Apple Card : on fait le point sur la carte de crédit d'Apple

Mickaël Bazoge |

Avec son Apple Card, la Pomme se lance franchement sur le marché du crédit bancaire. Cette manière de régler ses achats est très courante en Amérique du Nord et dans les pays anglo-saxons, beaucoup moins en France. Faisons le point !

Il y a peu de chances pour que vous ayez dans votre portefeuille une carte de crédit. En France, par abus de langage, on parle fréquemment de « carte de crédit », mais la plupart du temps il s’agit d’une carte de débit. Les cartes de crédit sont en revanche omniprésentes aux États-Unis et dans la plupart des pays anglo-saxons. Il n’est pas rare d’en avoir plusieurs sur soi, ce qui contraint le consommateur à une gymnastique financière parfois pesante.

Apple veut une part de cet énorme gâteau avec l’Apple Card. Conçue en partenariat avec Goldman Sachs et Mastercard, cette carte et surtout le crédit qui va derrière méritent quelques explications.

Une carte de crédit, qu’est-ce que c’est ?

Comme son nom l’indique, une carte de crédit c’est… un crédit prêté par la banque, en fonction du profil du client. La somme peut être utilisée pour tous les achats du quotidien, des courses au paiement du taxi, en passant par la chambre d’hôtel ou le billet d’avion. Ces cartes de crédit peuvent être émises par des banques, mais aussi par des entreprises et des commerces (Best Buy en propose une, par exemple).

Il peut arriver qu’un commerce ou qu’un organisme refuse un règlement par carte de crédit (c’est généralement le cas pour régler le loyer, par exemple). En plus de payer chez les commerçants ou en ligne, les cartes de crédit permettent d’obtenir une avance de fonds sous forme d’argent comptant. En fonction des banques et des cartes, des avantages peuvent être offerts comme des assurances, des rabais, un programme de fidélisation…

Évidemment, un crédit ça se rembourse : chaque mois, il faut régler tout ou partie du solde pour éviter de subir des intérêts et/ou de payer des frais supplémentaires. Le client bénéficie d’une période de grâce entre le jour de réception du relevé et la date d’échéance du paiement. Habituellement, ce délai est compris entre 21 et 25 jours durant lequel aucun frais d’intérêt n’est à payer.

Mais alors, c’est le paradis ?

Bien gérée, une carte de crédit peut effectivement être d’une aide secourable en offrant une souplesse financière intéressante. Mais bien sûr, l’enfer est pavé des meilleures intentions. Le crédit proposé par la banque n’est pas gratuit : elle impose des taux d’intérêt qui peuvent rapidement faire très mal si on ne règle pas son solde en temps et en heure.

Ces intérêts varient en fonction des banques et du profil du client, mais pour vous donner une idée, les intérêts des différentes cartes de crédit Desjardins (la plus grande institution financière du Québec) varient entre 9,9 % et 19,9 %. Il y a pire, certains organismes poussent les feux jusqu’à 30 % et au-delà.

À cela s’ajoutent des frais et des pénalités si le solde n’est pas remboursé ou si l’on dépasse le montant autorisé. Dans ce domaine, l’imagination des banques est sans limites. Il arrive également que le taux d’intérêt augmente si le client ne règle pas le montant minimum dû chaque mois.

Pour éviter de payer des pénalités sur mon solde de carte de crédit du mois de mars, je dois rembourser un minimum de 94 $ (j’essaie tant bien que mal d’essuyer l’intégralité de l’ardoise chaque mois…). Chez Desjardins, je dois rembourser au moins 5 % du total du crédit (le pourcentage peut varier).

Les avances de fonds, que l’on peut obtenir directement à un guichet automatique, sont soumises à des frais d’intérêt qui s’appliquent à compter du jour de la transaction. C’est pourquoi il vaut mieux résister à l’attrait de l’argent facile et éviter les risques d’endettement. De nombreux ménages jonglent entre plusieurs cartes de crédit, l’une servant à rembourser le solde de l’autre et inversement. Ces histoires cauchemardesques sont malheureusement légion.

