Un Pixel 3 XL entre les mains d'un utilisateur d'iPhone

Nicolas Furno |

Après deux générations de Pixel réservées à une poignée de pays, Google a décidé d'étendre la commercialisation de ses smartphones. Les Pixel 3 et 3 XL sont commercialisés en France depuis le début du mois à partir de 859 €.

Un Pixel 3 XL dans la coque de Google.

J’ai toujours été intéressé par ces Pixel, déjà parce qu’ils sont le produit d’une démarche proche de celle d’Apple, où matériel et logiciel sont conçus en même temps, mais surtout parce que l’appareil photo est l’un de ses points forts depuis le début. J’avais hâte de tester la dernière itération et c’est ce que j’ai fait au cours des dernières semaines.

À l’heure des bilans, est-ce que l’appareil photo du Pixel 3 XL est aussi bon qu’on le dit ? Que vaut le smartphone Android de 2018 le plus proche philosophiquement de l’iPhone ? Je vous dis tout !

Prise en main de l’iPhone d’Android

Je n’ai testé que le Pixel 3 XL, le gros modèle donc. Il s’agit de la version de base dotée d’une capacité de stockage de 64 Go, en version « Subtilement rose ». Un smartphone affiché à 959 € et donc résolument haut de gamme.

Précisons que les deux smartphones de Google sont largement identiques sur la majorité des points, mais l’entreprise de Mountain View ne parvient toujours pas à proposer deux tailles différentes sans changer aussi des éléments importants du design. Tout ce qui suit dans cette section ne concerne donc que ce modèle spécifiquement, pas le plus petit.

Un gros smartphone, très bien construit

Le Pixel 3 XL est construit autour d’un écran OLED de 6,3 pouces, ce qui le place entre l’iPhone XR et le XS Max. Du moins, sur le papier, parce que dans les faits, on est nettement plus proche du grand smartphone d’Apple, que de son modèle intermédiaire. D’ailleurs, les dimensions du téléphone de Google sont en gros les mêmes qu’un XS Max : 15,8 cm de haut (contre 15,75 cm pour Apple), 7,67 cm de large (contre 7,74) et 7,9 mm d’épaisseur (contre 7,7).

Le dos entièrement en verre du Pixel 3 XL, ici dans le coloris « Subtilement rose » qui porte très bien son nom. En fonction de l’angle et de la lumière, il est plus souvent blanc ou beige que rose.

Apple conserve une longueur d’avance en matière de bordures et de place occupée par l’écran à l’avant, ce qui explique la différence de dalle : 6,3 pouces pour le Pixel, contre 6,5 pour l’iPhone. La différence se situe surtout en bas, puisque Google a choisi de conserver un « menton », une bordure assez épaisse qui intègre l’un des deux haut-parleurs de la façade avant. C’est aussi une manière de caser la dalle OLED sans avoir à la plier comme Apple le fait.

Naturellement, l’autre différence en façade, c’est l’encoche, bien plus épaisse que celle d’Apple, mais nous y reviendrons. Cette année, Google s’aligne sur la majorité et propose également un smartphone composé de verre à l’avant, comme à l’arrière. Cela permet d’offrir aux Pixel la recharge par induction qui leur manquait auparavant. Cela fragilise aussi le smartphone et méfiance, l’entreprise n’est pas encore prête à réparer ces modèles.

Je n’ai pas cassé mon exemplaire, mais il faut dire que je l’ai mis dès le premier jour dans une coque. Le verre au dos est non seulement fragile, il est aussi assez simple à rayer, même si cela concerne surtout le modèle noir. Ces défauts sont liés à des choix esthétiques qui permettent à Google de distinguer ses smartphones de la masse, et que je trouve particulièrement convaincants. En particulier, le verre au dos prend deux aspects : brillant autour de l’appareil photo, mat pour le reste.

On ne dirait pas comme ça, mais tout est en verre au dos. Une belle réussite esthétique, je trouve, mais c’est fragile.

C’est, à mon avis, très réussi, mais c’est aussi très fragile. Comme pour les iPhone, une coque reste recommandée, d’autant plus qu’il n’y a pas d’AppleCare+ et encore moins de boutique où faire réparer un Pixel en une heure ou deux. Sur ces points, Google a beaucoup à faire et en attendant qu’une infrastructure complète se mette en place, la prudence reste de mise.

De manière générale, le Pixel 3 XL est très bien fabriqué, ce qui est la moindre des choses quand on considère qu’il commence à 959 €. Je n’ai jamais testé les anciens modèles, donc je ne peux pas comparer, mais je peux dire que Google est au niveau d’Apple en matière de conception générale et de qualité de fabrication. Il n’y a aucun jeu, tout est parfaitement assemblé, c’est net. Les boutons sur le côté cliquent bien, il n’y a aucune pièce mobile, bref, rien à dire.

Les trois boutons physiques du Pixel 3 : volume -/+ et bouton de veille, coloré en orange sur ce modèle subtilement rose.

Pour ne rien gâcher, le Pixel 3 XL ne pèse « que » 184 g, soit 24 g de moins qu’un iPhone XS Max. Le téléphone de Google est moins dense, il fait un petit peu moins premium, mais on gagne en confort et au bout du compte, c’est le plus important.

Google assume l’encoche encore plus qu’Apple

Parlons du sujet qui fâche, en tout cas sur le Pixel 3 XL, le petit modèle étant très différent dans ce domaine. Non seulement Google a cédé à la mode de l’encoche, mais son smartphone intègre probablement la plus grosse encoche de 2018. Pas la plus longue, non, mais la plus large. Elle descend très nettement vers le bas.

Comme Apple l’an dernier avec l’iPhone X, Google n’essaie pas particulièrement de la masquer. D’ailleurs, même si c’est possible d’ajouter des bandes noires de part et d’autre, c’est une option réservée aux développeurs qui n’est pas accessible par défaut. Le message est clair : vous pouvez masquer l’encoche si vous le voulez, mais Google l’assume et ne fait quasiment rien pour la masquer.

Google Maps avec encoche.

Dans la majorité des apps, l’encoche est parfaitement visible en haut. Il y en a quelques-unes qui affichent du noir dans cette zone et, OLED oblige, qui masquent l’encoche. En fonction de votre fond d’écran, vous pouvez aussi ne pas la voir sur l’écran d’accueil. En moyenne toutefois, vous la verrez, il n’y a pas vraiment de moyen d’y échapper.

Est-ce un problème ? C’est à vous d’en juger, pour ma part je m’y suis fait aussi rapidement que je m’étais habitué à celle de l’iPhone X. Les premières minutes, elle surprend un petit peu, surtout que les deux capteurs photo séparés par le deuxième haut-parleur en façade font qu’elle ressemble vaguement à un visage stylisé. Mais après un jour ou deux, je ne la vois plus, ou plutôt, elle ne me gêne plus.

L’encoche du Pixel 3 XL contient moins de composants que celle des iPhone, mais on retrouve quand même deux appareils photo (on y reviendra), un haut-parleur et un capteur de luminosité.

La présence de deux haut-parleurs en façade est justifiée en théorie par un son stéréo qui pointe directement face à l’utilisateur, ce qui devrait être meilleur. En pratique, le haut-parleur de l’encoche est plus petit et aussi nettement plus faible que celui du bas, si bien que le son est décalé en bas, ou bien à droite ou à gauche selon le sens d’utilisation. Le volume est très élevé, mais la qualité n’est pas meilleure que mon iPhone X, notamment parce que la musique sature vite en poussant le volume. Google semble surtout avoir trouvé une bonne excuse pour ne pas avoir à réduire l’encoche et la bordure du bas sur le Pixel 3 XL.

Le point le plus agaçant, c’est que l’on perd davantage d’espace en hauteur que sur un iPhone. Android n’exploite pas l’espace différemment, on y retrouve l’heure, quelques icônes de statut et une myriade d’icônes correspondant à chaque notification. Pour ceux qui aiment ces icônes en haut, c’est même pire, puisque l’encoche en retire une partie. Android affiche alors un • et ce n’est qu’en ouvrant le centre de notifications qu’on peut voir le reste.

Contrairement à iOS, Android ne fait rien de spécial de cette zone. Sur un iPhone, la partie à droite de l’encoche sert au centre de contrôle, par exemple, et on peut aussi remonter en haut d’une liste en touchant l’encoche. Rien de tel sur le Pixel 3 XL, ce qui est décevant en un sens — l’encoche ne sert pas à grand-chose —, mais ce qui permet d’autant plus d’oublier cette excroissance. Encore une fois, c’est à vous de voir.

L’encoche définit la dimension de la barre de statut, avec l’heure et les icônes qui signalent des notifications à gauche et les autres icônes de statut à droite.

Notons en revanche que l’écran suit précisément l’encoche et qu’il est aussi arrondi dans les quatre coins, comme sur un iPhone. Les plus observateurs auront peut-être noté que les arrondis ne sont pas tous identiques, mais honnêtement, c’est un détail qui s’oublie encore plus vite.

Pour le reste, cet écran OLED est excellent, à mes yeux aussi bon que celui des iPhone. Il est légèrement plus fin que celui d’Apple, avec une résolution de 523 ppp (contre 458 ppp sur les deux iPhone XS), mais ça ne se voit pas pendant l'utilisation. Par ailleurs, contrairement à bon nombre de constructeurs de smartphones Android, le profil colorimétrique est bon par défaut sur les Pixel 3.

La dalle est compatible avec les couleurs P3 et elle est certifiée HDR. À l’usage, je n’ai pas non plus noté de différence sur tous ces points, c’est à mes yeux aussi bon que chez Apple.

Pixel 3 XL contre iPhone X : deux encoches très différentes…

Un écosystème d’accessoires à la hauteur

Le côté « iPhone d’Android » se retrouve aussi dans les accessoires conçus par Google, avec un état d’esprit assez proche de ce qu’Apple pourrait offrir. J’ai testé le Pixel 3 XL avec deux accessoires, un étui en tissu d’une part, et le Pixel Stand d’autre part.

