Apple s'accroche à sa commission de 30% pour Airbnb et ClassPass 🆕

Mickaël Bazoge |

Quand il s'agit de sa commission de 30%, Apple n'est pas du genre à rigoler. Avec la pandémie et les mesures de confinement, les applications ClassPass et Airbnb ont commencé à vendre des cours à distance : du yoga pour la première ; de la cuisine, de la méditation ou encore des spectacles de drag-queens pour la seconde. Contrairement aux réservations de cours dans les salles de gym pour ClassPass et les locations touristiques de courte durée pour Airbnb qui ne sont pas soumises à la dîme d'Apple, ces nouvelles activités doivent rapporter au constructeur, explique le New York Times.

Airbnb propose des entraînements et des expériences virtuelles avec des athlètes.

Apple a donné un mois à ClassPass pour se conformer à sa règle d'airain. Or, l'application reverse 100% des revenus générés par la vente de cours virtuels aux salles de gym qui sont toutes actuellement au bord de la faillite. Si ClassPass devait obéir à la Pomme, cela signifierait que le constructeur gratterait 30% des revenus déjà très maigres de ces salles… Dans un contexte où Apple communique généreusement sur ses initiatives pour combattre le coronavirus, ça la fiche mal.

Début avril, à la faveur du confinement, Airbnb a renforcé son offre de classes virtuelles lancées en 2016 : cours de cuisine avec de grands chefs ou encore entraînements à domicile avec des athlètes. Peu de temps après, Apple a sonné à la porte, sébile en main, pour réclamer ses 30%.

Apple se retranche derrière l'intérêt général pour expliquer ce tour de vis. L'entreprise explique (sans rire ?) ne pas vouloir générer de revenus à tout prix, mais qu'elle essaie simplement d'appliquer une règle en vigueur depuis 2010 et la mise en place des achats intégrés. Dans ces deux cas, ne pas prélever de commission serait « injuste » vis à vis des autres applications proposant des services identiques depuis des années, et qui paient ces 30%.

Dans le cas d'Airbnb, Apple continue de négocier : les « expériences virtuelles » vont se poursuivre tant que le tourisme ne reviendra pas à la normale. Le constructeur relève que la plateforme n'a jamais rien payé, même si l'App Store a permis au service de devenir une multinationale. On pourrait retourner l'argument : l'iPhone perdrait en attractivité si l'app d'Airbnb n'était pas disponible sur iOS. Si Airbnb ne pliait pas, Apple menace tout simplement de retirer l'application de sa boutique.

Des règles claires et cohérentes, sauf quand elles ne le sont pas

Apple contredit ClassPass, en précisant avoir donné jusqu'à la fin de l'année pour respecter ces histoires de commission. « Pour s'assurer que chaque développeur peut créer et développer une entreprise prospère, Apple maintient un ensemble de règles claires et cohérentes qui s'appliquent de la même manière à tout le monde », soutient le constructeur.

On serait tenté d'ajouter que ce n'est pas vraiment le cas : plusieurs fournisseurs de contenus, dont Amazon, bénéficient d'un passe-droit bien peu transparent pour louer et vendre des films directement depuis leurs applications sans passer sous les fourches caudines du système d'achats intégrés de l'App Store (lire : Que cache le passe-droit accordé par Apple à Amazon, Canal+ et Altice ?).

Et puis toutes les catégories d'applications ne sont pas soumises au même régime. Les services de VTC, de livraison de repas, les plateformes de streaming (Netflix et Spotify), de livres numériques (Kindle), d'hébergement en ligne (Dropbox), sont exemptés de commission. Pour peu qu'ils ne communiquent pas dans leurs applications le moyen de s'abonner ou d'acquérir du contenu par un autre biais que celui de l'App Store.

Et encore, cette règle est à géométrie variable en fonction du modèle économique du service… et parfois de l'âge du capitaine et de la vitesse du vent. L'application de gestion d'e-mails HEY en a fait les frais, et même si la controverse a fini par s'éteindre, l'app a dû se plier aux désidératas d'Apple et modifier sa stratégie (lire aussi : Affaire HEY : Apple n'a pas l'intention de céder).