Pourquoi je voudrais d’une carte de crédit alors ?

Déjà, pour bénéficier d’une plus grande flexibilité de paiement en piochant dans une réserve d’argent qui ne coûte rien… tant qu’on rembourse consciencieusement son solde. C’est également un moyen pratique pour réaliser des achats sur internet, où il arrive que seules les cartes de crédit soient acceptées.

Utiliser une telle carte à bon escient permet aussi — et c’est sans doute le plus important — d’établir un bon profil de crédit : plus la gestion du crédit est saine, meilleur sera la cote de crédit. Au Canada, le score Equifax ou TransUnion varie généralement entre 300 et 900 (aux États-Unis, le score FICO oscille entre 300 et 850). Plus cette cote est élevée, plus la réputation du client est bonne auprès des institutions financières.

Exemple de score Equifax pour un consommateur ayant une cote de 750. Image Canada.ca.

Présenter une cote de crédit élevée permet de décrocher plus facilement un prêt pour une acquisition immobilière ou pour financer l’achat d’une voiture. À l’inverse, si le pointage de crédit est dans les basses eaux, l’organisme prêteur peut refuser l’octroi d’un crédit.

Pire encore, avant de louer un appartement ou signer une embauche, le propriétaire et l’employeur ont accès à la cote de crédit. Cela peut réduire les chances d’obtenir la location ou l’emploi de ses rêves…

Est-ce que les cartes de crédit existent en France ?

En France comme ailleurs en Europe, les consommateurs utilisent une carte de débit rattachée à leur compte bancaire. En résumé, ce qu’on achète en ligne ou dans les commerces au moyen d’une carte de débit est directement débité sur son compte. Le principe de la carte de crédit est donc différent puisqu’il s’agit de réaliser des achats depuis une réserve de liquidités offerte par l’institution financière.

Pour savoir si votre carte bancaire est une carte de débit ou de crédit, c'est facile : il suffit d'y jeter un œil.

Il existe de telles cartes en France : Aurore (adossé à un crédit Cetelem), 4 Étoiles (Cofidis), Kangourou (Sofinco), les cartes des grandes enseignes (Accord pour Auchan, carte Carrefour, Casino, Cora…) et les cartes de crédit proposées par les banques. 20 % des cartes en circulation en France sont des cartes de crédit, selon nos informations.

Qu’est-ce qu’apporte l’Apple Card ?

La carte de crédit Apple Card a plusieurs mérites. Le premier, c’est de présenter clairement les différentes informations au consommateur. Wallet affiche en effet le solde de crédit, le nombre de jours restant avant de devoir rembourser le solde, ainsi que les dernières transactions effectuées.

Mieux encore, à grand renfort d’intelligence artificielle et de Plans, on peut identifier facilement le commerce où une transaction a été effectuée. Si Apple respecte cette promesse, le changement sera de taille pour les consommateurs !

Dans Wallet…
… et chez Desjardins. Au premier coup d’œil, impossible de savoir à quoi correspond ce mystérieux LCBO/RAO #0038 dans mon dernier relevé de carte de crédit (après réflexion, c’était un restaurant).

À l’instar de N26 et d’autres, Wallet affichera également l’activité de la carte de crédit sous la forme de graphiques. Apple a imaginé des couleurs par catégories (violet pour les dépenses de divertissement, orange pour les frais de bouche, jaune pour le shopping). En dehors de l’aspect ludique, cette information permettra aussi d’identifier rapidement les types de dépenses qui reviennent souvent.

L’Apple Card a un autre mérite, il n’y a aucun frais attaché : pas de frais de gestion annuelle, pas de frais non plus sur l’avance de fonds et les achats réalisés en dehors des États-Unis. La carte Apple ne prélèvera pas non plus de frais en cas de dépassement du solde autorisé, et le client qui aura oublié un paiement ne subira pas de pénalité (mais les intérêts seront plus élevés).