L’étui Pixel 3 est taillé pour les smartphones de Google, il s’adapte parfaitement à eux, comme on peut s’y attendre. Il me rappelle fortement les étuis officiels d’Apple, par sa sobriété et en même temps sa conception irréprochable. Je ne sais pas si cette protection vieillira mieux que celles vendues par Apple (difficile de faire tenir un étui en silicone Apple plus d'un an), mais après quelques semaines, elle est toujours impeccable. Et j’aime beaucoup le tissu utilisé par Google, au lieu de cuir ou de silicone.

Le Pixel 3 XL dans un étui couleur « acier ».

Cette matière apporte une adhérence supplémentaire quand on tient l’appareil en main, tout en pouvant le glisser facilement dans une poche. Et puis cela change des étuis que l’on voit habituellement, c’est un excellent choix et j’aimerais le retrouver aussi chez Apple.

Outre son rôle évident de protection, cet étui améliore l’ergonomie du smartphone sur deux points importants. Déjà, il souligne mieux l’emplacement du capteur d’empreintes au dos, ce qui permet de le retrouver plus simplement sans avoir à retourner le Pixel 3, et sans toucher le capteur photo par erreur.

Mais surtout, il permet de compenser l’un des plus gros défauts ergonomiques sur le Pixel 3, en offrant une distinction tactile entre le bouton de veille et ceux dédiés aux volumes. Sans étui, ces boutons sont alignés les uns au-dessus des autres, et je me plante régulièrement à mettre en veille le smartphone quand je veux augmenter le volume, ou changer le volume quand je veux le mettre en veille. Avec l’étui, le bouton de verrouillage est en plastique, le volume est recouvert de tissu : impossible de se tromper.

J’aurais préféré avoir des boutons répartis des deux côtés pour éviter de les confondre, mais à défaut, l’étui fait le boulot. Le bouton de verrouillage est coloré (en vert sur ce modèle), il est surtout en plastique, alors que les boutons de volume sont recouverts de tissu (la bosse sur la droite).

Le Pixel Stand sert à la fois à recharger le Pixel 3 par induction et à augmenter ses fonctions. Pendant la journée, le smartphone se transforme en cadre photo et en assistant Google. Pendant la nuit, il s’éteint et au matin, l’appareil devient un réveil lumineux, qui éclaire son écran en rouge puis progressivement en blanc.

L’idée est excellente, la réalisation un petit peu moins. Les réglages associés au Stand ne sont affichés que lorsque le smartphone est posé dessus, ce qui n’est pas très pratique. Il m’a fallu un petit peu de temps pour trouver toutes les options et configurer le smartphone. Même alors, je n’ai jamais vraiment réussi à obtenir un comportement cohérent. Parfois le cadre photo se lance, parfois non. L’écran s’éteint en général dans le noir, mais je me suis retrouvé à plusieurs reprises en pleine nuit avec l’écran allumé par une notification.

Quand la sélection de photos est bonne, cette fonction cadre photo est vraiment excellente…
… mais la sélection est parfois à côté de la plaque. Ce qui permet d’ailleurs de faire un jeu amusant de mise en abîme…

Ce genre de défauts est décevant, mais ce sont des bugs que Google pourra corriger avec des mises à jour. En revanche, le format est limite pour un Pixel 3 XL avec un étui, le smartphone tient à peine en position. C’est probablement mieux avec le petit modèle, mais je n’ai pas pu tester. Au passage, le Pixel Stand est le seul chargeur à induction capable d’alimenter le smartphone à 10 W, contre 5 W avec les autres accessoires. Google n’a pas encore proposé à des accessoiristes de tirer parti de cette capacité.

À propos de charge, Google fournit avec ses Pixel 3 un chargeur USB-C de 18 W, le même genre que celui des iPad Pro. Autant dire que la recharge sera très rapide en utilisant ce qui est fourni dans la boîte. On ne peut pas en dire autant des iPhone…

Android estime le temps de recharge nécessaire sur l’écran toujours allumé du smartphone. C’est pratique, même si c’est une estimation qui n’est pas nécessairement fiable.

Google fournit aussi avec le Pixel 3 un adaptateur mini-jack depuis USB-C, une paire d’écouteurs USB-C et un adaptateur USB-C vers USB standard qui sert, notamment, au transfert de données lors de l’installation1. D’autres accessoires sont aussi proposés sur le site de Google, dont des écouteurs quasiment sans-fil (les deux oreillettes sont reliées par un fil) qui ont l’avantage d’intégrer Google Assistant et d’offrir une fonction de traduction à la volée. Tout ceci est cohérent et complet, un écosystème qu’Apple ne renierait pas.

Un appareil photo gonflé à l’intelligence artificielle

La star du Pixel 3 XL, comme ses prédécesseurs, c’est bien l’appareil photo. Google le sait et c’est un point qui continue de progresser chaque année. Néanmoins, ce n’est pas tant le matériel qui a été amélioré cette année, le capteur au dos étant en gros identique à celui des Pixel 2. En revanche, l’entreprise a encore amélioré ses traitements logiciels grâce à l’intelligence artificielle.

L’unique appareil photo au dos du Pixel 3 XL.

Le Pixel 2 disposait déjà d’un excellent appareil photo, j’étais curieux de voir ce que valait celui du Pixel 3. J’ai pris des dizaines de photos avec le terminal de Google et un iPhone XR, qui présente l’avantage d’être conçu de la même manière dans le domaine. En effet, contrairement à la majorité des smartphones haut de gamme de 2018, le Pixel 3 XL n’intègre qu’un seul appareil photo au dos. Il s’agit d’un grand-angle de 12,2 mégapixels, avec une ouverture de ƒ/1.8, comme sur les iPhone récents.

Google privilégie cette voie depuis le départ et concentre tous ses efforts dans un seul capteur d’excellente qualité… au moins au dos. En façade, les deux Pixel 3 comptent deux appareils photo de 8 mégapixels. Le premier est classique, il s’agit d’un grand-angle traditionnel à ouverture ƒ/1.8 et avec un champ de vision à 75°, similaire à l’appareil au dos. Le second est un objectif avec un champ de vision de 97° et une ouverture de ƒ/2.2, un très grand-angle qui se rapproche pratiquement d’un fisheye. L’idée étant de « dézoomer » pour inclure davantage de personnes dans un selfie, ou bien plus de décor autour de vous. Cela fonctionne bien, même si les déformations sont très importantes en bordures, ce qui limite à mon avis son intérêt.

Selfie normal à gauche, avec le deuxième appareil à droite.

Dans la suite, j’évoquerai quasiment uniquement l’appareil photo au dos, celui qui m’intéresse le plus, et celui qui bénéficie du plus d’innovations logicielles de la part de Google. En effet, le géant de la recherche compte sur la photographie informatisée pour ajouter les fonctions manquantes associées traditionnellement à un téléobjectif. Nous avons déjà publié un long article sur le sujet, nous ne reprendrons pas les informations techniques ici :

Mode portrait, zoom amélioré… sur le papier, il ne lui manque rien. Pour des raisons de coût cette fois, Apple a fait la même chose sur l’iPhone XR. Un seul appareil photo au dos, et des traitements logiciels pour simuler le reste. Que vaut chaque approche ? Réponse en images.

Google privilégie les détails et les contrastes

En commençant mes essais, j’étais loin de me douter qu’il y allait avoir une telle différence entre les photos produites par Google et celles d’Apple. Ce n’est pas une question de qualité en soi, mais vraiment de choix et donc une affaire de goût. L’iPhone privilégie un éclairage équilibré, alors que le Pixel accentue les contrastes. Le Smart HDR d’Apple va tout faire pour éviter les zones trop sombres ou trop claires, tandis que le HDR+ de Google va essayer d’augmenter les détails.

À l’arrivée, vous aurez des photos qui n’ont rien à voir, avec des tendances qui se dégagent nettement. En général, les photos prises avec l’iPhone XR sont plus lumineuses, celles produites par le Pixel 3 XL nettement plus sombres. C’est la contrepartie pour augmenter la finesse des détails et en général, c’est surtout une affaire de goût, même si dans certains cas, je trouve que le Pixel est un petit peu trop sombre.

L’iPhone est plus clair que le Pixel et il a mieux préservé le vert des arbres. C’est affaire de goût, mais je préfère le rendu du Pixel néanmoins, plus proche de la réalité.
Deux photos très différentes, cette fois le Pixel 3 XL est peut-être un petit peu trop sombre et surtout, l’iPhone XR parvient à bien mieux présenter la transparence de l’eau, qui était bien visible à l’œil nu.
L’un des nombreux exemples où choisir une meilleure photo est difficile objectivement. On pourrait dire que les ombres sont le sujet et donc que le Pixel s’en sort mieux, mais on pourrait aussi penser que la mer et le ciel sont plus importants, auquel cas l’iPhone offre de meilleures couleurs.
Ces deux photos sont si différentes qu’on pourrait croire qu’elles ont été prises à deux moments différents. L’iPhone reproduit mieux les couleurs et l'image est plus flatteuse, mais le Pixel 3 XL est plus réaliste et mieux défini. C’est surtout visible en zoomant sur les bâtiments à l’arrière-plan.
L’iPhone est plus lumineux, mais aussi moins net, en particulier sur les grains de biscuit breton. La boule de glace au centre a servi de mise au point dans les deux cas.
Même idée ici, l’iPhone est plus clair, mais le Pixel 3 Plus offre nettement plus de détails, notamment dans les poils du chat.
Photo plus lumineuse pour l’iPhone, mais du coup les reflets dans la vitre sont plus visibles. Et puis ces kouign-amann sont bien plus appétissants sur la photo prise avec le Pixel…

J’ai été également surpris de constater que l’iPhone tirait souvent vers le bleu, de manière parfois vraiment exagérée. C’est quelque chose que l’on peut en général rattraper après coup, en modifiant la balance des blancs, mais je n’ai jamais constaté le problème avec le Pixel 3 XL. Cela étant, Anthony a testé l’iPhone XR et n’a pas obtenu un tel résultat pendant ses essais. Est-ce le climat breton ou un défaut sur mon exemplaire ? Quoi qu’il en soit, c’est une tendance générale, voici quelques exemples significatifs.

