Airfoil Speakers Touch



Airfoil arrive en version allégée sur Android

Airfoil Speakers est maintenant disponible aussi sur Android après être né sur iOS. Cette adaptation est cependant en retrait sur un plan fonctionnel. Cette application gratuite (Google play) est le compagnon de l'utilitaire payant, Airfoil pour Mac et Windows (25$ chacun ou 40$ les deux, avec une démo limitée à des sessions de 10 min).

Depuis Airfoil "desktop" on peut envoyer le flux audio d'iTunes, de Spotify, d'un site Web et de manière générale de toute source audio de l'ordinateur vers son terminal Android. Il n'y a pas encore la possibilité de commander la lecture depuis l'app Android, comme le permet celle sur iPhone et iPad, l'usage est donc plus passif. Rogue Amoeba n'exclut pas une amélioration en ce sens, mais sans faire beaucoup de promesses.

Autre limitation, mais sur laquelle planche l'éditeur : recevoir l'audio directement depuis un terminal iOS ou depuis iTunes et donc sans passer par l'intermédiaire du client Airfoil Mac/PC. Ce fut possible un temps sur iOS, mais ce fut aussi l'occasion d'une petite dispute en juin dernier. Airfoil Speakers Touch sur iOS reproduisait le fonctionnement d'AirPlay pour discuter avec iTunes. Cela n'avait pas été du goût d'Apple qui après avoir validé l'app l'avait prestement retirée de son store.

Le logiciel était finalement revenu sur l'App Store, mais à nouveau avec sa dépendance au compagnon Mac/PC (lire Airfoil Speakers Touch revient sans AirPlay sur l'App Store & Phill Schiller répond à la polémique Airfoil Speakers Touch).

Quant à la perspective d'un Airfoil pour Android capable d'envoyer le son de son smartphone vers un récepteur AirPlay, là c'est l'OS de Google qui ne proposerait pas le nécessaire en terme d'API.



Phil Schiller répond à la polémique Airfoil Speakers Touch [MàJ]

Phil Schiller, le vice-président marketing d'Apple, a répondu personnellement à un email concernant le litige avec Rogue Amoeba. L'éditeur avait vu son application Airfoil Speakers Touch [3.1 – US – Gratuit – iPhone/iPad – Rogue Amoeba Software] retirée de l'App Store depuis l'intégration d'une fonction permettant d'envoyer un flux audio depuis iTunes, via AirPlay, vers un iPhone.

Selon Schiller, Rogue Amoeba n'aurait pas raconté correctement sa mésaventure :

« L'application de Rogue Amoeba ajoutait une fonctionnalité qui accédait aux streams audio d'AirPlay chiffrés, sans utiliser d'APIs approuvées ou une licence appropriée, et en violation du contrat d'Apple. [...] Vos arguments [Schiller s'adresse au destinataire de l'email, ndr] quant aux motivations et aux actions d'Apple sont simplement incorrects. Nous avons un programme de licence AirPlay pour aider les fabricants à créer des produits AirPlay. [...] Nous avons en fait travaillé avec ces développeurs afin de nous assurer qu'ils mettent à jour leur application et qu'ils réintègrent l'App Store ».

Rogue Amoeba soutient depuis le départ que le rejet de son application n'a pas été justifié par Apple. Cupertino s'était excusée de la gestion du dossier mais n'avait pas donné d'arguments techniques, selon le développeur.

La réponse de Schiller permet d'y voir plus clair. Il met en exergue l'utilisation d'APIs non autorisées — ce que le développeur conteste — et mentionne le programme de licences AirPlay. L'aspect commercial n'est donc pas étranger au rejet de l'application. On attend maintenant la réaction de Rogue Amoeba...

