StopCovid : Cédric O ne regrette (presque) rien

Mickaël Bazoge |
Crédit : Tamaya20, CC BY-SA 4.0,

Avec ses 2,3 millions de téléchargements, StopCovid n'a pas été la réussite espérée par le gouvernement. Au relevé du 25 août, l'application de suivi des contacts comptait 1 514 personnes ayant signalé un diagnostic positif, et 93 notifications de contacts à risque.

Un « crash industriel » selon des membres de l'opposition, que Cédric O, le secrétaire d'État au Numérique, ne regrette pas. « Est-ce que je regrette de l'avoir fait ? Non. Je pense que si nous ne l'avions pas fait, tout le monde nous en aurait fait le reproche », assume-t-il, bravache, au micro de France Culture.

Le lancement d'iOS 13.7, avec la fonction Exposure Notification Express qui facilite le travail des autorités sanitaires, ne sera pas plus l'occasion pour Cédric O — qui a porté le projet à bout de bras — de revoir sa copie. « Est-ce qu'il fallait le faire ? Oui. Est-ce qu'il fallait le faire de la manière dont on l'a faite, c'est à dire indépendamment d'Apple et de Google ? Je le crois profondément », explique le secrétaire d'État.

D'ailleurs, je trouve complètement fou que personne ne trouve rien à redire aujourd'hui qu'Apple et Google généralisent (en dehors de la France) leur système de traçage des contacts à tous les pays. Nous ne savons rien de ce qui se passe dans les couches sous-jacentes.

Cette « boîte noire » décrite par Cédric O n'existe pourtant pas. Apple et Google ont livré une documentation complète dès le départ, et puis n'importe qui peut jeter un œil sur le code l'API Exposure Notification, disponible en open-source… Certes, il faut reconnaitre que l'attente a été longue, le code n'étant réellement disponible que depuis le 23 juillet.

Cédric O en convient : « On peut faire plein de reproches [à StopCovid], mais vous avez la Cnil et vous avez le comité spécial qui ont ouvert le capot et qui peuvent dire si c'est bien ou pas bien. On peut trouver tous les défauts du monde à StopCovid, mais le fait qu'Apple et Google aient imposé leur solution sur un sujet sanitaire à l'ensemble des pays — sauf la France — je pense que ça mérite qu'on le dise ». Sur le plan de la souveraineté numérique de la France, le secrétaire d'État reconduit dans ces fonctions sous le gouvernement de Jean Castex, ne varie donc pas d'un iota.

Il y a bien une chose que Cédric O regrette : « Est-ce que ça marche ? Techniquement, il n'y a pas de problème. Est-ce que les Français l'ont suffisamment adopté ? Insuffisamment » reconnait-il. « Peut-être que nous aurions dû être plus pédagogue, qu'on leur dise que quand on ferme le smartphone l'application continue de fonctionner. Peut-être que nous aurions dû accentuer la communication, car ce qu'on voit dans les études c'est que les gens ne comprennent pas très bien à quoi ça sert ». En d'autres termes, l'insuccès de StopCovid est donc dû… aux gens. Pas sûr que cette défense tienne le choc très longtemps face aux contempteurs de l'application.

Mais il le martèle : « Je ne regrette pas de l'avoir fait indépendamment d'Apple et de Google ». Mais « est-ce que la situation actuelle me satisfait ? Non plus ». Cédric O soulève un point intéressant : le fait que StopCovid ait été un échec — il le reconnait à demi-mots — ne doit pas, selon lui, être un « contre-exemple pour d'autres solutions technologiques dans des situations sanitaires. On aurait tort de se servir de ces outils. Les difficultés de StopCovid ne doivent pas nous empêcher de continuer à innover ». Sous entendu : la France devrait rester maître de ses solutions technologiques.

La taxe GAFA refilée aux consommateurs

Dans cette même interview au long cours, le secrétaire d'État est revenu sur la taxe sur les services numériques, et sur le fait que les premiers concernés, en l'occurrence Apple, Google et Amazon, aient refilé la facture aux développeurs, aux annonceurs, ou vendeurs tiers. Cédric O défend le principe d'une taxation sur les géants du numérique : c'est une question « légitime », il ne faut « pas reculer », et « il est normal d'augmenter la taxation globale des géants du numérique ».

