Apple Livres : les éditeurs aussi veulent une commission à 15%

Mickaël Bazoge |

Le programme App Store Small Business fait des envieux. Les développeurs dont les revenus annuels sur l'App Store ne dépassent pas le million de dollars bénéficient d'une commission ramenée à 15%, soit moitié moins que ce que prélevait Apple depuis toujours (on peut s'y inscrire depuis la semaine dernière). Les éditeurs publiant sur Apple Livres aussi aimeraient profiter des largesses du constructeur.

L'IBPA, qui regroupe plus de 3 600 éditeurs américains indépendants, réclame à son tour une baisse de la commission d'Apple qui, dans sa librairie comme sur l'App Store, prélève 30% sur le prix des livres numériques vendus sur sa plateforme. Apple et les autres grandes entreprises exercent « un grand pouvoir sur les créateurs indépendants, grâce au contrôle des plateformes logicielles et matérielles », relève l'association.

Quand ces sociétés engrangent des milliards de dollars chaque année, « les créateurs indépendants ont été marginalisés par ces mêmes plateformes », déplore l'IBPA, tandis que les algorithmes « favorisent (…) les superstars ». 40% des membres de l'association affichaient l'an dernier des revenus annuels de moins de 5 000 $.

Contrairement aux développeurs iOS qui n'ont pas d'autre choix que l'App Store pour distribuer leurs applications, les auteurs et les éditeurs peuvent se passer complètement d'Apple Livres pour vendre leurs bouquins, y compris auprès de lecteurs équipés d'iPhone ou d'iPad. La boutique Kindle d'Amazon est très populaire, et rien n'empêche de distribuer un livre numérique par ses propres moyens ; nos ouvrages sont ainsi disponibles sur notre propre boutique, mais aussi sur celle d'Apple.


avatar iftwst | 

Ouais et moi aussi.

avatar RonDex | 

@iftwst

15 % sur les livres, ça me paraît raisonnable. Par contre il est clair que ça ne veut pas se répercuter sur le prix pour les consommateurs…

J’avais discuté avec iCreate il y’a quelques années dont j’étais abonné (je n’ai gardé finalement que MacG) pour leur demander quand ils passeraient finalement au format numérique.

Ils m’ont répondu que ce n’était pas simple : il faut que ce soit viable économiquement, simple PDF ou bien un format plus complet interactif (vidéo, etc.), Etc.
ce dernier point pose pas mal de problèmes (Il faudrait faire deux magazines).

avatar bbtom007 | 

Est-ce que les ebooks sont moins que les livres physiques ?

avatar gwen | 

@bbtom007

Moins quoi  ? Il manque la partie intéressante de ton message !

avatar Sindanárië | 

@bbtom007

Ils sont moins, en effet.
Mais sur d’autres points ils sont plus.

avatar IceWizard | 

@bbtom007

« Est-ce que les ebooks sont moins que les livres physiques ? »

Plus ou moins, en fait !

avatar iBaby | 

Les ebooks sont trop chers. Si ça permettait de baisser leurs prix...

avatar Jeckill13 | 

@iBaby

Faut pas rêver, ils ne vont pas baisser leurs prix, ils vont juste se mettre la différence dans la poche. Les apps avec abonnements ne baissent le prix de l’abonnement après un an… pourtant après la première année la marge de Apple passe à 15%.

Après ça sera difficile de faire passer la demande de remise, n’importe quelle entreprise peut vendre son ePub en dehors de la boutique. J’ai acheté le combo ios14/Big Sur de MacG via leur boutique et ça ne pose aucun problème. Il est toujours possible de le lire sur l’application livre.

avatar Kiru | 

En France, les remises papier en librairie varient fortement en fonction de l’importance du commerce (si tu t’appelles Mollat, tu n’auras pas le même pouvoir de négociation que le petit libraire de quartier) et du type d’ouvrages concernés.

Généralement on est sur du 30/40% du PPHT de remise libraire sur un ouvrage. C’est avec ça que le libraire vit et une bonne remise a une importance vitale pour la viabilité de son commerce.

Pour les ebooks, on est sur des remises équivalentes mais avec un marché bcp plus consolidé. Et surtout il n’y a pas qu’Apple de concerné : est-ce qu’Amazon ou La Fnac accepteront de baisser leur marge ? « La question est vite répondue » :0)

avatar pagaupa | 

Fallait pas commencer ! 😂😂😂

avatar Sindanárië | 

@pagaupa

Encore un 🥃 ?

avatar Spinaker | 

En tous cas, et en ce qui me concerne, je lis essentiellement sur mes appareils Apple et spécialement iBook.

Ce serait bien d’ailleurs d’inclure dans les tests ou les comparatifs sur les nouveaux iPhone ou même iPad, les variations en termes de confort de lecture sur écran. Je n’ai jamais vu autre chose que des comparaisons de lecture de vidéos ou de consultation de site internet. C’est dommage.

avatar Insomnia | 

Le marché du livre est depuis longtemps bloqué et je comprends pas qu’on est tapé sur les opérateurs téléphoniques et qu’au niveau des livres ça bouge pas, car il faut l’avouer il y a un arrangement sur le prix des livres et ça depuis des années.

avatar guyotlo | 

@Insomnia

C.est l’exception / l’exemption culturelle française
Le lobby des éditeurs voire des libraires (enfin le lobby des petites librairies), qui a amené au vote de la loi Lang.
L’éditeur fixe le prix (sur un produit dont il a le quasi monopole par définition du droit d’auteur au moins dans les premières éditions)
Le prix est administré et limité à 95% du prix public et le distributeur doit suivre et tous deux peuvent faire un max de bénéfices au détriment du consommateur qui ne peut qu’attendre la version poche pour acheter un livre à un prix abordable.
Je ne parle même pas des formats électroniques dont le prix est fixé par rapport à la version grand format et souvent plus cher que la version poche (au XXIe siècle)

L’idée de départ est de protéger les éditeurs et les librairies (uniquement les petites) A voir si ça a produit les effets escomptés par le législateur de l’époque mais il est clair que c’est un cartel vec une entente sur les prix au détriment du consommateur.
Dans d.autres métiers (automobile grande distribution assurance) il y a longtemps que UFC ou autres auraient fait un scandale.
Tiens je vais écrire à que choisir sur le sujet

avatar IceWizard | 

@Insomnia

« Le marché du livre est depuis longtemps bloqué et je comprends pas qu’on est tapé sur les opérateurs téléphoniques et qu’au niveau des livres ça bouge pas, car il faut l’avouer il y a un arrangement sur le prix des livres et ça depuis des années. »

La loi Lang de 1981 impose un tarif unique sur les livres. A l’époque l’idée était d’empêcher la Fnac et les grandes surfaces de faire de la concurrence déloyale aux petits libraires. L’éditeur fixe un prix de vente, que les revendeurs sont forcés d’utiliser.

https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Loi_relative_au_prix_du_livre

Pour avoir des livres numériques à bas prix, il faudrait faire des éditions entièrement numériques, au lieu de faire un simple portage d’un ouvrage papier.

L’éditeur bragelonne, spécialisé en SF/Fantasy et romans d’amour (style « une jeune louve-garou tombe amoureuse d’un séduisant vampire. Leurs clans respectifs leurs donnent la chasse. L’amour sera-t-il vainqueur ? ») a parlé il y a quelques années, de sortit des ouvrages entièrement numériques à bas prix, mais à ma connaissance ce n’est pas encore fait.

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