Un article de Bloomberg confirme l'appétit vorace d'Apple pour sa commission. Ses équipes encouragent souvent des développeurs d'apps de premier plan à intégrer le système d'achats intégrés et d'abonnements de l'App Store. Le message sous-jacent étant : votre app bénéficie des atouts de l'App Store sans contribuer à son succès financier, il est temps que ça change.

Un discours entendu aussi durant l'affaire HEY : Apple avait envoyé un courriel à l'éditeur Basecamp pour bien lui faire comprendre que ses différentes applications étant gratuites, elles ne rapportaient rien à la boutique. Au moins, c'est dit avec franchise… Apple cherche à défendre sa commission en expliquant que 30% est un niveau commun à de nombreuses autres boutiques (lire : Apple finance une étude qui défend les 30% de commission de l'App Store).

Mais la commission n'est qu'un aspect du problème. Sur iOS, le seul moyen de distribuer des applications, c'est d'en passer par l'App Store. Apple a aussi été prise les doigts dans le pot de confiture à patouiller les classements de sa boutique en faveur de ses propres applications. La cohérence de certaines décisions peut aussi être interrogée (lire : La fronde des développeurs contre les pratiques d'Apple)…

C'est demain que Tim Cook sera interrogé au Congrès américain sur les pratiques d'Apple en la matière, entre autres dossiers chauds. La Commission européenne a aussi lancé une enquête sur le sujet.

Phil Schiller défend les 30%

Phil Schiller s'est manifesté aujourd'hui chez Reuters pour défendre encore et toujours la fameuse commission de 30% (elle descend à 15% la deuxième année d'abonnement). Le vice-président d'Apple en charge du marketing et de l'App Store rappelle qu'au lancement de la boutique, le principe était de traiter tous les éditeurs et toutes les apps sur le même plan, « les mêmes règles, pas d'accords spéciaux, pas de termes spécifiques ».

Ce n'était pas le cas ailleurs, sur les plateformes de distribution de l'époque. « [L'App Store] a complètement bousculé la manière dont tout le système fonctionnait ». Depuis, les choses ont bien évolué et Apple avec. Les règles qui régissent l'App Store se sont renforcées, à tel point qu'il est parfois bien compliqué de s'y retrouver.

Schiller explique que la commission prélevée par Apple sert à financer l'ensemble du système pour les développeurs : des milliers d'ingénieurs maintiennent les serveurs et développent des outils pour créer des apps et les tester.

Edit — Avec l'interview de Phil Schiller.

avatar DrStax | 

Mode🍿activé !

avatar rolmeyer | 

@DrStax

😂 en 1 h que 31 commentaires...c’est décevant ..😎.

avatar raf30 | 

A vouloir être trop vorace, la pomme va devoir revoir sa copie sous la contrainte ou être démantelée....

avatar bonnepoire | 

Suffit de pas avoir d’application sur iOS. S’ils y sont c’est qu’ils trouvent un équilibre. Faut arrêter l’hypocrisie...

avatar ruru75020 | 

Cette photo d’illustration de l’article 😃

avatar Rom 1 | 

@ruru75020

Oui encore une belle référence.👌

avatar fousfous | 

Dans tout les cas les éditeurs ne récupèrent pas 100%, c'est du mensonge ça.
Il y a les banques, les frais de transactions, les changements de devises et encore d'autres frais liés à des intermédiaires. Bon par contre en bonus y'a les adresses emails, mots de passe et cartes bancaires qui fuient de temps en temps...

avatar raoolito | 

@fousfous

il peuvent augmenter de 30% le montant à payer par les acheteurs et c'est reglé...

avatar moua | 

@fousfous

Les plateformes comme stripe (quelques lignes de code à intégrer dans l’app) prennent 1~3% de commission bancaire, et les gros comptes paient bien moins. On est très loin des 30% d’Apple.

