour Salesforce sera le plus haut gratte-ciel de la ville et il n’est même pas placé au bon endroit sur Plans (droite). Pendant ce temps, Maps se débrouille très bien (gauche). (© Justin O’Beirne) Cliquer pour agrandir

L’erreur de la tour Salesforce a été corrigée depuis la publication de l’étude. Elle montre toutefois au strict minimum qu’Apple n’a pas les processus automatisés de Google. La preuve, l’entreprise dispose d’une fonction de survol nommée FlyOver. Ce sont des photos prises à hauteur d’avion ou d’hélicoptère et elles pourraient servir également à enrichir Plans avec la forme de tous les bâtiments.

Mieux, les photos aériennes permettraient d’avoir des formes de bâtiment encore plus précises et de meilleure qualité que celle de Google. Mais ce n’est pas systématiquement le cas, comme on peut le constater facilement en comparant les zones couvertes par FlyOver et la présence de bâtiments.

Google Maps et Apple Plans ont des photos aériennes de Mulholland Drive, à Los Angeles… (© Justin O’Beirne) Cliquer pour agrandir
… mais seules les cartes de Google affichent des bâtiments sur cette même zone. (© Justin O’Beirne) Cliquer pour agrandir

On pourrait arguer que Plans est un service nettement plus récent que Maps. C’est vrai, mais il ne faudrait pas non plus oublier qu’Apple dispose de FlyOver depuis la création de son service. C’est à la même date que Google a commencé à mettre en place ses programmes automatiques pour convertir les photos aériennes en formes 3D d’une part, et pour analyser les photos de Street View pour en extraire les points d’intérêt d’autre part.

Dans les cinq ans qui ont suivi, Google a créé un tout nouveau jeu de données à partir des informations à sa disposition. Et Apple n’a rien fait, si ce n’est survoler davantage de villes pour enrichir FlyOver. Maps était en avance, certes, mais il n’a cessé d’avancer sans s’arrêter ces dernières années, là où Plans a, en comparaison, stagné.

Un fossé encore plus profond demain ?

Le pire pour Apple, c’est que Google ne fait que commencer. Maintenant que Maps dispose du nom et de la fonction de tous les bâtiments, maintenant que le service dispose aussi des formes exactes de chaque bâtiment, de nouvelles fonctions peuvent être envisagées. Justin O’Beirne en cite deux différentes, en rapport avec des domaines en vogue aujourd'hui et qui deviendront probablement essentiels demain.

La réalité augmentée, tout d’abord. Afficher directement sur le monde autour de nous un itinéraire ou la position d’un point d’intérêt est une idée déjà exploitée. Mais imaginez si l’on pouvait non seulement afficher la destination, mais aussi la montrer en encadrant le bâtiment correspondant ?

Extrait d’une vidéo d’anticipation publiée par Microsoft en 2012. Cliquer pour agrandir

Mieux encore, Google peut désormais connaître la position de chaque point d’intérêt à l’intérieur d’un bâtiment. Par exemple, si une boulangerie partage le rez-de-chaussée d’un immeuble avec un coiffeur, les points d’intérêt peuvent être positionnés plus précisément sur la carte.

Ce sera encore plus utile à l’heure de la conduite autonome : les voitures de Google pourront vous déposer ou venir vous chercher, non plus en fonction d’un numéro dans la rue, mais de la position exacte d’une porte. Ce sera utile dans de nombreux cadres, autant en ville pour distinguer plusieurs points d’intérêt, qu’à la campagne où les maisons isolées sont souvent associées à une boîte aux lettres qui n’est pas nécessairement au niveau du logement.

Google connaît déjà la position de chaque porte grâce à Street View. Une information qui devrait s’avérer indispensable à l’heure de la conduite autonome. (© Justin O’Beirne) Cliquer pour agrandir

Toutes ces données sont déjà très utiles et elles devraient l’être encore plus à l’avenir. Google continue de creuser le fossé qui le sépare d’Apple et, pour être honnête, de tous ses autres concurrents dans le domaine.

