Pour défendre l'App Store, Apple dégaine encore une fois des études favorables

Mickaël Bazoge |

Apple lance de nouveau l'offensive pour défendre son business, au travers de deux (!) nouvelles études sur l'économie des apps iOS. La première d'entre elles, consacrée aux petits développeurs, est à prendre avec les pincettes d'usage étant donné que les données sont fournies par Apple, qui de plus a « supporté » l'étude. L'autre document lié à l'économie des apps iOS et Android aux États-Unis a été réalisé de manière indépendante.

Rien qu'au mois d'avril, la Pomme a financé deux études, l'une sur la politique d'encadrement du suivi publicitaire, l'autre sur l'état de la concurrence dans l'App Store. On ne doute pas du sérieux de ces états de lieux, réalisées par des économistes et des professeurs.

Mais le fait qu'elles soient commanditées par Apple et que leurs conclusions lui sont extrêmement favorables laisse tout de même planer un parfum pas très délicat de gros sabots. Ce d'autant que le constructeur ne commande pas ces études au hasard. Des deux côtés de l'Atlantique, les régulateurs s'apprêtent à frapper fort contre les pratiques d'Apple, que ce soit sur l'App Store ou sur d'autres sujets liés à la concurrence.

L'approche de la WWDC pousse aussi logiquement le constructeur à communiquer sur les bienfaits de son activité, que ce soit pour les développeurs comme pour l'économie en général. On apprend donc que l'App Store et tout l'écosystème qui gravite autour étaient à l'origine de 2,2 millions d'emplois aux États-Unis l'an dernier.

Les revenus tirés de cette activité par les petits développeurs (jusqu'à 1 million de dollars de chiffre d'affaires par an et moins d'un million de téléchargements par an) ont augmenté de 113 % entre 2019 et 2021 ; c'est plus du double que pour les développeurs plus importants. Aux États-Unis, la hausse est de 118 %, en france c'est carrément 122 %.

Il s'agit pour Apple de mettre en lumière les opportunités offertes par l'App Store. En creux, c'est aussi une manière de dire aux régulateurs que si les choses allaient si mal, les développeurs ne seraient pas aussi nombreux à se précipiter dans la boutique (ce à quoi on pourrait répliquer qu'ils n'ont pas vraiment d'autre choix !). En 2021, 24 % des développeurs fraîchement inscrits provenaient d'Europe, 23 % de Chine, 14 % des États-Unis. Plus de 90 % des développeurs sur l'App Store sont de « petits » développeurs qui peuvent profiter du programme Small Business pour bénéficier d'une commission de 15 %.


avatar fousfous | 

Ce qui compte c'est pas qu'Apple est commandé l'étude, mais c'est de savoir si l'étude tient la route.
Si c'est le cas alors le fait que le commanditaire soit Apple ou l'UE ne change strictement rien.

avatar bibi81 | 

Ce qui compte c'est pas qu'Apple est commandé l'étude, mais c'est de savoir si l'étude tient la route.
Si c'est le cas alors le fait que le commanditaire soit Apple ou l'UE ne change strictement rien.

Au contraire, en général quand on te donne de l'argent, tu fais implicitement attention à ta conclusion, surtout si tu veux encore avoir de l'argent plus tard.

Mais si c'est si favorable aux développeurs pourquoi est-ce que ces derniers ne le disent pas (voir pire se plaignent du comportement d'Apple aux autorités) ?

avatar redchou | 

@bibi81

Vous n’avez jamais vu ces grandes marches de protestation contre le DMA dans toute l’Europe?
Ou toutes les études faites par des associations indépendantes de développeur dont les conclusions sont identiques voir encore plus en faveur d’Apple que celle-ci?
Un peu de sérieux quand même ! 🤣

avatar fte | 

@fousfous

"si l'étude tient la route."

Ce n’est pas suffisant.

De l’informatique comme outil d’enseignement, il y a beaucoup d’études qui tiennent la route en particulier au Canada. Pourtant il n’y a aucun consensus. Ce n’est pas lié à la validité de ces études, mais aux résultats très variables : de nombreux facteurs entrent en ligne de compte, et tous les facteurs ne sont pas quantifiés voire identifiés. Ce n’est qu’un exemple.