Le nœud central du problème, c'est la position oligopolistique de ces grandes entreprises : « Ces sociétés ont la capacité de répercuter une partie des taxes sur les consommateurs ou sur les entreprises avec lesquelles elles sont en affaires (…) Si en face d'elles, il y avait de la concurrence qui avait décidé de ne pas répercuter cette taxe, elles ne le feraient pas ». Sur le marché du smartphone, il prend l'exemple du Play Store et de l'App Store : il n'y a pas d'autres options.

« Donc vous êtes enfermé dans cette situation de fermeture des marchés. Le vrai sujet des GAFA, ce sont les questions qui sont actuellement sur la table au niveau européen sur leur régulation », explique-t-il. Mais alors, est-ce qu'il revient à la puissance publique de réguler ces acteurs privés ? Il n'y a aucun doute pour Cédric O.

Le gouvernement pense qu'Apple, Google, Facebook et Amazon sont devenus des infrastructures essentielles, et en tant que telles, elles sont incontournables. C'est donc qu'elles doivent être régulées par la puissance publique. On ne peut pas laisser toute une partie de notre infrastructure entre les mains d'acteurs privés.

Les règles de la concurrence ne sont plus adaptées et elles nécessitent « une mise à jour », explique-t-il. Et puisque « les amendes ne suffisent plus », cela doit passer par une régulation au niveau européen.

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avatar r e m y | 

@arnaudducouret

Les nombreux Pays ayant adopté Covid Exposure d'Apple/Google n'ont pas de meilleurs résultats en terme d'efficacité de leur app de traçage... donc le pb n'est pas dans le choix de cette API ou d'une solution indépendante. D'ailleurs la plupart des propriétaires de smartphones n'ont jamais entendu parlé de ce débat Apple/Google vs solution nationale...

avatar Jeckill13 | 

« le fait qu'Apple et Google aient imposé leur solution sur un sujet sanitaire à l'ensemble des pays — sauf la France — je pense que ça mérite qu'on le dise »

oui ça mérite sans doute qu’on dise à quel point c’est stupide, on leur propose une solution open source, compatible multi système, qui tient compte des spécificités des deux systèmes, du respect de la vie privée et conçu directement par les OS mobile majeur sur laquelle ils peuvent se brancher, et ils pensent que leur solution française sera au dessus de tout. Ou c’est d’un orgueil démesuré ou d’une stupidité démesurée.... voir les deux. Du coup ils ont dépensé les sous dés contribuable au niveau de plusieurs million d’euro pour un truc qui ne marche pas.

avatar roccoyop | 

@Jeckill13

Ils n’ont pas dépensé des millions... ils ont investi l’argent public auprès de leurs amis pour qu’une fois qu’ils ne seront plus au pouvoir ces entreprises pourront rendre la pareille.

C’est toujours comme ça avec les hommes politiques qui ont un peu de pouvoir. Ils investissent sur le futur pour eux-mêmes. Ils se préparent juste un bel avenir.

Hein ? Quoi ? Ils représentent le peuple et œuvrent pour lui ? HA HA HA HA HA 🤣🤣🤣😂😂😂🤣🤣🤣🤪🤪

avatar Jeckill13 | 

@roccoyop

"Ils n’ont pas dépensé des millions... ils ont investi l’argent public auprès de leurs amis"

Oui c’est très juste… on fait travailler les copains et faisant en sorte qu’ils aient le marché … c’est toujours bon pour le futur… le leur hein faut pas rigoler non plus

avatar Jinkgo | 

@Jeckill13

Qu’est-ce que Apple et Google ont imposés aux différents gouvernements ? Absolument rien, ils ont crées une solution commune afin que tous les téléphones puissent communiquer entre eux de manières indépendantes.
Créer une solution qui ne fonctionne pas de manière interoperable, équivaut à condamner les français.
Il faut être franchement débile pour croire que ça allait fonctionner leur truc.

avatar byte_order | 

@Jinkgo
> Qu’est-ce que Apple et Google ont imposés aux différents gouvernements ?
> Absolument rien,

Si. Dans le cas d'Apple, l'usage de l'API est imposé (et donc l'architecture imposée derrière, car Apple & Google ont décidé de lier les 2 en même temps) sinon même un gouvernement ne peut voir une app qui utilise le Bluetooth en tâche de fond à des fins sanitaire y compris en utilisant exactement le même protocole (mais pas la même architecture et son propre code plutôt qu'un API) ne pas se faire couper l'accès au BT dès qu'elle n'est plus en tâche de fond.

