Validation app store



Apple revient sur sa censure du livre La Femme

Retiré de l'iBook Store il y a deux semaines, La Femme de Bénédicte Martin est à nouveau autorisé par Apple. La censure avait été exercée en raison de la couverture sur laquelle apparait une femme seins nus.

La compagnie de Cupertino a finalement revu son jugement et accepte de distribuer sur l'iBook Store ce livre des Éditions des Équateurs en l'état. "La société Apple a finalement accepté de diffuser cet ouvrage sur son magasin en ligne Apple Store", a déclaré l’éditeur.

Couverture du livre La Femme, une création surréaliste du maquettiste Stéphane Rozencwajg.

Pour prévenir d'éventuelles nouvelles censures de ce type, l'auteure Bénédicte Martin réclame au Syndicat national de l’édition, au ministère de la Culture et à la Commission européenne d’adopter une position commune sur ce genre d'affaires.

Apple n'a pas de problème avec le sexe dans les livres — il suffit de voir le classement de sa boutique pour voir que le genre est largement représenté et plébiscité —, mais elle en a un sur les livres. Si l’achat est contrôlé, l’affichage des pages de l’iBooks Store ne l’est pas. Une application comme celle des Musée des Beaux-Arts de Lyon avait été recalée pour des raisons similaires : Apple n’avait pas de problème avec les œuvres d’art qu’elle reproduisait, mais elle ne voulait pas voir les formes des Tahitiennes de Gauguin sur les captures d’écran visibles par tous dans la fiche de l'App Store.

"il semble que ce soit la première fois qu’Apple accepte de revenir, après une semaine de polémiques, sur cette censure qui constitue une entrave grave à la liberté d’expression et de création" notent justement les Éditions des Équateurs. Peut-être un premier pas vers plus de souplesse !

[Via : AFP]



Apple pas pressé de supprimer un dangereux navigateur Tor

Si Apple use parfois d'arguments un peu alambiqués pour justifier de la suppression d'une app, il lui arrive aussi de traîner la patte lorsqu'elle doit le faire. Tor Browser [2.0 - US - 0,89 € - iPhone/iPad - Ronen], un navigateur web Tor disponible sur la boutique en ligne depuis octobre 2013, est dans le collimateur de Tor Project, qui développe le logiciel offrant un anonymat total aux internautes. Outre les fonctions attendues liées à l'usage de Tor, l'application mobile serait d'abord et avant tout un nid à pubs et un logiciel espion, d'après les promoteurs de Tor, qui ont prévenu Apple le 26 décembre en lui demandant de supprimer le navigateur.

Le 3 janvier, une réponse provenant de l'App Store annonce qu'Apple veut donner une chance au développeur de Tor Browser, Ronen, de se défendre de ces accusations. Une belle mansuétude pour le constructeur qui prend souvent moins de gants dans ce genre de cas. L'application étant toujours disponible au téléchargement, Tor Project a décidé de rendre l'affaire publique afin de pousser Apple à agir… sans succès jusqu'à présent. Runa A. Sandvik, membre de l'équipe technologie du Center for Democracy and Technology, et impliquée par ailleurs dans Tor, a ainsi adressé sur Twitter une supplique à Apple afin de supprimer le « faux » navigateur.

La dernière mise à jour du logiciel date du 6 novembre dernier et visiblement, Ronen n'a rien tenté pour calmer les craintes de Tor Project. Et Apple ne s'est pas encore prononcé sur le sujet.

[Via : Macworld]



Pas d'applications Steve Jobs sur l'App Store

Apple ne laisse à personne d'autre le soin de célébrer l'héritage de son fondateur. Plusieurs tentatives de figurines à l'effigie de Steve Jobs ont ainsi été tuées dans l'oeuf sur pression du constructeur de Cupertino (lire : La figurine de Steve Jobs retirée par Apple), et ce même souci de gérer au plus près le legs de Jobs est également présent au sein de l'App Store.

Re/code rapporte la mésaventure subie par les frères John et Grant Hill, qui ont mis au point une application affichant des citations inspirantes de Steve Jobs, sur le principe d'un bon mot par jour. Quoth Steve n'a pas eu les honneurs d'une mise en ligne sur la boutique d'Apple : l'équipe de validation a refusé son feu vert. La raison en est la suivante : Apple n'autorise aucun logiciel dont le thème s'inspire de Steve Jobs. Ce qui n'est pas tout à fait vrai : on trouve par exemple au détour des rayons Do you know Steve Jobs? [5.0 - US - Gratuit - SoftGamers], un quiz sur le personnage. Les frères Hill n'en tiennent pas rigueur à Apple, puisqu'ils proposent une version en ligne de leur logiciel accessible à tous.