Sur cet exemple, la colorimétrie est complètement à l’ouest pour l’iPhone XR. Le Pixel 3 XL est nettement plus proche de la réalité.
Autre exemple de photo beaucoup trop bleue avec l’iPhone, autre exemple où le Pixel s’en sort bien mieux.
Encore un, dans un cadre totalement différent. La photo prise avec l’iPhone est plus claire, mais trop bleue.

Autre défaut constaté à plusieurs reprises sur l’iPhone XR, le Smart HDR n’aime pas trop les contre-jours avec du soleil à l’image. Dans ce cadre, les traitements essaient d’uniformiser le rendu comme je l’évoquais plus haut, mais c’est au prix d’un voile sur l’image.

Cette photo prise en contre-jour est un cas difficile pour n’importe quel appareil. Mais le Pixel s’en sort à mon avis bien mieux, en gardant de bons contrastes, là où l’iPhone fait tout son possible pour ne pas avoir trop d’ombres, ce qui se traduit par ce voile sur l’image.
Autre exemple, encore plus problématique pour l’iPhone, puisque le sujet principal est moins visible. Le Pixel n’essaie même pas de préserver le ciel en haut, cette partie est totalement brûlée et donc blanche, mais en contrepartie, le chat est mieux rendu.
La photo prise avec le Pixel est nettement plus contrastée et subjectivement meilleure. Comme souvent, l’iPhone se rattrape sur la restitution de certaines couleurs, en particulier les verts, mais je préfère malgré tout l’autre.

Cette sorte de voile n’est pas limité aux photos avec le soleil, je l’ai retrouvé aussi sur d’autres exemples. Et le HDR des iPhone est parfois trop intelligent pour son propre bien. Il faut parfois lutter contre les traitements automatiques pour obtenir un résultat, comme sur les exemples qui suivent, dans une église.

Les deux photos ont été prises en faisant la mise au point sur le vitrail, alors fortement éclairé par le soleil. Le Pixel obtempère sans discuter, ce qui a pour effet de plonger l’église dans l’obscurité. Pas l’iPhone, qui essaie malgré tout de préserver une scène équilibrée, au détriment du vitrail lui-même.
Exemple moins radical, mais où l’iPhone essaie encore une fois d’équilibrer la scène, au prix d’un voile sur l’image. Je préfère la version plus contrastée du Pixel 3.

Cette photo en contre-plongée et contre-jour a mis en défaut l’iPhone de façon assez spectaculaire, sans que je sache très bien pourquoi. J’ai essayé de refaire la photo une fois ou deux, mais pour une fois, c’est bien le Pixel qui est plus équilibré et l’iPhone trop contrasté. Une manière peut-être de rappeler que les traitements ne peuvent tomber juste à chaque fois.

Pas vraiment de combat sur cet exemple, le Pixel met l’iPhone KO directement en exposant correctement le sujet principal, à savoir la statue. Sur cette photo prise en contre-jour, la mise au point a été appliquée dans les deux cas sur le torse de la statue.

De multiples fonctions supplémentaires, souvent utiles

Jusque-là, j’ai évoqué l’appareil photo dans son fonctionnement le plus basique, pour prendre des photos de tous les jours. Comme tous les smartphones modernes, le Pixel 3 XL ne s’arrête pas là toutefois, il propose de multiples modes et options supplémentaires. On fait le tour rapidement.

Mode portrait

Les photos en mode portrait se sont généralisées ces dernières années. L’idée est toujours la même : donner un cachet aux portraits en floutant l’arrière-plan. Le sujet ressort ainsi mieux en étant le seul élément net à l’image. Pour parvenir à un tel résultat, il y a deux écoles :

  • utiliser un deuxième appareil photo pour mesurer les distances et appliquer le flou sur l’arrière-plan ;
  • compter exclusivement sur le logiciel pour déterminer où se situe chaque plan, et appliquer du flou sur le reste.

Dans les deux cas, le logiciel et le matériel travaillent en fait ensemble, mais chaque composant à plus ou moins d’importance. Sur les iPhone haut de gamme, on retrouve ainsi deux appareils au dos, un grand-angle et un téléobjectif, et le mode portrait exploite les deux pour appliquer le flou. Sur le Pixel 3 XL, il n’y a qu’un appareil photo et Google compte essentiellement sur l’intelligence artificielle pour ajouter du flou, même si une partie des pixels du capteur de 12 mégapixels sont exploités pour obtenir aussi une évaluation des distances.

Ce portrait très banal permet de constater que les deux méthodes donnent des résultats très similaires. La colorimétrie est différente, mais en matière de séparation entre le sujet et le fond, c’est équivalent. Notons quand même que l’iPhone parvient à flouter légèrement le pull au premier plan, ce que ne fait pas le Pixel.

L’iPhone XR n'a qu’un seul appareil photo et Apple a modifié son mode portrait pour le faire fonctionner exactement comme celui de Google. Des pixels dédiés à la mise au point donnent une estimation des distances assez simple, mais c’est surtout le traitement logiciel qui fait le travail. Résultat, le mode portrait de ce modèle fonctionne uniquement sur des sujets humains, là où celui du Pixel 3 XL est plus souple.

Pour de vrais portraits en tout cas, les deux s’en sortent bien dans l’ensemble. Ils font parfois des erreurs, comme sur cet exemple où les cheveux sont trop flous sur l’iPhone XR, et le nez est un petit peu effacé sur le Pixel. Notez aussi la poubelle en bas à gauche sur la photo prise avec le Pixel, inexplicablement nette. Les algorithmes doivent encore évoluer, mais je trouve que ces portraits font illusion, surtout quand on ne zoome pas trop.

Deux photos en mode portrait « à égalité », en tout cas réalisées avec les mêmes conditions (un seul appareil photo, un grand-angle).

Contrairement à Apple, Google n’a pas peur d’appliquer ses traitements logiciels à tous les sujets. Le smartphone fait aussi un excellent travail sur les chats et les objets. Comme vous pourrez le constater sur les comparaisons avec l’iPhone X, le Pixel fait souvent mieux alors même qu’il repose majoritairement sur du logiciel. En matière de détection d’objets, Google a pris une belle longueur d’avance sur son concurrent.

Photo en mode portrait prise avec le Pixel 3 XL. J’ai utilisé les outils proposés par Google pour renforcer la quantité de flou à l’arrière-plan. Je n’avais pas l’iPhone X sous la main pour faire une photo comparative, mais le résultat est très bon, sans être parfait. Notez le découpage des poils sous l’oreille droite, ce n’est pas très joli. Visionnée sur l’écran d’un smartphone, la photo passe très bien.
Le grand angle du Pixel 3 XL m’a permis de prendre une photo nettement plus proche, alors que j’ai été obligé de m’éloigner avec l’iPhone X. Et même si le flou n’est pas encore appliqué de manière tout à fait uniforme, les traitements logiciels de Google font mieux que ceux d’Apple, notamment sur le fil derrière l’arceau… un comble !
Raté encore plus net pour l’iPhone, qui non seulement m’a obligé à tendre tellement le bras que j’ai failli faire tomber le Pixel, mais surtout qui fait n’importe quoi sur le flou. Il manque une partie des doigts, l’écran est partiellement flou… c’est mauvais. En comparaison, le Pixel 3 s’en sort bien, même si un morceau de l’étui en haut est flou par erreur.
Le mode portrait de l’iPhone XR ne fonctionne qu’avec des visages humains. J’ai utilisé Halide pour cette comparaison, et on voit bien que Google applique un flou nettement plus marqué. Dans les deux cas, les bords sont bien détourés, mais c’est un sujet assez facile.

Comme Apple sur ses iPhone les plus récents, Google permet aussi de modifier l’effet après coup, ou bien de le supprimer totalement. L’interface est moins intuitive, mais cela fonctionne aussi bien.

Pour augmenter ou réduire la quantité de flou à l’arrière-plan, il faut modifier l’image et sélectionner le paramètre « Profondeur ». Google permet aussi d’ajouter du flou au premier-plan, mais les résultats ne sont pas aussi bons en général.

Fonction supplémentaire proposée par Google, « Color pop ». L’idée est de mettre en avant le sujet principal de la photo, non seulement en appliquant du flou sur l’arrière-plan, mais en ne gardant les couleurs que sur le premier. Cela ne donne pas forcément un résultat convaincant, mais quand cela fonctionne, c’est un effet assez fun.

Color Pop en action.
Un autre exemple intéressant de ce que le mode Color Pop peut offrir.

Ce mode portrait comptant uniquement sur le logiciel, il peut avoir des ratés et l’iPhone fait parfois mieux grâce au matériel supplémentaire. Mais comme on l’a vu, l’iPhone fait parfois aussi pire malgré le matériel en plus dont il dispose. Pour en revenir au Pixel 3 XL, le mode portrait est aussi disponible à l’avant, avec des résultats parfois pires, peut-être parce que la qualité du capteur est moins bonne.

Deux photos en mode portrait réalisées avec l’appareil photo avant. L’iPhone X est aidé du système TrueDepth dédié à Face ID et il s’en sort mieux cette fois, en floutant moins le casque, ou en tout cas de manière plus naturelle. Le Pixel y va à la truelle, et ça se voit.