> Il faut être franchement débile pour croire que ça allait fonctionner leur truc.

Techniquement, elle fonctionne.
C'est son audience qui est mauvaise. Principalement à cause d'une mauvaise (voire absente) promotion de son usage, sans oublier les fake news (j'ai souvenir d'un journaliste sur BFM TV qui disait que sans la solution d'Apple, l'app ne marche pas si elle n'est pas celle ouverte à l'écran, alors que 1) c'est faux et 2) le gars n'a visiblement même pas chercher à vérifier ce qu'il affirmait...).

avatar r e m y | 

@byte_order

Le journaliste de BFM s'était certainement contenté de lire ce qu'écrivait à l'époque MacG... 😌

avatar Florent Morin | 

@r e m y

Je ne me souviens pas bien de cet article sur MacG. Une source peut-être ? 🙄😁

avatar Florent Morin | 

@r e m y

Ça, c’était avant qu’une parade soit trouvée par StopCovid.

En effet, StopCovid s’appuie sur une faille de iOS pour rester éveillée.
Mais, à l’époque, la solution n’existait pas. D’où les appels de Orange à Apple.

La solution a été trouvée au plus tôt le 6 mai. Date de création du fichier. 26 mai si on s’appuie sur le dépôt de code source.

Voici le code concerné :

https://gitlab.inria.fr/stopcovid19/stopcovid-ios/-/blob/master/Proximit...

Les articles cités datent d’avril. Avant que la parade ne soit trouvée.

À l’époque, il n’y avait pas d’alternative.

avatar r e m y | 

@FloMo

Et ça change quoi? Vous étiez sûr de vous à l'époque... le journaliste de BFM a très bien pu s'appuyer sur vos certitudes infondées pour affirmer la même chose à l'antenne.
(Je ne pense pas que ce soit une faille d'iOS, sinon Apple l'aurait comblée depuis le temps, et StopCovid ne fonctionnerait plus)

avatar Florent Morin | 

@r e m y

À l’époque, Orange avait les mêmes certitudes : d’où les demandes de passe-droit à Apple.

Jusqu’à ce que la faille soit trouvée.

avatar byte_order | 

Je pense plutôt qu'il s'est contenté de reprendre un truc qui lui reprenait le retour d'expérience de l'app australienne, un clone de la version sud coréenne.

avatar elesse | 

Son discours, tout comme son nom, est une blague sans fin... J’aimerai bien connaître son salaire et ses privilèges !

avatar Septime | 

"On peut trouver tous les défauts du monde à StopCovid, mais le fait qu'Apple et Google aient imposé leur solution sur un sujet sanitaire à l'ensemble des pays — sauf la France — je pense que ça mérite qu'on le dise"

On a fait un bide total, mais au moins, "c'est que nous que c'est qui l'avons fait 😎"

avatar reborn | 

@Septime

🤣

avatar Jinkgo | 

@Septime

Es-tu bien sûr d’avoir compris le sujet ??

avatar Adodane | 

1514 personnes ayant signalé un diagnostic positif, et 93 notifications de contacts à risque...

On peut avoir les statistiques des autres apps pour comparer ?

avatar Sindanárië | 

@Adodane

Non

avatar Adodane | 

@Sindanárië

Pourquoi on peut pas ?

avatar Florent Morin | 

@Adodane

La personne doit se signaler aux autorités de santé de son pays pour recevoir un code.

Ce code est utilisé ou non pour se signaler à ses contacts. À la discrétion de l’utilisateur.