Si les applications posent problème, ça n'est pas le cas sur l'iBooks Store, où l'on trouve de nombreux ouvrages sur le créateur du Mac, à commencer par sa biographie officielle. La bibliothèque d'Apple a des règles plus souples que la boutique d'apps (lire : Censure : coup de poignard contre le livre La Femme).



Censure : coup de poignard contre le livre La Femme

Apple a droit de vie ou de mort sur les contenus distribués par l’App Store, mais les choses sont plus complexes dans le cas de l’iBooks Store L’affaire qui semble vouloir se dessiner autour de l’œuvre de Bénédicte Martin, La Femme, en est un parfait exemple : si Apple refuse de le mettre en vente, c’est à cause de sa couverture, pas de son contenu.

Aux Éditions des Équateurs, on tombe des nues : « La société américaine estime que la couverture du livre de Bénédicte Martin représentant une femme aux seins nus prolongeant une lame de poignard est "inappropriée" », explique l’éditeur Olivier Frébourg au Figaro. Son entreprise s’insurge contre ce qui est qualifié d’« acte de censure manifeste à rebours de la liberté de création ». L’éditeur a décidé d’interpeller non seulement la ministre de la Culture et de la communication Aurélie Filippetti, mais également le Syndicat national de l’édition et la Commission européenne.

Si certaines bandes dessinées d’Izneo avaient par exemple été censurées, c’est qu’elles sont distribuées par le biais d’une application disponible dans l’App Store. Les règles gouvernant l’iBooks Store sont légèrement différentes de celles régissant la boutique d’applications d’Apple : la firme de Cupertino invite d’ailleurs ceux qui veulent parler de religion ou de sexe à « écrire un livre » plutôt qu’à développer une app. La domination des classements de l’iBooks Store par les romans à l’eau de rose et le mommy porn finit de prouver qu’Apple n’a pas de problème avec le sexe dans les livres.

Mais elle a très clairement un problème avec le sexe sur les livres : si l’achat est contrôlé (libre à l’utilisateur de mentir sur son âge), l’affichage des pages de l’iBooks Store ne l’est pas. Une application comme celle des Musée des Beaux-Arts de Lyon avait été recalée pour des raisons similaires : Apple n’avait pas de problème avec les œuvres d’art qu’elle reproduisait, mais elle ne voulait pas voir les formes des Tahitiennes de Gauguin sur les captures d’écran visibles par tous dans la fiche de l'App Store. En l’espèce donc, les Éditions des Équateurs devront revoir la couverture de l’ouvrage de Bénédicte Martin.

Bien sûr, on peut déplorer qu’Apple soit si prude : avant de finir dans l’iBooks Store, les clients les plus jeunes en auront vu d’autres dans les publicités et les films… De quoi relancer, une nouvelle fois, le débat sur la pertinence d’une section « adulte » sur l’App Store et l’iBooks Store, à l’accès strictement contrôlé et aux règles claires et nettes.

Michaël Bazoge / Anthony Nelzin



Cryptocat est enfin disponible sur iOS

Après de nombreuses délibérations, Cryptocat [1.0 – Français – Gratuit – iOS 7 – Nadim Kobeissi] est désormais disponible sur l’App Store, pour les iPhone. Cette application de messagerie libre qui met l’accent sur la sécurité avait été rejetée par Apple en décembre dernier. Grâce à l’aide de l’Electronic Frontier Foundation, une association de défense des droits des internautes, Nadim Kobeissi, le créateur de Cryptocat, est finalement parvenu à débloquer la situation.

Cryptocat peut créer des conversations chiffrées entre une ou plusieurs personnes. C’est sa principale particularité par rapport à ses nombreux concurrents. Elle est aussi open source et son code source est disponible gratuitement sur GitHub.

Une version OS X de Cryptocat est aussi disponible et on peut accéder au service via un simple navigateur web et une extension. L’application iOS n’est pas universelle et elle nécessite iOS 7 ou mieux.