Souvent des meta-études sont nécessaires pour dégager ces facteurs.

avatar fousfous | 

@fte

D'où l'intérêt de faire pleins d'études.
Mais plus l'instant à par Apple il n'y a personne qui ne semble avoir envie de payer des études, peut-être la peur de devoir remettre en question ses croyances?

avatar fte | 

@fousfous

"peut-être la peur de devoir remettre en question ses croyances?"

Ou peut-être que le fond de la question est la distortion de la concurrence, l’appropriation de la propriété d’autrui, plus généralement l’éthique, et que études valables ou non, ce n’est pas la question.

Ou peut-être que le sujet n’intéresse qu’Apple vu qu’il s’agit de défendre son business.

On peut trouver plein de raisons hypothétiques. Tu en as choisi une sponsorisée par Apple ou c’était au hasard ?

avatar Bigdidou | 

@fte

« Souvent des meta-études sont nécessaires pour dégager ces facteurs. »

Oui, avec toutes leurs limites.

avatar jazz678 | 

@mickaelbazoge

« .. est à prendre avec les pincettes d'usage étant donné que les données sont fournies par Apple, qui de plus a « supporté » l'étude. »

Curieux raisonnement par défaut que vous n’êtes pas le seul à suivre.

Une étude sponsorisée quelle qu’elle soit n’est pas une « mauvaise » étude par faut tout comme à l’inverse une étude indépendante n’est absolument pas un gage de qualité ou d’absence de biais (elles en ont toutes).

La seule bonne question qui ne trouve de réponse qu’en ayant une lecture critique de l’étude en question est celle posée par @fousfous

avatar Mickaël Bazoge | 
Ah je ne dis pas le contraire, je mets même qu'on doute pas du sérieux des études. Ce qui me gêne plus c'est qu'il y en a eu trois du même genre en même pas deux mois, ça fait très « Apple veut protéger son petit pré carré ».
avatar jazz678 | 

@MickaelBazoge

« Ce qui me gêne plus c'est qu'il y en a eu trois du même genre en même pas deux mois, ça fait très « Apple veut protéger son petit pré carré ».

Ça relève de la démarche logique d’une entreprise qui sait faire du business (as usual)

Ils auraient tort de ne pas le faire

avatar pagaupa | 

@jazz678

« Curieux raisonnement par défaut que vous n’êtes pas le seul à suivre. »
Rien de curieux dans ce raisonnement... être juge et partie, et en plus commanditaire est à la base bancale...d’où méfiance...
Il en va de même dans le medical avec les laboratoires et les conséquences qu’on connait...

avatar jazz678 | 

@pagaupa

« Il en va de même dans le medical avec les laboratoires et les conséquences qu’on connait... »

Il y a des antécédents dans ce domaine c’est la triste réalité
…qui malheureusement ont tendance à occulter toutes les choses positives émanant des laboratoires (je devine que tu parles des laboratoires pharmaceutiques) du fait de leur surmédiatisation (une bonne chose par ailleurs).

Le fait est que même dans ce domaine la majorité des études qui ont produit des données importantes et décisives ont été sponsorisées par des (big) Pharma

avatar pagaupa | 

@jazz678

Vous rejoignez donc mon point de vue à savoir qu’on ne peut pour être crédible, juge et partie surtout quand on est le commanditaire. 🙂

avatar jazz678 | 

@pagaupa

« Vous rejoignez donc mon point de vue à savoir qu’on ne peut pour être crédible, juge et partie surtout quand on est le commanditaire »

Non
J’ai voulu faire comprendre que ce n’est pas parce qu’un laboratoire sponsorise (ou « commandite » selon tes mots) une étude qu’elle n’est pas crédible ou de qualité

J’ai un point de vue à l’opposé du votre

avatar jazz678 | 

@pagaupa

Les études indépendantes sont faites pour confirmer ou infirmer les études sponsorisées

avatar pagaupa | 

@jazz678

Je vous laisse donc dans vos certitudes...

avatar Bigdidou | 

@jazz678

« Le fait est que même dans ce domaine la majorité des études qui ont produit des données importantes et décisives ont été sponsorisées par des (big) Pharma »

Va falloir sérieusement étayer ça, parce que, non.
Ces firmes font de la recherche appliquée, jamais fondamentale.
Quant aux vraies innovations aujourd’hui, elles relèvent de plus en plus souvent de start-up (c’est pas forcément mieux :().

