Tony Fadell veut des appareils entièrement sans fil

Stéphane Moussie |

Nest n'est pas la seule activité de Tony Fadell. Le « père de l'iPod » est également président de Keyssa, une start-up de 40 personnes qui veut révolutionner le partage sans fil. La technologie de Keyssa, baptisée Kiss Connectivity, permet d'échanger un film 1080p en moins de cinq secondes en entrechoquant deux appareils entre eux, par exemple une clé USB et un ordinateur.

Le geste n'est pas nouveau, les smartphones Android équipés d'une puce NFC peuvent exploiter la fonction Beam pour faire de même, mais la vitesse de transfert est bien plus importante.

Kiss Connectivity utilise les très hautes fréquences pour partager des fichiers jusqu'à 6 Gb/s quand les deux terminaux sont à un centimètre l'un de l'autre. En comparaison, le Wi-Fi 802.11ac autorise un débit jusqu'à 1,3 Gb/s, tandis que l'USB 3.0 monte jusqu'à 5 Gb/s — l'USB 3.1 qui va arriver prochainement double la vitesse.

Pour Tony Fadell, couplée au rechargement sans fil et au Bluetooth, la technologie de Keyssa ouvre la voie à des terminaux sans aucun connecteur :

Au cours des 25 dernières années, j'ai dû me démener avec des connecteurs métalliques fragiles qui font des trous disgracieux dans des produits magnifiques. Je m'attends à ce que Kiss Connectivity soit à l'origine d'une nouvelle vague d'innovation dans le design industriel.

Un iPod capable de communiquer sans fil avec les casques avait été envisagé, mais l'équipe hardware avait mis son veto pour ne pas grever l'autonomie. Alors que les appareils prêt-à-porter apportent de nouvelles contraintes de design — qui voudrait d'un port jack ou d'un micro USB sur sa montre ? —, une technologie comme celle de Keyssa est intéressante. On peut imaginer transférer de la musique de son iPhone vers son Apple Watch (elle disposerait de 4 Go de stockage) en une poignée de secondes de cette façon.

Outre Fadell, Intel et Samsung comptent parmi les investisseurs de la start-up, mais cette dernière ne donne pas d'information sur l'arrivée sur le marché de Kiss Technology.

avatar Thom80 | 

Je me suis fait la même réflexion hier, la prochaine grande révolution dans le high-tech sera le sans fil (tv etc...)

avatar danny | 

Quel est l'intérêt de transférer de la musique de son iPhone vers son AppleWatch?

avatar RBC | 

Danny : c'est pour aller faire un jogging en musique sans amener son iPhone...

avatar showbiz787 | 

@RBC :
Sauf que l'apple watch perd le gps sans iphone in t'as pas dit :D

avatar joneskind | 

@showbiz787 :

Pas besoin de GPS pour faire du sport en salle, quel qu'il soit. On t'a pas dit ?

avatar SIMOMAX1512 | 

Tout le monde n'a pas besoin de la fonction GPS dans une montre pour courir, une fonction chrono et podomètre suffit dans bcp de cas

avatar violonisme | 

je cours , et la fonction GPS est celle qui m interresse le plus. le podometre c est bien, encore faut il une foulée relativement régulière. et en montagne, au delà des 600 m de dénivelé, j ai un peu du mal à maintenir une foulée régulière. Je pense à terme me tourner vers une montre de sport. type ambit

avatar cham | 

@violonisme :
Les Garmin forerunner sont bien faites je trouve.

avatar Hoppy | 

@cham :
Je confirme la Garmin forerunner 910XT ou encore la 920XT qui est une montre de sport mais qui se couple au smartphone pour les mails. Je l'utilise aussi pour la natation en piscine ou eaux libres.

avatar ddrmysti | 

@ violonisme :
Bah dans ce cas, je vais t'enseigner une technique révolutionnaire : acheter un produit en adéquation avec tes besoins ! Je sais, c'est tellement fou comme technique que les gens n'y pensent pas, mais on n'imagine pas le nombre de râles qu'on éviterait si, au lieu de critiquer les produits qui ne leur conviennent pas, les gens se contentaient de se diriger vers les produits qui leurs conviennent.

avatar Designer_Drugs | 

@ddrmysti :
Un commentaire censé... Ça fait du bien.

avatar patrick86 | 

"qui voudrait d'un port jack ou d'un micro USB sur sa montre ?"

Moi. Je veux un port Jack sur mon Watch.

avatar Ast2001 | 

il vaut mieux s’appairer via Bluetooth comme avec les montres Android Wear non ? Sur ces montres, on peut effectivement y copier les morceaux que l'on souhaite (ceux qui sont mis en offline via Google Music).

avatar patrick86 | 

"il vaut mieux s’appairer via Bluetooth comme avec les montres Android Wear non ?"

Pas convaincu. J'aime bien les écouteurs filaires légers et discrets.

avatar iclementb | 

@patrick86 :
Achètes un iPod Nano 6th Gen avec bracelet. Tu as attendra moins longtemps ;)

avatar danny | 

@RBC
donc pour écouter de la musique depuis la montre sur un casque bluetooth?
L'autonomie va en prendre un coup non?

avatar joneskind | 

@danny :

Le BT LE ne consomme pratiquement rien.

avatar rikki finefleur | 

Vous me mettrez un bon paquet d'ondes... :p

avatar béber1 | 

C'est sûr qu'avec ce qu'on se prend déjà de partout , ça ne va guère nous améliorer nos neurones

Mais c'est hélas la logique de fond du Wearcomputing et plus largement celle de la Micro mobile
Il suffit de voir ce qu'il se passe déjà dans le domaine des prothèses auditives.
Dans quelques années, celles-ci risquent fort bien de ne plus se réserver aux seuls mal-entendants, puisque tout un tas de fonctionnalités et services vont se greffer dessus, comme la réception téléphonique, l'ecoute musicale, les conversations à distance ( certaines pour des lieux bruyants ou pour des suivis de visites guidées comme dans des musées, etc.)
Sans oublier des fonctions comme celle des contre-fréquences pour diminuer les sons extérieurs, voire même les acouphènes, etc.

Je suis évidemment assez partagé par toute cette évolution technologique, en prévoyant les apports mais aussi les risques potentiels induits.
Disons que ce sont ces évolutions (en bien ou mal) qui m'ont incité à penser à la viabilité d'une smartwatch ou d'un terminal-bracelet autonome, pour lequel le sans-fil évolué serait roi, et les oreillettes/micro serait l'accessoire naturel dans cette logique

avatar rikki finefleur | 

@beber
Tout a fait de ton avis sur tous les points.
Et comme toi j'ai bien l'impression que l'industrie ne nous laisse pas le choix.

Cela me fait penser a des effets a long terme sur des éléments que l'on avait pas vu au départ ,
comme l’augmentation dans les populations surtout rurales des maladies comme le Parkinson et l’Alzheimer (du a priori a l’épandage )
Sans oublier , pour une population plus urbaine des effets plus proches comme celui de l'amiante et du fibro ciment. Pourtant assurée a l’époque comme faiblement nocive.
Ou bien de la montée des cancers.
Est ce que les ondes de faible portée mais de fortes puissance pourront jouer sur la santé humaine. On le saura dans des dizaines d'années. Mais tout ce sans fil me laisse circonspect.

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