En 2017, les applications Fivory et Wa! fusionnaient pour donner Lyf Pay, une alternative à Apple Pay portée par BNP Paribas, le Crédit Mutuel et plusieurs acteurs de la grande distribution. Ce portefeuille électronique permet de payer par QR Code en magasin ou à table, mais aussi de créer des cagnottes. La proposition n’a pas eu le succès escompté : l’entreprise a commencé à tirer le rideau le 23 janvier dernier selon les Échos.

La mauvaise nouvelle a été confirmée par le compte LinkedIn de Lyf hier. « Malgré l’engagement et les compétences de nos équipes, et malgré le soutien financier et commercial de nos deux actionnaires principaux, la dynamique de développement des usages ne nous a pas permis d’atteindre le seuil de rentabilité », explique l’entreprise. Ses activités vont être progressivement arrêtées « au cours des prochains mois ».
Lyf avait quelques arguments à faire valoir pour se démarquer. Son système de portefeuille électronique regroupait plusieurs moyens de paiement ainsi que des cartes de fidélité. Il était possible d’effectuer des paiements entre particuliers. Le patron de Lyf Christophe Dolique rappelle aux Échos que l’entreprise a innové sur plusieurs points :
Nous avons été les premiers sur l'encaissement par QR Code avec les cartes de fidélité, les premiers à faire du paiement 'cashless' dans les festivals, nous avons développé le paiement à table, le paiement par plaque d'immatriculation, le 'scan & go'. Toutes ces innovations vont essaimer.
Malheureusement, le cœur du concept reposait sur un QR Code a présenter en caisse et à faire scanner, ce qui est beaucoup moins pratique qu’Apple ou Google Pay. Les autres fonctions ont subi la concurrence de services comme Lydia. À trop vouloir en faire, Lyf ne s’est finalement démarqué sur aucun plan.
Lyf Pay, un nouveau concurrent à Apple Pay porté par des banques et des distributeurs
Selon Les Échos, les pertes ont dépassé les 180 millions d'euros depuis son lancement. Lyf employait un peu moins de 50 salariés. Ce n’est pas la seule fintech à avoir mis la clef sous la porte ces dernières années : le Crédit Mutuel Arkéa a fermé son service Pumpkin en 2022, tandis que la Société Générale a annoncé la vente de Treezor.











