Apple Plans : le dessous des cartes

Nicolas Furno |

Depuis son lancement en 2006, Google Maps ne cesse d’évoluer. On ne peut pas vraiment en dire autant d'Apple Plans qui semble progresser moins vite, notamment en matière de qualité des données, comme une étude récente le montre (lire : La stagnation des cartes d’Apple face à Google Maps).

Plans sur un iPad Pro. Cliquer pour agrandir

Pour autant, cela ne veut pas dire qu’Apple ne modifie pas ses cartes. Tout comme chez Google, il y a de petits ajustements permanents, même si l’étude souligne que ces changements trahissent souvent des confusions de données. De façon générale, la qualité des cartes conçues par Apple pose encore problème et l’entreprise va devoir mettre beaucoup de moyens si elle veut réduire son écart avec Google Maps.

Depuis un an, l’entreprise a d’ailleurs mis en place un outil de vérification des données affichées sur ses cartes. À la suite de notre précédent article sur Plans, un membre d'une équipe de travailleurs indépendants qui améliorent le service nous a fourni des informations confidentielles. En quoi consiste son travail ? Comment Apple entend améliorer Plans ? Voici un aperçu du dessous des cartes.

Plans amélioré par des freelances payés à la tâche

Pendant longtemps, Apple a fait confiance à ses propres employés pour améliorer ses cartes. Certains vendeurs en Apple Store étaient formés pour se déplacer dans leur ville et améliorer certains points, comme le nom des quartiers. C’était une approche intéressante au lancement pour améliorer rapidement les données, notamment autour des Apple Store, mais elle ne pouvait pas suffire pour le monde entier.

Extrait de la formation délivrée aux employés des Apple Store chargés d’améliorer les cartes de Plans à son lancement. Cliquer pour agrandir

D’après nos informations, ce programme n’a pas totalement disparu, mais il n’est plus vraiment actif et probablement sur la voie de sortie. Le portail interne est toujours disponible et l’app spécifique qui permettait de remonter les données peut toujours être téléchargée par les employés qui participaient au programme à l’origine. Néanmoins, le constructeur n’accepte plus de nouveaux venus et ne forme plus personne.

À la place, Apple a mis en place un programme systématique et qui ne dépend plus de ses vendeurs. Ni même de ses employés en fait, puisque TryRating, la plateforme qui est utilisée, est pensée pour être exploitée par des travailleurs indépendants. En France en tout cas, c’est une entreprise spécialisée dans le travail à domicile qui a obtenu le contrat.

C’est ce sous-traitant qui se charge ensuite de recruter des freelances et de les former pour utiliser la plateforme conçue par Apple. Ce n’est pas un emploi à plein temps, mais un travail payé à la tâche, avec des limites très claires dans le contrat : impossible de travailler plus de vingt heures par semaine, pour un maximum de 600 tâches par semaine. Chaque tâche est payée 54 centimes et il faut en moyenne deux minutes pour la terminer. Il s'agit en fait d'une plateforme similaire au Mechanical Turk d'Amazon, où des centaines de milliers de petites mains à travers le monde réalisent des micro-tâches pour quelques centimes.

L'activité n'est pas continue, il peut y avoir des périodes de disette. Les tâches arrivent par lot, quelques centaines ou quelques milliers à la fois. Tous les travailleurs s’en chargent alors en fonction de leur disponibilité et dans la limite des règles imposées. Depuis le lancement du système en août, notre informateur a eu 9 000 tâches à effectuer, un chiffre anormalement bas qui s'explique par les ajustements de TryRating tout au long de l’année sur lesquels nous reviendrons.

Apple veut s’assurer de la pertinence des résultats de Plans

Au juste, en quoi consiste une tâche ? Les travailleurs doivent valider les résultats de recherche présentés par Plans. Apple soumet aux testeurs les termes recherchés et les résultats ou suggestions de l’app, ainsi que le contexte : la position de l’utilisateur et surtout ce qui était affiché sur son appareil au moment de la recherche (les données sont évidemment anonymisées).