Quant aux valeurs ajournées du système big pharma par rapport à ce que serait une recherche appliquée publique, on les cherche.
Il n’y a pas une classe de médicaments majeurs pour laquelle il n’existe pas un plus ou moins gros scandale associé aux manipulation, cachotteries, tromperies de bigpharma, à seule fin d’augmenter les profits.
Il faudrait trouver le chiffre exact, j’ai la flemme et il est partout, mais une infime partie des molécules mises sur le marché apportent une valeur ajoutée par rapport à l’existant une amélioration du SMR).

Va falloir revoir tes représentations.

avatar jazz678 | 

Xx

avatar jazz678 | 

@Bigdidou

Va falloir sérieusement étayer ça, parce que, non. »

Je vais essayer en prenant un exemple
L’aboutissement de la recherche sur une molécule étant sa mise sur le marché, il suffit de voir le nombre d’essais cliniques sponsorisés par des laboratoires pharmaceutiques sur clinicaltrial.gov par rapport aux nombre d’études purement académiques.

« Ces firmes font de la recherche appliquée, jamais fondamentale. »

Absolument. Leur recherche (et leur développement) est en rapport avec les aires thérapeutiques qui les concernent et les intéressent.
La recherche appliquée n’est pas un pis-aller et les résultats qu’elle produit a tout autant de valeur
On s’éloigne du sujet

« Quant aux vraies innovations aujourd’hui, elles relèvent de plus en plus souvent de start-up (c’est pas forcément mieux :(). »

J’ai parlé de données importantes. Pas d’innovation.

avatar jazz678 | 

@Bigdidou

« Il n’y a pas une classe de médicaments majeurs pour laquelle il n’existe pas un plus ou moins gros scandale associé aux manipulation, cachotteries, tromperies de bigpharma, à seule fin d’augmenter les profits. »

Je l’ai dit plus haut il y eu des scandales.
Ça n’invalide pas les bons résultats produits par ailleurs à travers ces études sponsorisées.

avatar Bigdidou | 

@jazz678

« Ça n’invalide pas les bons résultats produits par ailleurs à travers ces études sponsorisées. »

Ben si, justement.
Beaucoup de choses trompeuses et bidouillées.

avatar jazz678 | 

@Bigdidou

« Ben si, justement.
Beaucoup de choses trompeuses et bidouillées. »

Non
Si on suit ta logique on arrête la recherche sous prétexte que les résultats sont tous par défaut invalides.

avatar debione | 

@jazz678:
"Non
Si on suit ta logique on arrête la recherche sous prétexte que les résultats sont tous par défaut invalides."

Exactement, c'est pour cette raison qu'avant publication il y a relecture, et qu'avant validation d'autres doivent suivre le protocole et arriver aux mêmes résultats.

avatar jazz678 | 

@debione

« Exactement, c'est pour cette raison qu'avant publication il y a relecture, et qu'avant validation d'autres doivent suivre le protocole et arriver aux mêmes résultats. »

Oui. Les comités de lecture des revues ont ce rôle là

Non. Les protocoles ne sont pas systématiquement repris avant validation.
Et même s’ils l’étaient, il y aurait - par exple dans un essai - 1% ou 5% de chance (ou de risque) de ne pas reproduire les mêmes résultats.

avatar jazz678 | 

@Bigdidou

« mais une infime partie des molécules mises sur le marché apportent une valeur ajoutée par rapport à l’existant une amélioration du SMR). »

Vu à travers le système français d’évaluation des médicaments surement. Sauf que celui-ci prend en compte - même si cela n’apparaît pas dans la définition même du SMR et de l’ASMR - une logique économique.
L’objectif est aussi de faire faire des économies à la sécu (en prenant en considération les autres options thérapeutiques disponibles) meme si la molécule a prouvé sa valeur intrinsèque dans des études de qualité.

avatar Bigdidou | 

@jazz678

« économies à la sécu (en prenant en considération les autres options thérapeutiques disponibles) meme si la molécule a prouvé sa valeur intrinsèque dans des études de qualit »

Ce qui nous démontre que tu ne sais absolument pas de quoi tu parles.