Écran d’accueil de Cryptocat sur Mac

A lire également :
- La messagerie Cryptocat pas acceptée sur l’App Store
- Cryptocat acceptée sur l’App Store, sortie prévue en février



Apple et Google ne veulent plus entendre parler de Flappy Bird

Après la disparition de Flappy Bird de l’App Store et du Google Play, de nombreux clones ont pointé leurs octets sur les magasins d’application, comme Splashy Fish ou encore City Bird - Flappy Flyer. Quelques jours après la suppression du jeu original, le classement de l’App Store ressemblait plus à un top des "Flappy Bird like" qu’à un vrai classement…

Chose rare, Apple et Google semblent décidés à prendre les devants et arrêter le phénomène ensemble. Les applications avec le mot "Flappy" dans leurs titres sont maintenant rejetées de manière systématique. Un développeur canadien en a fait les frais en soumettant son jeu nommé Flappy Dragon : les équipes de validation de l’App Store l’ont refusé en expliquant que le nom du jeu essaie de profiter d’une application populaire. La clause 22.2 des règles de l’App Store qui interdit les informations associées à une application pouvant tromper les utilisateurs a été utilisée pour justifier ce choix.

TechCrunch liste d’autres exemples rapportés par des développeurs qui ont essayé de profiter du phénomène et qui se sont fait rejeter. Certains développeurs tentent alors de contourner cette mesure en supprimant le mot "Flappy" du titre et des mots clés de leur application, mais celle-ci se retrouve alors au fin fond de l’App Store à cause d’un mauvais référencement.

De la part d’Apple, comme de Google, le message semble être clair : mieux vaut réfléchir à un jeu original, plutôt que de se lancer sur un nouveau clone. Lors de la publication de cet article, l’App Store américain était encore dominé par deux clones du jeu original, dont un qui contenait le mot "Flappy". Une situation toutefois en progrès par rapport à celle de la semaine dernière, où quasiment l’intégralité du top 10 était constituée de clones.



L’App Store rejette une application sans raison

Les équipes en charge de la validation sur l’App Store n’ont pas voulu de Hueman. Tous les jours, des applications ou mises à jour sont rejetées par Apple, le plus souvent pour de bonnes raisons, mais ce n’est pas le cas cette fois. La justification officielle apportée à l’éditeur est que l’application est trop simple. Un argument rarement utilisé et qui est difficile à justifier dans ce cas.

Hueman est une application qui permet d’enregistrer, chaque jour, son état psychologique. Est-ce que l’on va bien ou non ? Est-ce qu’on est optimiste ou pessimiste ? L’idée est d’enregistrer ses réponses le plus régulièrement possible et de constater les tendances sur plusieurs jours, voire semaines ou mois. Et le cas échéant, l’utilisateur pourra essayer d’améliorer sa situation en s’interrogeant sur les raisons de son mauvais état.

Certes, cette application est simple et c’est même très précisément son objectif : il faut entre cinq et dix secondes seulement pour enregistrer sa situation actuelle et c’est cette brièveté qui permet aux utilisateurs de rester réguliers. Hueman a été testé pendant plusieurs mois par plusieurs personnes et ses concepteurs ont apparemment reçu des avis unanimement enthousiastes. Pourquoi Apple voudrait-elle compliquer cette application pensée pour rester simple ?

La critique n’a d’autant pas de sens que l’App Store ne manque pas d’applications encore plus simples que celle-ci, et souvent inutiles. TUAW dresse une liste assez convaincante, à l’image de cette application qui affiche un écran blanc pour utiliser l’iPhone pour éclairer un élément, et c’est tout. Mais sans aller chercher des applications inutiles, que penser de Mr Mood ?

Cette application propose la même fonction que Hueman et le fait de façon plus simple encore — on choisit uniquement parmi cinq humeurs — depuis 2012. Mr Mood n’a non seulement pas été refusée par Apple, mais le constructeur l’a mise en avant dans ses boutiques à plusieurs reprises !

Dans ces conditions, il ne fait guère de doute que Hueman est mal tombé et que le rejet sera levé par Apple. L’éditeur incite en tout cas les personnes intéressées par le projet à partager son article sur les réseaux sociaux pour inciter le constructeur à changer sa décision.



Bitcoin : Apple chasse Blockchain de l'App Store

La firme de Cupertino vient de retirer de l'App Store le dernier portefeuille de Bitcoin. Destinée à stocker et échanger la monnaie virtuelle sur iPhone et iPad, l'application Blockchain n'est plus disponible depuis mercredi. Une disparition soudaine, sans sommation de la part d'Apple envers les développeurs.

Malgré le nombre croissant d'utilisateurs de Bitcoin, une monnaie décentralisée, la firme de Cupertino ne semble pas la porter dans son cœur. Après le retrait de Coinbase et Gliph notamment (lire : Apple déprécie le Bitcoin sur l'App Store), c'est donc au tour de Blockchain de disparaître de la boutique d'apps iOS. Selon son éditeur, "ces actions démontrent une fois de plus la nature anticoncurrentielle et capricieuse d'Apple".