L’avantage de l’approche suivie par Google, c’est qu’elle peut évoluer à chaque mise à jour. C’est d’ailleurs ce qui s’est passé cette année, le traitement a été largement revu, il fait appel davantage à l’intelligence artificielle et il donne de meilleurs résultats. Cela se voit, et j’ai beaucoup apprécié le mode portrait, plus que sur mon iPhone X où il faut plusieurs conditions (beaucoup de lumière, notamment) pour obtenir un bon résultat.

Pour finir sur ce sujet, signalons que Google ne sait toujours pas simuler l’effet du mode portrait en direct, comme Apple le fait. L’effet est appliqué a posteriori une fois la photo prise, et c’est un petit peu une surprise à chaque fois. C’est le signe de l’avance des iPhone en termes de puissance de calcul, mais cette limitation ne m’a jamais vraiment gêné sur le Pixel.

Un super zoom numérique

C’est l’une des grosses nouveautés de 2018 pour Google, une manière de compenser l’absence de deuxième capteur au dos de ses Pixel. Le zoom reste numérique, mais le géant de la recherche a créé un zoom haute résolution qui est censé pouvoir atteindre le niveau d’un zoom optique, comme le téléobjectif des iPhone. J’avais déjà longuement expliqué comment cela fonctionne dans un précédent article, rappelons simplement ici qu’il s’agit de combiner plusieurs photos pour améliorer la qualité de l’image en zoom.

En pratique, c’est totalement transparent pour l’utilisateur. Le zoom se fait par un double-tap dans l’appareil photo, ou par un pincement, comme sur iOS. Une règle permet aussi d’ajuster le niveau de zoom, mais vous ne savez jamais à quel équivalent vous êtes, contrairement à l’iPhone. La photo est ensuite prise instantanément, sans aucune attente supplémentaire et vous pouvez voir le résultat dans la foulée.

Zoom dans l’appareil photo du Pixel 3 XL.

Que vaut ce super zoom ? Par rapport à l’iPhone XR qui n’applique aucun traitement spécifique, le zoom du Pixel 3 XL est plus important, et il est effectivement plus net. Mais la différence n’est pas aussi significative que je l’espérais, et surtout le traitement a parfois tendance à afficher des lignes trop nettes, surtout quand on zoome au niveau maximal, comme sur ces deux exemples.

La photo du Pixel est plus nette, mais quand on y regarde de près, cette netteté semble artificielle, on dirait presque du dessin.
Cet exemple est plus convaincant, les poils du chat et du panier sont bien plus nets sur la photo du Pixel.

Si on compare ce zoom numérique à ce que peut offrir un zoom aidé par l’optique, le Pixel est vite mis en défaut. Sur cet exemple, j’ai utilisé le zoom maximal chez Google et un équivalent chez Apple, un zoom environ x6,5. Dans les deux cas, on a un zoom numérique, mais l’iPhone exploite les données supplémentaires apportées par le téléobjectif. La photo produite par ce dernier est beaucoup plus naturelle, celle du 3 XL a un rendu artificiel pas très agréable.

Le Pixel s’en sort sur les maisons, mais les arbres manquent terriblement de naturel par rapport à l’iPhone, qui est peut-être moins net, mais plus réaliste.

En revanche, en comparant le zoom x2 de l’iPhone X à un zoom équivalent sur le Pixel 3 XL, les algorithmes de Google commencent à montrer ce qu’ils peuvent offrir. L’entreprise avait d’ailleurs indiqué que ce zoom amélioré fonctionnait mieux à ce niveau et c’est vrai que le résultat est très bon, et même meilleur que ce qu’Apple peut offrir sur cet exemple. Il faut dire toutefois que l’iPhone X a du mal à s’en sortir dans ce cas de figure et qu’un XS ferait nettement mieux. Malgré tout, la photo prise avec le Pixel s’en sort très bien.

À un niveau de zoom plus faible, le Pixel reprend des couleurs. C’est aussi parce qu’Apple continue d’utiliser le grand angle, enrichi avec les données du téléobjectif, un mode hybride qui ne permet pas d’obtenir d’aussi bons résultats qu’avec un vrai zoom optique.

Le Pixel 3 XL fait mieux que l’iPhone XR, à cet égard ce zoom haute définition est réussi. Mais Google avait promis un zoom numérique aussi bon qu’un zoom optique et on n’y est pas vraiment. Néanmoins, les algorithmes pourront évoluer et à condition de ne pas aller trop loin dans le niveau de zoom, on peut obtenir de bons résultats.

Vision nocturne bluffante

C’est la fonction qui avait le plus impressionné pendant la présentation des Pixel 3, un mode dédié aux photos de nuit. J’ai déjà écrit tout ce qu’il faut savoir sur « Vision de nuit » et ses résultats aussi bons que promis par Google, avec de multiples exemples :

Pour le plaisir, voici quelques exemples qui donnent une bonne idée de ce que vous pouvez espérer obtenir :

La balance des blancs est plus froide et plus proche de la réalité, et le premier plan est bien mieux éclairé avec le mode de nuit.
Le mode excelle de nuit et dehors, même si l’intelligence artificielle a souvent tendance à rendre le ciel trop bleu. Néanmoins, c’est un bon exemple de ce que la fonction peut offrir dans ce cadre.
Même si ce n’est pas son rôle premier, le mode nuit peut améliorer la netteté des photos et la colorimétrie, surtout quand on manque un petit peu de lumière.
Le mode nuit fonctionne mieux avec un éclairage, même faible. Mais dans le noir presque complet, il est capable d’extraire suffisamment de lumière pour donner une photo granuleuse, mais qui peut servir.

Je n’attendais pas vraiment cette fonction, mais j’ai été agréablement surpris. Les photos produites dans ce mode ne sont pas toujours parfaites, mais il faut comprendre que le Pixel est capable de prendre des photos dans des cas où vous n’auriez jamais sorti un smartphone, ni même un appareil photo dédié, auparavant.

Les photos de nuit ont toujours été un point faible des smartphones, Google a pris une belle longueur d’avance dans ce domaine. Encore une fonction que j’espère retrouver rapidement sur tous les smartphones et notamment les iPhone, et je pense que cela viendra, parce qu’elle s’avère vraiment utile.

D’autres fonctions plus ou moins gadget

On est encore loin d’avoir fait le tour des fonctions proposées par Google pour la photographie. J’ai évoqué jusque-là celles qui me semblent les plus utiles, mais il y en a bien d’autres, dont certaines qui sont vraiment gadget. Évacuons-la d’emblée, la fonction « Playground » permet d’ajouter divers éléments à vos photos, dont les principaux super-héros de Marvel. Ils sont positionnés en réalité augmentée et vous pouvez ainsi les photographier en même temps que vos amis.

La fonction Playground ajoute les personnages Marvel en réalité augmentée, pour des photos ou vidéos.

Les photos créées dans ce mode sont limitées au 1080p et ce terrain de jeu est l’occasion de constater que Google se débrouille pas trop mal en réalité augmentée. Peut-être que cela vous plaira, pour ma part j’ai joué deux minutes avec et puis plus jamais.

Le chat ne comprend pas bien ce qui se passe…

Plus utile sur le papier, mais pas aussi bien que je l’espérais, la fonction « Top Shot » qui suggère une meilleure photo. L’idée est la suivante : si vous prenez une photo de quelqu’un et qu’il a les yeux fermés au moment où vous avez déclenché, les Pixel 3 peuvent piocher dans les photos prises juste avant ou juste après le déclenchement et suggérer le moment où il avait les yeux bien ouverts. Quand cela fonctionne, c’est en effet un outil bien pratique et l’app Photos se charge de vous prévenir le cas échéant :

Quand les conditions sont réunies, vous pouvez rectifier une photo « ratée » en piochant dans les images collectées juste avant ou juste après la prise. L’app Photos suggère alors de choisir une autre image (gauche) et elle recommande aussi des moments corrects (droite).

C’est une bonne idée, mais la réalisation n’est pas aussi simple et fluide que je l’espérais. Déjà, Top Shot dépend entièrement de l’option « Motion », l’équivalent des Live Photo de l’iPhone, et ce n’est pas très clair. J’ai très vite désactivé cette fonction qui enregistre une vidéo avec une photo, comme je l’avais désactivée sur mon iPhone, parce que je ne m’en sers quasiment jamais. Google a un mode automatique intéressant à cet égard, qui ne conserve la vidéo que si un mouvement est détecté.

Pour que Top Shot fonctionne, il faut non seulement activer la fonction, mais aussi désactiver le mode automatique pour que la vidéo soit systématiquement enregistrée. Et vous l’aurez compris, c’est dans cette vidéo que la meilleure photo est sélectionnée, si vous décidez d’en changer. La qualité de la photo est ainsi moins bonne, surtout si vous ne choisissez pas l’une des photos « recommandées ».

La photo de base prise avec la caméra avant à gauche, la version recommandée par le Pixel 3 à droite.

Le résultat dépend de plusieurs critères. Avec la caméra arrière, à condition d’en rester aux photos recommandées par Google, vous pouvez garder une image de 12 mégapixels de qualité très correcte. Si vous choisissez une autre image dans la vidéo, vous obtiendrez une photo de 1 024 x 768 pixels seulement. Avec la caméra avant, c’est encore pire : même les photos recommandées sont plus petites, comme l’exemple ci-dessus le montre bien.

Au bout du compte, cette fonction peut sauver une ou deux photos, c’est vrai, mais à condition de ne pas être trop regardant sur la qualité de l’image de remplacement. Il faudra aussi penser à activer la fonction Motion en permanence, sinon vous n’aurez rien du tout, ce qui est un petit peu dommage.

Sans commentaire.