Et quand bien même, tu têtes de le parler ici de l’ASMR, que tu confonds avec le SMR…

avatar jazz678 | 

@Bigdidou

« Ce qui nous démontre que tu ne sais absolument pas de quoi tu parles.
Et quand bien même, tu têtes de le parler ici de l’ASMR, que tu confonds avec le SMR… »

Si. Mais je ne perdrai pas de temps à essayer de te convaincre du contraire.
Je t’ai juste fait remarquer que tu jugeais de la valeur intrinsèque d’une molécule (le SMR donc) à travers le prisme du système d’évaluation français.
Rien de plus

avatar Bigdidou | 

@jazz678

« Une étude sponsorisée quelle qu’elle soit n’est pas une « mauvaise » étude par faut tout comme à l’inverse une étude indépendante n’est absolument pas un gage de qualité ou d’absence de biais (elles en ont toutes). »

Sauf que le fait même qu’un étude soit sponsorisée inclus en lui même un nombre considérable de biais…

Rien que le biais de publication…
Faut pas oublier qu’une étude parfaitement correcte peut donner des résultats faux par hasard.
5%.
En les multipliant et en sélectionnant celles dont le résultat arrange, en jetant les autres, on fait ce qu’on veut.
On peut aussi n’en publier qu’une partie en utilisant la classique partition en sous groupes, on finit toujours par trouver une corrélation liée au hasard mais qui arrange.

Etc, etc..

avatar jazz678 | 

@Bigdidou

« Sauf que le fait même qu’un étude soit sponsorisée inclus en lui même un nombre considérable de biais…
Rien que le biais de publication… »

Je l’ai mentionné plus haut : elle en ont toutes. De par leur nature même.
Le seul fait de sélectionner un échantillon de patients pour un essai en est un.
La qualité d’une étude passe aussi par les moyens mis en place pour les minimiser.

« Faut pas oublier qu’une étude parfaitement correcte peut donner des résultats faux par hasard.
5%. »

Oui. Ou 1% si on veut être plus strict. C’est mieux mais plus contraignant.

avatar Bigdidou | 

@jazz678

« Le seul fait de sélectionner un échantillon de patients pour un essai en est un. »

Gasp.
Tu confonds tout.
Ce n’est pas un biais, c’est l’aléa statistique…
On le maîtrise, justement, celui là.
Bref.

avatar jazz678 | 

@Bigdidou

« Ce n’est pas un biais, c’est l’aléa statistique… »

Pfiouuu
Le moyen idéal pour évaluer l’effet d’une molécule sur une population aurait été de le faire sur toute la population en question.
C’est impossible. D’où la nécessité de le faire sur un échantillon de population.
Le biais que cela introduit tant à être minimisé par les méthodes méthodes statistiques (randomisation, etc..).
Le biais n’est jamais éliminé

En une fois on s’éloigne du sujet

avatar jazz678 | 

@Bigdidou

« En les multipliant et en sélectionnant celles dont le résultat arrange, en jetant les autres, on fait ce qu’on veut.
On peut aussi n’en publier qu’une partie en utilisant la classique partition en sous groupes, on finit toujours par trouver une corrélation liée au hasard mais qui arrange. »

Dans le domaine scientifique et médical quand on triche généralement ça fini par se savoir.

Ça se traduit généralement par les scandales que tu mentionnes plus haut.

avatar Bigdidou | 

@jazz678

« Dans le domaine scientifique et médical quand on triche généralement ça fini par se savoir. »

Comme pour les labos pharmaceutiques ?

Ben oui, ça se sait, ça s’appelle le biais de publication.
Les études négatives sont plus rarement publiées, par forcément de la faute des auteurs : elles intéressent moins et sont refusées.

avatar Bigdidou | 

@jazz678

« Ça se traduit généralement par les scandales que tu mentionnes plus haut. »

?????
C’est juste un biais systémique….

Tu cumules un certain nombre de représentations totalement fausses à propos de recherche biomédicale.

avatar jazz678 | 

@Bigdidou

« C’est juste un biais systémique…. »

Quésako? Biais systématique je connais

avatar jazz678 | 

@Bigdidou

Extrêmement désagréable et pénible d’échanger avec toi.

C’est une des caractéristiques du persona @bigdidou

Je le savais a priori
My mistake

avatar pboudoin | 

Pour faire partie des petits développeurs (Medico, RonRon, HyperPhoto, ...), j'ai bien observé une hausse significative de mes revenus sur toutes mes applications, la baisse de la commission d'Apple n'y est pas pour rien, mais il y a clairement eu une augmentation des téléchargements.

avatar lmouillart | 

1- comme dit dans l'article il n'y a pas le choix

2- comme dit dans les articles précédents, la croissance d'Apple est encore forte ça masque en parti les problèmes.

3- quel est le revenu, la hausse du revenu pour les "développeurs" mais par machine Apple.