Les taux d’intérêts pratiqués par l’Apple Card s’échelonnent entre 13,24 % et 24,24 % (en fonction de la cote de crédit du consommateur) [MàJ le 6/08 : qui sont devenus entre-temps 12,99 % et 24,24 %]. C’est élevé ? Oui et non, en fait Apple et son partenaire Goldman Sachs sont à peu près dans la moyenne de ce qui se pratique aux États-Unis. La moyenne nationale y est de 17,67 %.

Tout le monde n’aura pas droit à une Apple Card. Pour en bénéficier, il faudra montrer patte blanche, c’est-à-dire disposer d’une cote de crédit correcte — un score de 600 devrait suffire, selon des experts. En gros, les consommateurs qui peuvent avoir une carte de crédit en général pourront aussi souscrire à Apple Card. Attention : plus la cote est petite, plus les intérêts seront élevés…

Pour aider à rembourser son solde, Apple a imaginé un outil permettant de déterminer le montant minimum à verser pour éviter de payer des intérêts.

Beaucoup d’utilisateurs de cartes de crédit aimeraient avoir ce type d’outil très simple à leur disposition.

Le remboursement du solde peut être manuel, ou automatiquement fixé à la semaine ou tous les quinze jours. Une notification préviendra quelques jours à l’avance qu’il faudra bientôt passer à la caisse.

Le programme de cashback (remise en argent), Daily Cash, est un autre aspect intéressant d’Apple Card. Chaque achat réalisé avec la carte Apple permet d’accumuler des dollars : 3 % du montant d’un achat dans un Apple Store, sur iTunes ou l’App Store ; 2 % en utilisant l’Apple Card via Apple Pay en magasin ; 1 % en utilisant l’Apple Card en titane chez les commerçants qui ne prennent pas en charge le paiement sans contact.

La somme accumulée peut être versée sur son compte bancaire, virée à un ami, ou elle peut servir à rembourser son solde de crédit. Toutes les banques proposent un programme de récompenses du même tonneau, mais ce qu’offre Daily Cash n’est pas dénué d’intérêt. Avec ma carte de crédit Desjardins, je cumule non pas des dollars mais des « bonidollars » pour rembourser des produits bancaires (assurances…). De plus, ce programme est limité à 1 % sur chaque achat.

La carte en titane Apple Card est dépourvue d’informations (tout se trouve dans l’app Wallet). Elle n’est même pas compatible avec le paiement sans contact, et pour cause : c’est l’iPhone ou l’Apple Watch qui remplissent cette fonction.

L’aspect sécuritaire de l’Apple Card a lui aussi été pensé pour être le plus efficace possible. Ainsi, le client reçoit une notification à chaque achat. Et si jamais la transaction paraît suspicieuse, l’utilisateur peut signaler un problème. Apple indique que le client ne sera pas responsable pour les frais frauduleux.

Le service client est assuré par l’entremise de Messages, 24/7. L’Apple Card a véritablement été pensée comme une carte de crédit à destination des utilisateurs d’iPhone.

Moi aussi, je veux une Apple Card !

Sur le papier, l’Apple Card présente de solides atouts. Mais elle ne sera proposée qu’aux États-Unis, à partir de cet été. Goldman Sachs, le partenaire d’Apple dans cette aventure, a laissé entendre que d’autres pays étaient envisagés.

L’institution financière, qui cherche à se faire une place sur le marché de la banque de détail, a lancé Marcus, son offre bancaire pour les particuliers, aux États-Unis et au Royaume-Uni. Le prochain pays visé est l’Allemagne. Néanmoins, rien ne dit qu’Apple ne peut pas s’appuyer sur d’autres partenaires bancaires pour déployer sa carte de crédit ailleurs dans le monde.