La partie est-elle totalement perdue pour Apple ? Pas nécessairement, puisque Google n’a rien fait qu’un tiers ne pourrait reproduire. Ce qui manque fondamentalement à l’entreprise de Cupertino, et ce depuis le début, ce sont des moyens. Plans pourrait être bien meilleur aujourd'hui si ses concepteurs en avaient fait une priorité bien plus élevée dès le départ, si des voitures avaient été commissionnées pour rouler partout dans le monde et commencer à remplacer Street View, si des algorithmes avaient été créés pour exploiter davantage les données de FlyOver, si des corrections plus systématiques des données avaient été mises en place…

Pour le moment, Apple n’a jamais fait l’effort nécessaire pour montrer qu’elle prenait ses cartes au sérieux. Il y a eu des progrès en cinq ans, ce serait faux de le nier, mais ce n’est pas du tout suffisant pour réduire l’écart avec Google, même si ce dernier avait gentiment bloqué ses cartes dans leur état de 2012.

Google Maps (gauche) et Apple Plans (droite) en 2012. Cliquer pour agrandir

Non seulement Maps n’a pas arrêté d’évoluer quand Plans est sorti, mais Google a encore accéléré la cadence. Autant dire que pour rattraper le retard, Apple va devoir consacrer des moyens encore plus énormes. L’entreprise en a-t-elle seulement conscience ?


avatar Lise | 

Je pense qu’un point fondamental n’est pas du tout pris en compte dans la différence d’approche de la part des deux entreprises. En effet, quel est l’objectif de Google lorsqu’il propose toutes ses solutions gratuites, en l’occurrence Maps ici ? Récolter le maximum de données pour enrichir les bases de données monumentales à travers la planète que se partagent les grandes entreprises de toute nature ! Je vous invite à lire cet article, certes un peu long, qui montre ce que sont les coursiers en données ! (https://www.les-crises.fr/recommande-comment-les-entreprises-surveillent-notre-quotidien-par-framablog/) et l’utilisation qu’ils font de tous les éléments qu’ils récupèrent.
Pour ceux qui sous Mac se servent de Little Snitch, il ne leur aura pas échappé le nombre incroyable de connexions qui pointent vers des sites tiers, dont les services de Google, lorsqu’on se connecte par exemple au site de sa banque ou de son assurance ! On se demande pourquoi, quand on veut consulter le solde de son compte ou vérifier un point de son contrat d’assurance, on a besoin de pointer vers Google, Bing, criteo, et autres sites de pub !

avatar fourcadegui | 

Port Manec’h? 29 ?

Ce petit chemin est splendid pour ceux qui ont l’occasion d’y aller

avatar DarthThauron | 

@fourcadegui

De Port Manec'h à Raguénès... en passant par Rospico

avatar lecureuil | 

Ça fait des années que Google cartographie la planète tandis qu’Apple s’y est mis très tardivement en faisant le minimum social en pensant que ses utilisateurs habitent tous dans les grandes villes
Mes parents habitent dans une petite ville en région parisienne et je regardais régulièrement Google Earth à une époque puis Google Maps désormais, en vue aérienne je vois que leur maison est réactualisée quasiment tous les 3-4 mois.

avatar pmonti | 

Très bel article très intéressant. Merci beaucoup. Perso j’ai abandonné complètement Plans d’Apple. Une galère pour trouver de manière précise un point d’intérêt et même le chercher sur la carte. Google Maps est pour mon usage nettement supérieur.

avatar lecureuil | 

On a fait tout un foin sur Siri, aujourd’hui l’assistant de Google est loin devant

Siri comprend souvent de travers et renvoie sur des résultats d’une recherche Google ?

avatar iPop | 

@lecureuil

Tu es sur que c’est pas toi qui parle de travers ?
Je viens d’essayer d’ouvrir des applications et demander des infos sur Cesar : ?