4- quel est la part qui revient aux développeurs VS le revenu d'Apple dans la vente de machine sachant qu'Apple a proposé un business modèle déséquilibré suivant :
Les machines sont chères et Apple va compenser ça par des logiciels pas chers (sous-entendu à nous les gros revenus et à vous le reste).
Hé oui sur console où on est dans le même modèle store unique, une machine en tarif conseillé c'est 500€ et un jeu /app c'est 80 soit 6 fois moins que la machine.
Coté iPhone on est plutôt ~ > 800€ par iPhone sur un prix d'app moyen de ~2€, soit un rapport de 400. Donc 66 fois plus que le rapport matériel/logiciel des consoles.

...
Bref jolie présentation commerciale pour placer dans un keynote.

avatar debione | 

@Imouillart:
"Hé oui sur console où on est dans le même modèle store unique, une machine en tarif conseillé c'est 500€ et un jeu /app c'est 80 soit 6 fois moins que la machine."

Alors à 80 c'est plutôt les AAA, l'écrasante majorité est plus aux alentour de 30-40. Et quand bien même, j'ai acheté un jeu PS 25.- dans un magasin pas plus tard que le mois passé, alors que sur le store pas unique du tout, il était à 75... Et comme il ne me plaisait pas plus que cela, je l'ai donné à mon collègue.

avatar lmouillart | 

Je parles des tarifs publiques conseillés, le reste c'est l'affaire du marché.

avatar debione | 

@lmouillart:
C'est quand vous parlez de "Store unique" en parlant des consoles qui m'a fait réagir. Sur PS du moins, non, il n'y a pas de stores uniques vu que l'on peut acheter des jeux en magasin, acheter de l'occasion, revendre, prêter...
J'ai encore jamais pu revendre une de mes application IOS, ni en acheter une d'occasion, ni m'en faire prêter une... Bref, deux mondes très différent.

avatar marc_os | 

@ lmouillart

> la croissance d'Apple est encore forte ça masque en parti les problèmes

Quels problèmes ?
Le fait que la ponction d'Apple soit passée en 2020 à 15 % pour les "petits" développeurs qui peuvent quand même gagner jusqu'à un million de dollars avant que la commission ne passe à 30 % ?

avatar Florent Morin | 

Le "sans App Store", on a connu avec le N95 qui se vendait dans les années 2007-2008 par millions d'exemplaires avec un Symbian OS qui permettait à n'importe qui de concevoir des apps. Clairement, seuls les mastodontes pouvaient faire du business.

Vivre de ses propres apps était complètement utopique. Gérer soi-même le paiement en ligne, le support, le téléchargement, la distribution, le marketing, le juridique et tout : un budget énorme pour un développeur indépendant.

Là où Apple a bien pensé son truc, c'est l'idée de dire : "OK, on va proposer plein d'apps à nos utilisateurs. On va gérer tout ce qui peut être géré à grande échelle pour diminuer le coût unitaire. Par contre, les développeurs font le job et on leur prend une commission car on leur évite des coûts initiaux énormes."

Et franchement, chacun y trouve son compte. Jusqu'à preuve du contraire, aucun autre modèle n'a été aussi rentable pour les petits développeurs. Et Apple gagne un fric fou. C'est un très gros acteur qui gagne plein d'argent en en faisant gagner à des petits acteurs.

avatar r e m y | 

"...chacun y trouve son compte..."
Si c'est aussi évident, pourquoi Apple ne laisse pas le choix à chaque développeur d'utiliser, ou pas, les services de l'AppStore selon qu'il y trouve, ou pas, son compte?
La meilleure des démonstrations serait quand même que le passage par l'AppStore ne soit plus une obligation et que 95% des développeurs fassent librement le choix d'y rester, non?

avatar Florent Morin | 

@r e m y

Plusieurs raisons.

La première concerne le contenu. On se rappelle des épisodes concernant le détournement du programme Entreprise qui permet de faire du sideloading. Facebook a créé un VPN qui permettait de récupérer les données personnelles d’adolescents moyennant finances. Il y a eu aussi plusieurs éditeurs épinglés pour du contenu « pornographique voir plus », jeu d’argent et autres joyeusetés. Et autant d’usages douteux ayant forcé l’éditeur à revoir le programme en question.

La deuxième concerne la sécurité. Google a commencé par faire du sideloading un argument de vente. De fait, malgré un bon niveau de sécurité du système, les apps malveillantes ont pullulé et donné cette mauvaise image au système. D’où les alertes de sécurité (ignorées) aujourd’hui quand on installe des APKs externes.

