Test du Pono Player, le baladeur audiophile de Neil Young

Nicolas Furno | | 16:30 |  43

Porté par Neil Young, le Pono Player est peut-être le premier baladeur qui attire un petit peu d’attention médiatique depuis la fin de l’ère des iPod. Ce n’est pas le premier baladeur audiophile pour autant : iRiver, via sa marque Astell & Kern, n’a jamais cessé d’en produire depuis la fin des années 1990. Mais ces modèles, très chers, sont réservés à un public averti, là où le Pono Player se veut aussi accessible que l’iPod en son temps. Pas seulement sur son prix, modeste en comparaison (400 $ sans compter les frais de port et de douane), mais aussi pour l’ensemble des services associés.

Le Pono, ce n’est pas seulement un appareil de lecture, c’est aussi un écosystème complet et surtout une boutique en ligne pour acheter de la musique. Pour se distinguer de tous ses concurrents, ce nouveau produit met en effet la qualité en avant : le Pono Player est capable de lire des fichiers non seulement sans perte, mais qui vont beaucoup plus loin que la qualité des CD audio. Repoussant les limites, ce nouveau-venu peut lire les fichiers utilisés en studio (192 kHz et 24 bits), de quoi, sur le papier, obtenir ce qui se fait de mieux en matière de qualité sonore.

Nous avons utilisé le Pono Player au quotidien pendant près de deux mois, largement assez pour vérifier si Neil Young a eu raison de parier sur la qualité des fichiers. Est-ce que ce nouveau baladeur audiophile est intéressant ou s’agit-il d’une arnaque idiophile ? Avant d’investir plus de 350 € dans ce produit, quelques éléments de réponse dans notre test !

Une prise en main déroutante

Le Pono Player déroute quand on le prend en main pour la première fois, et pour cause. Avec sa forme triangulaire, il s’éloigne de ce que l’on a l’habitude de voir en général en matière de baladeurs, c'est-à-dire un pavé. Ce n’est pas la première fois que l’on utilise cette forme dans un baladeur (qui se souvient des premiers modèles avec mémoire Flash d’iRiver ?), mais l’appareil étant assez imposant, on ne peut que remarquer cette forme étrange.

Long de 13 cm, le Pono Player est ainsi composé de trois faces qui ne font pas toutes la même taille. La façade avec l’écran et les contrôles mesure 5 cm de large, mais les deux faces à l’arrière n’atteignent pas les 4 cm. À son point le plus épais, le lecteur atteint 3 cm, à comparer aux 6,9 mm de l’iPhone 6, aux 10,5 mm de l’iPod classic ou même aux 2 cm du tout premier iPod qui, rappelons-le, fêtera ses 14 ans à l’automne prochain.

Entre l’iPhone 6 et un iPod de première génération, le Pono Player. Il est vraiment épais.

Autant le dire, le Pono est très épais, à tel point qu’il est presque incongru de vouloir le mettre dans la poche d’un pantalon. On peut le faire rentrer dans la poche d’un jean, on peut même s’assoir avec cette configuration, mais ce n’est pas très confortable, et surtout pas très pratique. En déplacement, mieux vaut compter sur la poche d’une veste ou d’un manteau, mais le Pono n’est jamais à l’aise quand on se déplace sans l’utiliser activement.

Il faut dire que la forme n’est pas la seule en cause : on reviendra plus longuement sur l’ergonomie du produit, mais on peut déjà dire qu’elle n’a pas été pensée avec la mobilité en tête. Pour que le Pono Player tienne en place dans une poche, il faut placer la façade avant contre le corps, ce qui bloque totalement ses contrôles. Et n’espérez pas utiliser les télécommandes placées sur la majorité des écouteurs et casques pour baladeurs, elles ne fonctionneront pas…

On peut glisser le Pono Player dans une poche, mais on l’oublie difficilement…

En revanche, cette forme triangulaire est plutôt agréable pour utiliser le baladeur. Il tient bien en main, le dos remplissant bien le creux de la main et on le manipule plutôt facilement. Mais le vrai point fort de ce produit bizarrement conçu, on le découvre quand on l’utilise posé sur un bureau ou sur toute autre surface plane.

De fait, le Pono Player semble avoir été conçu pour être posé sur le bureau, face à soi. Dans cette configuration, on peut positionner le lecteur contre un livre et il est alors parfaitement calé (il forme un angle de 90°, comme une équerre). L’interface s'oriente dans la bonne direction si bien que l’on peut totalement l’utiliser dans ce sens, sans jamais le déplacer. C’est vraiment pratique et on apprécie les trois boutons physiques en façade qui sont parfaits pour mettre en pause rapidement la lecture ou changer le volume sans même regarder ce que l’on fait.