avatar lionel jospin | 

Il faut comprendre Apple : c'est une petite entreprise avec très peu de moyens, comment lutter contre Google ? Apple est trop petit, en plus ils payent trop d'impôts du coup ils leur restent rien pour investir… Ce monde est trop injuste.

avatar pim | 

Pour résumer, on pourrait dire que Plan est un peu « planplan » !

avatar waldezign | 

Waze est pas mal dans certains cas, mais son algorithme est loin d’être au point. Il a surtout tué les gps des oem. Je vais tester plans, qui a l’intérêt de ne pas revendre mes données. Maps est dense, mais pas ergonomique, même depuis un pc.

avatar Rastaman971 | 

Waze, Google Maps c'est blanc bonnet et bonnet blanc. Waze appartient à Google. Les différences sont que Waze est particulièrement redoutable sur les horaires de trajet et il signale aussi précisément la présence des radars fixes par un subterfuge certes mais il les signale quand-même.

avatar vlsf1 | 

Quand Apple a abandonné les données de Google pour lancer Plans, j’ai voulu faire confiance à Plans. Mais les données sont peu nombreuses et souvent fausses.

J’ai fini par mettre Google Maps à la place. L’interface est moins propre mais c’est tellement plus fiable...

avatar sensass | 

J'ai comme l'impression que les de sont déjà jetés.
Apple doit développer pas mal de produits matériels ainsi que les os qui vont avec et des logiciels. Ce que Google n'a pas vraiment à faire. Google ne développe pas vraiment de matériel mais du logiciel et du service.
Du coup Google peut mieux se concentrer sur Android et google maps (l'un des services forts de google).
Apple aura visiblement toujours du retard à moins d'y mettre des moyens considérables et aussi n'oublions pas qu'elle a commencé après Google à bien développer son logiciel de cartographie.
Disons que chacun à son cœur de métier....jusqu'à preuve du contraire.

C'est comme comparer un fabricant d'avion qui se lance dans la construction automobile avec une entreprise plus petite mais spécialisé dans l'automobile depuis un moment. Faut du temps et beaucoup de moyens pour rattraper le retard.

avatar vlsf1 | 

@sensass

Google développe moins de matériel qu’Apple, mais ils ont les Pixel, les Pixelbook, les Google Home, des écouteurs, une caméra, la chromecast... et j’en oublie sûrement.

Apple me donne l’impression d’être en sous-effectifs. Ça se voit dans le développement chaotique d’iOS et macOS, et dans certains services comme Plans qui ont un retard inacceptable. On parle quand même de l’entreprise la plus riche du monde. Apple a les ressources pour faire mieux...

avatar sensass | 

@vlsf1 :
Oui mais le matériel de Google est soyons honnête assez petit à côté de celui de la pomme.

C'est exactement ça, on a l'impression que plus de produits sont développés chaque année mais avec le même effectif quasiment.

Ben elle doit faire mieux et doit rattraper un retard considérable sur un tel domaine clé. Elle doit donc forcément investir assez massivement pour combler ces lacunes et c'est pas l'argent qui manque.

Quand je peux je préfère utiliser les logiciels natifs. Le GPS d'Apple d'un point de vue sobriété me plait plus que celui de Google.

avatar vlsf1 | 

@sensass

Je pense qu’Apple n’a pas eu une croissance interne similaire à sa croissance économique. Ils ont l’air de tourner encore avec de petites équipes comme pour le mac de 1984... Je caricature mais c’est un peu mon impression

avatar marenostrum | 

c'est pas ça, mais chez Google les deux fondateurs sont toujours en place, en commande. chez Apple non. Steve était malade y a longtemps et n'était pas consacré à temps plein à l'entreprise.

ce qui joue un grand rôle est le recrutement des gens capables de bien travailler. c'est là la clé de la réussite. Jobs avait lui même embauché les 100 premiers cadres, et les connaissait par nom et prénom tous. ce n'est plus le cas.

avatar vlsf1 | 

@marenostrum

Mais justement, je ne pense pas que ce management où Steve Jobs connaissait tous les employés, c’est adapté à des entreprises si grosses que ce qu’est Apple aujourd’hui.