Et puis en suivant cette logique, ils pourraient à minima autoriser les paiements Apple Pay (sur lesquels ils touchent une petite commission d’ailleurs, mais ~100x plus faible).

avatar macinoe | 

Un point de comparaison serait de connaître les règles appliquées par le principal concurrent de l'App store à savoir Google Play.

Pourquoi ce genre d'article n'en parle jamais ?

avatar Mickaël Bazoge | 

@macinoe

C’est plus ou moins la même chose. Sauf que sur Android tu as moyen d’installer une app depuis une autre boutique ou en sideloading (à tes risques et périls) sans avoir à jailbreaker le smartphone.

avatar macinoe | 

Et surtout les achats in app peuvent être gérés par d'autres système de paiement que celui de Google, sans payer les 30% donc l'éditeur a le choix et ça change tout.

Percevoir une dîme pour la distribution d'une application c'est une chose, pour le service qu'elle rend s'en est une autre.

Si on pousse la logique d'Apple jusqu'au bout, une application d'immobilier devrait verser 30% de la vente des bien qu'elle a généré ? C'est n'importe quoi.

avatar moua | 

@macinoe

Non l’immobilier est matériel.

Par contre si je suis un cours particulier en ligne avec un prof, ça m’embêterait de laisser 30% pour Apple et seulement 70% pour le prof (quand la plateforme intermédiaire ne prend pas aussi sa commission).

Bref :

- un cours en ligne sur l’app : 30%
- Le même cours, si je me déplace : pas de commission Apple.

Comme le dit Apple, la règle (de base) est simple.
Mais on peux légitimement la remettre en question.

avatar macinoe | 

La règle la plus logique ce serait que si le service peut exister sans Apple, alors il n'y a pas de commission à payer.

avatar moua | 

@macinoe

Airbnb existe en version web (mobile) et en app.
Le problème ne se pose pas en version web.

Mais il est interdit dans l’app d’écrire « pour réserver cette prestation veuillez suivre ce lien web xyz pour le paiement »

Sur Android le paiement CB peux se faire dans l’app (ou via un lien vers un site web). Apple l’interdit sous peine de retirer l’app de son store.

avatar macinoe | 

Il parait clair que c'est ça le problème.

avatar fousfous | 

@moua

Le problème de cette solution c'est que ça t'expose à la fuite de ta carte bancaire et l'exploitation des données personnelles liés (faire ton profil d'achat par exemple). En plus de massacrer totalement l'expérience utilisateur, ce dont Apple tiens particulièrement.

avatar macinoe | 

Le problème est très simple à résoudre, il suffit qu'Apple dresse une liste de système de paiement de confiance.

avatar fousfous | 

@macinoe

On va toujours les accuser d'être anti-concurrentiel quand ils vont refuser des systèmes de paiements.
Et niveau expérience utilisateur ça va toujours être nul.
Si les gens dépensent autant dans l'écosystème c'est peut-être lié à ça justement, le fait de pas avoir à mettre une carte bancaire à chaque fois (perso j'utilise toujours des cartes iTunes).

avatar macinoe | 

@fousfous

"On va toujours les accuser d'être anti-concurrentiel quand ils vont refuser des systèmes de paiements."

Pourquoi si les règles d'admission sont claires ? Tu raisonnes toujours comme si c'était normal qu'Apple prenne des décisions arbitraires, unilatérales et non justifiées.

"Et niveau expérience utilisateur ça va toujours être nul."

Il suffit d'ajouter des exigences d'intégrations dans les règles d'admission, c'est tout.

"Si les gens dépensent autant dans l'écosystème c'est peut-être lié à ça justement, le fait de pas avoir à mettre une carte bancaire à chaque fois (perso j'utilise toujours des cartes iTunes)."