Positionné ainsi et calé contre un support, le Pono Player ne bouge pas et il est même assez confortable à utiliser, notamment parce que l’écran forme un angle appréciable.

Le fait que l’on apprécie plus ce baladeur audio posé sur un bureau que dans une poche est un problème toutefois. À quoi bon acheter un appareil censé être mobile, si c’est pour ne l’utiliser que de manière statique ? Le Pono Player est clairement un mauvais produit pour être mobile, d’autant que son autonomie est médiocre, au mieux. Le constructeur annonce « jusqu’à huit heures d’autonomie », sans préciser comment cette valeur a été mesurée. À l’usage, on est non seulement systématiquement en-dessous, mais en plus on est largement en-dessous.

Pendant nos essais, il nous est arrivé à plusieurs reprises de devoir recharger le Pono Player au bout de 5 ou 6 heures d’écoute. Il a une batterie de 2900 mAh comme l’iPhone 6 Plus, mais ce dernier tient 80 heures en lecture audio. Comment expliquer une telle différence ? D’une part, les chiffres officiels sont obtenus avec des fichiers faciles à décoder (MP3 ou AAC) alors que l’un, comme l’autre, sont capables de faire bien mieux. Puisque l’on n’achète pas le lecteur de Neil Young pour écouter des fichiers de mauvaise qualité, cette valeur n’a pas vraiment de sens.

En usage courant, la batterie du Pono Player est handicapée par la lecture de gros fichiers exigeants, mais aussi par son amplificateur puissant. Le résultat est sans appel, vous n’aurez jamais une autonomie suffisante pour l’utiliser sans y penser. Fort heureusement, l’appareil utilise un câble micro-USB standard et on peut le charger avec n’importe quel ordinateur ou chargeur USB. Vous en aurez besoin : en utilisation sédentaire, nous avons trouvé plus simple de laisser l’appareil branché en permanence. Encore une fois, c’est un peu gênant pour un produit censé être nomade à la base.

La trappe de la carte micro-SD Cliquer pour agrandir

Avant de passer à l’utilisation concrète de l’appareil, un dernier mot sur sa qualité de fabrication. Contrairement aux produits d’Astell & Kern et à la majorité des baladeurs audiophiles actuellement sur le marché, le Pono Player n’a pas été pensé pour être un beau produit. Entièrement en plastique, il ne respire pas la solidité et le plastique brillant dessus et dessous n’est pas qualitatif du tout.

Le pire, c’est peut-être la trappe de la micro-SD qui donne le sentiment qu’elle va rester entre les doigts dès qu’on la manipule. Sur les trois faces du triangle, le plastique mat et presque caoutchouteux est un petit peu meilleur, mais il ne suffit pas à inverser l’impression générale. On attendait mieux d’un produit vendu ce prix-là. Précisons enfin que le produit peut être obtenu en jaune, en plus de la version noire testée ici.

3
10
Pono Player

  • Excellente qualité sonore

  • Forme triangulaire pratique sur un bureau

  • Prix raisonnable sur le segment


  • Ergonomie du baladeur médiocre

  • Ergonomie du logiciel de synchronisation déplorable

  • Autonomie beaucoup trop basse

  • Qualité de fabrication

  • Prix de la musique sur le PonoMusic Store

  • Intérêt de la très haute définition (24 bits et 192 kHz) remis en cause


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43 Commentaires Signaler un abus dans les commentaires

avatar Florian Innocente macG 28/01/2015 - 16:32

Neil Young ?

avatar chrisann 28/01/2015 - 17:47

Troll.

avatar liliboy59 28/01/2015 - 16:51 via iGeneration pour iOS

Lit - il les fichiers en DSD 1 bit 2.8Mhz ? Beaucoup mieux que 24bit 192khz et que pas mal de constructeur font.
Si oui, est ce que le logiciel rip les SACD en .dsf ( l'extension du DSD) ?
Ensuite pour ce qui est de la sorte casque ? Simple stéréo ou double mono ?
Gamme de fréquence ?