L’hypothèse d’un lancement prochain de l’Apple Card en France exigera sans doute du constructeur un gros travail de pédagogie pour expliquer l’intérêt de s’embêter avec une carte de crédit qui n’est pas du tout dans notre culture. Mais après tout, on ne prête qu’aux riches…

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avatar oomu | 

A terme, faudrait qu'apple se lance dans l'assurance et l'immobilier. Ainsi sa transition vers le "service" et le "gros sousous éternel" sera accomplie.

Mais cela ne m'intéresse pas, ni le business au quotidien de Nestlé.

avatar debione | 

@oomu
Tu n'es pas très efficient dans tes pensées, ils ont un appareils de production magnifique, ils nous sortirons les Green Soylent les plus fin du monde (on dit même qu'ils ne fondent pas dans la poche même si ils se plient un peu (bon faut être vraiment con pour mettre son GS dans sa poche...)), et PAF transition post-apo réussie...

avatar Sometime | 

LCBO, ne s’agirait-il pas de l’equivalent SAQ en Ontario :-) ?

avatar Osei Tutu | 

Alors que l’attention est de plus en plus appelée sur le niveau d’endettement des états et le risque de crise inhérent, il serait plus intéressant de revoir nos comportements de consommation. Mais cela est une autre histoire.

avatar battboss | 

Je tiens à préciser ma mère travaille pour sofinco et cofinoga (avocate) j’ai été plutôt éduquer à toujours faire attention à la carte de crédit (et l’AMEX est bien une carte de crédit) son travail monter les dossiers des mauvais payeurs.
Si on gère bien notre argent la carte de crédit à des avantages que la carte de débit n’a pas forcément.

Exemple : ma mère a eu droit aux cartex gratuitement de sofinco (pour Fnac) et cofinoga (pour galeries La Fayette/BHV).
Les avantages le payement est différé à chaque 5 du mois suivant.
Mais par exemple lors des jours BHV ou galeries vous avez de plus grosse remise et l’ouverture
Des soldes ce fais 1 semaine plutôt que les autres. Chaque euro dépensé avec cette même carte vous fait gagner des point de fidélité (souvent plus avantageux qu’une simple carte de fidélité).
Elle peux aussi tout payer dans dans ces même magasin en 4 fois sans frais sans création de dossier.
Elle à droit aussi à l’extension de garantie de un 1 dans les magasins partenaire.

Si au début du mois l’argent n’est pas sur le compte de l agence de crédit la somme est transformée en un crédit remboursable au condition prédéfinie.

Autre exemple mon père à toujours la carte de crédit American express Silver (KLM Air France). Chaque achat effectué avec lui rapporte des miles (encore plus si vous payer vos billets d’avion etc avec). Après tous les ans il transforme ses miles en billets d’avion ce qui fait de très belle remise quand on voyage.
Il existe plein d’autre avantage type assurance et autre sur les compagnies et filiales d’Air France.

Tout ça pour dire que très bien gérer une carte de crédit à de bons avantages en fonction de notre consommation.

Et puis oubliez pas non plus qu’avec une carte de débit (sauf électron) si vous dépassez votre solde de découvert autorisé vous payer des agios.

(Chose toute bête pour mon père son AMEX lui permet d’éviter de bloquer une somme sur compte épargne qui par principe ne lui rapporte rien).

Par contre une carte de crédit peut être aussi un vrai nid à emmerde.
Mais ma mère me répète le plus souvent l’importance est de « responsabiliser les gens ».

PS: Je m’excuse de mon orthographe catastrophique

avatar Kydix | 

Excellent article. Je comprend mieux le système au US. Au final c’est bien pratique.

J’étais avant comme beaucoup adepte du débit immédiat, puis j’ai pris une carte à débit différé (c’est d’ailleurs écris « crédit » dessus) et au final c’est bien plus pratique si on suit bien ses finances, pour quelqu’un de trop dépensier par contre ça peut vite devenir un problème.

avatar yasuo87 | 

Très sympa cet article bravo Mickaël !

avatar Antwan | 

“Il y a peu de chances pour que vous ayez dans votre portefeuille une carte de crédit. En France, par abus de langage, on parle fréquemment de « carte de crédit », mais la plupart du temps il s’agit d’une carte de débit.”