Nicolas Cary, le directeur général de Blockchain.info, a reçu un email d'Apple disant simplement que l'application avait été retirée "en raison d'un problème non résolu". L'équipe de validation de l'App Store avait invoqué la règle 22.1 des guidelines pour justifier le retrait d'applications similaires :

22.1 Les apps doivent se conformer à toutes les obligations légales de tous les endroits où elles sont accessibles par l’utilisateur.

Blockchain existait sur iOS depuis environ deux ans et avait été téléchargée 120 000 fois. Ses développeurs ont lancé une pétition pour demander à Apple de permettre aux portefeuilles Bitcoin d'exister sur sa plateforme. On notera toutefois que la version OS X de Blockchain est encore disponible. Aucune information n'a été divulguée concernant une suppression prochaine de cette dernière.

Une fois de plus, la pomme ne cache pas sa méfiance à l'égard du Bitcoin, une monnaie considérée comme illégale dans certains pays. Quelques clients mobiles Bitcoin existent encore pour iOS, mais ces derniers, comme Tickers, ne permettent pas de transférer de fonds. À l'inverse, les développeurs Android peuvent créer sans problème des applications pour Bitcoin.

[Via : MacRumors]



Apple ne veut plus de suivi sans publicité

Apple a commencé à refuser les applications qui exploitent l’identifiant publicitaire des utilisateurs d’appareils iOS, mais qui n’affichent pas de publicités. Certains développeurs ont ainsi vu leurs mises à jour ou leurs nouvelles applications refusées parce qu’ils utilisaient l’IDFA (Identifier for Advertisers) alors qu’ils n’affichaient pas de publicités.

L’IDFA est un identifiant anonyme associé à chaque utilisateur et à chaque appareil. Apple propose désormais à tous les développeurs d’accéder à cet identifiant pour offrir de la publicité ciblée. Auparavant, les services publicitaires utilisaient l’UDID, identifiant unique associé à un appareil iOS qui ne change jamais. C’est toute la différence de ce nouvel identifiant que l’utilisateur peut, à la demande, non seulement masquer, mais aussi réinitialiser dans les réglages de son iPhone ou iPad.

Dans les Réglages d’un appareil iOS, section "Confidentialité" et rubrique "Publicité", l’utilisateur peut désactiver l’IDFA ou bien le réinitialiser à tout moment.

Cet identifiant est prévu exclusivement pour afficher des publicités, mais certains services, comme le suivi de statistiques fourni par Mixpanel, l’exploitaient pour d’autres tâches. Le constructeur a décidé de ne plus valider cet usage interdit par les clauses de validation de l’App Store et les développeurs doivent utiliser d’autres méthodes de suivi. Dans le cas de Mixpanel, des solutions sont d’ores et déjà proposées aux utilisateurs du service.

A priori, Apple agit dans l’intérêt de ses clients en faisant ainsi, mais TechCrunch note qu’il pourrait aussi s’agir d’un bon moyen de museler ses concurrents. Les solutions de paiement mobile, comme PayPal ou Stripe, pourraient aussi avoir recours à l’IDFA pour identifier leurs utilisateurs, mais le site se contente d’émettre cette hypothèse sans pouvoir la confirmer.

Quoi qu’il en soit, si vous développez une application et que vous exploitez l’identifiant publicitaire sans afficher de publicité, vous risquez bien d’avoir un problème avec l’équipe de validation de l'App Store.



Ecoute retirée de l'App Store par Apple

Le lecteur musical Ecoute a été retiré de l'App Store cette nuit. Marche-t-il trop sur les plates-bandes d'Apple, lui qui intègre non seulement iTunes Match et Up Next, mais aussi un gestionnaire de listes de lecture ? Une des nouveautés de sa dernière et récente mise à jour contrevient-elle aux règles écrites et non-écrites de l'App Store ?

Apple ne le dit pas, se contenant d'un simple et standard « your app has an unresolved issue and has been removed from the App Store » (« votre application est affectée par un problème non résolu et a été retirée de l'App Store »). Un flou qui irrite Louka Desroziers, qui développe Ecoute sur son temps libre : « le pire, c'est de n'avoir aucune raison dans l'immédiat ». Il dénonce « la méthode employée », il est vrai expéditive.

Suspendu à une réponse de l'équipe de validation de l'App Store, il n'exclut toutefois pas que le problème soit de son fait. De récents changements dans certaines méthodes pourraient avoir fait tiquer Apple. Dans ce cas, le retrait est un contretemps certes fâcheux et coûteux, mais seulement temporaire : une application bannie de l'App Store en septembre dernier pour des incompatibilités avec iOS 7, GTA: Chinatown Wars, y a fait discrètement son retour il y a quelques semaines.