Et pour l'ergonomie, point noir de votre article, je ne suis pas sûr que se soit préjudiciable pour un audiophile.

avatar Nicolas Furno macG 28/01/2015 - 17:07

@ liliboy59 : bonnes questions, j'aurai pu préciser quelques points en effet. Je vais mettre à jour la news, mais voici quelques réponses : Formats compatibles : FLAC, ALAC, WAV, AIFF, AAC (unprotected), MP3. À ma connaissance, le logiciel ne sait pas convertir ce format non plus, mais je peux me tromper (je n'ai pas de quoi tester). A priori, c'est de la simple stéréo. Et nous n'avons pas trouvé d'informations sur la gamme de fréquence.

avatar Biking Dutch Man 28/01/2015 - 16:59 via iGeneration pour iOS

Bref le marché se chargera de l'oublier très vite!

avatar liliboy59 28/01/2015 - 17:01 via iGeneration pour iOS

Je peux citer le ibasso dx50
Dac 24 bit 192khz
Compatible dsd en natif
Sortie bi amplifier ( double mono ) et également une sortie s/pdif
14h d'autonomie. et qui accepte les micro sd jusque 2To
Nombreux accessoires fournis. ( câble rca numérique blindé, coque silicone...)
Prix 249€

De mon avis, le meilleur rapport qualité prix.

avatar minimat 28/01/2015 - 17:03

Madame Irma voit un bide.

avatar yorick 28/01/2015 - 17:05

J'ai l'esprit vraiment mal placé.
En voyant le titre, j'ai lu "test du porno player."

avatar davangelo 28/01/2015 - 20:06 via iGeneration pour iOS

@yorick :
Moi aussi ! Ça me rassure de ne pas être le seul !

avatar beber666 28/01/2015 - 17:13

Excellent article, merci...
Juste une petite coquille Pour justifier le maintien d’un modèle économique que certains jugeraient dépassÉ

avatar simnico971 28/01/2015 - 17:18 via iGeneration pour iOS

Merci pour le "long article technique", très intéressante.

avatar liliboy59 28/01/2015 - 17:19 via iGeneration pour iOS

@nicolasf
C'est un bon article tout de même.
Merci de tes lumières. Je comprends mieux la sévère note du produit.
Pour le prix, je trouve les caractéristiques un peu léger. Je pense qu'il ya surtout un effet de marketing derrière, plutôt que de qualité.
J'espère qu'il y aura de nouveaux produits de ce type en test. Merci pour cette article.

avatar occam 28/01/2015 - 17:28 (edité)

« le passage au 24 bits et 192 kHz n’a aucun avantage technique et il ne s’agit que d’un argument marketing »

Les opinions de Christopher “Monty” Montgomery, de xiph.org (Ogg/Vorbis) sont bien connues.

Mais même Monty s’accorde à concéder ce que tout ingénieur du son vos dira: il s’agit de ne pas confondre le format d’enregistrement et de reproduction.

Pour l’enregistrement, il y a un net avantage à disposer d’une profondeur de 24 bits (ou plus), afin de d’atténuer la taille des paliers.

De même, l’effet du filtrage à la conversion A/D est moins brutal, et la distortion moindre, si l’on dispose d’un échantillonnage à 96, 174.4 ou 192 kHz.

Avec un dithering judicieux, il est tout à fait possible d’en extraire un fichier de reproduction à 24 bits/44.1 kHz tout à fait convenable, au moins sur la plupart des DAC. Tenant compte des limites de la qualité dynamique des étages d’amplification des appareils portables, même un downsampling de 24 à 16 bits peut donner pleine satisfaction lors d’une écoute au casque.

Par contre, pour ce qui est de l’écoute sur une bonne chaîne, avec surtout un bon DAC haute définition, il est aisé de se former une opinion en effectuant une écoute comparative critique de fichiers Qobuz Studio Masters et de leurs versions 16/44.1.

Une autre comparaison intéressante est fournie par Audirvana+ ou Channel D Pure Music, dont les versions d’essai fonctionnent à plein pendant assez longtemps pour tirer des conclusions. Comparez de bons enregistrements 16/44.1 bruts et via upsampling à 24/96 ou plus. Cette technique n’a rien de miraculeux, elle permet tout simplement de circonvenir des déficiences inhérentes au PCM et au DAC associé.

avatar simnico971 28/01/2015 - 17:38 via iGeneration pour iOS

@simnico971 :
*intéressant
Foutu correcteur automatique.

avatar imrfreeze 28/01/2015 - 17:44 (edité)

J'ai aussi le Pono Player depuis un bon moment, et j'approuve pleinement l'opinion de Mac G. L'ergonomie du produit, et plus encore de l'application de gestion de l'appareil, est catastrophique.