[MàJ@23h00] : Rogue Amoeba conteste toujours certaines affirmations de Phil Schiller, notamment à propos d'une infraction sur l'utilisation d'API ou du contrat de licence AirPlay. Un contrat qui lie Apple aux fabricants de matériels mais qui n'a pas de pendant pour les logiciels souligne Rogue. L'éditeur explique qu'il a simplement effectué un reverse engineering du protocole (chiffré) d'AirPlay et il y voit une pratique tout à fait légale, et appartenant à une certaine "tradition" informatique.

Sur le même sujet :
- Airfoil Speakers Touch revient sans AirPlay sur l'App Store

[Via Cult of Mac]



Airfoil Speakers Touch revient sans AirPlay sur l'App Store

Apple a de nouveau autorisé la présence sur l'Apple Store d'Airfoil Speakers Touch [3.1 – US – Gratuit – iPhone/iPad – Rogue Amoeba Software], mais à la condition qu'il soit amputé de sa principale nouveauté liée à AirPlay.

La version précédente qui avait été validée puis exclue du store un mois plus tard, permettait d'envoyer un flux audio depuis iTunes, via AirPlay, vers un iPhone. Ou d'instaurer une communication identique entre deux iPhone.

Rogue Amoeba, l'éditeur, expliquait qu'il avait reproduit le fonctionnement d'AirPlay en utilisant des interfaces de programmation publiques d'iOS. Apple avait rejeté l'application en bloc, sans justifier plus avant, avec des points techniques, sa décision.

Depuis, Apple s'est excusée de la gestion du dossier et a précisé que le noeud du problème était bien cette utilisation d'AirPlay, mais toujours pas d'argument technique pour autant, Apple se réserve le droit de rejeter certaines apps à sa seule discrétion.

On ne peut exclure un volet commercial s'agissant de l'emploi d'AirPlay que Rogue Amoeba avait recréé de zéro, sachant qu'Apple accorde des licences aux fabricants de matériels pour cette technologie. Et Airfoil Speakers Touch réduisait un peu l'intérêt de tels périphériques. Cette fonction supprimée dans l'application était vendue 2,39$ sous la forme d'un achat In-App (lire Apple a retiré Airfoil Speakers Touch de l'App Store).

Airfoil Speakers Touch est donc revenu sur l'App Store avec quelques changements. Le routage du flux audio reste possible, mais c'est de nouveau Airfoil qui assure l'interface entre iTunes et l'appareil iOS, ou entre deux appareils. Airfoil Mac/PC (qui rend d'autres services) est vendu 25$.

Pour ceux qui avaient acheté la version 3.0 et cette fonction In-App, elle fonctionnera toujours après la mise à jour 3.1. L'achat peut être aussi restauré si l'on s'en tient à la version 3.0. Le cas sur lequel planche l'éditeur est celui où l'on a installé la 3.1 de zéro et où l'on ne peut restaurer son achat.

Sur le même sujet :
- Apps : l'iPad pour Linkedin et l'AirPlay pour Airfoil Speaker Touch



Les apps servant de récepteurs AirPlay déplaisent à Apple

Apple a offert une demi-réponse quant à la raison du retrait d'Airfoil Speakers Touch de l'App Store. Dans un échange avec The Verge, Apple renvoie à l'article 2.5 de ses guidelines : "Apps that use non-public APIs will be rejected".

En somme, dans sa volonté de créer une fonction de réception AirPlay pour son application, Rogue Amoeba se serait appuyé sur des API privées d'iOS interdites aux développeurs tiers.

Interrogé par The Verge, l'éditeur conteste cette lecture des faits, il réaffirme n'avoir utilisé que des interfaces de programmation publiques et autorisées. D'ailleurs, malgré ses sollicitations, Apple ne lui a toujours pas précisé lesquelles de ces API employées pouvaient être litigieuses.

On reste donc dans l'idée qu'Apple n'apprécie pas de voir une application transformer un iPhone ou iPad en un récepteur AirPlay, sans passer par son programme de licence. Rogue Amoeba, dans sa pub pour son logiciel, soulignait le fait que l'on pouvait s'éviter l'acquisition d'un équipement audio AirPlay onéreux… Autre probable motif de rejet, Rogue Amoeba vendait cette fonction sous la forme d'un achat In-App (2,39€).