L’interface de TryRating mise au point par Apple pour vérifier les résultats de recherche dans Plans. Ici, on a un exemple type d’une tâche de vérification : l’utilisateur a cherché « mc donalds » et Plans affiche dix résultats. Cliquer pour agrandir

Le travail consiste à vérifier ces résultats de recherche sur deux points : sont-ils pertinents par rapport au contexte et les informations sont-elles factuellement correctes ? La réponse est parfois extrêmement simple et une dizaine de secondes peut suffire. C'est le cas par exemple quand un utilisateur cherche « Allemagne » et que Plans affiche le pays comme résultat. Dans d’autres cas, il y a une dizaine de résultats et il faut alors les vérifier un à un, ce qui peut prendre plus de vingt minutes.

On ne connaît pas les critères pour qu'une recherche effectuée par un utilisateur sur son iPhone se transforme en tâche sur TryRating. Peut-être s'agit-il d’une sélection aléatoire, ou alors de recherches qui ont été immédiatement suivies d’une autre requête, ce qui indiquerait que les premiers résultats n’étaient pas satisfaisants. Les utilisateurs ont aussi la possibilité de signaler un problème depuis l'application. Notre informateur nous a indiqué qu’il traitait fréquemment des lots ou des séries de résultats autour d’un même lieu ou d’un même thème. Une chose est sûre, les recherches vérifiées sur TryRating ne sont qu'une infime partie de la totalité des recherches effectuées.

Pour vérifier la pertinence et la qualité des données, Apple embauche des travailleurs dans le monde entier. Notre informateur étant Français, il s’occupe de recherches réalisées sur des iPhone et iPad d’utilisateurs français, ou bien de recherches effectuées en France. Cela veut dire qu’il peut avoir des résultats de n’importe où dans le monde en français, ou en France dans n’importe quelle autre langue.

Un guide précis pour vérifier les résultats

Comment juger de la pertinence d’un résultat dans un cadre aussi large ? Apple a mis au point au cours de l’année passée une série de règles, des guidelines qui doivent guider tous ceux qui améliorent les données. La version en cours est un long document de 200 pages qui décrit très précisément comment évaluer les résultats de recherche.

Extrait de la table des matières des règles édictées par Apple pour TryRating. Cliquer pour agrandir

Le principe de base est toujours le même : chaque travailleur doit vérifier la véracité et la pertinence des résultats affichés par Plans, après une recherche effectuée par un utilisateur. Il s’agit à la fois de corriger les éventuelles erreurs factuelles, que ce soit un lieu mal placé sur la carte ou bien une adresse incorrecte, et de juger la qualité des résultats.

Pour ce dernier point, la position de l’utilisateur et ce qui était affiché sur son écran au moment de la requête entrent en ligne de compte. C’est le premier élément édicté par ces règles de conduite : la distance entre la géolocalisation du terminal et les résultats est un critère essentiel. Pour prendre un exemple, si vous êtes en France et que vous cherchez « Brest », vous voulez sans doute le port breton plutôt que la ville biélorusse.

Pendant longtemps, Plans refusait de trouver le Brest breton quand on ne précisait pas le pays et envoyait à la place en Europe de l’est (gauche). Google Maps a toujours affiché le « bon » résultat (droite). Depuis cette capture d’écran réalisée en 2013, Apple a corrigé le tir. Cliquer pour agrandir

C’est pour cette raison que les requêtes de Plans sont associées à un contexte géographique. Les petites mains de TryRating voient les termes recherchés et les résultats affichés sur la carte, mais aussi un carré gris qui indique le viewport, dans le jargon technique. En clair, c’est ce qui était affiché à l’écran de l’utilisateur au moment où il a fait la recherche, étant entendu que les résultats doivent être différents selon que l’on « regarde » la Californie ou la banlieue parisienne. Si l’appareil de l’utilisateur était dans la zone, une icône indique aussi sa position, mais ce n’est pas systématiquement le cas.

Pour juger de la pertinence d’un résultat, Apple a essayé de laisser le moins de place possible au jugement personnel. Si les guidelines comptent 200 pages, c’est précisément parce que les règles sont aussi exhaustives que possible. L’entreprise a essayé de couvrir tous les cas de figure et toutes les questions qui peuvent éventuellement se poser lors de l’évaluation.