Au chapitre des plaintes, j'ajouterai:
- le fait que la bascule de l'affichage vertical vers horizontal est instable
- le fait qu'il y a aucun bouton permettant d'éteindre l'affichage, de le mettre en veille: il faut régler les paramètres d'extinction de l'écran à 5 secondes pour voir l'affichage disparaître Hallucinant.

Pour ce qui est de l'utilité de l'appareil, en fin de compte ce qui me plaît le plus est le fait de pouvoir mettre toute ma musique en qualité CD sur cet appareil au disque dur très confortable. Je suis assuré de toujours écouter de la musique en bonne qualité. Pour ce qui est de l'apport d'un fichier 24 bit 192 khz, comme le dit Mac G, il y a un bien plus grande différence entre un MP3 et un CD qu'entre un CD et un fichier haute définition. Ajoutez à cela que les fichiers haute définition ne garantissent pas du tout qu'a la source, l'enregistrement a été fait de telle manière que le surplus de définition se traduise par un avantage qualitatif. Et parfois ce sont des fichiers "upscalés".
En téléchargeant des fichiers permettant de comparer les qualités audio 16 et 24 bits avec différentes fréquences d'échantillonnage , j'ai toutefois pu entendre un léger avantage au 192 khz (les notes d'un violon qui s'emballe sont plus détachées).

avatar Ipader 28/01/2015 - 18:10

Je préfère encore ma bonne vielle platine vinyle, aucun échantillonnage...

avatar seblen 29/01/2015 - 16:42

C'est une boutade, j'espère... le vinyle est l'un des pires supports pour diffuser correctement la musique.

Même si aujourd'hui certains qui se disent "audiophiles" pensent dur comme fer qu'il n'y a pas mieux, je peux assurer que ce support à toujours été un enfer pour le mastering (qui n'existait que pour cette raison et qui aujourd'hui n'a plus vraiment de raison d'être). L'arrivée du CD a été une libération sur ce point de vue.

Le vinyl c'est l'horreur car il y a d'énormes contraintes : en fréquence, en diaphonie, en niveau, en phase, en dynamique, en séparation stéréophonique, etc...
Ce qui fait qu'à l'arrivée le master studio ne ressemble que de très loin au master final pour vinyl.
Durant la phase de mixage il est donc important de prendre en compte ces contraintes pour ne pas être catastrophé au mastering.

avatar Yohmi 29/01/2015 - 21:43 via iGeneration pour iOS

@seblen :
On peut reconnaître toutefois au vinyle une sensation que l'on ne peut pas retrouver dans les autres formats, due évidemment à une altération du son (comme les ampli à lampe d'ailleurs) mais aussi tout simplement au fait que c'est un objet, imposant par surcroît, et "vivant".
Mais c'est bon de souligner qu'en effet, si l'amplitude du vinyle est par définition plus importante, en réalité le format a ses contraintes.

Ça me rappelle quand j'ai testé Audirvana, tiens. C'était tellement désagréable, cette neutralité, froid comme une ligne droite. Je n'avais plus l'impression d'écouter de la musique, mais de travailler dessus.

avatar seblen 30/01/2015 - 15:26

Pour moi, le seul avantage du vinyle est que la "sinusoïde" du signal n'a pas le découpage en "palier" de l'enregistrement numérique PCM. Mais les autres défauts sont tellement prégnant qu'ils écrasent largement les avantages du support.
En fait, si on souhaite le graal en analogique pur, la bonne vieille bande magnétique 1/4 de pouce est ce qui se fait de mieux. Et en numérique, on a le SACD (ou DSD) qui possède exactement les mêmes caractéristiques qu'un support analogique, sans les inconvénients ;-)

Il y a beaucoup trop d'éléments avec le vinyle qui altèrent le signal - là je parle de la lecture sur une platine, et non plus du mastering :
de la cellule, en passant par l'entrainement du plateau, sans parler de l'entré phono des amplis qui est souvent désastreuse sur l'entré et moyen de gamme, ainsi que de la plupart des amplis en classe D, qui de toute façon, ré échantillonnent le son avec des DAC bas de gamme avant de l'envoyer dans les étages d'amplifications et l'alimentation à découpage (rien ne vaut les amplis classe A ou AB hormis quelques très rares amplis classe D comme les très honéreux Primare).