Pas sûr que Steve Jobs aurait su continuer à développer Apple aussi bien que Tim Cook le fait. Justement il savait gérer à merveille une « petite » équipe. Mais Apple a tant de choses à gérer que ce n’est plus possible pour un seul homme de tout controler (même s’il peut toujours y avoir une vision).

En fait je pense qu’Apple paie encore ce fonctionnement d’entreprise comme si c’était une PME (je caricature encore, mais c’est l’idée ^^)

avatar marenostrum | 

si tu choisis un bon chef, lui va choisir aussi un bon équipier et former une bonne équipe, et ainsi de suite. pas besoin de choisir les autres, les milliers. que les plus importants suffit.

avatar Doctomac | 

"Google développe moins de matériel qu’Apple, mais ils ont les Pixel, les Pixelbook, les Google Home, des écouteurs, une caméra, la chromecast... et j’en oublie sûrement. »

Oui et du matériel de bien moindre qualité, chacun son truc...

https://www.cnbc.com/2017/10/24/google-pixel-2-bugs-continue-to-bother-users.html

http://www.journaldugeek.com/2017/10/12/pour-eviter-tout-scandale-google-decide-de-supprimer-le-bouton-decoute-de-son-home-mini/

Par ailleurs, arrêtez de caricaturer, le développement de iOS et macOS ne sont pas chaotiques, il faut arrêter de raconter n’importe quoi. Apple a quelques difficultés liés, à mon sens, aux updates annuelles mais il n’est pas chaotique. Que diriez-vous alors du développement d’Android et de Windows ? C’est apocalyptique ?

avatar marenostrum | 

ce qui les sauve pour le moment, c'est qu'ils gardent malgré tout la même ligne de conduite de Jobs. mais ça va se perdre au fil du temps. c'est pas la première fois que ça se passe comme ça, mais c'est la règle.

déjà qu'ils (les actionnaires) te pousse dehors quand t'es aux commandes, imagine quand tu ne l'es plus. la chance de Apple est qu'ils ont appelé encore une fois le même. ils voyaient pas d'autre alternative. tellement ils ont été bas. ils y vont encore y arriver.

avatar Doctomac | 

@marenostrum

Excuse moi mais je n’ai rien compris.

avatar marenostrum | 

pas grave

avatar vlsf1 | 

@Doctomac

Apple a des soucis qu’ils n’avaient pas l’habitude d’avoir. Parce qu’ils sont plus gros qu’avant, que ça avance super vite... justement ça colle à ce que je dis, ils ont l’air en sous-effectif

avatar macinoe | 

En dehors de la quantité et la fraicheur des informations clairement à l’avantage de Google, j’ai toujours trouvé l’approche d’Apple Plans pas très sérieuse. Assez ludique, mais pas très sérieuse.

Pour moi, le plus important pour un logiciel de cartographie, c’est la précision et l’exactitude.

Et on retrouve ce défaut même dans les fonctions les plus spectaculaire d’Apple Plans comme les villes représentées en maquette 3D. C’est marrant mais ça ne fait pas sérieux et ce n’est pas très précis.

Ca donne l’impression d’un travail immense pour en mettre plein la vue, mais en ayant perdu les objectifs initiaux d’un logiciel de cartographie qui est de donner des information fiables, exactes et précises. Un outil pas un jeu vidéo.

avatar fte | 

Google Maps est un produit commercial de Google, il rapporte de l’argent à l’entreprise et a un gros potentiel de croissance.

Apple ne vend pas Apple Maps, et comme son focus est visiblement sur l’expérience d’achat et non plus sur l’experience d’usage sur la durée, il n’y a pas d’intérêt immédiat à améliorer Plans. Il faut juste que ça ait l’air cool en boutique, donc de la 3D là où il y a un Apple Store. Ailleurs, pas beaucoup d’intérêt.