—> FAUX.

Il s’agit bien de cartes de crédit (à débit immédiat). Certaines sont à débit différé, voir les deux (IZIcarte caisse d’epargne, etc, et autres saloperies).

- Les cartes de crédit ne vérifient pas le solde du compte. Elle vérifient un “plafond” (qui souvent est source de découverts et de frais).
- Les cartes de débit vérifient le solde en direct pour autoriser ou non l’operation. Seules les néobanques en fournissent, ainsi que les maestro et visa électron.

La “carte de crédit à débit immédiat” est une spécificité franco française (ridicule d’ailleurs), instaurée par raison historique (c’était le principe de fonctionnement par défaut des cartes Bleues), et conservée car rapportant beaucoup aux banques, étant volontairement trop permissive.

avatar Paquito06 | 

Ajoutons que pour avoir construire un bon credit score, il ne faut utiliser que 20% de sa reserve de credit, la payer en temps et en heure. Un Americain moyen possede 2 à 3 cartes de credit. L’ensemble de la dette americaine du credit a la consommation est a un record de $4 Trilliard, $1 Trilliard doit etre payé chaque fin de cycle (30 jours, credit revolving lié aux cartes de credit), un plus haut. Pas belle la societe? ?

avatar Fan2ElodieFrege | 

Aucun service de conciergerie 24/7 , aucune assurance, aucun avantage rien, de la pure daube. Et en plus lié à un établissement financiers de bandits ...
Mais les prolétaires avec leur carte Apple vont se prendre pour des riches avec leur carte de CREDIT :)

avatar kman | 

Arrêtez moi si quelqu’un en a déjà parlé, mais de mon côté j’ai une carte de crédit, établie en France, avec du cash Back (1% en bons Fnac ).
C’est une carte chez Fnac, labellisée MasterCard, et dans le crédit il est géré par Sofinco .
Par contre on peut payer comptant TOUS les achats (Ce que je fais au quotidien).

avatar Gandulf | 

Comme indiqué dans l’article, on peut très bien utilisé la carte de crédit comme un débit différé en demandant le paiement automatique du solde à la fin du mois, tous les 15 jours voire à la semaine. On n’est pas du tout obligé de vivre à crédit. Ce que par contre j’ai toujours trouvé mystérieux c’est comment ces organismes se financent pour fournir gratuitement les cartes et offrir des cash backs. Uniquement par les intérêts ?

avatar battboss | 

@Gandulf

Oui les intérêts rapportent gros et puis après les organismes ont souvent des accords financiers avec des enseignes.

avatar Fan2ElodieFrege | 

Comment Goldman Sachs se fait de l'argent?
Lol. Vaut mieux pas répondre. Ça commence par "Esc" et finit par "querie".

avatar Paquito06 | 

@Gandulf

“Ce que par contre j’ai toujours trouvé mystérieux c’est comment ces organismes se financent pour fournir gratuitement les cartes et offrir des cash backs. Uniquement par les intérêts ?”

Si les banques existent, c’est parce qu’il y a des mauvais payeurs. Elles font bien entendu leur business grace aux interets! Un pret etudiant? 7% APR. (encours actuel, $1.6 Trilliard). Un mortgage ? 6% APR (encours actuel, $14 Trilliards). Une carte de credit? 13 a 25% (17% en moyenne), encours actuel, $1 Trilliard. Si tu n’a pas $500-$1,500 qui dorment sur ton compte courant, tu as des frais de gestion de l’ordre de $25/mois. Si tu retires du cash dans un ATM qui n’est pas ta banque, tu peux payer une com de $1-$4. Tu payes ta carte de credit en retard de 5min car tu vis sur la cote Ouest et que ta banque est a l’heure de la cote Est? Tu payes des penalites. Tu souscris a un pret, tu optes pour une carte de credit onereuse (et tu n’utilises pas les perks associés), y a des frais/com. Les banques de detail, ca rapporte petit, mais à l’echelle de millions de personnes, ca rapporte tres gros.

