Aperçu de Brothers in Arms 3 : Sons of War

Sylvain |

Après plus de deux ans de gestation, la franchise Brothers in Arms revient avec un épisode inédit baptisé Sons of War. Toujours signé Gameloft, cette nouvelle aventure s’inscrit dans la droite lignée des jeux free-to-play de l’éditeur français, sans pour autant n’être qu’un nid à achats in-app.

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Se déroulant durant la Seconde Guerre mondiale, Brothers in Arms 3 : Sons of War est un jeu de tir à la troisième personne. Contrairement à ce qu’il était au moment de son annonce en juin 2013, le développement chaotique du titre a eu raison de l'aspect *rail-shooter*, mais son passé ressurgie dans tous les cas à chaque moment du jeu. Déjà parce que l’on doit se contenter de ne suivre qu’un seul chemin bête et méchant, et surtout parce qu’il faut se coltiner une I.A. (amie comme ennemie) bête comme ses pieds. Quand elle ne se met pas devant vous, attendant patiemment de se faire tuer, c’est l’un de vos coéquipiers qui va vous empêcher d’avancer.

Il faut également faire avec les bugs encore présent, sans doute à cause d’une sortie un poil précipitée : il n’est pas rare de passer à travers les décors et de se retrouver face aux ennemis alors que l’on était caché derrière quelque chose un instant auparavant.

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Côté gameplay, Brothers in Arms 3 : Sons of War s’avère tout de même relativement convaincant. Un joystick virtuel permet de déplacer le personnage, le pouce droit la caméra, ainsi que le viseur qui se place automatiquement sur les parties sensibles d’un adversaire, et des boutons d’actions à droite de l’écran permettent d’envoyer des grenades et d’interagir avec les actions des personnages secondaires (comme pour envoyer une attaque aérienne). Grâce à l’aide à la visée sensible, on a moins de problèmes pour tirer au bon endroit, contrairement à Modern Combat 5: Blackout (mais il s’agit ici d’un FPS).

Ne vous attendez pas non plus à un scénario de dingue, on avance en terrain très conquis, avec des dialogues sans intérêt et une émotion aussi présente que le charisme chez un poulpe. C’est un peu dommage, car le charme de la franchise Brothers in Arms, qui a fait ses débuts sur consoles et PC, était justement de nous faire vivre la guerre avec du sentiment, du vrai. Celui qui nous fait avoir une larmichette à l’oeil.

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Mais Brothers in Arms 3 : Sons of War est aussi, et surtout, un jeu free-to-play. Il comporte pour cela deux types de monnaies : des médailles de guerre et des tags d’identités militaires. La première ne peut s’avoir que par le biais d’achats in-app, et la seconde en gagnant des missions et de l’expérience, tout en trouvant les coffres laissés ici et là dans les niveaux. Durant la première partie du jeu, nous n’avons pas eu besoin de dépenser de l’argent réel, mais il y a quand même des temps d’attente. Pour améliorer une arme ou un de vos compagnons (qui restera idiot, quoi qu’il arrive), il faut attendre, et plus l’amélioration est importante, plus il faut prendre son mal en patience.

Cela étant, le jeu de Gameloft se destine avant tout aux joueurs très occasionnels : les missions sont très courte (comptez moins de 10 minutes), et la difficulté n’est pas affreusement abusive, mais pour jouer, il faut de l’énergie, et à chaque début de partie, vous en consommez un ou deux morceaux. Même chose quand il s’agit de revenir à la vie en pleine mission, à moins que vous souhaitiez réapparaitre à l’endroit exact de votre mort : il vous en coûtera des médailles. Les tarifs pour accélérer votre jeu (ou l’optimiser comme certains aiment le penser) sont prohibitifs : dès le niveau 3 d’une amélioration, il faut dépenser 49 médailles ou alors 980 tags et attendre près de 30 minutes. Et si vous ne voulez pas améliorer une arme, on vous y oblige quand même, car certaines missions nécessitent un niveau minimum.

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Brothers in Arms 3 : Sons of War est donc très loin de l’idée d’origine de la saga créée par Gearbox Software (qui n’a rien à voir avec ce « spin-off »), mais si vous êtes très patient, il peut être un divertissement passager, tout en se révélant être une expérience visuelle intéressante, bien qu’encore un peu chiche en effets spéciaux.


avatar BMGuinness | 

Le jeu est compatible avec les manettes ?

avatar Sylvain | 
Oui, et non. Avec deux de nos manettes à la rédac, on ne peut que tirer et interagir avec les boutons, mais ni avancer, ni viser/bouger la caméra.
avatar P_LHomme | 

Mouais je préfère le principe de Modern Combat 5 qui vient de recevoir une mise à jour intéressante d'ailleurs..

avatar Shangai2424 | 

Encore un Freemium, c’est scandaleux !