Bref, pour moi, le vinyle, c'est un peu la nostalgie du "c'était mieux avant"... personnellement, je ne partage pas du tout cet avis, bien que possédant une vieille platine Technics SL-DL1 qui tourne encore occasionnellement...

avatar Yohmi 30/01/2015 - 17:27

@ seblen
Quand tu dis « on a le SACD (ou DSD) qui possède exactement les mêmes caractéristiques qu'un support analogique, sans les inconvénients ;-) », c'est parce que tu ne vois que la restitution exacte du signal comme caractéristique. Moi, si j'en avais l'occasion, les moyens, et si c'était simple à mettre en place, je préférerais que la majorité de ma musique passe par une platine vinyle et un ampli à lampes, avec toutes les délicieuses imperfections que cela comporte. Parce qu'outre cette histoire de découpage, pour moi il y a cet aspect vivant que j'apprécie. Tout comme je préfère le son d'un instrument légèrement désaccordé à la froide exactitude digne d'un synthétiseur. C'est une façon comme une autre d'apprécier la musique, je ne crois pas qu'il soit bon de critiquer ceux qui apprécient davantage la musique de cette manière-là. On ne se prendrait pas la tête avec autant de configurations différentes si elles avaient toutes pour but de rendre un signal le plus neutre possible.
C'est pas forcément une histoire de « c'était mieux avant », il y a peut-être bien aussi un côté « moi j'aime bien ce son », que ce soit avant ou pas. Et aussi un côté « moi j'aime bien avoir un poster en carton de chaque album que j'achète plutôt qu'une boite en plastique de merde ou un jpeg de 640x640 » aussi ^^

avatar MarcMame 02/02/2015 - 11:19

@seblen : comment se fait-il que ce message dont tu n'es pas l'auteur te soit attribué ?

avatar flatlance 28/01/2015 - 18:38

Et moi, je préfère mon Zoom H4n. Quelque 230 à 240 Euros.

Mais le problème de mon Zoom, c'est qu'il est nettement moins cher et nettement meilleur – un véritable studio d'enregistrement dans la poche – que cet objet (très probablement) promu par un de mes interprètes préférés.

avatar Nydao 28/01/2015 - 19:42 via iGeneration pour iOS

Bon article, j'ai participé à la campagne kickstarter également et je suis majoritairement déçu.

L'autonomie me suffit, la forme ne me gêne pas en déplacement mais l'ergonomie du
logiciel de transfert ou du pono sont en effet horribles.
Je n'ai pas l'intention d'acheter sur leurs store et je pense me contenter d'une qualité CD
au vue de la difficulté à obtenir mieux.

Ha et la petite surprise des frais de douane, c'était super.
Au final j'aurai mieux fait de garder mon argent pour un iphone ou un autre projet kickstarter.

Je note un 3/10 comme vous en espérant des MAJs pour les logiciels.

avatar Nicolas Furno macG 28/01/2015 - 19:47

@ Nydao : il semble que la douane soit très agressive avec ce Pono Player, en effet. On en a reçu deux au boulot, deux fois taxés à hauteur de 100 € pour la douane. Ça fait cher à la fin…

avatar lambdachronicles 28/01/2015 - 21:16 via iGeneration pour iOS

Ha bon donc c'est une bouze, ça va a un moment ( super court) j'ai cru que ça allait être bien.
Je garde mon dac EMU avec mon alimentation bidouillée maison, mon mac, mon ampli mon
casque et mes enceintes focal et mes fichiers flac standards. Vive la musique !

avatar brunitou2 28/01/2015 - 22:00 via iGeneration pour iOS

Moi aussi je miserais plutôt sur iBasso DX50 (DAC Wolfson et amplification casque) à 250€ ou DX90 (idem mais double DAC Sabre et électronique plus poussée) à 395€. Il y a encore un peu mieux pour beaucoup plus cher.

avatar tifilou68 29/01/2015 - 11:31 via iGeneration pour iOS

Super article merci MacG je comptais m'acheter le Pono mais en voyant votre aperçu j'ai vite changé d'avis je remercie d'ailleurs les différents lecteurs qui m'ont conseillé un autre produit je me suis acheté le iBasso DX90 et j'en suis plus que satisfait même si l'autonomie est moins bonne que le DX50.

