Au fil du temps, les éléments vont et viennent dans les téléphones portables : le port mini-jack est apparu, puis a été supprimé, les ports de synchronisation et de charge sont passés petit à petit de formats propriétaires et divers à un seul et unique port USB-C, et les claviers ont pour la plupart disparu pour laisser la place à un grand écran tactile. Mais il est une chose qui ne pourra jamais être supprimée : la ou les antennes. Ce n’est pas pour autant qu’elles n’ont pas évolué pour se faire discrètes... petit historique.

Les premiers temps : une fréquence, une longueur
Le premier téléphone vraiment mobile de l’histoire, le Motorola DynaTac 8000X, n’était pas ce qu’on pouvait appeler un modèle de poche : avec 1,1 kg sur la balance et une hauteur de 25 cm, même le sac devait être de taille convenable pour le transporter. La plupart des utilisateurs le portaient en bandoulière, ou le laissaient dans leur attaché-case. Durée de charge ? 10 heures. Durée de communication ? 30 minutes.

En plus de ses 25 cm, comme si cela ne suffisait pas, il fallait rajouter un autre élément : une antenne de 13,5 cm de long. Si tout le monde ou presque comprend qu’il faut une antenne pour pouvoir émettre des ondes radios, pourquoi si longue, comparée aux toutes petites choses invisibles qui équipent les téléphones modernes ? Tout tient dans une explication : la longueur d’onde voulue.
À l’époque, les ingénieurs savaient déjà que pour une fréquence donnée, il faut que l’antenne soit dans un multiple de celle-ci pour être la plus efficace possible. Le réseau de l’époque, analogique, était basé sur la norme AMPS, fonctionnant sur 800 MHz, soit une longueur d’onde de 37,5 cm. L’antenne, une fois sa base retranchée, faisait 9,4 cm, soit le quart de la longueur d’onde. Nous sommes bien dans un multiple, ça colle, comme l'explique Andrew Lam dans sa vidéo qui retrace l'histoire des antennes.
Le fait d’avoir une antenne aussi grande avait un autre bénéfice : les réseaux de l’époque avaient peu d’antennes, qui devaient chacune couvrir une large surface. Il fallait donc que le mobile ait soit une puissance d’émission confortable, soit une antenne le plus possible dégagée de tout obstacle. En mettant l’antenne sur le haut du téléphone, elle est ainsi éloignée de la main, mais aussi de la tête.