Pourquoi mettre une carte bancaire à chaque fois ?
Payer sur iOS avec Paypal par exemple c'est ultra simple et totalement intégré.
Un coup de TouchID ou de FaceID et c'est fait.

avatar fousfous | 

@macinoe

Mais Apple a déjà des règles qui sont les mêmes pour tout le monde justement c'est pour ça que airbnb n'était pas content parce que du coup ils se retrouvaient à devoir payer comme tout le monde.
On voit bien comment ça se passe sur le Mac, chacun a son système, aucune prise en charge des API Apple (du coup des qu'Apple change un truc y a plus rien qui fonctionne). Pour les jeux on est obligé de se taper pleins de lunchers et quand ils veulent pas démarrer bah c'est pas possible d'avoir accès à ses jeux ou logiciels.
Brefs je sais qu'Apple veut transformer l'iPad en mac mais c'est vraiment pas une évolution que j'ai envie de voir, l'expérience utilisateur est catastrophique (et à la limite ça fonctionne mieux quand tu pirates, vive la cohérence...)

avatar macinoe | 

Mais à la base on parlait du problème de commission que prélève Apple sur des services qui peuvent être aussi souscrit via d'autres moyen qu'une app iOS et sans commission cette fois.

avatar fousfous | 

@macinoe

Il y a toujours une commission, et devoir rentrer sa carte bancaire en plus de pas forcément être top niveau sécurité c'est nul niveau expérience utilisateur.
A la limite ce que j'aimerai c'est que le taux de la commission soit décidé par une entité indépendante mais en gardant pour Apple la main sur les règles de l'app store.

avatar macinoe | 

"Il y a toujours une commission, et devoir rentrer sa carte bancaire en plus de pas forcément être top niveau sécurité c'est nul niveau expérience utilisateur."

Je t'ai déjà expliqué plus haut qu'il existe des tas de systèmes de paiement intégrés à iOS qui sont totalement sécurisés et pratiques.

"A la limite ce que j'aimerai c'est que le taux de la commission soit décidé par une entité indépendante mais en gardant pour Apple la main sur les règles de l'app store."

Oui, mais les deux sont liés. Le monopole d'Apple sur les système de paiement de l'app store lui permet d'imposer les taux de commission qu'elle veut, y compris sur des transactions qui ne devrait pas la concerner.

avatar Florent Morin | 

@macinoe

Il y a commission uniquement si le service est découvert via l’App Store.

Si l’app est juste secondaire, on peut s’abonner via une web app.

avatar r e m y | 

@FloMo

"Il y a commission uniquement si le service est découvert via l’App Store"
N'importe quoi! Si tel était le cas, il n'y aurait pas de sujet d'une éventuelle commission applicable à AirBnB! Qui, à part Apple..., peut dire qu'AirBnB a été découvert par qui que ce soit grâce à l'AppStore ? 🤦‍♂️
(Et comment faire le tri entre les utilisateurs "découvrant" AirBnB via l'AppStore et qui devraient payer les 30%, et tous les autres allant juste chercher l'app dont ils ont besoin pour un service qu'ils connaissent depuis toujours et qui ne seraient pas assujettis à la taxe?)

avatar Florent Morin | 

@r e m y

Si je propose un service de gym en ligne par exemple. L’utilisateur peut s’abonner au même service soit via le site soit via l’app.

Par contre, s’il s’abonne via l’app, il doit passer par l’achat in-app.

1Password fait ça par exemple.

avatar r e m y | 

S'abonner en passant par l'app n'a rien à voir avec le fait qu'on ait découvert le service grace à l'appStore!
C'est via l'app qu'on l'a éventuellement découvert et Apple n'y est pour rien!

avatar byte_order | 

@fousfous
> On voit bien comment ça se passe sur le Mac, chacun a son système, aucune prise
> en charge des API Apple

Et ouais, quand les "services" d'Apple ne sont plus imposés de force mais en concurrence avec d'autres, il se trouve que "l'expérience utilisateur supérieur" proposée par Apple n'est pas toujours ni suffisante ni aussi réelle que promi pour qu'elle soit adoptée assez majoritairement.

Cela s'appelle la libre concurrence.
Bon ici, c'est surtout la faible part de marché de macOS qui joue le plus, faut pas rêver.