Parmi tous les critères que les testeurs doivent juger, il y a l’intention de l’utilisateur et la pertinence des résultats par rapport à cette intention. Plusieurs niveaux ont été définis par Apple, de « navigational », qui correspond au meilleur résultat, jusqu’à « bad » pour les lieux qui ont été suggérés à tort par l’application. Ce graphique doit aider à déterminer quelle réponse choisir pour chaque résultat.

Est-ce que les résultats sont pertinents par rapport à l’intention de l’utilisateur ? Ce graphique doit aider les employés à le juger. Cliquer pour agrandir

Il y a toujours une part de jugement subjectif malgré tout et c’est probablement pour cette raison qu’Apple fait appel à des humains plutôt qu’à une intelligence artificielle. Néanmoins, le document essaie de tenir compte du maximum de cas de figure et de cas particuliers pour établir des évaluations homogènes. Ainsi, la distance entre l’utilisateur et le résultat est un élément important, mais le degré d’importance du lieu à l’échelle locale, nationale ou mondiale compte aussi.

Voici l’un des exemples utilisés par Apple : une recherche depuis l'État du Massachusetts pour « Machu Picchu ». Plans suggère deux résultats : le haut-lieu historique péruvien et un restaurant de Somerville, dans la banlieue de Boston. Le premier est si connu qu’il est considéré comme le meilleur résultat, mais l’adresse locale est également pertinente dans ce contexte. Naturellement, la même recherche effectuée depuis la Belgique aurait refusé la deuxième suggestion.

Outre la distance, l’importance objective de chaque lieu entre en ligne de compte. Cliquer pour agrandir

Parmi tous les cas évoqués par le document, il y a des lieux qui contiennent d’autres lieux intéressants, comme une boutique au sein d’un centre commercial. Comment juger de leur intérêt ? Cela dépend de l’importance et de la rareté des lieux. Apple donne plusieurs exemples : si un utilisateur cherche le nom d’un aéroport, Plans peut afficher un terminal et le résultat sera jugé acceptable ; en revanche une boutique spécifique à l’intérieur sera considérée comme trop précise.

Exemple avec la recherche « Val d’Europe », un centre commercial. Le meilleur résultat est le centre lui-même, mais les commerces importants à l’intérieur sont acceptés également. En revanche, les toilettes du centre sont un mauvais résultat. Cliquer pour agrandir

Les guides évoquent aussi la différence entre une ville et un État, ou bien encore entre une rue et un arrêt de bus qui porte le même nom. En fonction de la position de l’utilisateur et de ce qui était affiché sur l’appareil au moment de la recherche, mais aussi de l’importance de chaque résultat, un lieu sera jugé différemment. Voici quelques exemples qui guident ceux qui travaillent sur Plans :

La même recherche donne des résultats plus ou moins bien notés, ici pour des lieux et des stations de transport en commun. Seule la station Piccaddily Circus à Londres est suffisamment connue pour être aussi bon que la place du même nom. Les autres résultats sont jugés uniquement acceptables. Cliquer pour agrandir

Il s'agit seulement d'une poignée d'exemples représentatifs, le guide en contient de nombreux autres et les freelances sont formés avant de commencer avec plusieurs cas d’école. Sur ce point, une part de subjectivité reste inévitable et c’est pourquoi les tâches complétées sont vérifiées de manière aléatoire par des responsables. Il ne s’agit a priori pas plus d’employés d'Apple, mais ils ont certainement reçu une formation plus complète encore.

Tous les moyens sont bons… y compris Google Street View

Apple paye les freelances pour deux choses : juger de la pertinence des résultats en fonction de la recherche et du contexte ; vérifier la véracité des informations affichées. Tous les lieux présentés sur une carte doivent être vérifiés et corrigés le cas échéant, que ce soit un nom de lieu mal orthographié, une position GPS incorrecte ou une erreur dans une adresse.