Les Freemiums gâchent réellement l'expérience du joueur. Progresser et éprouver du plaisir voire même ne serais-ce qu’un peu de joie dans un tel jeu est impossible à moins bien sur de payer énormément ! Ce n'est rien d'autre qu'une pompe à fric qui gâche réellement l'image de Gameloft. Mais à quoi bon ? Depuis 2013 à peu près Gameloft s'est orienté vers le Freemium dans l'unique but de se faire plus d’argent.

Il fut un temps où Gameloft proposait de véritables jeux : il suffisait de payer qu'une seule fois et tout le contenu du jeu était débloqué, ce qui était normale puisqu’il fallait quand même soutenir toute l’équipe de Gameloft qui faisait un remarquable travail. Je me rappelle encore de ce temps où les jeux qui venaient de sortir sur Smartphones et tablettes: ils étaient tout simplement magique et fantastique : réussir à optimiser une telle performance, une telle jouabilité, un tel interface et de tels graphismes dans ces appareils étaient une prouesse technologie à l'époque et c’est en partie grâce à Gameloft, pionnier dans le jeu vidéo 3D pour tablettes et Smartphones que les jeux ont connu un tel décollage.

Comment ne pas se rappeler de N.O.V.A ?, un FPS de science fiction digne d'Halo ou encore de Modern Combat ?, un FPS guerre digne de Call Of Duty ou encore Dungeon Hunter ?, un RPG digne de The Witcher. L’histoire et le scénario de chacun de ces jeux sont spectaculaire et nous entraine dans une aventure palpitante et fascinante.

Malheureusement, maintenant il faut payer énormément pour simplement avoir le "droit de jouer" (c.f le système d'énergie et de récupération imposé par Gameloft pour avoir le droit de jouer). C'est une honte et un scandale de se permettre de faire cela. Ce faire de l’argent de cette façon est inadmissible mais à quoi bon rêver, nous vivons dans un monde centrée sur l’argent. Cette soif de pouvoir et d’argent rend l’homme odieux. Notre société de consommation est de telle que plus le progrès avance et plus nos mentalités régressent.

Cette mentalité de faire ces jeux Freemiums est selon est choquante : cette soif d’argent de plus en plus grande de la part de Gameloft est devenue une obsession de nos jours mais finalement, n’est-ce pas le moyen de se faire beaucoup plus d’argent au détriment de perdre de plus en plus de bons joueurs et clients ?

Prenez l’exemple de Dungeon Hunter 3 : il y a une rupture complète entre le précédent opus : on passe d’un Dungeon Hunter 2 fantastique avec une réelle histoire et un scénario spectaculaire à un Dungeon Hunter 3 qui se résume à être un jeu d’arènes que l’on ne peux jouer que si notre énergie le permet (et oui, au delà de quelques heures voire d’une trentaine de minutes, Gameloft empêche à ses joueurs de jouer au jeu à moins que l’on sort sa carte bleu). Il y a une rupture au niveau de l’histoire, du scénario et de la continuité logique des Dungeon Hunter : celui de payer une fois pour tout un jeu complet avec une réelle signification que l’on peux jouer quand on veut.

C’est pareil que pour N.OV.A 3 et maintenant, la crème de la crème avec un Brothers In Arms 3 … gratuit sous la forme payante incluant des achats intégrés dont on ne peut se passer pour pouvoir avancer dans le jeu. Ne serais-ce pas la goute d’eau qui déborde du vase ? Je reproche la mentalité et le choix de Gameloft à s'orienter vers cette voie ; celle de ne penser qu'à l'argent et qu'importe ce que les joueurs pensent.

Bref, encore une fois, grosse déception pour Gameloft. Certes le jeu est beau avec de très beau graphisme mais ce Freemium y gâche réellement l’expérience du jeu et je ne suis pas prêt de changer d’avis tant que Gameloft ne changera pas cette politique de jeux gratuits sous la forme payante.

avatar LR Monkey | 

Modéré

avatar Florian Innocente | 

@Moumou92 :
C'est un résumé pas très pertinent de son propos...

avatar Shangai2424 | 

Tu es stupide ou tu fais exprès ? Tu n'a rien compris à ce que j'ai dit ou quoi ? C'est pas le fait de sortir des jeux pour gagner de l'argent qui me gène, loin de la : au contraire il est normale de participer au soutient de ces jeux en les achetant. Néanmoins ce qui me gène c'est ce sytème de faire des jeux sois disant gratuit ou tu es obligé de payé des achats intégrés. C'est celui qui aura le plus gros porte feuille qui sera avantageux par rapport aux autres joueurs. Acheté un jeu une fois pour un certains montant est préférable pour pouvoir évoluer et ainsi se comparer de manière égale aux autres joueurs.

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