avatar battboss | 

@Gandulf

Et puis comme explique bien paquito tu as tes frais bancaires.
Mais aussi l’argent sur tes comptes rapporte de l’argent à ta banques (car cette argent elle le fait fructifier pour elle même)
Le crédit permet la consommation la consommation leur permet de prélever des frais au différent commerçant (TPE pour CB, tenue de compte etc et dépôt de leur recette sur leurs comptes bancaires etc).
Les mauvais payeurs sont une goutes d’eau dans leurs chiffres d’affaires.

avatar Paquito06 | 

@battboss

“Mais aussi l’argent sur tes comptes rapporte de l’argent à ta banques (car cette argent elle le fait fructifier pour elle même)”

En parlant de faire fructifier, les banques ont un leverage ration de 10. Pour faire simple: tu as $1,000 sur ton compte? La banque peut preter a quelqu’un d’autre $900 et ne garder que $100.
Donc une fois encore, cette formule appliquee a des millions d’Americains sur des centaines de milliers de $, ca peut rapporter gros en interet ?
Et c’est bien pire sur les marchés financiers, avec les produits derivés, la Deutsche Bank avait par exemple en 2016 un ratio de 1 pour 25: elle gerait $1.8 Trillion avec $70 Mrd. On voit vite comment les problemes peuvent arriver. JPMorgan etait a 9:1, gerait $2.4 Trillions mais avec $220 Mrd en cash. Et ouais, GS est un enfant de choeur a coté ?

avatar Max1000du35 | 

Les cartes à débit différé sont vraiment excellentes pour les retours, le paiement et le remboursement sont totalement transparents
Excepté pour Sonos qui propose un essai de cent jours

avatar kevinkoala | 

@mickaelbazoge
A voir ton relevé de compte, ont doit être voisins.... Vive le plateau Mont Royal!

avatar Mickaël Bazoge | 
Quel idiot ?‍♂️ Mais oui bien sûr ^^ Merci !
avatar debione | 

Je me demande si mon gamin dira au sien:

T'imagines cette boîte a commencé par faire des ordinateurs, incroyable non?

Tout comme Samsung était un négociant pour épicerie et fabricant de nouilles, à la fin c'est Apple qui produira des nouilles... C'est écrit...

avatar bigcat7557 | 

Merci pour cet article détaillé et très intéressant. Sur un autre site bien connu, à cause du nom de la banque partenaire, les commentaires à propos de cette carte de crédit étaient purement idéologiques ! En vous lisant j'ai appris comment fonctionnaient les cartes de crédit à l'étranger et les avantages et les inconvénients de cette Apple Card.

avatar Octopus34 | 

Merci pour ce super article. Il clarifie beaucoup de choses. Maintenant il faut patienter en espérant que cela arrive dans notre beau pays le plus tôt possible. Et dans ce cas, je serai partant sans hésiter !

avatar pth44 | 

ahaha l'escroc! (je chambre).
T'as ete achete une bouteille de vin a Ottawa a la LCBO (Liquor Control Board of Ontario) et puis c'est tout.. pas la peine de deguiser l'achat en "restaurant" ;-)

avatar diegue | 

La Mastercard FNAC est en quelque sorte une carte de crédit qui propose, comme jusqu'à fin mars, des paiements en 10 fois crédit 0%!
(Je compte en profiter pour m'acheter un Apple Watch 4 afin de remplacer ma plutôt vieille Watch 2!)

avatar reborn | 

@diegue

On va t’accuser d’être totalement irresponsable, de vivre au dessus de tes moyens etc... ?