Ce qui ne vous interdit nullement de n'utiliser que les services d'Apple sur un Mac pour autant. Achetez uniquement sur le MAS, refusez les launchers de jeux tiers si cela vous chante. Vous êtes libre de le faire.

> (du coup des qu'Apple change un truc y a plus rien qui fonctionne).

Cf plus haut. Si Apple change des trucs et que les développeurs suivent pas sur une plateforme où ils sont encore libre de ne pas suivre aveuglement Apple, c'est juste la méritocratie de base. A Apple de proposer mieux, tout simplement.

> Pour les jeux on est obligé de se taper pleins de lunchers et quand ils veulent
> pas démarrer bah c'est pas possible d'avoir accès à ses jeux ou logiciels.

Et quand l'AppStore refuse une app ou impose un taxe qui se répercute en prix d'achat du jeu supérieur, c'est le nirvana par contre ?

> Brefs je sais qu'Apple veut transformer l'iPad en mac

Euh, vous avez mal suivi. Elle veut l'inverse. Le MAS deviendra imposé si elle le peut, tout comme l'AppStore. Elle rêve de vendre des terminaux ARM unifié avec un store unique où elle capte systématiquement 30% des transactions entre tiers...

avatar byte_order | 

@fousfous
> Le problème de cette solution c'est que ça t'expose à la fuite de ta carte bancaire

Ah bon?
Parce que Apple ait les infos de votre carte bancaire, c'est ok, mais que AirBnB les aient, alors là c'est le mal absolu ?
Qui des 2 est d'ailleurs la plus riche, au fait ?

> et l'exploitation des données personnelles liés (faire ton profil d'achat par exemple).

Parce que vous croyez qu'Apple ne sait rien de vos achats fait avec votre compte Apple, peut être !?
Elle l'exploite, mais pour elle même, en particulier pour renforcer la captivité dans son ecosystème de vos habitudes de consommation (votre remarque le souligne d'ailleurs parfaitement), pas pour vendre un profil d'acheteur. Mais dans les 2 cas, y'a bien exploitation de la situation.

> En plus de massacrer totalement l'expérience utilisateur, ce dont Apple
> tiens particulièrement.

Rires. Brider de quasiment la moitié de ses performances un iPhone pour dissimuler un problème de dimensionnement de batterie, c'est clair, cela ne massacrait nullement l'expérience utilisateur.
Ce que Apple tient particulièrement, c'est de capter un max de profit lors de la vente d'un iDevice *et* après sa vente, lors de son *utilisation*. Et elle le fait en s'intercallant à chaque fois possible durant l'usage pour réclamer sa taxe d'utilisation. Elle ne vend pas ses produits en fait, c'est plus proche du leasing dans la pratique.

avatar moua | 

@fousfous

Pourquoi refuser les paiements Apple Pay dans ce cas (parlais d’autres solutions) ?
Pas de coordonnés bancaires transmises.

Le but est de garder les 30%
Ni plus ni moins

avatar en chanson | 

Un deux trois... Allez on sort les popcorns et on lit les fanas de la pomme !

avatar oboulot | 

@en chanson

+1 notre cher Lucas n’est toujours pas des nôtres pour défendre la pomme contre vent et marée que ce passe t’il ... !?
🍿

avatar envindavsorg | 

@en chanson

Tout à fait normal les 30% ☺️

avatar koko256 | 

Pour certains services onéreux ils pourraient plafonner les 30%. 30% sur une location d'hébergement c'est trop.

avatar fousfous | 

@koko256

Apple ne prend rien pour tout ce qui est physique, donc les locations c'est 0% pour Apple.

avatar fousfous | 

D'ailleurs c'est drôle mais c'est uniquement les gros développeurs qui se plaignent du système, pas les petits qui savent que sans le système d'Apple ils ne pourraient survivre.
En gros tout ceux qui ont assez de clients pour réussir à faire baisser les commissions des intermédiaires sous les 30% en plus des revenus liés à la revente des données personnelles.

