Disney+ n’était pas prévu pour gérer 10 millions de clients le premier jour

Nicolas Furno |

Disney se pensait prêt pour le lancement de son service de streaming, mais les 10 millions de comptes créés dès le premier jour ont eu raison de Disney+. Le service a été indisponible une bonne partie de la journée, certains abonnés ne pouvaient pas se connecter, d’autres ne pouvaient pas lancer la lecture des contenus proposés. Même si les choses sont revenues dans l’ordre assez rapidement, comment est-ce que ce géant du secteur a pu rencontrer tous ces problèmes ?

Une image que bon nombre d’utilisateurs ont vu le premier jour de Disney+.

Il faut préciser que l’entreprise n’est pas partie de zéro pour créer son service de streaming. Disney+ repose sur BAMTech Media, un groupe créé par le monde du baseball et du hockey américains et aussi par la Walt Disney Company pour diffuser du contenu vidéo en streaming. BAMTech a des années d’expériences à diffuser des matchs notamment pour ESPN, qui appartient aussi à Disney, mais aussi des épisodes de série, puisque HBO l’exploite pour son service de streaming. La dernière saison de Game of Thrones a été diffusée sans encombre, preuve que la technologie est capable de gérer la diffusion de millions de flux vidéo en même temps.

Pourquoi est-ce que Disney+ n’a pas tenu dans ces conditions ? Parce que ses concepteurs ne s’attendaient pas à un tel succès et il y avait plusieurs blocages techniques qui n’avaient jamais posé de problème jusque-là, mais qui ont expliqué les bugs du lancement. Ce sont des blocages logiciels, a précisé Kevin Mayer à The Verge. Le responsable du service de streaming a ainsi indiqué que des correctifs ont été apportés sur les serveurs, et que les apps de lecture recevront une mise à jour complémentaire dans les prochains jours pour corriger les derniers bugs.

Disney a réagi rapidement et efficacement, ces problèmes du premier jour seront ainsi vite oubliés. Mais c’est un bon rappel de la difficulté qu’il y a à créer un service de streaming vidéo. De quoi mieux apprécier la réussite de Netflix dans ce domaine, qui a mis au point une technologie complexe et extrêmement efficace :

Pour être juste, il faut tout de même noter une différence majeure entre les deux. Netflix n’a pas commencé avec 10 millions d’abonnés dès le premier jour, le service s’est construit progressivement et a ainsi pu prendre le temps de créer cette technologie qui tient la route aujourd’hui en toutes circonstances.

Quoi qu’il en soit, c’est la (seule) bonne nouvelle pour tous les utilisateurs européens qui attendent la sortie de Disney+, prévue au printemps. En théorie, les serveurs seront cette fois fin prêts et le service devrait parfaitement fonctionner dès le premier jour.

Pour aller plus loin :

avatar Sir Rendal | 

Désolé

«  comment est-ce que ce géant du secteur a pu rencontrer tous ces problèmes ? »
Mais plutôt,

«  comment ce géant du secteur a t’il pu rencontrer tous ces problèmes ? »

avatar sebnutt | 

Le vrai problème pour les plateformes de SVoD c'est le CRM qui y est attaché. Ce genre de plateforme valide ke type d'accès auquel a droit celui qui se connecte. Autant on peut mettre de la vidéo en cache, autant les transactions avec le CRM sont faites en temps réel. Et suivant la charge, c'est le drame. Le CRM sert aussi à valider le droit d'un utilisateur à accéder à un contenu lorsqu'il en lance la lecture.
La solution dans ce cas : le loadbalancing élastique pour les serveurs du CRM.

avatar b_eddy | 

Je suis étonné qu’ils n’ont pas été plus optimistes. De mon point de vue ce succès était évident.

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