avatar webHAL1 | 

C'est amusant, depuis quelques jours certains ici viennent nous vanter les mérites du système de cartes de crédit américain. En effet, c'est super, ça permet d'avoir des rabais sur certains achats (principe du cashback), de profiter d'offres spéciales, d'assurances, etc. Bref, que des avantages ! Apparemment, ces personnes n'ont aucun souci avec le fait de profiter d'un système qui, à l'autre bout, fonctionne sur le fait de mettre des gens sur la paille. Car, oui, pour que certains gagnent, il faut que d'autres perdent. Aux États-Unis, on ne compte plus le nombre de personnes endettées qui se font harceler par les organismes de crédit pour rembourser leurs dettes (Last Week Tonight a récemment fait une émission édifiante sur le sujet) et qui finissent parfois par se faire expulser de chez elles. Bref, un bien beau système.

avatar fifounet | 

@webHAL1

"C'est amusant, depuis quelques jours certains ici viennent nous vanter les mérites du système de cartes de crédit américain"

Qui vante ?
Adresse toi à eux plutôt que d’être dans le flou artistique.

Je n’ai vu personne vanter le système mais juste débattre dessus.

Après on peut s’opposer aux amalgames simplistes de Dinemas, debione et ne pas pour autant vanter Le système.

Vanter ça sera dire d’emblée que c’est génial pour telle raison.

Mais un esprit binaire et simpliste assimilera ceux qui nuancent avec ceux qui vantent.

avatar Valred7 | 

Donc si je comprends bien : si on rembourse bien on ne paie pas d’intérêt : l´ensemble est donc gratuit c’est ça ?

avatar battboss | 

@Valred7

En gros Oui.
Mais vous inquiétez pas ils gagneront de l’argent quand même.

avatar Paulitechnilaches | 

Z’ont du souci à se faire chez Orange bank, qui creuse déjà ses pertes

avatar geko31 | 

Aucun intérêt d’avoir une telle carte, au final on paye pareil voir plus...pour moi c’est un flop assuré d’avance.

avatar RedPanda87 | 

L’Apple Card représente ce qui se fait de mieux en terme d’intégration avec l’iPhone c’est époustouflant :) Malheureusement, nombre de services risquent d'être plus compliqué a implémenter en France. La carte à débit différé fonctionne pratiquement comme une carte de credit sur l’hexagone. En revanche vu les faibles faux d’interchange appliqués par les réseaux Visa, et MC en France, les poules auront des dents avant que le moindre système de reward soit proposé ici ^^
Par ailleurs les limites des cartes en France sont ridicules. En Amerique du Nord et Canada les cartes de credit proposent de plafonds qui évoluent avec l’amelioration de credit score. A titre indicatif, ma femme et moi avons démarré avec une limite de 2000 cad pour aller jusqu’a 50k cad 8 ans plus tard (et nous avons des revenus tout a fait normaux, nous ne sommes pas millionnaires hahahaha). Les banques émettrices des cartes et les réseaux encouragent ainsi les clients a dépenser plus et espèrent les inciter à laisser courir le credit sur plusieurs semaines, mois, etc.
Une pratique dangereuse qui plonge les nord americains et canadiens dans les galères financières est justement le remboursement d’une carte de credit a l’aide d’une autre; ou bien le remboursement d’une carte de credit a l’aide de leur ligne de crédit dont le taux est parfois autour de 5% contre les 15/25% de la carte de crédit...

avatar quietude312 | 

@Mickaël Bazoge

Pour votre relevé bancaire avec LCBO/RAO0038 pour $17.95, je pense que c'est plutôt un des magasin de vin détenu par la LCBO justement. Le monopole des alcools en Ontario ?
https://www.lcbo.com/content/lcbo/en/corporate-pages/about.html

avatar johnios | 

je vais rester avec ma carte à débit immédiat, c'est moins risqué. le jour ou j'aurai besoin d'un crédit je demanderai un credit directement à ma banque, le taux sera largement plus bas, voir nul

avatar DG33 | 

Pattes à poil... ? ? ? ?

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