Bilan : subjectivement, un excellent appareil photo

Vous l’aurez peut-être noté, j’essaie de rester prudent pour décider qui, de l’iPhone ou du Pixel, propose les meilleures photos. Je préfère quasiment systématiquement les images produites par Google, mais ce n’est pas souvent basé sur un critère objectif. En règle générale, les deux s’en sortent bien et ce sont les choix de traitement qui font la différence. Peut-être que vous préférerez les images bien contrastées de l’un, ou au contraire la douceur de l’autre…

Ce qui m’a frappé en listant toutes les photos de comparaison, c’est que la philosophie de chaque appareil ne semble pas correspondre à celle de son entreprise. Intuitivement, j’imaginerais qu’Apple proposerait un appareil photo avec des choix assez forts et que Google chercherait plutôt à proposer des photos moins typées, plus passe-partout. C’est en fait l’inverse, avec un traitement bien tranché et beaucoup plus agressif sur le Pixel 3 et au contraire un traitement plus mesuré et doux sur l’iPhone XR.

On pourrait penser que c’est le HDR intelligent des iPhone de 2018 qui explique cette différence, mais ce n’est pas le cas. Sur ces photos, on retrouve bien les mêmes traitements pour l’iPhone X, avec une tendance à tirer vers le bleu, une image plus douce et plus lumineuse. Le Pixel est nettement plus sombre, les couleurs tirent plus vers le jaune et les contrastes sont plus élevés, comme sur tous les exemples précédents.

Est-ce mieux ou moins bien ? Vous seuls pouvez en juger, mais je n’ai quasiment eu aucun raté avec le Pixel 3, et quelques photos moyennes avec l’iPhone XR. Les deux sont excellents néanmoins. Pour moi, l’appareil photo de Google est un cran au-dessus, et pas seulement pour la qualité des photos produites. C’est aussi pour les fonctions supplémentaires, en particulier le mode nuit qui est vraiment pratique, mais aussi le mode portrait qui donne souvent de meilleurs résultats par rapport à mon iPhone X.

Au-delà des traitements, j’apprécie aussi la simplicité d’utilisation de l’appareil photo du Pixel 3 XL. Non pas que celui de l’iPhone XR soit particulièrement complexe, mais le smartphone Android peut ouvrir l’appareil en cliquant deux fois sur son bouton de veille. C’est très rapide, et avec la coque de Google, c’est le seul bouton lisse, on ne peut pas le rater, même à l’aveugle. Je me surprends depuis à essayer de faire la même chose avec mon iPhone, et c’est Apple Pay qui s’active, alors même que je l’utilise beaucoup moins que l’appareil…

L’autre fonction qui m’a vraiment bluffé et qui change tout à l’usage, c’est l’autofocus capable de suivre une personne, un animal ou même un objet. Il suffit de sélectionner un élément à l’écran et la mise au point se fait en continu sur cet élément, même s’il bouge, ou même si vous bougez le smartphone. C’est extrêmement pratique, surtout pour prendre en photo un chat qui n’arrête pas de bouger, mais aussi pour varier les points de vue tout en gardant la mise au point.

La mise au point est bloquée sur un élément de l’image : c’est tellement plus simple !

Quand on a testé cette fonction, revenir à l’ancienne méthode où il faut constamment ajuster la mise au point semble presque barbare. En tout cas, c’est une option que j’espère retrouver un jour sur les iPhone, c’est un gain vraiment appréciable.

Même si ce n’est pas directement lié à la photo, l’appareil photo des Pixel est plus malin que la moyenne. Quand l’URL d’un site web, un numéro de téléphone, ou encore une adresse postale est présente à l’image, l’app suggère une action correspondante. Cette suggestion est très discrète, vous pouvez l’ignorer aisément (voire la désactiver totalement dans les réglages), mais je l’ai trouvée très utile à plusieurs reprises.

Un site web, une adresse postale : l’appareil photo des Pixel 3 suggère des actions quand il repère une information spécifique à l’image.

Cette fonction est en fait dérivée de Google Lens, un morceau de Google Assistant qui se base sur une image pour initier une recherche, traduire du texte et bien d’autres choses encore. Nous y reviendrons par la suite, mais c’est la fonction que j’ai trouvé la plus pratique, surtout qu’elle est disponible très simplement en se glissant dans l’appareil photo.

J’apprécie aussi le suivi logiciel proposé par Google, meilleur qu’Apple en matière. Plusieurs nouveautés dévoilées cette année avec le Pixel 3 ont aussi été apportées aux Pixel 2 et même aux premiers Pixel. C’est le cas du mode nuit, disponible sur les trois générations, même si la qualité sera moins bonne sur les anciens appareils.

Sur ce point, Apple est beaucoup plus conservatrice et même si des fonctions pourraient être apportées aux générations précédentes par le logiciel, ce n’est en général pas le cas. Impossible, par exemple, de modifier le niveau de flou des photos en mode portrait sur mon iPhone X, seuls les modèles de 2018 bénéficient de cette fonction.

Pour être complet sur l'appareil photo, signalons que le Pixel 3 est moins bon que les iPhone récents en matière de vidéo. Ils ne filment pas à 60 images par seconde en 4K et la qualité est moins bonne, surtout quand les conditions lumineuses se dégradent. Si c'est un point important pour vous, le smartphone d'Apple reste devant.

Android au naturel… reste Android

Le Pixel 3 est aussi l’un des rares smartphones à offrir Android au naturel. Ici, nulle surcouche ajoutée par le constructeur, c’est du Android pur2 qui est proposé et la dernière version qui plus est, puisque les smartphones sont fournis avec Android Pie (tarte). Je ne vais pas revenir sur toutes les nouveautés de cette mise à jour, nous les avons déjà évoquées pendant les bêtas, mais plutôt donner mon avis après quelques semaines à utiliser cette version du système mobile de Google.

Des gestes pas toujours ergonomiques

Suivant les traces d’Apple, Android Pie adopte à son tour une interface basée sur des gestes plutôt que des boutons statiques. Le changement ne s’impose pas ici avec autant d’évidence que sur les iPhone, puisque les précédents Pixel n’avaient pas plus de bouton d’accueil physique que cette génération. On imagine que Google a vu l’attrait de l’interface fluide et parfaitement maîtrisée proposée par iOS sur les iPhone et maintenant les iPad récents, et que l’entreprise a essayé de la reprendre à son compte.

L’idée est la même, mais le résultat pas vraiment, lui. Les gestes imaginés par Google pour les Pixel 3 ne sont pas mauvais, mais on est loin de la logique évidente d’iOS, et la fluidité est également loin d’être au rendez-vous. Il faut dire qu’étrangement, Android ne va pas jusqu’au bout de la démarche, en gardant un bouton à l’écran. La pastille en bas de l’écran sert de bouton, comme avant. Un tap quitte l’app en cours et affiche l’écran d’accueil, un tap prolongé lance Google Assistant.

La pastille en bas de l’écran sert toujours de bouton d’accueil virtuel.

Android Pie propose bien un glissement vers le haut, et il affiche alors l’interface dédiée au multitâche ou bien, avec un geste plus long, la liste d’apps. Après plus d’un an avec l’iPhone X, il m’a fallu du temps pour perdre l’habitude de glisser vers le haut pour quitter une app, et je crois que je préfère malgré tout ce que propose iOS, notamment parce que le glissement pour fermer une app limite les erreurs. Je reconnais toutefois que l’accès très rapide au multitâche est pratique.

Un glissement vers le haut affiche le multitâche et la liste d’apps.

Pour quitter une app en plein écran, comme un jeu ou lors d’une lecture de vidéo, il faut au préalable glisser depuis le bas de l’écran vers le haut pour afficher le bouton, et ensuite toucher le bouton. Impossible de faire ce geste en une fois et il faut se rappeler de le faire au niveau du haut-parleur du bas, même si le smartphone est en mode paysage… drôle de choix.

Comme sur iOS, Android Pie intègre un geste latéral pour passer d’une app à l’autre. Un glissement bref de gauche à droite permet de passer d’une app à l’autre. C’est moins fluide que sur un iPhone récent, mais cela fonctionne encore plutôt bien.

Un glissement vers la droite permet également d’alterner entre les deux dernières apps ouvertes.

En revanche, pour remonter dans le temps et ouvrir une app plus importante, ce même glissement de la gauche vers la droite ne sert à rien, il se contente d’alterner entre les deux dernières. À la place, Google a imaginé une sorte de barre de défilement en bas de l’écran. Glissez plus à gauche pour remonter dans les apps ouvertes récemment, et quand vous atteignez le bord de l’écran, elles défilent automatiquement. Ce n’est pas pratique et même après plusieurs semaines, je ne maîtrise pas vraiment ce geste. Je ne sais jamais quand Android va accélérer le rythme et passer trop rapidement à la fin…

Le geste le moins bien maîtrisé à mon avis : glisser et maintenir le doigt pour revenir en arrière dans l’historique d’apps.

Les animations sont moins fluides sur Android que sur iOS, ce qui ne facilite pas ces gestes. Et puis, le Taptic Engine des iPhone est bien meilleur que le vibreur du Pixel 3 XL, même si j’ai lu un petit peu partout que c’était le meilleur dans l’univers Android. C’est vrai que ce n’est pas un vibreur à l’ancienne, on sent aussi des « tocs », mais ils sont nettement moins précis et ne permettent pas forcément de savoir qu’un geste a été bien réalisé.

Dans l’ensemble, je trouve que les gestes présentés par Google ne sont pas aussi bons que ceux d’Apple. Et surtout, ils ne sont pas autant justifiés, puisque l’on a toujours un espace inutilisé en bas de l’écran, où il y avait auparavant les trois boutons virtuels. D’ailleurs, le bouton de retour est toujours là quand on a besoin de lui, alors que, pour le coup, j’aurais préféré un geste à la iOS. C’est déjà ce que je pensais en testant le Galaxy S8+, mon avis sur ce bouton de retour n’a pas changé.