Oh, et Google Maps est un formidable outil pour mesurer le trafic, et pour pister les gens. Google me signale très aimablement les bouchons avant que je ne parte au boulot. Il sait où je travaille, il sait mes horaires très particuliers, je ne lui ai jamais dit cela. Il m’a pisté très religieusement.

C’est pour cette raison précise que j’ai encore un iPhone en téléphone personnel. Google en sait beaucoup trop déjà. Beaucoup beaucoup trop.

avatar pagaupa | 

@fte

Ah ah! ?
L'iphone selon toi ne serait donc pas un mouchard? Mdr...

avatar fte | 

@pagaupa

Apple n’est pas dans le business de nous vendre à des tiers.

De plus Apple n’a pas les resources en fermes de serveurs, en AI, en stabilité et fiabilité de son infrastructure datacenter, pour nous simuler efficacement.

Google, Tencent, Facebook, si.

avatar Rastaman971 | 

Ton commentaire montre clairement que le paradigme d'Apple n'est pas le bon pour les prochaines technologies qui débarqueront dans un avenir proche dans notre quotidien. Prenons l'exemple du Pixel 2. Dans la grande majorité des tests, il est considéré comme étant le meilleur photophone du marché. Pourquoi ? Parce que les algorithmes de Google gavés de données savent mieux traiter les photos prises par l'appareil. Où je veux en venir ?

Apple nous promet la confidentialité mais l'intelligence artificielle a besoin de données, de beaucoup de données pour s'améliorer. Plan ne rattrapera pas Maps, Siri ne rattrapera pas Google Assistant et les pixels vont encore dominer longtemps le rendu photo. Si Apple n'a pas envie d'être complètement larguée, il faudra que la Pomme vienne tôt ou tard sur le terrain du traitement de la donnée.

avatar fte | 

@pagaupa

Et si tu étayais ton argument plutôt que de juste te foutre de ma gueule et passer pour une tanche par la même occasion ? C’est assez léger dirait l’éléphant.

avatar reborn | 

@fte

Pareil pour plan, il sait ou j’habite, il sait ou je taff

avatar nicodak (non vérifié) | 

Plans n’a pas encore intégré la première autoroute à péage d’Afrique alors qu’elle a ouvert il y a plus d’un an. Sur tout le trajet Plans demande de faire demi-tour et sur la carte on en retrouve en pleine brousse... C’est parfait sur Maps.

avatar alan1bangkok | 

 n’a plus qu’une idée en tête , une seule , vendre ses bidules , le contenu est devenu accessoire . Rien à attendre de Plans ,  music et autres trompe l’œil

avatar l3aronsansgland | 

J’ai un amis qui a travaillé exactement sur ce sujet de reconnaissance d’objets pour street view chez Google. Il vient de lancer son propre service pour le grand public et les entreprises : https://tensorflight.io/

avatar Issou la chancla | 

Google aura deja cartographie UY Scuti, qu'Apple aura même pas terminé son "street view" en Californie.
Tel est l'écart aujourd'hui, oui.

avatar pagaupa | 

A force de garder bien au chaud leur pécule et plus occupé à la construction du siège plutôt que de scruter la concurrence, Apple finira mal...d'autant qu'Apple n'est plus une révolution depuis des années.

avatar ditek | 

Plans ne connaît pas la rue de mon domicile et cherche constamment à m’amener à 86 bornes de celui ci quand je demande à Siri de me trouver un itinéraire vers la maison...

avatar ccaphotographies | 

Bonjour
Personnellement je me sers de plan via CarPlay au quotidien (50 000 km par an en moyenne) et même si le niveau de détails est plus faible que Google Maps, la réactivité est bien meilleure et le graphisme épuré très agréable en voiture. Plan est de loin supérieur au logiciel de navigation intégré dans ma voiture et es5 devenu plus agréable en utilisation intensive que TomTom !
Bref je résumerais à Plan pour la navigation et Maps pour jouer à découvrir des endroits où se promener à pied en ville...

avatar Ast2001 | 

J’habite une grosse ville de banlieue parisienne et mon impasse (une grosse soixantaine de maisons quand même) et toujours absente de Plans (malgré quelques signalements de ma part) et ce depuis le début. Ma rue est pourtant présente partout ailleurs.