Cela faisait peut-être beaucoup du point de vue d'Apple, qui par ailleurs essaie de populariser AirPlay auprès des fabricants de matériels audio qui les vendent à des prix pas franchement cassés.

Pour mémoire, Airfoil Speakers Touch sait recevoir directement un flux audio depuis iTunes, mais aussi depuis un autre appareil iOS, via une émulation d'AirPlay. Dans la précédente version, la liaison entre appareils iOS n'était pas possible et, sur le Mac ou le PC, un petit logiciel était nécessaire pour servir de passerelle avec iTunes (lire aussi Apple a retiré Airfoil Speakers Touch de l'App Store).

AirFloat, une autre application qui avait émulé AirPlay, a également été retirée de l'App Store à la mi-mai. Avec ces mêmes explications assez peu argumentées d'Apple sur l'utilisation d'API privées. Apple a aussi laissé entendre au développeur d'AirFloat que ce type d'app, sous cette forme, n'avait que peu de chance d'être acceptée.

Point commun aussi à ces deux logiciels, ils avaient passé sans encombre la phase de validation et ils ont été retirés un bon mois plus tard.



Apple a retiré Airfoil Speakers Touch de l'App Store

Soumis par ses développeurs, testé et validé par Apple, Airfoil Speakers Touch était disponible sur l'App Store depuis la fin avril. Tout juste un mois plus tard, Apple l'en a retiré sans donner de véritables explications à son éditeur Rogue Amoeba.

On peut penser que sa principale nouveauté s'est soudainement transformée en point d'achoppement. À l'origine, le logiciel permet de recevoir sur son appareil iOS un flux audio envoyé par le Mac au moyen d'un petit utilitaire émetteur.

Avec cette nouvelle version, on est allé un cran plus loin grâce à l'utilisation d'AirPlay. iTunes peut directement envoyer sa musique vers l'appareil iOS, sans intermédiaire. De même, l'échange peut se faire entre deux appareils iOS. ce qui faisait dire au passage à Rogue Amoeba qu'en gérant une connexion directe avec iTunes et en branchant son iPhone sur un équipement Hi-Fi, on transformait celui-ci en récepteur AirPlay à moindres frais (Airfoil Speakers Touch était gratuit, et la fonction AirPlay était proposée en In-App à seulement 2,39€).

L'éditeur a fait appel de cette décision, mais les premiers échanges avec Apple n'ont pas permis de comprendre la raison de cette volte-face. Est-ce qu'Apple prépare une fonction identique ? Mais même dans ce cas, le procédé serait curieux. Rogue Amoeba a peut-être développé sa fonction en utilisant une méthode aujourd'hui désapprouvée, cependant l'éditeur n'évoque pas cette hypothèse.

Airfoil Speakers Touch existe sur l'App Store depuis trois ans et cette version a été validée sans encombre. Ceux qui l'avait récupéré à sa sortie ont tout intérêt maintenant à en garder une copie de côté.

[MàJ] : Au vu de quelques infos glanées auprès de personnes "informées", Daring Fireball pointe aussi vers la seconde hypothèse. En résumé, il est possible que Rogue Amoeba n'ait utilisé que des API publiques et autorisées pour concevoir sa nouvelle fonction, mais dans le but de réaliser in fine un reverse engineering de la partie récepteur d'AirPlay. Un AirPlay qui en temps normal passe par l'emploi d'une puce matérielle, associée à une licence et un label accordés par Apple.

Quant à l'idée que cette fonction fasse doublon avec une future possibilité dans iOS 6, Gruber donne aussi un exemple qui tient la route pour la contester. L'ajout d'une fonction de lecture différée dans Safari Mobile, comme cela se pressent, ne signifiera pas la rejet d'Instapaper et autres équivalent de l'App Store.