avatar macinoe | 

Ceux qui n'ont pas les moyens de se plaindre ne se plaignent pas ?
Etonnant.
Comme ceux qui se font racketer par des mafieux en échange de leur "protection" quoi.
Ca ne veut en aucun cas dire que le système est juste.

avatar fousfous | 

@macinoe

Les petits développeurs ont des moyens de se plaindre, mais pourtant ils ne le font pas ou défendent même Apple, étonnant.

avatar macinoe | 

C'est toi qui le dit. Moi je ne cesse de lire des plaintes.

avatar jean_claude_duss | 

@fousfous

C’est totalement faux !
Je suis petit dev et je trouve ces 30% mafieux !
30% c’est énorme ! Une boîte qui fait 30% de marge sur ces produits c’est assez rare, sur sur l’Apple store c’est pareil. C’est d’ailleurs grâce / à cause de ces 30% que toutes les apps sont maintenant financées par la pub sur laquelle Apple ne prends rien !

Et arrête de croire que le modèle économique des boites c’est la revente des donnés personnelles ! C’est faux pour 99% des éditeurs !

avatar Cactaceae | 

@fousfous

Je vais dans votre sens… malgré que les « petits » se font écrasés et n’ont pas forcément beaucoup de voix.

avatar pehache | 

@foufous

Mais oui c’est bien connu qu’avant l’app store les petits développeurs n’existaient pas, que sur Mac ils choisissent majoritairement le Mac App Store et qu’on ne trouve plus aucune appli en dehors, et que sous Windows il y a très peu d’applications car les petits développeurs ne peuvent pas vivre.

Sans deconner...

avatar MachuPicchu | 

Moi je dis, les web apps ont de beaux jours devant elles.

avatar Florent Morin | 

@MachuPicchu

C’est d’ailleurs le système qu’Apple recommandait avant l’arrivée de l’App Store. Et qui est plébiscité pour ceux qui veulent s’affranchir des règles de l’App Store.

J’ai eu des clients qui venaient vers moi car Apple leur disait que pour faire si peu, une web app suffit. Et donc l’app est refusée de l’App Store.

avatar macinoe | 

Mouais.
Ça dépends quel genre de webapp.
Je me souviens aussi que les webapp flash, on ne peut pas dire qu'Apple était pour.
Une des raisons c'était aussi qu'elles pouvaient concurrencer de vraies app natives.

avatar nicolier | 

On pourrait déjà s’interroger si les 30% c’est une commission ou des honoraires ? Quand je parle d’honoraires cela sous-entend que ce paiement se fait en contrepartie d’un service. Et la vraie question, est-ce que ce service (bien réel) vaut les 30% demandés? Je n’ai pas la réponse, et sans doute que cela dépend de la société qui l’utilise.

Dans tous les cas, les cris d’une structure comme Airbnb cela fait sourire…

avatar ClownWorld 🤡 | 

Tous ces articles contre Apple constituent la vengeance des publicitaires et leurs groupes (Reuters, Bloomberg, etc) qui, on le sait tous, sont des anges et n’ont pas de règles iniques dans leurs business, contre la politique de protection des données des clients Apple.
Tout ça défendu par des pseudos révolutionnaires, c’est à désespérer de l’humanité.
Les grands groupes (et les états) veulent absolument accéder aux données des utilisateurs d’iPhone

avatar Cactaceae | 

Je pense de plus en plus que la position d’Apple n’est plus tenable.

Ce ne sont pas les 30% qui ne le sont plus, majoritairement toutes les plateformes de diffusion font 30%. Mais la boutique _Unique_.

Je trouve que Google est bien plus malin, en acceptant des boutiques tierces, ils ne peuvent pas être pris sous le coup d’abus de position dominante ou autre.

Il suffirait qu’Apple autorise les boutiques tierces, quitte à ne pas les recommander (À vos risques et périls 😏) et hop toute l’argumentation des 30% bla-bla-bla tomberait.

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