L’autre point qui ne semble pas s’améliorer avec Plans, c’est la recherche qui est toujours aussi catastrophique. Je sais bien que c’est la cœur de métier de Google mais avoir des résultats aussi mauvais de la part d’Apple, cela interroge.

avatar misterbrown | 

J'ai fait plusieurs road trip en Angleterre ou aux Pays Bas, Google connaît TOUTES les routes et parfois les chemins limites carrossables mais on peut aller partout dans les coins les plus reculés, jusque très proche des côtes sur les chemins des locaux.

En forêt aussi Google connaît des vieux sentiers presque effacés, qui permettent de belles ballades, ou des raccourcis intéressants !
Et même en offline, toujours aussi précis. Je faisais Venise avec, pour ne manquer aucun raccourci ou pont sur un iPod Touch...

C'est mon App must have pour les transports en commun, quand je voyage ou à Paris.
Au fils des années il devient meilleur pour plus de services.

avatar adixya | 

Rien à ajouter, je voudrais aimer et utiliser plans, mais une fois sur deux je dois switcher sur maps...
Et je n'arrive pas à afficher les transports et stations velib facilement, ce qui m'horripile...

avatar en ballade | 

@adixya

"je voudrais aimer et utiliser"

C’est à ce point là le fanatisme....?

avatar asseb | 

Je ne comprends pas ceux qui cherchent (et trouvent) des excuses à plans. C’était une mauvaise idée dès le départ, cela a causé le départ de Forstall, mais on a le sentiment que rien n’a été fait pour combler le retard ou au moins atteindre la même vitesse de croisière. Google maps pour explorer et Waze pour l’infotrafic et la navigation. Apple plans est juste bon pour en mettre plein la vue dans les 10 pauvres villes en 3D. Et la vie privée, tout ce que sait Google sur nous est disponible et modifiable-effaçable, et franchement, quitte à me taper de la pub, autant qu’elle soit ciblée (c’est d’ailleurs ridicule de se prendre de la pub pour un truc qu’on vient d’acheter...)

avatar babgond | 

C'est dommage qu'Apple ne se synchronise pas plus souvent avec OpenStreetMap, car les cartes d'OSM sont bcp plus à jour et complète que Plan.
(Pas au niveau de Google, mais quand même)

avatar macinoe | 

OpenStreetMap, voilà une initiative louable et intelligente.

Je pense que les entreprises qui ne veulent pas laisser le monopole de la cartographie et des services qui vont avec à Google doivent s’associer à ce genre de projet et y contribuer.
Que ce genre de données soient partagées, libre et contributive me parait être du bon sens.

Refaire un Google Maps bis toujours propriétaire en moins bien et consacrer des moyens énormes pour courir après Google était une très mauvaise idée car je pense que ce qui l’a motivé était une vélléité monopolistique de la part d’Apple et non pas le service du client.

avatar marenostrum | 

je m'en fous, je suis pas taximan.

avatar ludoe | 

Bel article ! Intéressant ! En résumé : plan iPomme tout le monde ... ;)

avatar icedmiko@hotmail.com | 

En même temps un GPS sert à vous transporter d’un point A à un point B. Moi la forme des bâtiments et autres formes des fenêtres à San Francisco.... ??

avatar macinoe | 

Partant de ce principe, on peut même dire qu’en avion, on s’en cogne des routes...
Prenez un gps qui vous affiche juste les coordonnées et ça fera l’affaire non ?

Oh wait... on me signale que ce genre d’appli ça peut servir à trouver un immeuble quand on se déplace à pied, ce qui arrive au moins pour les derniers mètres d’un itinéraire.

La cartographie et la geolocalisation, ça sert à des tas d’applications et pas seulement aux itinéraires de jean-louis dans sa Laguna pour aller voir Tata Lucette à Vierzon.

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