Street View sur un iPad Pro. Cliquer pour agrandir

Les guidelines proposent là aussi une nomenclature complète pour juger le nom de chaque lieu. Par exemple, un nom peut être jugé « correct », « partiellement correct », « faux » ou « invérifiable ». En fonction des cas, le document précise s’il faut juger un nom correct (« Apple » au lieu d’« Apple Confluence »), partiellement correct (« McDonalds » au lieu de « McDonald’s ») ou faux (« UPS » au lieu d’« USPS »). Une faute d’orthographe est jugée différemment dans le cas du fast-food, puisqu’il n’y a aucun doute, alors qu’UPS et USPS sont deux entreprises différentes.

La catégorie associée à chaque résultat et l’adresse postale de chaque lieu sont aussi vérifiées systématiquement. Tout est scruté et tout doit être validé, du pays au nom de la rue, en passant par le code postal et le numéro. Comment vérifier et éventuellement corriger ? Tous les moyens sont bons et les vérifications font souvent appel aux sites officiels des commerces ou des lieux quand c’est envisageable. Dans chaque pays, le service postal local sert de preuve pour vérifier que les adresses sont correctes.

Mais dans certains cas, il faut une preuve visuelle sur le terrain. La vue satellite fournie par Apple peut servir à vérifier qu’un centre commercial est bien placé. Parfois, c’est Street View, le service de Google, qui vient en aide pour prouver qu’un lieu est mal placé. Dans cet exemple, la preuve apportée est ce lien où l’on voit que l’adresse postale ne correspond pas au camping de la base de données d’Apple.

Extrait de la formation donnée aux vérificateurs avant de leur confier des tâches. Sur cet exemple, la requête est ambiguë et le résultat est jugé potentiellement pertinent, mais le point d’intérêt n’est pas placé au bon endroit et c’est Street View qui le prouve. Cliquer pour agrandir

Apple dépend donc en partie d’un service de Google pour améliorer ses propres données, même si ce n’est qu’un dernier recours. On voit en tout cas l’avantage apporté par Street View : les photos de chaque rue ne sont pas seulement pratiques pour les utilisateurs, elles sont aussi un bon moyen pour améliorer les données.

Après avoir travaillé pendant un an sur ces règles, Apple va maintenant pouvoir soumettre davantage de tâches de vérifications. D’après notre informateur, le travail devrait reprendre dans le courant du mois du juin avec un nouvel outil et des règles à jour. Est-ce que l’on verra ensuite un progrès dans les résultats de recherche de Plans ?

En attendant de pouvoir le vérifier, on constate que les deux entreprises utilisent des méthodes très différentes pour faire progresser leur service respectif. Google tire énormément parti du crowdsourcing : la firme a créé une communauté d'utilisateurs enrichissant volontairement Google Maps. Et même si vous n'êtes pas un « guide local », l'entreprise vous pousse à améliorer son service depuis son application dédiée, son moteur de recherche générique et même tout le web via ses CAPTCHA.

L'approche d'Apple, qui consiste à payer des sous-traitants pour faire vérifier ses cartes par des travailleurs du web, est plus conservatrice. Ces petites mains, elles sont plusieurs centaines pour le marché français, selon notre informateur. Google, lui, peut compter sur ses millions d'utilisateurs.

image de une : JD Hancock (CC BY 2.0)

avatar Rom 1 | 

Article intéressant merci.

Apple a les moyens financiers de rattraper Google mais pas sûr que ce travail de tâcheron suffise. Sans une fonctionnalité de type Street View, il sera difficile pour moi de prendre au sérieux la proposition d'Apple. Sans oublier le vide des cartes où le nombre de POI est famélique.

avatar webHAL1 | 

@Rom 1 :

Je suis d'accord. Je ne pense pas que l'approche d'Apple soit suffisamment "extensible". Sans doute peut-elle fonctionner dans les pays où la Pomme accepte de mettre suffisamment de ressources, comme par exemple les U.S.A. ou la France (et encore, on sait que Plans comporte de nombreuses lacunes dans ceux-ci...), mais il ne me paraît pas imaginable d'avoir des équipes suffisamment importantes pour mettre à jour les données dans des régions plus reculées.