Google a basé Android Pie sur des gestes, mais sans bénéfice en matière d’information affichée. Il y a toujours une barre avec des boutons en bas de l’écran sur les Pixel…

Vous pourriez dire que j’ai plus l’habitude d’iOS que d’Android, et que ce n’est pas un test de quelques semaines qui pourra me faire changer d’avis. Vous auriez raison de le souligner, mais je ne suis pas le seul à me plaindre de la solution proposée par Google. Et bizarrement, alors qu’Android propose des options pour tout et rien, il n’est pas possible de changer ce comportement sur les Pixel 3.

Un assistant très serviable

Google exploite son avantage au maximum et son Assistant est au cœur de l’expérience avec le Pixel 3. Tous les smartphones Android peuvent utiliser cette fonction avec « Ok Google » ou un geste à l’écran, mais ceux de Google vont un peu plus loin.

Google Assistant en action.

Déjà, le smartphone reprend la fonction « Active Edge » des Pixel 2 XL et de certains smartphones HTC, Google ayant finalement absorbé l'équipe de HTC qui s'était chargée du premier Pixel. Quoi qu’il en soit, cette fonction est plus pratique que ce que j’imaginais et j’ai souvent utilisé ce raccourci pour solliciter l’assistant. J’ai trouvé que la reconnaissance vocale, avec la commande « OK Google » ne fonctionnait pas très bien, même sur le Pixel Stand alors que c’est censé être un de ses points forts.

Par rapport à Siri, cet assistant en fait plus, dans des contextes différents. Il peut analyser ce qu’il y a à l’écran et offrir des éléments utiles en rapport avec ce qui est affiché, par exemple des informations sur un film, ou bien la fiche d’un restaurant, ou encore offrir un lien rapide vers le produit dont vous lisez le test. C’est franchement pratique et Siri est loin du compte, tout ce qu’il pouvant faire au mieux était de lier une tâche à un élément affiché à l’écran.

Touchez l’option « Éléments affichés à l’écran » et l’assistant vous donne des informations utiles. Ici, un lien vers le film critiqué, vers la fiche des réalisateurs du film ou encore vers Netflix, qui distribue le long-métrage.

Cette fonction n’est pas nouvelle, mais elle est toujours aussi pratique et associée au geste de pincement, je m’en suis servi à plusieurs reprises. L’autre intégration de l’assistant Google d’importance, c’est à l’appareil photo, avec Google Lens. Ce n’est pas non plus nouveau, même si elle est intégrée directement à l’appareil photo, comme nous l’évoquions précédemment.

Autre fonction très pratique de Google Lens, cette fois en l’activant depuis l’assistant : la reconnaissance de texte, avec la possibilité de le traduire ou, ce qui est étonnamment pratique, de copier du texte. Le moteur de reconnaissance optique de caractères de Google est l’un des meilleurs, si ce n’est le meilleur, et la fonction est très efficace. C’est particulièrement utile pour traduire du texte et j’imagine que cela pourrait faire toute la différence à l’étranger. L’app Traduction en fait autant sur iOS, mais l’intégration n’a rien à voir.

Google Lens est capable de reconnaître du texte avec l’appareil photo et il indique avec un point bleu ce qu’il a identifié. Mais même le texte en petit en bas a été identifié et peut-être copié, ou traduit.

La fonction primaire de Google Lens, reconnaître des objets pour les retrouver via une recherche, est beaucoup moins convaincante, je trouve. Elle donne des résultats farfelus, quand elle ne sèche pas tout simplement, y compris avec des exemples assez simples. C’est encore un gadget, mais peut-être qu’à l’avenir, ce sera une fonction importante, surtout avec l’avénement de la réalité augmentée.

Google Lens ne reconnaît ni le Pixel Stand de Google, ni un iPhone. Et ce ne sont pas des cas isolés, j’ai rarement trouvé quelque chose d’utile avec cette fonction, ou alors c’est parce que le nom du produit était écrit et que l’OCR a pu faire son œuvre.

Autre fonction intéressante sur le papier, mais pas à la hauteur à l’arrivée : les Pixel 3, comme leurs prédécesseurs, peuvent reconnaître la musique qu’ils entendent. C’est une fonction inactive par défaut et l’utilisateur doit l’activer s’il souhaite en bénéficier. Dans tous les cas, c’est une fonction qui n’agit qu’en local, sans connexion à internet et donc sans envoyer aucune donnée sur un serveur distant.

On comprend bien pourquoi Google a mis en place ces garde-fous, mais le prix à payer, c’est que la reconnaissance n’est pas géniale. Les Pixel intègrent une base de données locale de signatures pour reconnaître les morceaux, et cette base est manifestement limitée. Aucun souci pour reconnaître le dernier album de MØ, de Low, d’Ólafur Arnalds ou celui de Death Cab For Cutie, ou bien un grand classique, comme un morceau d’Aretha Franklin. En revanche, il ne connaît ni Foxing, ni Jungle, ni Wild Beasts, ni Tom Odell, ni CHVRCHES… et la liste est encore longue.

Affichage du titre en cours de lecture sur l’écran toujours verrouillé. Quand ça marche, c’est presque magique.

Quand la reconnaissance de morceau a fonctionné, c’est quasiment magique. Le titre est affiché sur l’écran toujours allumé du Pixel, vous n’avez absolument rien à faire pour le trouver, l’information est là qui vous attend. Mais malheureusement, la base de données est trop réduite pour que cette fonction me soit vraiment utile. En général, seul le dernier album des groupes ou artistes est reconnu, sauf si on commence à chercher du côté des stars intemporelles. Et n’essayez pas un live, même un tube ne sera pas identifié. Dommage et en même temps, un vrai Shazam aurait des conséquences désastreuses sur l’autonomie, sans parler des éventuels problèmes de confidentialité.

Autre fonction nouvelle de l’assistant qui n’est pas encore au point, des suggestions d’action que vous pourriez avoir envie de faire. C’est le même principe que la fonction Proactive d’iOS (9, cela ne nous rajeunit pas), mais les suggestions n’ont jamais été très intéressantes pour moi. En particulier, le smartphone me propose depuis le départ un contact que j’ai appelé une fois ou deux au début, et plus jamais.

Les deux cases entre les bulles des apps sont des actions que je pourrais avoir envie d’effectuer ou que j’utilise fréquemment. Raté et raté en ce qui me concerne, et Android n’a rien suggéré d’autre quasiment depuis le début.

La sélection automatique d’apps susceptibles de m’intéresser ressemble plus à ce que Spotlight d’iOS affiche et les apps les plus fréquemment utilisées, ainsi que les dernières installées, s’y retrouvent facilement. Google Assistant est sur la bonne voie, mais pas forcément aussi sophistiqué que Siri.

Forces et faiblesses d’Android

Quand j’avais testé le Galaxy S8+ de Samsung, l’un des points qui m’avait le plus frappé était l’abondance d’options proposées à l’utilisateur. Il y en avait pour tout, et on pouvait facilement se perdre au milieu. Bonne nouvelle, c’est bien mieux avec le Pixel 3. Par exemple, Google a opté pour un capteur d’empreintes placé au dos du smartphone, et c’est la seule option pour le déverrouiller, en plus du traditionnel code. Il n’y a pas de lecteur d’iris, pas même de reconnaissance faciale, tout se fait avec ce capteur au dos.

Après quelques semaines, je confirme préférer Face ID en moyenne, surtout quand l’appareil est posé sur le Pixel Stand et donc à la verticale, face à moi. Certes, le capteur d’empreintes reste accessible au dos, mais ce n’est pas pratique et dans ce contexte, la reconnaissance faciale est nettement plus adaptée. Cela étant, le capteur d’empreintes du Pixel 3 XL est excellent, il est rapide et fiable. Et pouvoir déverrouiller l’appareil en touchant simplement le capteur au dos est pratique et très rapide, avec une petite vibration discrète pour confirmer que tout s’est bien passé.

Le capteur d’empreintes est parfaitement situé au centre de l’appareil, et la coque simplifie encore son accès à l’aveugle. Il est rapide et fiable, pas à la hauteur de Face ID je trouve, mais il reste très pratique.

Android avait de l’avance en termes de notifications, mais iOS a rattrapé son retard et je préfère la gestion d’Apple. Même si devoir gérer les notifications dans chaque nouvelle app est contraignant, je préfère cela à l’activation par défaut d’Android, qui fait que l’on se noie vite sous une avalanche d’alertes en tout genre.

Et puis j’ai peut-être loupé la bonne option, mais je ne crois pas qu’il soit possible d’afficher le contenu des notifications sur l’écran d’accueil uniquement après authentification. Puisque le capteur d’empreintes déverrouille le terminal dans la foulée, il faut à chaque fois afficher le centre de notifications. Face ID apporte à mon goût une solution plus élégante à ce problème.

De manière plus fondamentale, le problème qui s’est à nouveau posé concerne les apps elles-mêmes. Android est moins pratique sur certains points, j’ai évoqué précédemment les problèmes liés aux gestes, mais on s’y retrouve vite. La vraie différence avec iOS, comme je le soulignais en conclusion de mon test du Galaxy S8+, ce sont les apps. Et fin 2018, je ne trouve toujours pas mon compte sur le Play Store.

Il manque quelques apps, c’est vrai, comme Stardew Valley que j’apprécie beaucoup sur iOS depuis sa sortie fin octobre et qui n’est toujours pas disponible sur Android. C’est prévu, mais la date n’est pas encore connue. Pour rester dans les jeux, Fortnite n’est pas disponible sur la boutique de Google, mais ce n’est pas vraiment la faute d’Android pour le coup.