Bonne continuation !

avatar manuinbangkok 29/01/2015 - 03:29 via iGeneration pour iPad

@liliboy59

Merci pour tes conseils précieux, ceci m'intéresse énormément.
L'interface est ergonomique ?
Un petit retour d'expérience peut être ? :)

avatar Yohmi 29/01/2015 - 08:49

Merci pour cet article.
J'étais assez peu convaincu par l'idée du produit, qui m'avait l'air d'avoir le cul entre deux chaises, et ça se confirme… j'achèterai peut-être sur leur boutique des morceaux qui n'arrivent pas sur Qobuz, mais de voir que Neil Young ne propose même pas son album « Trans » sur sa propre boutique, c'est plus que déroutant. D'autant plus qu'il est disponible sur Qobuz, mais que Neil Young se réserve les fichiers haute qualité pour sa boutique uniquement (enfin, il y a peut-être des histoires de major derrière).

En tout cas, c'est raté. Bah… il faut espérer qu'ils reviendront avec une nouvelle recette.
Ce qui me plairait beaucoup, c'est qu'on laisse de côté le baladeur à mettre dans sa poche, on qu'on se concentre sur un appareil avec une sortie casque et deux sorties Cinch pour qu'on puisse le brancher directement à son ampli ou à son casque selon la configuration, avec la même capacité de stockage, et que l'on puisse le piloter à partir de son ordinateur ou de son smartphone. Ça répondrait totalement à mes besoins… mais peut-être qu'aux miens :P

avatar liliboy59 29/01/2015 - 15:25 via iGeneration pour iOS

@mainuinbangkok

Ba niveau interface, le ibasso dx90 est simple et efficace.
Il manque juste une fonction aléatoire sauf sur les playlistes.
Certaines latences lors de la lecture de fichier dsd64 de plus de 400mo. Mais rien de bien méchant.

avatar EBLIS 29/01/2015 - 16:56

:-D j'ai lu "Test du porno player". Je me suis dit "mais qu'est ce qu'ils nous on encore inventé?"

Je ne trouve pas la forme intéressante; à part quand il est sur une table et que l'écran fait face à l'auditeur.

avatar benette170474 29/01/2015 - 23:24 via iGeneration pour iOS

Mis a part pour la qualité sonore et son style atypique, ce baladeur n'a rien pour lui.

Et puis bin a quoi bon faire du fichier 192 kHz alors que l'oreille humaine n'entend que les sons d'une fréquence de 20hz a 20 000 Hz (soit 20 kHz) = DEBILE !!!
Même leur argument de meilleur son n'est en fait qu'à moitié vrai. Peut être que les fréquence de sons pour chaque gammes sont plus précises. Il y aura donc juste les 24 bit qui seront significatif à l'amélioration de la qualité audio.

Pour ma part, pour quelqu'un de non audiophile, un bon casque et un iPhone me suffisent largement...

avatar seblen 30/01/2015 - 15:28

rien à voir avec l'audition humaine...

Sans rentrer dans les détails, on parle là de fréquence d'échantillonnage de la musique numérique, soit 1 seconde de musique saucissonnée 192 000 fois au lieu de 44 100 fois pour le CD (donc plus de détails). Idem pour l'encodage 24 bit qui permet d'obtenir une plage dynamique de 120 dB max contre 90 dB max pour l'échantillonnage 16 bits du CD.

Sur du bon matos et avec une bonne prise de son à la base, la différence est vraiment très sensible à l'oreille.

De toute façon , rien ne vaut le SACD ou des fichiers DSD.

avatar nicdee 31/01/2015 - 20:14 (edité)

@seblen: sur le papier, c'est vrai. Sauf que le théorème de Shannon (et plus globalement les théorèmes de Nyquist-Shannon portant sur l’échantillonnage) démontrent qu'en pratique il n'est pas réellement utile d'échantillonner à plus de 44.1kHz (ça permet déjà d'éviter les phénomènes de repliement) eut égard à la bande passante de l'oreille humaine (mis à part le cas du son à l'image, où le 48kHz est plus là pour régler des problèmes de synchro), et que la différence est au mieux difficilement perceptible par l'oreille humaine.
En plus en studio on utilise encore du 24/44.1 (jusqu'au mix, on laisse le dither vers le 16 bit au mastering) la grande majorité du temps...

Quant au bitrate (mis à part le fait que si je voulais être mauvais coucheur je ferai remarquer que la plage dynamique en 16 bit est de 96,33dB, contre 144dB en 24 bit), le 24 bit n'a d'utilité qu'en studio pour régler les problèmes de plage dynamique liés à la sommation, mais qu'une fois parvenu à un fichier stéréo 96dB d'amplitude, c'est déjà bien au-delà de ce que l'oreille humaine pourrait percevoir, je hasarderai même que dans l'absolu avoir 40dB de plage dynamique (c'est à dire d'amplitude entre les signaux les plus faibles et les plus forts) est amplement suffisant, tout en restant loin de la "loudness war".