Ensuite, seules les clés utilisées pour générer des pseudonymes lors de contacts à risque sont envoyées. (144 pseudonymes par jour)

Enfin, au moment de la distribution, de fausses clés sont en général injectées par le serveur afin d’éviter au maximum le croisement d’informations.

À partir de là, l’efficacité ne peut se mesurer qu’en cas de deuxième vague.

Éventuellement aux USA, qui sont encore dans la première.

avatar Adodane | 

@FloMo

C’est bien de tourner autour du pot mais ça répond pas à ma question 💁‍♀️

avatar Florent Morin | 

@Adodane

On ne peut pas avoir la réponse sur ces statistiques. Donc on ne va pas l’inventer. Désolé.

avatar Florent Morin | 

@Adodane

Plus précédemment : l’échantillon aujourd’hui est trop faible.

En cas de deuxième vague en Europe et/ou au moment du déploiement de Exposure Notifications Express aux USA, on pourra en juger.

À date, on sait juste qu’au niveau mondial (problème à traiter au niveau mondial), StopCovid est clairement et indiscutablement une solution moins utilisée que la solution pré-installée dans les smartphones.

Mais peut-être qu’il y aura un plus grand nombre de détection de cas via StopCovid que dans les autres pays du monde ayant choisi la solution Apple et Google.
Ça, on ne le sait pas. Il faut attendre.

Si ça se trouve, on se dira que la solution StopCovid est meilleure et l’OMS l’imposera au reste du monde.

avatar Adodane | 

@FloMo

Pourtant avec l’application française, on a toutes ces statistiques maintenant sans attendre de nouvelle vague ... 💁‍♀️

avatar Florent Morin | 

@Adodane

Parce que les statistiques sont possibles : tout est centralisé.

avatar Adodane | 

@FloMo

Ah oui, on peut pas ... donc elles servent à quoi les autres applis ? 🧐

avatar Florent Morin | 

@Adodane

Aujourd’hui : à rien ou presque. Comme StopCovid.

C’est quand la pandémie reviendra à la charge qu’on le saura.

avatar Adodane | 

@FloMo

Avec l’application française, on a déjà des statistiques, avec les autres quedal !
Beaucoup d’informations qui peuvent être utiles pour les autorités sanitaires.

Avec les autres, rien, niet, le trou noir !! 😁

Les autres applications ne servent à rien en fait ! 💁‍♀️

avatar Florent Morin | 

@Adodane

Ça sert à quoi en France ?
Là, ça m’intrigue.

Parce que j’ai lu l’étude de Oxford sur l’efficacité des apps de traçage de contacts. Et j’ai du mal à comprendre en quoi c’est efficace quand il n’y a pas de vague pandémique.

L’objectif est de freiner la vague. Encore faut-il une vague.

avatar Florent Morin | 

@Adodane

C’est un peu le problème avec cette app : on s’est complètement détourné de l’objectif.

Pour rappel, aujourd’hui, quand on est diagnostiqué positif, on doit donner la liste de tous ses contacts pour les informer de se mettre en quatorzaine le temps de faire un diagnostic.

Problème : ce travail prend du temps. Et cela limite aux contacts que l’on connaît. Sans pour autant être très fiable.

Pendant ce temps de recherche de contacts, le virus se propage.

La solution imaginée par les scientifiques : automatiser le traçage des contacts. Notamment par le biais de smartphones.
En simulant l’utilisation d’un tel procédé, il s’est avéré que les résultats étaient suffisamment concluants pour se lancer dans le concret.

Mais 2 conditions sont à réunir :
- un procédé fiable
- une adoption massive, au delà des frontières.

Car le virus n’est pas arrivé de Chine tout seul : il a été transporté.

La suite, on la connaît.

Ce qui est incompréhensible : comment on peut s’obstiner à ce point en France avec une solution exclusivement française ?

La condition du succès est que la solution soit adoptée massivement et surtout internationalement.

L’enjeu est de sécuriser en premier lieu les voyageurs. Et la solution franco-française est loin d’être adaptée à cette dimension internationale.

avatar byte_order | 

> Mais 2 conditions sont à réunir :
> - un procédé fiable
> - une adoption massive, au delà des frontières.