En tout cas, merci à MacG pour cet article très intéressant !

Cordialement,

HAL1

avatar fousfous | 

Bah en gros la technique de Google n'est pas compliqué, ils te font travailler contre ton grès gratuitement... On ne peut même pas refuser de faire les captcha pour Google...

avatar byte_order | 

> ils te font travailler contre ton grès gratuitement...

Ah ?!
J'aimerais bien connaitre les détails aboutissant à cet avis.

avatar fousfous | 

@byte_order

Bah quand tu remplis un captcha tu aides Google à développer ses son IA de reconnaissance des objets. Et donc clairement c'est très travailler contre ton grès sans rémunération.

avatar en ballade | 

Pres a tout pour faire du Google bashing toi. Plans est nul admet le

avatar r e m y | 

@fousfous

"...contre ton grès.."
moi j'ai résolu le problème en mettant du marbre partout

avatar zoubi2 | 

Monsieur r e m y n'aime pas la cathédrale de Strasbourg ?

avatar Bigdidou | 

@r e m y

'"...contre ton grès.."
moi j'ai résolu le problème en mettant du marbre partout"
Tu es fier de toi ?
:D

avatar _Teo_ | 

@fousfous

N'importe quoi... 🙄
Le captcha n'aide pas l'IA à reconnaître des objets !
Ce à quoi tu fais référence est une version datée du captcha dans laquelle il n'y a même pas d'IA.
Le captcha le plus récent c'est une IA qui analyse les mouvements du pointeur et qui décide si c'est humain ou pas. Il n'apprend pas à ce moment là, il a déjà appris dans les laboratoires des un environnement contrôlé et surtout protégé ! (J'allais dire de la connerie, mais il serait plus juste de dire de la malice humaine aka des "méchants")

avatar byte_order | 

1) personne n'est obligé de "remplir" un captcha. Il suffit de ne pas le faire.

2) les réseaux neuronaux chez Google savent depuis longtemps déjà reconnaitre des chiffres, des lettres et des objets dans des photos, Google n'a clairement pas besoin de "faire travailler contre leur gré gratuitement" les internautes pour cela.

3) les personnes qui se plaisent à enrichir les bases de connaissances de Google ayant à chaque fois le choix de ne pas le faire, je vois mal comment on peut parler de "travail" et encore moins de "contre leur gré". C'est du bénévolat. Et comme tout bénévolat, c'est basé sur le volontariat et c'est non rémunéré, par définition.

avatar Ios_What a joke | 

C'est fousfous tu sais. Au moins il porte bien son pseudo 😁😁

avatar P-AAAA | 

Question un peu hors sujet mais pensez vous que pour arrondir les fins de mois ( je suis étudiant ) ce que propose Amazon peut être intéressant ?!

avatar Guillaume06 | 

@P-AAAA :
De quoi s'agit-il ?

avatar Mickaël Bazoge | 
De ça : https://www.mturk.com/mturk/welcome. Je ne sais pas si c'est dispo en France, où c'est plus compliqué en raison du statut (salarié ? Auto-entrepreneur ?).
avatar zoubi2 | 

Attention... Attention...

Un extrait de : https://fr.wikipedia.org/wiki/Amazon_Mechanical_Turk

"Les travailleurs (turkers)8 qui travaillent à la tâche. Ils seraient entre 15 000 et 43 0009. Ils décident, en fonction des conditions posées par des commanditaires, quelles tâches effectuer pour être rémunérés. Parmi eux, 20 % considèrent AMT comme leur source de revenu primaire, 50 % comme leur source de revenu secondaire. 20 % des travailleurs passent plus de 15 heures par semaine sur AMT, et contribuent à 80 % des tâches. Le salaire horaire moyen observé ne dépasse pas les 2 $10. Par ailleurs, en l’absence de possibilité de formation visant à les familiariser avec le service, un important « travail caché », d'apprentissage et supplémentaire aux HITs, est réalisé par les travailleurs11. Ils sont considérés comme des travailleurs indépendants."

À ma connaissance, ce sont des autoentrepreneurs.

