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Apps Android sur BlackBerry : de nouveaux indices

Lors du dernier MWC, la rumeur selon laquelle RIM travaillerait au support des applications Android sur BlackBerry a beaucoup circulé, notamment autour du stand du fabricant canadien. L'idée selon laquelle RIM serait en train de développer une machine virtuelle à la Dalvik a même été émise par un représentant de la firme de Waterloo, sans que l'on sache vraiment s'il s'agissait d'une information ou d'une régurgitation des rumeurs.

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Cette idée pourrait bien avoir pris corps dans les statistiques d'utilisation de Shop Savvy, une application permettant de numériser des codes-barres de produits pour les chercher sur Internet. Cette application est disponible sur iOS et sur Android, mais pas sur BlackBerry OS — pourtant, des BlacBerry Curve 8300 (assez ancien) et 8520, ainsi qu'un BlackBerry 8600 qui n'existe pas encore ont fait tourner Shop Savvy entre le 17 janvier et le 7 février à Waterloo, siège de RIM.

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Shop Savvy tire ces statistiques de la plateforme de Flurry Analytics, celle-là même qui avait débusqué des iPad sur le campus de Cupertino grâce aux applications embarquant ses services. Cela avait entraîné l'ire de Steve Jobs au point même qu'Apple avait revu sa politique au sujet des services de statistiques dans les applications iOS (lire : Flurry répond à la pique de Steve Jobs). On verra donc peut-être des BlackBerry avec une couche de compatibilité Android, ce qui est peut-être se tirer une balle dans le pied alors que RIM doit attirer des développeurs à QNX.

Via Engadget

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17 applications pour les tablettes Android 3.0

Les premiers acheteurs de la Motorola Xoom ne devraient avoir aucun mal à faire le tour de l'Android Market. Comme le montre cette capture d'écran, les applications optimisées pour les tablettes Android ne sont pas légion.

Jkontherun en dénombre 16. Entre temps, une dix-septième application optimisée a fait son apparition, il s'agit d'USA Today.

À titre de comparaison, un mois après la commercialisation de l'iPad, l'App Store recensait déjà plus de 5000 applications optimisées pour ce dernier.

Ce début timide est toutefois assez normal et ne traduit en aucun cas un désintérêt des développeurs. Le SDK pour Honeycomb est disponible au téléchargement depuis seulement quelques semaines.

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Android rattrape son retard au Japon

La course-poursuite se poursuit. Après avoir rattrapé l'iPhone dans plusieurs pays notamment aux États-Unis, Android est en train de refaire son retard au Japon, pays dans lequel la marque à la pomme affichait de très bons scores de vente (lire : L'iPhone : 46,1 % de part de marché au Japon).

ComScore recensait en juin dernier 435 000 utilisateurs équipés d'un smartphone Android. En l'espace de six mois, ce chiffre a été multiplié par cinq. Il est à noter que le décollage d'Android est notamment dû au succès des téléphones de la marque Samsung.

De son côté, la base d'utilisateurs iOS continue de progresser, mais à un rythme moins soutenu alors que la base d'utilisateurs Windows se réduit comme peau de chagrin.

Alors que le Japon est plutôt un pays en pointe en matière de technologie, il a tardé à adopter le smartphone. Les téléphones i-mode ont longtemps dominé les débats il est vrai (lire : La défaite du Japon). Les choses ont cependant commencé à s'accélérer en 2010. Reste qu’à la fin 2010, moins d'un japonais sur dix (6,9 % pour être exact) possède un smartphone.

[Via : Electronista]



Le SDK d'Android 3.0 Honeycomb finalisé

android-3Alors que les premières tablettes utilisant Android 3.0 Honeycomb sont en train d'arriver sur le marché, Google a annoncé la finalisation et la mise à disposition du SDK et des outils développeurs associés. Une sortie un peu tardive : les premières tablettes Honeycomb seront vendues sans beaucoup d'applications optimisées autres que les applications fournies par Google.

Pour les développeurs, Honeycomb apporte un certain nombre de nouveautés majeures, comme les Fragments, un système de vues permettant de réaliser des applications « universelles » dont l'interface s'adaptera automatiquement à la taille de l'écran. Android 3.0 apporte aussi le support de l'accélération matérielle par le biais de Renderscript.

Puisque l'on parle d'Honeycomb et donc de tablettes, il est à noter que Motorola a concédé que le bootloader de la Xoom soit débridable, alors qu'il semble que Samsung lancera une Galaxy Tab 8,9" en mars.



Eric Schmidt confirme Ice Cream, l'Android pour smartphones ET tablettes (MWC 2011)

Lors de sa conférence au Mobile World Congress (lire : MWC 2011 : Eric Schmidt et le futur de l'informatique), Eric Schmidt a confirmé que la prochaine version majeure d'Android réunirait la branche tablettes et la branche smartphones. « Il y a une version dont le nom commence par un G pour les smartphones, et une version dont le nom commence par un H pour les tablettes. La prochaine aura un nom qui commencera par un I et sera pour les deux », a-t-il déclaré.

Eric Schmidt © Anthony Nelzin / iGeneration

Si on lit entre les lignes, cela signifie que Ice Cream ou Ice Cream Sandwich, on ne sait pas encore le nom qu'elle aura, fera fusionner Gingerbread et Honeycomb pour à nouveau réunir smartphones et tablettes. Cela n'est pas une surprise : Honeycomb dispose d'un système de Fragment, des éléments d'interface pour créer des applications universelles s'adaptant à la taille de l'écran.