Je ne suis pas d'accord sur le second point :

1) l'essentiel de la propagation exponentielle durant cette fenêtre où le traçage n'est pas terminé se fait *dans* notre territoire. La proportion de français qui vont aller contaminer pendant cette période dans un autre pays est aussi faible que la proportion de français qui vont être contaminé par un étranger sur notre sol : ce n'est clairement pas dans la même échelle.

2) L'adoption n'a pas besoin d'être massive partout, elle a besoin d'être massive là où les français qui ont le plus de contact quotidien sont.

On pourrait avoir 40% d'adoption mais chez les gens vivant principalement ruralement avec très peu de contact quotidien, cela ne donnerait pas plus de bon résultat.

Une autre façon de le dire : imaginez que les seuls utilisateurs français de StopCovid aient été ceux qui ont assistés au 5 jours de réunion religieuse fin février dernier. Tout petit taux d'adoption, mais gros impact.

La théorie sur le taux d'adoption repose sur une population uniforme, en terme de mobilité, de dispersion, etc. Dans les faits, ce n'est pas le cas.

avatar Florent Morin | 

@byte_order

Le virus est venu de Chine. Du moins, sa propagation.

Taïwan, aux portes de la Chine, n’a connu qu’un faible niveau de contaminations. Tout simplement car les aéroports ont été fermés aussitôt.

Donc les aéroports sont des lieux de transports du virus. Et, quand on voit la promiscuité dans les avions, c’est clair que les distances de sécurité ne sont pas respectées.

D’où l’intérêt d’une réponse internationale.

Après, au niveau national, c’est clair qu’il faut aussi une réponse.
Mais l’un ne me semble pas dissociable de l’autre.

En fait, c’est la notion de frontières qui est problématique car le virus n’en a pas, de frontières.

avatar byte_order | 

@FloMo

C'est pas le point que je soulignais.

La virus est venu en France, au départ, de l'étranger, oui.

Mais sa propagation une fois entrée dans un pays est largement intra-frontière.
Tout simplement parce qu'on a plus de contact quotidien avec des gens dont la mobilité est *que* nationale qu'avec des gens qui voyagent quotidiennement à l'étranger.

Je veux dire par là que l'essentiel des contaminations a lieu d'abord et avant tout entre des gens qui ne sortent pas tous les 6j (temps moyen d'incubation je crois) de nos frontières.

Certes, si une solution est potentiellement utile *et* interopérable même à l'étranger, tant mieux.
Mais justifier le rejet d'une solution parce qu'elle n'est potentiellement utile *que* nationalement, c'est comme jeter le bébé avec l'eau du bain. Y'a une forme de snobisme technocrate dans ce type d'attitude, d'autant plus qu'une solution technique est souvent plus facile à faire évoluer que l'adhésion des utilisateurs à l'objet de la solution.

> D’où l’intérêt d’une réponse internationale.
> Mais l’un ne me semble pas dissociable de l’autre.

Mieux vaut disposer d'une solution qui potentiellement peut marcher *que* au niveau national quitte à devoir gérer encore à la main le traçage de chaines de contact transfrontalières que d'avoir aucune solution au moment où on en a besoin, en l'occurrence la fin du confinement général.

Et au niveau international, la réalité c'est qu'une immense majorité n'a pas d'app tout court.

C'est dissociable dès lors qu'on accepte qu'une réponse urgente peut être pas la meilleure, l'important étant qu'elle apporte une réponse suffisante pour les pbs les plus urgents avant d'apporter la meilleure réponse possible à tous les pbs.

avatar Florent Morin | 

@byte_order

Dans les faits, les autres pays pourront continuer d’assurer sereinement leurs entrées et sorties du territoire.

Pour nous, c’est compliqué. Mais on l’a choisi.

avatar Florent Morin | 

@byte_order

> L'adoption n'a pas besoin d'être massive partout, elle a besoin d'être massive là où les français qui ont le plus de contact quotidien sont.