Beaucoup de guides

En effet, Fortnite doit être installé directement depuis le site de son éditeur. J’ai testé, l’installation fonctionne3, mais c’est une porte ouverte aux failles de sécurité et aussi la drôle de sensation d’avoir un ordinateur à l’ancienne plutôt qu’une plateforme mobile moderne. On peut comprendre les arguments de l’éditeur qui veut profiter de la possibilité de ne pas laisser 30 % sur la table à Google, mais ce jeu qui change mon fond d’écran à chaque ouverture sans mon autorisation ne fait pas vraiment envie4

C’est probablement parce que je suis habitué à iOS, certes, mais il y a un autre problème avec cette approche plus ouverte d’Android. Le système mobile de Google est connu pour sa fragmentation, avec les versions récentes qui n’apparaissent même pas dans les statistiques officielles et une variété quasiment infinie de smartphones. Les développeurs doivent créer des apps en fonction de ces paramètres et on constate vite qu’ils ne sont pas forcément motivés pour prendre en charge les dernières nouveautés, encore moins que les développeurs iOS.

Néanmoins, j’ai été agréablement surpris par les raccourcis depuis l’écran d’accueil, un clone des raccourcis 3D Touch des iPhone récents5. Cela fonctionne très bien, Google l’a intégré à toutes ses apps et on la retrouve même dans bon nombre d’apps tierces, comme Twitter. Moins que sur iOS, malgré tout : ni Facebook, ni Instagram, ni Waze (qui appartient pourtant à Google), ni Transit, ni AirBnB… ne proposent cette fonction, alors qu’elle est présente sur iOS.

L’équivalent de 3D Touch est pratique, quand il est disponible.

Le problème de qualité des apps s’est posé encore plus fortement pendant ces quelques semaines, à cause de Twitter. Avec le téléphone de Samsung, j’avais beaucoup apprécié Flamingo, mais cette app est l’une des victimes de la politique du réseau social avec les clients tiers. Les alternatives que j’ai testées ne m’ont pas donné satisfaction et j’ai (peu) utilisé le client officiel, faute de mieux.

Pour finir sur une note positive, Android Pie propose les mêmes fonctions de suivi de temps d’utilisation qu’iOS 12. Une section dédiée au bien-être numérique est de la partie, avec les mêmes options qu’en face pour bloquer une app après un certain temps. La possibilité de passer l’écran en niveau de gris la nuit est une solution assez radicale pour vous obliger à arrêter d’utiliser le smartphone.

L’équivalent de la fonction Temps d’écran d’iOS 12, avec les mêmes fonctions.

Pour conclure : je voudrais cet appareil photo sur un iPhone

Le Pixel 3 XL est un excellent smartphone, vendu cher, mais très bien conçu, équipé d’un excellent appareil photo, bien assez performant au quotidien6 et l'autonomie est très bonne pour mon usage, on tient facilement la journée. Ce serait certainement celui que j’utiliserais si l’iPhone n’existait pas, ou bien si je n’étais pas autant investi dans l’écosystème Apple. Mais vous l’aurez sans doute compris à ce stade du test, il reste trop de points bloquants liés à Android pour que je puisse envisager de changer de plateforme.

J’ai déjà évoqué les problèmes rencontrés avec Android, mais il y a d’autres soucis plus fondamentaux. J’ai une Apple Watch, elle ne me servirait à rien avec un smartphone Android. Plusieurs apps tentent de prendre en charge les AirPods, mais on est loin de l’expérience d’iOS. Et quid de Handoff, AirDrop et tous les autres ponts établis par Apple entre ses différents appareils ? J’utilise constamment le presse-papier partagé pour transférer un lien, un mot de passe ou autre entre mon Mac et mon iPhone, ou iPad. Handoff me sert aussi plusieurs fois par jour, je transmets régulièrement des données avec AirDrop…

Tout cela n’est pas nouveau et je n’avais pas besoin de passer quelques semaines avec le Pixel 3 XL pour le savoir. Mais le smartphone de Google est si bon que j’ai envisagé des solutions pour pallier chaque problème. Ou pour être plus correct, son appareil photo est si bon que j’ai essayé de voir si je pouvais tolérer Android pour l’utiliser tous les jours. Dans mon cas, ce n’est clairement pas possible, mais si vous êtes moins attaché à iOS, si vous utilisez un ordinateur sous Windows en plus de votre smartphone par exemple, peut-être que la réponse sera différente pour vous.

Si vous n’avez rien contre Android et que la photographie est un critère essentiel pour vous, le Pixel 3 XL est indéniablement un excellent choix. Mais peut-être aussi que vous préférerez le traitement appliqué par Apple avec le HDR intelligent de ses derniers smartphones. Google a objectivement pris de l’avance sur certains points, en particulier les photos de nuit, mais pour le reste, il s’agit beaucoup d’appréciation subjective.


  1. Vous pouvez configurer un Pixel comme un smartphone neuf, ou bien restaurer une ancienne sauvegarde, ou encore importer les données depuis un iPhone. C’est long, mais vous pouvez récupérer contacts, calendrier, tâches, photos et vidéos, musique et même les apps qui sont disponibles sur les deux plateformes. ↩︎

  2. En fait, il y a une surcouche, celle de Google exclusive aux Pixel. Elle est toutefois si minime que c’est tout comme. ↩︎

  3. Mais pas le jeu lui-même, horriblement buggé et lent, même en baissant les graphismes au maximum. J’imagine qu’il faudra attendre une mise à jour pour que le matériel soit correctement exploité ? ↩︎

  4. D’autant que la collection de fonds d’écran proposée par Google est bien plus riche que celle d’Apple, elle est variée et souvent excellente. J’apprécie les fonds dynamiques plus utiles que ceux d’iOS, et aussi l’option pour en changer tous les jours : en voilà une bonne idée ! ↩︎

  5. Enfin, sauf l’iPhone XR… 😢 ↩︎

  6. Ce n’est pas le point le plus intéressant, mais rappelons quand même qu’il est équipé d’un Qualcomm 845, le meilleur du moment chez ce constructeur, et de 4 Go de mémoire vive. À l’usage, pas un seul ralentissement, tout fonctionne très bien. ↩︎

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avatar AieFone66 | 

Android c’est nul

avatar welcome@gmail.com | 

:o/

avatar Indecence | 

Ton commentaire est tout aussi nul. Tout dépend ce que tu fais aevc ton TEL mais il esy certai nque Android est en avance sur iOS. Va télécharger sur iOS en natif. Va créer des mp3 via un Terminal, va coder et installer des logiciel que tu utilises sur un ordinateur comme FFMPEG, Youtube-DL, etc...

C'est plutôt iOS qui est à la ramasse.

Cordialement.

avatar hautelfe | 

C'est un trolll. Pas la peine de lui répondre. Regarde son pseudo ;)

avatar TrollMan06 | 

@AieFone66

HS : le système de notes en bas de l'article est juste horrible. A chaque fois obligé de cliquer sur la petite flèche pour savoir à quoi correspond la précision indiquée pour ensuite redescendre tout en bas pour de nouveau cliquer sur le suivant.

Sérieusement, c'était beaucoup mieux avant, pourquoi avoir changé pour ce système complètement débile et sans intérêt ?

avatar AieFone66 | 

@TrollMan06

Pourquoi tu me répond ca enfaite?

avatar TrollMan06 | 

@AieFone66

Être en haut de la liste de commentaires.

avatar Ronimac | 

@AieFone66

Ouahh quelle argumentation !

avatar IceWizard | 

959 € pour un téléphone fabriqué en chine par des enfants chinois pour une entreprise championne du monde de l'évasion fiscale.. répugnant ! Ils doivent marger à 800 %. Encore un appeau à pigeons bobos ! Ne parlons même pas de la batterie construite avec du minerai africain volée aux pauvres, dans les zones de guerres avec des enfants soldats.

Et une encoche moche .. ahah .. pitoyable !

avatar iPoivre | 

@IceWizard

Ça fait réfléchir ce que tu dis

avatar IceWizard | 

@iPoivre
"@IceWizard
Ça fait réfléchir ce que tu dis"

C'est tout moi, ça : faire réfléchir les gens ..

avatar roquebrune | 

@IceWizard

Les iPhones aussi sont fabriqués en Chine

avatar Indecence | 

Erreure fatale : ce que tu dénonces l'est pour l'iPhone également. Fabriqué en Chine et Appel roi de l'évasion fiscale, etc...

Tu ne serais pas un peu "abruti"??

avatar IceWizard | 

@Indecence
"Erreure fatale : ce que tu dénonces l'est pour l'iPhone également. Fabriqué en Chine et Appel roi de l'évasion fiscale, etc...
Tu ne serais pas un peu "abruti"??"

Moi non, pas "abruti", juste instruit..
Toi, par contre, tu est très mal informé sur les réalités industrielles (il y a deux aspects dans mon discours qui sont vrais pour la fabrication des smartphones androids et pas pour celles d'Apple. Mais lesquelles ? Attention, je relève les copies dans 4 heures ..)

C'est classique le recours à l'insulte chez les identitaires, devant un discours ironique se moquant d'eux.. Car oui, tu l'as (certainement pas) compris, je ne trolle pas sur Android, mais sur les gens comme toi, les défenseurs de la pure orthodoxie religieuse, les identitaires geeks, tellement mal dans leurs rapports aux autres, qu'ils considèrent chaque avis différent du leur comme une insulte mortelle et une dévalorisation de la Vérité Vraie sous-tendant l'univers. Et une sainte raison pour venir insulter les autres, avec des mots pleins de mépris pour leurs infériorités intellectuelle ..

C'est marrant que me réponde par "Apple fait ceci et cela", alors que je n'ai jamais parlé d'Apple dans mon propos. J'ai juste repris des arguments répétés interminablement, par les gens comme toi, en les appliquant dans une autre contexte, dans une inversion en mode miroir.

C'est assez fascinant de voir le fonctionnement mental des trolls, appliqués à l'analyse de la réalité.

"Apple fait fabriquer en Chine .." .. beurk, caca
"Les Androids sont fabriqués en Chine" .. Et alors, où est le problème ?

"Apple fait de l'optimisation fiscale" .. beurk, caca, en plus c'est pas de l'optimisation, mais du détournement fiscale, du VOL !
"Google fait de l'optimisation fiscal et se prend des amendes de 3,5 milliards d'Euros pour abus de position dominante" .. ZzzzzZzz je me demande ce que je vais regarder sur Netflix ce soir.