Encore une ubérisation de merde, quoi.

avatar Ios_What a joke | 

oh un chauffeur de taxi qui a payé sa licence plein pot alors qu'elle est gratuite et qui n'a plus de client parce que la concurrence fait mieux. Pauvre choux😗

avatar P-AAAA | 

@Guillaume06

Les petites taches rémunérées par Amazon

avatar retlamac | 

Moi en tout casppur le moment, je reste sur google maps! J'ai essayé plusieures fois Plans mais je finis toujours par revenir a google maps...

avatar dumas75 | 

Il y a du boulot pour rattraper Maps ! :(

avatar en ballade | 

Ca faïd 4 ans que les trajets en velo existe sur maps et plans n est meme pas foutu de le faire.

avatar fousfous | 

@en ballade

Et à pied et à vélo c'est la même chose hein...

avatar r e m y | 

@fousfous

Euh.... tu dois pas beaucoup faire de vélo pour dire ça!

Les pistes cyclables sont, pour certaines, interdites aux piétons, quant aux rues piétonnes, elles sont généralement interdites aux vélos.
Enfin, un piéton peut prendre une rue à contre sens alors que ce n'est pas toujours autorisé aux vélos.

Quant un temps de parcours, à pied ou en vélo, ça n'a rien à voir.

avatar fousfous | 

@r e m y

Des rues piétonnes interdit au vélo? J'ai jamais vu ça! C'est mixe justement
Si tu peux faire un trajet en vélo tu peux le faire à pied, et vice versa.

avatar _Teo_ | 

@fousfous

C'est une blague ou quoi ?
Heureusement que dans la vraie vie c'est pas ce que tu décris... Ou peut être dommage j'en sais rien...

avatar webHAL1 | 

@fousfous

Sérieusement, vous n'avez jamais vu ce panneau ?
http://www.lievreoutortue.com/wp-content/uploads/2011/06/Non-au-velo-3.jpg

avatar Ios_What a joke | 

Mais il est *** c'est pas possible. Par définition un cycliste n'est pas un piéton... Incroyable ce fousfous.

avatar Bigdidou | 

@fousfous

"Si tu peux faire un trajet en vélo tu peux le faire à pied, et vice versa."
Pas du tout. Le vélo est un véhicule soumis au code la route. Il n'a rien à faire sur un trottoir et sauf mention spécifique sur une zone piétonne.

avatar BebMac | 

@fousfous

Mais non !

avatar byte_order | 

@fousfous
> Et à pied et à vélo c'est la même chose hein...

Quand on en vient à dire n'importe quoi pour défendre coûte que coûte...

avatar alan1bangkok | 

Plans , ca vaut pas un coup de cidre .  a voulu jouer à qui à la plus grosse .
Perdu

avatar xDave | 

@alan1bangkok

Maps a surtout plusieurs années d'avance.

avatar alan1bangkok | 

@xDave

Et les gardera....

avatar xDave | 

De mon avis il manque surtout une API web qui permettrait d'utiliser Plan sur son site, et notamment de l'alimenter en POI (boutiques, évènements, etc). L'article ne mentionne pas ce point pour sources de données Google qui est pourtant très important.
Par exemple de nombreux sites s'appuient sur GMaps pour afficher des lieux liés à leur activités et vont même les corriger comme par exemple un Conseil Général ou un Office de tourisme voire une chaîne de magasins.

avatar byte_order | 

Qu'on puisse utiliser un service qui coûte de l'argent à Apple sans avoir forcément acheté quoi que ce soit à Apple ?

Cela n'arrivera jamais. Oubliez.

avatar Ios_What a joke | 

Bien dit😅😅😅😅🤑🤑🤑🤑

avatar Marino | 

@byte_order

Euh... Ca existe quand même un peu. On peut créer un compte Apple, sans aucun matériel Apple, et utiliser gratuitement la version iCloud d'iWork...

avatar bompi | 

De temps à autre je fais un test avec les Google Maps et (Apple) Maps. C'est toujours des trucs simples et de base : la carte de l'endroit où je me trouve et un petit calcul d'itinéraire, ou la recherche d'un endroit précis.
Invariablement, c'est Google qui gagne : plus précis, plus rapide.