Du coup, je ne vois pas bien l'utilité de distribuer des fichiers de bitrate et de samplerate supérieurs à ceux issus d'un CD (WAV non compressé, 16/44.1), je hasarderai même que mis à part pour des fichiers gérérés en renumérisant des bandes master anciennes (et encore, les bandes n'avaient pas un SNR de 96dB, loin s'en faut, donc l'utilité d'un bitrate de plus de 16 bit me semble douteux), la plupart de leurs fichiers ont des chances d'être le produit d'un upsampling qui n'a pas grand intérêt, et a pour principal résultat de faire grossir les fichiers et de compliquer le décodage pour les machines.

Le seul truc où je serai 100% d'accord, c'est sur le vinyl: c'est dans l'absolu techniquement un moins bon support que le CD, et l'attrait actuel pour eux a plus à voir avec la nostalgie pour une époque musicale révolue, mais surtout pour la relation que les gens avaient à la musique, et à l'expérience que constituait le fait d'en écouter (mettre le disque sur la platine, écouter une face en regardant la pochette, retourner le disque et écouter la 2e face). Mais aussi au fait que la notion d'album, avec sa continuité et son intégrité en tant qu'oeuvre complète composé de plusieurs pistes faites pour s'enchaîner dans un ordre bien précis) a un peu disparu de nos jours avec l'avènement des mp3 et la lecture aléatoire. Cela dit, les années 60 étaient déjà l'age d'or du single (et du 45 tours, voire du 78 tours), donc il faut aussi relativiser tout ça...
Il y a aussi le fait que la notion d'intégrité artistique a un peu (entre gros guillemets) disparu, avec l'avènement des béquilles type Autotune, Beat Detective, et que, même si beaucoup n'en ont pas conscience (et que les gens du métier l'entendent), la plupart des "stars" sont totalement fabriquées, incapables de chanter une note en live.
Bref, c'est plus une histoire esthétique que pour des raisons techniques...

avatar debione 01/02/2015 - 01:40

Question: Qu'en est-il des infra-basses, non perceptible à l'oreille humaine mais perceptible en somesthésie? Le truc qui te fait bouger les tripes? N'est-ce pas utile dans ces cas là?
Pourtant quand j'ai vu les Young Gods ou encore certain morceau de prodigy (je pense principalement à "Fat of the land") en live j'avais des sensations que jamais un CD ne m'a procuré, même en mettant encore plus fort que lors d'un concert, jamais je n'ai ressenti la musique "dans mon corps"... Sans doute justement parce que le CD s'arrête au niveau de l'oreille, la ou la musique non compressée joue avec l'entier de ton corps.

avatar nicdee 01/02/2015 - 09:12

debione: rien à voir en fait, c'est juste parce qu'une sono de live a des subs qui sont assez gros pour être capables de reproduire les très basses fréquences, chose dont des enceintes de salon ne sont pas capables, pour des raisons de physique du son, ou du moins pas de façon efficace.

avatar seblen 02/02/2015 - 10:38 (edité)

Comme le dit nicdee, c'est juste que ton ampli et tes enceintes sont incapables de descendre si bas dans le spectre sonore.

Une très bonne enceinte est capable de descendre aux environ de 30 Hz (je parle d'enceintes à plus de 4000 euros la paire). La plupart des enceintes du commerce descende au environ de 50 Hz. Et si tu n'as pas un ampli capable de les driver correctement, adieu les basses, même avec des enceintes qui atteignent les 30 Hz. Avec un très bon caisson (à partir de 600 euros env.), tu peux commencer à espérer atteindre les 20 Hz avec un rendement de 100 db à 1 mètre. Dans ce cas, tu ressentiras ces basses qui te prennent aux tripes, comme pendant le live.

Pour certain, le caisson de basse (2.1) est une hérésie en hifi (2.0). Perso, je suis pour, à condition d'utiliser un caisson clos de grande qualité.

avatar seblen 02/02/2015 - 10:40

Pour l'échantillonnage et la quantification, la plupart des ingés sons de studio enregistrent en 96/24. J'en ai fréquenté assez dans ma modeste activité de musicien amateur pour pouvoir l'affirmer ;-)
De leurs propres dires, l'impact est positif sur tout ce qui concerne le post traitement du son. Et de ma petite expérience, possédant un certain nombre de master studio, ainsi que leur homologue en version CD, la différence est souvent audible, parfois criante !

