Premier recul pour le marché de la musique dématérialisé

Stéphane Moussie |

Le Syndicat National de l'Edition Phonographique (SNEP) a dévoilé récemment les résultats du marché de la musique pour le premier trimestre 2013. Des résultats qui sont très décevants avec, pour la première fois, une baisse des revenus numériques.

Il s'agit d'un coup d'arrêt important pour le marché de la musique. En 2012, la croissance des ventes de musique dématérialisée était plus forte que la chute des ventes sur support physique (lire : Un quart du marché français de la musique est dématérialisé). Début 2013, à l'instar du marché physique (- 7,3 %), le marché numérique a aussi régressé (- 5,2 %) en atteignant 30,9 millions d'euros.

Le SNEP explique cette baisse par deux phénomènes. D'une part, le syndicat souligne « une opération spéciale réalisée en 2012 par une major et non renouvelée en 2013 ». Nous avons contacté le SNEP pour savoir de quelle opération il s'agissait — on peut néanmoins d'ores et déjà écarter la funeste Carte musique qui n'a jamais connu le succès et n'était pas réservée à une major. [MAJ 05/06] : le SNEP nous a répondu que cette opération spéciale était une opération de « brand partnership entre une major et une marque, avec un gros volume de premiums ».

D'autre part, l'arrêt des paiements de YouTube, qui était en conflit avec la SACEM jusqu'au mois d'avril, est mis en avant.

Le SNEP assure que sans ces deux événements, le marché numérique aurait été stable. Toujours est-il que l'organisation reconnait que « les revenus du streaming audio par abonnement peinent à décoller » (+ 2 % sur un an) et que « le chiffre d’affaires des plateformes de téléchargement évolue faiblement ».


Évolution du chiffre d'affaires des plateformes de téléchargement - clic pour agrandir

La structure des ventes numériques n'a quasiment pas bougé d'une année sur l'autre avec 53 % de téléchargement, 27 % de streaming par abonnement et le reste de téléphonie mobile et de streaming financé par la publicité.

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avatar jmquidet | 
Justement aucun ! Mais à chaque fois que l'industrie du disque s'est cassé la gueule on a eu droit à des taxes sur les disques durs.
avatar jarno24 | 
Pour financer des bouses.
avatar Darkpoze | 
@Johnny B. Good Tout à fait :)
avatar eipem | 
@Johnny B. Good : Beh rien à ajouter quoi... +1
avatar thEV4Nne | 
Idem, je pense que l'opération « spéciale » concerné la sortie des Beatles sur iTunes !
avatar Hellix06 | 
@Rikly Oui. Et que dire de l'absence de spontanéité de la musique qu'on nous serine... Joe Cocker , Renaud, Béranger, Brel, Alice Cooper, les Dubliners, Woody Guthrie, Dylan, n'auraient pas pu faire ce qu'ils ont fait s'ils avaient commencé dans les 80's. Trop alcoolisé , faux,révolutionnaire,moche, inquiétant, folklorique,pauvre,sinueux...
avatar Pax | 
Les chiffres publiés ne m'étonnent qu'à moitié. Quand on voit qu'un Album en dématérialisé coute plus cher que le même album en CD (physique) faut pas chercher trop loin. On encourage pas du tout les consommateurs potentiels à acheter la musique dématérialisé.
avatar alexis68 | 
La crise est passée par là, voilà pourquoi les ventes sont en baisse. Cela dit, le niveau moyen de la musique actuelle étant proche du niveau zéro de la médiocrité, il n'est pas surprenant de voir les dites ventes baisser. Messieurs les dénicheurs de talents musicaux, reprenez donc votre bâton de pèlerin, et aller nous trouver les futurs Beatles des années 2010, je suis sûr que les ventes remonteront.
avatar eipem | 
Donc si j'ai bien lu YouTube/Google ne paye pas les droits à la SACEM mais continue de balancer des pubs à gogo ? Dire qu'il y a des gens pour défendre cette boîte...
avatar ylgmac | 
C'est parce qu'il n'y a pas assez d'émissions dénicheuses de stars --- ok je sors Non sans déconner on a tous autour de nous des familles qui galèrent et tout augmente sauf le portefeuille, au bout d'un moment faut plus s'étonner , et ça fini tôt ou tard par toucher ces gros salaires qui se sont trop habitué à vivre dans l'hyper luxe ! Désormais il faut redescendre de l'arbre, nous on était sur terre, et maintenant on sera bientôt sous terre pour certains, alors venez messieurs dames il y a de la place pour tout le monde et vous verrez qu'en bas (et c'est bien connu) on SAIT PARTAGER NOUS !!!

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