La troisième est l’équité sur le marché. Imaginons qu’un acteur pesant des milliards (Epic par exemple) se dise qu’il pourrait distribuer un contenu équivalent à celui des concurrents mais moins cher grâce à un investissement initial massif permettant de réduire les coûts. De fait, les concurrents ne peuvent pas s’aligner. Ça casse le marché.
Et le plus vicieux, ce serait de créer son propre App Store qui permettrait d’avoir la main mise sur les concurrents avec une offre intéressante à court terme qui deviendrait moins intéressante à plus long terme. Mais peu importe : les utilisateurs sont habitués à ce nouveau canal qui leur est une voie d’accès facile. C’est exactement la stratégie de Amazon.

Aujourd’hui, aucune solution n’a aussi bien fonctionné pour les éditeurs indépendants que l’App Store. Quoi qu’on en dise, les faits sont là.

Il y a bien 2-3 qui pinaillent. Mais franchement, il y en a toujours. Et c’est même étonnant qu’il n’y en ait pas plus : à raison de 80 % d’échecs dans le business (comme tout business), le bouc émissaire dans cette histoire est facile à trouver. C’est la faute d’Apple. C’est dire le taux de satisfaction apporté !

avatar r e m y | 

Ces nouvelles études concernent l'intérêt de l'AppStore pour les développeurs (et notamment les plus petits d'entre eux).
Votre commentaire auquel je répondais, concerne également les développeurs dont vous dites qu'ils y trouvent leur compte.
Et maintenant vous répondez à ma propre réponse en changeant complètement de point de vue en vous plaçant du point de vue des utilisateurs... mais pour finir par conclure quand même sur l'interet des développeurs indépendants. Ça n'a aucun sens! Il n'y a aucun lien entre les arguments avancés et la conclusion 🥺

avatar Florent Morin | 

@r e m y

Pour avoir un marché, il faut des clients.

Si les clients ne sont pas en confiance, ils ne viennent pas. C’est un tout.

avatar r e m y | 

Et bien encore une fois, qu'Apple laisse les développeurs choisir!
S'ils sont convaincus que l'AppStore apporte cette confiance aux utilisateurs et que c'est donc le meilleur canal de distribution de leurs apps, ils resteront fidèles à l'AppStore!

Refuser de donner le choix, laisse penser qu'Apple n'est pas très sûr de la robustesse de leurs arguments.

avatar Florent Morin | 

@r e m y

Le problème, c’est que c’est tout un écosystème qui est concerné.

Si ça ne fonctionne pas pour une poignée d’utilisateurs, ça deviendra la norme. Et ceux qui seront restés sur l’App Store en pâtiront indirectement.

Par exemple, Android souffre d’une assez mauvaise réputation en matière de sécurité à cause des malwares. Mais ces malwares sont installés par les utilisateurs. Cela n’a rien à voir avec la sécurité du système en lui-même. Pourtant, un utilisateur qui se plaint va en contaminer 10.

C’est l’ensemble de l’écosystème qui risque d’en subir les conséquences. Pour un bénéfice très très hypothétique si on considère les expériences passées et le marché des apps.

avatar fte | 

@FloMo

"Et franchement, chacun y trouve son compte."

Pour invalider une affirmation d’universalité, un seul contre-exemple suffit : je n’y trouvais pas mon compte et j’ai abandonné la plateforme.

Maintenant invalidée, il faut quantifier quelle proportion trouve son compte, et à quel niveau de trouvage de compte.

Car ce ne peut être "chacun".

"Jusqu'à preuve du contraire, aucun autre modèle n'a été aussi rentable pour les petits développeurs."

Jusqu’à preuve du contraire, ce modèle n’a pas été le plus rentable pour les petits développeurs.

Quelle affirmation est correcte ?

Autrement dit : si on affirme, on ne demande pas la preuve du contraire. On fourni la preuve de son affirmation. D’une source autre qu’Apple.

"Et Apple gagne un fric fou."

Certes.

"C'est un très gros acteur qui gagne plein d'argent"

Certes.

"en en faisant gagner à des petits acteurs."

Certes. Il suffit d’un petit acteur gagnant 1 centime pour que cette affirmation soit correcte.

Sans quantifier, ça ne signifie absolument rien.

C’est un monde merveilleux. Prouve le contraire. C’est en gros ta posture. Je dis bof.

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