Et je n'utilise donc que les fonctions de base, n'étant pas intéressé par tout ce qui encombre la carte (en général je sais où je veux aller et n'ai pas besoin qu'on m'indique ce qu'il y a autour de moi).

avatar Kriskool | 

Pourquoi certains parcs ou espaces verts sont il colorés en vert et pas d'autres ?

avatar byte_order | 

D'après un commentateur, c'est "juste" une question de couleur différente, faut pas s'en formaliser
^_^

avatar NEWIPHONE76 | 

Apple aurait dû racheter HERE et aurait comblé immédiatement son retard 🤔

avatar byte_order | 

Vu que Apple s'alimente chez Nokia (mais pas que) pour sa cartographie, j'en doute.

avatar NEWIPHONE76 | 

@byte_order

Here était à vendre : un consortium allemand l'a rachetée donc ça aurait été possible.

avatar bossdupad | 

Apple a clairement été trop ambitieux avec ce projet de se séparer des cartes de Google. C'était une erreur stratégique car ça a été fait trop tôt. J'ai essayé plusieurs fois plan et bien qu'il s'améliore, il est à des années lumière de Google Maps et je pense qu'il n'est malheureusement pas près de le rattraper.

Le problème c'est que Apple reste Apple et Apple n'admet que très rarement ses erreur. CarPlay et le verrouillage sur Apple Maps uniquement en est la preuve... Apple persiste et signe son erreur en faisant ça.

avatar vlsf1 | 

Article très intéressant qui met en lumière le problème d'Apple Plans: "Ainsi, la distance entre l’utilisateur et le résultat est un élément important, mais le degré d’importance du lieu à l’échelle locale, nationale ou mondiale compte aussi."

Récemment j'ai un ami qui m'annonçait qu'il partait vivre à Laval et je ne savais pas vraiment où situer cette ville. J'habite à Toulouse et ça m'a proposé un pattelin ou un lieu dit à une trentaine de kilomètres... Google m'a propose la "vraie" ville de Laval... en général, Google est largement meilleur pour ça. Et il y a des exemples bien pires et pas cohérent, où en cherchant une rue à 10km de chez moi, ça me propose des choses an l'autre bout de la France...

avatar Changi | 

Je vous conseille de faire le petit test suivant.

Ouvrez Plans, demandez Gao, Mali : le plan est là, mais il n’y a que 2 ou 3 noms de rue. Décevant ?

Faites pareil sur Google Earth : idem ! Les rues ont des noms bien sûr, mais ils ne sont inscrits nulle part ! Ce sont des noms pratiques : « la rue où on trouve… » Le reste est administratif : il n’est donc pas vraiment utile dans la vie quotidienne.

Un petit plus pour Google Earth qui donne le lieu où trouver diverses ONG qui se sont sans doute inscrites elles-mêmes. Pas vraiment utiles, et bien sûr les photos d’internautes, les ajouts des utilisateurs, dont en ces régions dangereuses, il convient de se méfier.

Pas de « Google Street » : les images sont même de très faible résolution. Mais Apple a retravaillé les contrastes, ce qui est important dans une ville où les rues sont en terre et les maisons aussi : la lisibilité est accrue.

Dans ce match, sur un coin paumé dans un pays très pauvre, secoué par le terrorisme, Apple gagne d’une courte tête, car Google Earth en proposant des informations « poudre aux yeux » a confondu le beaucoup et le n’importe quoi. À Gao, ce qui importe est de savoir où sont les ambassades, l’hôpital et l’aéroport : le reste perturbe même la lecture.

avatar Guillermo | 

Par contre le nombre de fois ou plans m'a donné des résultât aux Etats unis alors que je recherchais un truc en France. Et que j'étais en France. Me fais penser que c'est verificateur cest de la poudre aux yeux. Pour une erreur de une lettre avoir des résultats a los angeles. Alors que tu chercher une ruelle du vieux nice. Cest un foutage de gueuele.

avatar rospedia | 

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