"Apple fait ceci" .. BEURK, indécent ignoble ..
"Google/Samsung fait ceci" .. beurre de cacahuète ou nutella sur mon toast, le choix est difficile ..

"Apple a passé des accords fiscaux avec l'Irlande pour ne pas payer d'impôts" .. Beurk, caca
"Google/Samsung/Microsoft/Sony/..../ ont passés des accords discaux avec l'Irlande pour ne pas payer d'impôts" .. Salauds d'Apple !

Pendant la guerre Serbo/Croate les autorités Serbes distribuaient des prospectus montrant des bébés croate nés avec une queue, en expliquant que c'était la preuve de la bestialité et de l'infériorité du peuple Croate. Sauf que .. cela arrive dans toutes les naissances humaines (une fois sur 130 je crois. Les médecins présents dans la salle pourront corriger le chiffre si je me trompe).

Tu ne serais pas Serbe, des fois ?

Le dénigrement systématique est souvent le signe d'une dépression cachée. Tu devrais penser à consulter, même conseil pour les autres trolls. D'après les statistiques de la sécurité sociale, 2/3 des gens souffrant de troubles émotionnels ne sont jamais soignés. Dans le futur, l'analyse automatique des forums et des topics sera peut-être un moyen d'améliorer la prise en charge de certaines personnes ..

avatar PahraDeHaske | 

C'est dommage de gâcher ton savoir dans des lavettes pareilles. Au lieu de déblatérer des informations péremptoires à la truelle, la pauvre plèbe inculte que nous sommes serait ravie que tu nous culturises un peu peu plus intelligemment.
Parce que ton flux tendu à la Trump vaut pas mieux que les trolls qui l'entourent.
Grandi un peu et essaie les pruneaux, généralement ça marche bien.

avatar Dimemas | 

superbe exemple du mec qui crache sur les autres mais qui ne balaie pas devant sa porte.

En fait, tu es le genre d'individus totalement fermé avec qui il est impossible de discuter parce que tu as raison sur tout et tu sais tout mieux que tout le monde.
Nous sommes peut-être serbes, mais toi tu es un abruti avec un niveau d'intellect plus que douteux, désolé.

Je confirme ! Essaie les pruneaux... ou l'hépar sinon

avatar Trumpenstein | 

@IceWizard

« 959 € pour un téléphone fabriqué en chine par des enfants chinois pour une entreprise championne du monde de l'évasion fiscale.. répugnant ! Ils doivent marger à 800 %. Encore un appeau à pigeons bobos ! Ne parlons même pas de la batterie construite avec du minerai africain volée aux pauvres, dans les zones de guerres avec des enfants soldats.

Et une encoche moche .. ahah .. pitoyable ! »

Ce qui est pitoyable c’est ce commentaire. Tout ce que tu reproches à Google, Apple le fait aussi. Et elle pratique des marges encore supérieures.

avatar IceWizard | 

@Trumpenstein
"Ce qui est pitoyable c’est ce commentaire. Tout ce que tu reproches à Google, Apple le fait aussi. Et elle pratique des marges encore supérieures."

Même réponse que pour l'autre troll. Voir plus haut !

avatar nasper70 | 

Tout ce que j’ai à dire: 🤢

avatar Seby59th | 

Il faut encore rappeler que l’encoche avec une bordure en bas est un non sens en terme de design. Quitte à avoir une bordure, mieux vaut un design symétrique avec une bordure au dessus aussi. Sur l’iPhone c’est réussi parce que les 4 coins sont libres et que la bordure fait tout le tour.

avatar Mamdadou | 

@Seby59th

Ils ont préféré mettre les haut parleurs en façade... Mais il est vrai que des bordures classiques auraient été préférable.

avatar armandgz123 | 

@Seby59th

Bah ça fait toujours gagner un peu de place...

avatar en ballade | 

@Seby59th

"Sur l’iPhone c’est réussi"

Un petit tour au rayon bon goût peut être ....🤪🤪

avatar iDanny | 

Dites j’ai ptet loupé l’annonce, mais l’icône de couronne à côté du titre de l’article indique que c’est le genre d’article qui sera réservé à l’avenir au Club iGen ? 🤔

avatar PomBreizh | 

@iDanny

On peut supposer que oui.
En tous cas, en exclusivité totale ou en avant-première.

avatar Seby59th | 

A contre jour les photos avec le Pixel ont un halo clair absolument infâme 🤢

avatar Nicolas Furno | 

@Seby59th

Un halo clair, le Pixel ? 🤔

avatar Levrai | 

C'est quand même la grosse claque pour la partie photo, le fossé est colossal !

avatar SebKyz | 

@Levrai

Alors mister levrai qu’est ce que ça va être quand vous allez tester un vrai appareil photo ?! Faite gaffe, restez bien assis surtout.

avatar Yves SG | 

Autre (tout petit) détail :
Connaissant Google, là ce ne doit plus être 40 x par heure mais 40 x pas seconde que le Pixel remonte les informations en sa possession aux serveurs de big brother 😂😂😂
Chacun son truc...

avatar enezvaz | 
Au-delà des vomissements divers et variés....merci pour cet article de fond et pour la quantité de travail que cela a dû demander !
avatar echarbon44 | 

@SebKys
Justement je me faisais cette réflexion. Qu’est-ce que donnerai un vrai appareil photo et notamment sur celle où il y a la contre plongée. Et bien je suis que le résultat serait assez proche de l’Iphone.
Personnellement j’ai pas l’habitude de voir un rendu comme celui du Pixel où tout est débouché. En photo classique pour avoir ce résultat il faut avoir un flash. Sans aucun jugement, je suis tellement conditionné par mes appareils photos que naturellement je préfère le résultat iPhone car je le comprends. Maintenant face au sujet, je suis sur qu’on voyait les détails comme le Pixel. Probablement plus proche de ce qu’attendent les non photographes.

avatar Guizilla | 

@echarbon44

Je suis de ton avis, le pixel est pas quelque chose qu’un photographe attend, plus pour une personne qui ne veut pas s’embêter.

avatar jean_claude_duss | 

@Guizilla

Je suis pas d’accord avec ça.
Je suis photographe et je retouche 100% de mes photos à l’iPhone pour justement leur ajuster la balance des blancs, déboucher et ajouter du contraste.
Si c’était déjà bon de base comme sur le pixel ça serait bien mieux à mes yeux

avatar Guizilla | 

@jean_claude_duss

🤷‍♂️

Je limite beaucoup mes retouches, pour ne pas dire que j’en fais pas. Et je trouve que les photos de l’iPhone sont assez fidèles à la réalité et ne nécessitent pas de retouches.

avatar Judas Bricot | 

Ça c’est du comparatif ! 👏 👏 👏
Bon après il n’y a pas vraiment match ! Victoire par Ippon !!!

avatar iVador | 

Bof ... vaut pas le X🅂 Max

avatar calotype | 

Trop Fan de la coque tissu, alors que je n'en ai jamais acheté depuis mon premier iphone.

avatar Sharp | 

Merci à Nicolas pour ce long article dont les mérites sont loin d'être récompensés par de nombreux commentaires idiots.

avatar romainB84 | 

@Sharp

+1

avatar Ali Ibn Bachir Le Gros | 

@Sharp : Si dans la nouvelle version la rédaction de commentaires est réservée aux abonnés, ce que j'espère, alors ce n'est qu'une question de mois avant qu'on soit débarrassés d'un bon paquet de trolls.

avatar Sharp | 

@Ali Ibn Bachir Le Gros

J'espère que tes voeux seront exaucés.

avatar coucou | 

Pour pouvoir se branler entre adorateurs aveuglés par la pomme toujours parfaite et sans le moindre défaut ?

L'avantage c'est que ça fera - de vues du coup les annonceurs proposeront beaucoup - niveau tarif et que les abonnées devront raqué encore plus. Mais bon ils adorent ça alors tant qu'à faire on double prix. :)

avatar Clément34000 | 

Un superbe téléphone haut de gamme, et dire que Google débarque à peine comparé à d’autres marques... c’est pas rassurant lol

avatar Noam | 

Une comparaison photo entre le Pixel 3 et l’iPhone XS?

avatar Nicolas Furno | 

@Noam

Le grand angle est identique au XR donc ce serait inutile pour la majorité des cas.

avatar kogaratsu | 

Bravo à l’auteur ! Un article très intéressant, bien écrit et complet.
Je plussoie pour le halo à contre jour, autour de la statue, c’est très laid !

avatar webHAL1 | 

Merci à Nicolas pour cet article très intéressant. :-)
Je pense qu'il sera particulièrement utile aux personnes qui se demandent ce qu'elles gagneraient et perdraient en passant d'un iPhone à un Pixel. En tout cas Google a fait un travail spectaculaire sur la partie photo, en particulier le mode nuit. Chapeau à eux !

avatar moua | 

Excellent test très complet, bravo !

Juste un petit bémol (il en faut un...) sur le test des photos :

Ce sont toujours des plans fixes.

Hors, la plupart de mes photos « ratés » le sont sur des objets en mouvement (ou si je bouge l’appareil moi même en suivant un objet/personne).

Et justement, un des gros intérêt de l’IA c’est de détecter ce type de scène et d’agir en conséquence (obturation plus rapide, au prix d’un iso plus fort, etc...), depuis l’iPhone X c’est mis en avant, j’imagine que sur le XR, et le pixel, la différence doit être grande...

Mais cet aspect, bien que plus difficile à réaliser, est rarement comparé dans les tests.

avatar Quéquette Blues | 

"Mais cet aspect, bien que plus difficile à réaliser, est rarement comparé dans les tests."
Avec un chat dans les parages, ça ne doit pas être compliqué de tester une photo sur un mouvement!

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