Quant à la dynamique, la différence entre 40 db et 96 db est énorme, et à 144 db encore plus : la courbe est exponentielle. Si tu n'entends pas de différence, c'est que le matériel bride la dynamique.
Certain appareils sont capables de délivrer une dynamique proche de + 120 db, ce qui s'approche de la gamme dynamique théorique de 144 db, mais la plupart tournent plutôt autour des 90 db (d'ailleurs, je serais curieux de connaitre la plage dynamique du Pono Player). Et je ne parle pas du niveau de bruit généré par l'appareil qui vient ou pas gâcher la fête.

Bref, sans le matériel adéquate, je concède qu'il est difficile de profiter d'un master studio, mais pas impossible : j'ai une belle installation hifi que l'on peut qualifier de porte d'entrée du haut de gamme (env. 4000 euros entre 2 enceintes, un ampli et une platine) sur laquelle on entend parfaitement la différence entre la version CD et la version master studio, comme je l'ai déjà expliqué plus haut.

Pour le théorème de Nyquist-Shannon, je suis pas sur que tu en fasses la bonne interprétation :
Pour un échantillonnage de 96 khz à la prise de son, la réponse en fréquence AUDIBLE s’étend de 0 hz à 48 khz. Une bonne réponse en fréquence devra être la plus droite possible, sans variation du niveau (en dB) et chuter le plus abruptement possible vers les 48 khz. On parle bien de réponse en fréquence et non pas de fréquence d'échantillonnage.

avatar JphD33 30/01/2015 - 15:42

400$ ? Le Fiio X1 baladeur audiophile le moins cher (99€+48€ de carte 64 Go SD Micro) donne des résultats étonnants. Le principal avantage est de pouvoir charger tous mes fichiers audio sans me poser la question de savoir si ils seront lus ou non (MP3, WAW, FLAC y.c 24bits 192 kHz). Mais le hic, c'est qu'un casque ancien ou de qualité moyenne avoue vite ses limites. Sinon, l'interface est tout a fait ergonomique, la présentation champagne semble de bonne qualité (alu). Et le son reste tout aussi impressionnant (presque plus) si on le branche sur une chaine HiFi, car la sortie peut être calibrée pour cet usage (réglage son inopérant). Bref, je suis tout à fait satisfait de cet achat, et je me demande si les tarifs pratiqués par Astell&Kern, sont bien justifiés...

avatar Laurent S from Nancy 31/01/2015 - 02:18

"Mais ce logiciel est aussi un outil multiplateforme qui ne respecte aucun standard d’OS X et c’est un cauchemar ergonomique. On ne s’étendra pas sur le sujet"

Il aurait peut-être fallu s'étendre justement, car au vu de la copie d'écran le logiciel ne semble pas si effrayant ni vraiment différent d'Itunes...

Sinon ce test me fait penser aux tout premiers baladeurs Mp3 de la fin des années 90, avant l'arrivée de l'ipod : géniaux sur le principe et une qualité audio au top mais à l'ergonomie et au confort d'utilisation absolument déplorables...

avatar aspartame 31/01/2015 - 09:54

c'est important la qualité sonore ....

franchement, pour écouter lady gaga ou justin bieber , c'est si grave que ça de perdre une poignée d' harmoniques au passage ?

:p

avatar debione 01/02/2015 - 01:27

@aspartame:

Ben oui, c'est important (perso je déteste ces deux style musicaux.) pour ceux qui aiment ces groupes... Ils n'ont pas de différence au niveau auditif pour préférer Lady Gaga à Miles Davis... Donc oui c'est tout autant important pour ces gens là...

@La rédaction:

Je trouve très étonnant qu'il n'y aie pas d'essai en tant que baladeur, vu que à la base c'est un baladeur... Donc de la à réussir à donner une note définitive pour un objet dont on a omis de tester ce pourquoi il est fait à la base.... euh, comment dire ça fait pas du tout sérieux...

avatar Patt 07/10/2015 - 15:34

C'est en effet ridicule de comparer un lecteur mobile avec une platine vinyle .... essayez un peu ça en voiture ou au bureau.

Le Pono a été classé meilleur lecteur mobile, devant les modèles hors de prix de chez Askell et Kern, (10 fois plus chers !) par le Rocky Mountain International HiFi Press Awards en Octobre 2015.

( NB : pour info, la forme du Pono répond à un impératif avant tout technique permettant de ne pas mettre en contact certains des éléments internes afin d'optimiser la qualité sonore. ce n'est pas une fantaisie de designer. )