30% de production européenne sur les plateformes de streaming : le vote en fin d'année

Mickaël Bazoge |

Les plateformes de streaming exerçant une activité dans l’Union européenne devront proposer dans leur catalogue vidéo au moins 30% de productions locales, c’est à dire provenant du vieux continent. À l’occasion du festival de Venise, Roberto Viola, en charge de la régulation des réseaux de communication au sein de la Commission européenne, a annoncé que cette règle est bien partie pour être gravée dans le marbre d’ici le mois de décembre.

Cette annonce n’étonnera pas les services de streaming vidéo, qui sont au parfum de cette volonté européenne depuis le printemps (lire : Netflix, Amazon et iTunes devront avoir au moins 30 % de programmes européens). Dans le détail, ces plateformes devront produire des films et des séries TV en Europe, soit via des acquisitions, soit en versant une obole aux fonds de soutien cinématographiques des pays de l’UE… quitte à refiler la facture aux abonnés. Netflix a combattu, en vain, une telle contribution en Allemagne.

Pour Netflix et iTunes, cela ne devrait toutefois représenter qu’un petit effort supplémentaire : la Commission européenne a précédemment noté que ces services comptaient déjà 20% d’œuvres européennes. « Nous n’avons besoin que du vote final, mais c’est une simple formalité », a assuré Roberto Viola à Variety. Europe oblige, cette initiative ne se mettra pas en place immédiatement : les 28 États membres ont ensuite 20 mois pour appliquer les normes ; de plus, chaque pays a la possibilité de relever le quota au-delà des 30% et de choisir entre le financement de la production locale ou un versement à son fonds de soutien.

Les productions européennes ne sont pas les dernières à rencontrer le succès sur les services de streaming. La Casa de Papel (Espagne) ou, dans une moindre mesure Dark (Allemagne), sont des cartons Netflix partout dans le monde.

avatar Lu Canneberges | 

Génial, bravo 🎉 👏

avatar oomu | 

je ne suis pas fan d'un quota sur catalogue (ce qui peut amener à des pratiques malsaines de la part d'une boutique).
Cela impose une visibilité d'une "culture européenne", oui mais laquelle ? 26340 millions d'épisodes de télé réalités filmées dans un terrain vague italien ? ou 15 extraordinaires films par des talents locaux au cœur des forêts allemandes et corses ?

une déjà bien contraignante obligation de participer au financement + obligation de distribuer les œuvres européennes m'intéresseraient plus.

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enfin bon, hein, moi du moment qu'on me laisse regarder mon Pixar tous les deux ans... (hein ? y a un pixar par an ? depuis quand ? mais non...)

avatar Mickaël Bazoge | 
C'est pas deux par an les Pixar ? Ils font ça à la chaîne maintenant, si c'est pas malheureux.
avatar oomu | 

j’en saute un sur deux :)

avatar ErioBato | 

Du moment qu’on me fournit des trucs de la qualité de Marseille, ça me va…

avatar shaba | 

@ErioBato

C’était pas la série la plus critiquée de tous les temps ça ? J’ai tenu deux épisodes... par contre la Casa de papel ça oui !

avatar thebarty | 

@shaba

+1000 !
Marseille: 💩
Casa: génial !

avatar minipapy | 

@shaba

Elle a beau avoir été critiquée, il a parfaitement le droit de l’apprécier. 🙂
Personnellement, j’ai pas du tout (mais alors pas du tout) aimé la Casa de Papel, beaucoup trop incohérente dès le premier épisode, mais ça ne me dérange pas du tout que la plupart des gens adore cette série. 😉

avatar rua negundo | 

@minipapy

Lors de phénomènes de succès masse comme La Casa de Papel, il y a un effet social: les gens se mettent à regarder et à aimer par mimétisme, pour ne pas passer pour le rabat-joie de service, par peur d’être exclu des conversations. Et puis il y a un effet de mode autour de cette série (ce qui ne veut pas qu’elle est mauvaise !)

avatar Moumou92 | 

@ErioBato

Marseille? La pire série jamais tournée, avec des acteurs qui ne savent pas jouer, un Depardieu qui ne fait que prendre son cheque, une histoire inexistante?

Comparer Marseille à la casa del papel, ca me fait mal franchement...

C’est comme de comparer l’affiche du groupe « Zut » à la joconde, la musique de la pub pampers a la traviata...

avatar artemis | 

J’ai une question bête : sinon quoi?

avatar Devy57 | 

Si les productions européennes étaient de qualité, les quotas n auraient aucune raison d exister.
C est pareil avec les navets francophones qui inondent les radios.

avatar thebarty | 

@Devy57

Oui, merci de rappeler cela. Dans la création, les quotas et les subventions, c’est le nivellement par le bas.

Je connais (assez bien) un bon profiteur qui ne fait que des bouses depuis plus de 20 ans à petite échelle (comprendre localement) mais s’en fout royalement puisqu’il n’a pas besoin de rentabiliser grâce aux subventions (oui, notre fric, à vous et à moi).
NB: je décline toutes ses invitations parce que bon, merde quoi.

avatar yorick | 

La commission Européenne prend le problème dans le mauvais sens. Il y a peu de série Française car elle ne sont excellente.

France 2 assez des séries Françaises,mais combien sont exportés en Europe ? Ce n’est pas une question de budget, de qualité.

avatar gwen | 

@yorick

Exactement. On aura encore plus de productions mais surtout plus de programme bouche trous réalisés à la va vite.

Ce n’est pas un quota de quantité qui aurait du être mis en place mais un quota monétaire. Car il est facile de mettre des millions de dollars pour deux ou trois programme US et seulement quelque millier d’euros pour des centaines d’épisodes bas de gamme mais produits en Europe.

avatar NoRulez | 

@shaba
Moi c'est la casa de papel que j'ai pas tenu deux épisodes... Comme quoi !
Plus orienté vers Mindhunter ou House of cards !

avatar rua negundo | 

L’industrie musicale pourrait y trouver inspiration pour demander le même type de quotas dans l’offre des plateformes de musique. S’agirait-il simplement du catalogue ou aussi des titres des playlists mises en avant ?

avatar thebarty | 

@rua negundo

L’industrie musicale est tenue de main de fer par les majors. Rien ne changera.

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