100 % d’accord sur ce point. Évidemment.

avatar lkaritoo | 

@Adodane

Merci d’avoir poser cette question que nos chers commentateurs ne sont pas pressés du répondre.
Ça demande d’aller sur Google et d’autres sites et chercher l’information ... trop dur.

Personnellement, je cherche la réponse.

avatar Mickaël Bazoge | 
J'ai mis des chiffres pour plusieurs apps en Europe ici : https://www.igen.fr/app-store/2020/06/grandeur-et-misere-des-apps-de-tracage-des-contacts-dans-le-monde-115639 Globalement, c'est pas brillant.
avatar Adodane | 

@MickaëlBazoge

Ça ne parle pas des personnes ayant signalé un diagnostic positif et des contacts à risque prévenus par les applis, ou alors j’ai mal lu ...

avatar lkaritoo | 

@Adodane

On aura la réponse dans LE prochain article j’espère :)
En tout cas on constate que c’est pas terrible partout.
Et ceux qui parlent du coût, ils ne sont pas au courant du coût des projets en informatique je pense.

avatar Adodane | 

@lkaritoo

Oui je pense aussi ... on préfère nous baratiner avec le discours marketing de Google ou Apple 💁‍♀️

avatar Xander | 

Ça donne un peu l’impression d’enterrer Stop Covid en voulant camper jusqu’au bout sur sa position de principe.

En l’état ça semble un beau gâchis alors qu’implémenter la solution d’Apple/Google est désormais grandement facilité.

L’intégrer permettrait pourtant d’essayer de relancer Stop Covid & Cédric O ne serait pas le premier politique à changer d’avis.

avatar r e m y | 

@Xander

Je ne crois pas que choisir la solution Apple/Google change grand chose au faible téléchargement de cette app...
Les Pays ayant fait le choix de l'API Google/Apple n'ont pas de meilleurs résultats!

avatar Rattlehead | 

C’est un bide total cette application. Développée trop vite, rétorquée par la CNIL au tout départ même si maintenant c’est mieux ( a-t-on essayer de la faire à l’envers ? 👀) si nos politiques avaient un peu les pieds sur terre, l’API Google ou Apple c’était pas bien compliqué à utiliser... et il y aurait eu une meilleure adoption.
Maintenant faut entretenir les serveurs, faire de la pub aux gens pour dire au final que c’est pas si mal. Bref tout à l’envers et c’est comme un produit , une fois l’image de marque écornée, difficile de revenir en arrière...

avatar kinon | 

@Rattlehead

Tu ne lis pas les posts? l'appli apple-google n'a pas eu beaucoup plus de succès (adoption) que l'Appli française.
Et dans ce cas il n'y a que deux causes: bashing général et de mauvaise foi des soi disant "sachants"et communication insuffisante .

avatar Steve Molle | 

Forcément qu’il ne regrette rien ! Toute cette mascarade c’est avec le pognon des français !

Au passage, il a permis à son réseau d’entrepreneurs macronnards de se goinfrer avec l’argent public...copains comme cochon.

Sa cantine, son chauffeur et tous les autres avantages d’une autre époque c’est aussi avec notre argent...

Pourquoi voudriez vous qu’il regrette quoi que ce soit ?

avatar Kost91 | 

Même le nez dans la m*rde, ce mec continue de nier. Quelqu’un peut-il lui montrer la sortie svp ?

avatar kinon | 

@Kost91

Même devant les évidences tu persiste et signe dans ta haine.
les appli apple-google n'ont eu guère plus de succès dans les pays concernés, donc?

avatar lkaritoo | 

Vous voulez qu’il force les gens à la télécharger ?
S’il l’avait développé avec les API DE Google et Apple, il aurait été confronté au même problème.

C’est que c’est bien les gens le vrai problème.
Ils n’en veulent pas, car en France on a peur de l’état. Le moins d’informations que l’état sait de nous le mieux c’est.

Sans parler, que les gens encore une fois, ont même refusé de mettre à jour leur OS craignant d’avoir des mouchards d’office.

avatar Sindanárië | 

@lkaritoo

"Vous voulez qu’il force les gens à la télécharger ?"

Exactement ! Comme les masques(arade)

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