Eric Schmidt a expliqué que Google préférait attendre que les choses se tassent et que les technologies mûrissent d'un côté comme de l'autre avant de réunir les deux branches. Le cycle de développement d'Android est désormais calé sur deux versions par an : on pourrait voir Ice Cream à la fin de l'été.

Sur une tout autre note, le futur ex-PDG de Google a confirmé avoir approché Nokia pour que la firme finlandaise utilise Android. « Nous aurions préféré que Nokia utilise Android. La porte est toujours ouverte, nous sommes persuadés que Nokia finira par faire le bon choix » a déclaré un Schmidt confiant.



Motorola ne veut pas de Windows Phone 7

http://static.igen.fr/img/2011/2/skitched-20110215-203601.jpgMotorola ne veut pas du système mobile de Microsoft, du moins pas pour le moment. Christy Wyatt, vice-présidente en charge de la partie logiciels et services chez le constructeur américain, a ainsi fermé la porte à Windows Phone 7 pour un environnement 100 % Android. Motorola est même, a-t-elle pris le soin de préciser, le seul constructeur de téléphones à faire entièrement confiance à Android.

Pourquoi bouder WP7 alors que Motorola utilisait Windows Mobile ? La raison principale avancée par Christy Wyatt est le retard de Microsoft. Quand son entreprise a dû choisir un système, Windows Phone 7 n'était pas encore prêt et prenait toujours plus de retard alors qu'Android était déjà opérationnel et commençait à connaître un certain succès.

http://static.igen.fr/img/2011/2/skitched-20110215-204304.jpgLa rigidité est le second grief adressé contre le système mobile de Microsoft. Alors que Google propose des briques communes que chaque constructeur accommode à sa sauce, Microsoft a suivi Apple en imposant une expérience unique. Les constructeurs doivent respecter un certain nombre de critères sur le plan matériel (trois boutons obligatoires sur la face avant, par exemple) et ils ne peuvent pas modifier le système. Les surcouches développées par tous les constructeurs (Motoblur chez Motorola, ou le Sense de HTC) ne peuvent être installées sur les terminaux WP7, ce qui ne permettait pas à Motorola de se distinguer suffisamment de la concurrence.

Mais si Wyatt vante les mérites d'un système libre, elle évoque aussi un des plus gros défauts actuels d'Android : sa fragmentation. La vice-présidente commence par reconnaître que Motorola a eu quelques difficultés au début pour maintenir à jour ses modèles. Entre les différents téléphones et surtout les différents opérateurs dans le monde, le nombre de cas différents à gérer est très importants : Motorola est vendu dans 40 pays, si l'on considère une moyenne de deux opérateurs par pays, cela fait déjà 80 cas différents par téléphone… Le constructeur américain a amélioré sa gestion des mises à jour d'après la responsable : elles passent désormais par Motoblur et elles seraient bien mieux gérées.

via Macworld



Movie Studio : l'iMovie d'Android (MWC 2011)

Lors de sa présentation au Mobile World Congress, Eric Schdmit a fait monter sur scène « Gill », le chef de projet pour une nouvelle application Android : Movie Studio, une sorte d'iMovie signé Google.

Le parti-pris de Google nous semble pertinent et cohérent. Apple propose iMovie uniquement sur l'iPhone, dans l'intention d'en faire un appareil à tout faire. Google, au contraire, ne propose Movie Studio que sur tablette, du moins pour le moment : l'idée est que le téléphone est l'outil le plus pratique pour prendre photos et vidéos (surtout maintenant que les smartphones Android passent au 8MP et à la vidéo HD 1080p), mais que la tablette est plus adaptée au montage avec son grand écran et sa puissance supplémentaire. Google promeut donc un écosystème intégré : le cas qui nous a été présenté était celui d'une balade avec un Nexus S et du montage avec une tablette Motorola Xoom. Le transfert de l'un à l'autre prend certes un peu de temps, mais ce temps devrait être compensé par le confort du grand écran.

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L'interface présentée ressemble à ce que l'on s'attend à trouver dans un éditeur vidéo : une ligne de montage où l'on peut placer clips et sons, effets, titrages et transitions. Au centre, le résultat, à droite, des contrôles en cercle (lecture / pause, etc.). À gauche figure un contrôle qui n'a pas été utilisé, mais qui ressemble sacrément à une jog wheel et qui pourrait permettre d'avancer/reculer rapidement dans la vidéo (ce qui serait très bien pensé). On peut ajouter des images dans le montage et leur appliquer un effet Ken Burns : la « dureté » de l'effet est modulable par un geste de pincement, avec un retour visuel en temps réel. Le fonctionnement semble fluide sur la Xoom, Android 3.0 et double-cœur aidant.

On peut évidemment exporter le résultat en local ou sur YouTube (en 720p). La firme de Moutain View a manqué une occasion de montrer la puissance du Tegra 2 en rendant la vidéo (d'une trentaine de secondes) devant le public. Bref, Movie Studio est un iMovie pour Android, mais un iMovie avec une logique différente, qui nous semble plus pertinente que celle d'Apple.



350.000 activations par jour pour Android (MWC 2011)

Eric Schmidt donnait aujourd'hui au Mobile World Congress une de ses dernières présentations en tant que PDG de Google, poste qu'il quittera en avril prochain. A cette occasion, il a présenté quelques chiffres autour d'Android : ce sont désormais 350.000 appareils sous Android qui sont activés quotidiennement. Au dernier pointage, Apple activait 366.000 appareils iOS par jour, un chiffre sensiblement similaire (lire : iOS : 366.000 activations par jour).

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Eric Schmidt a demandé expressément à l'organisation d'interdire la prise de photos par la presse, une demande difficilement compréhensible. C'est donc au péril de notre vie que nous avons volé ce cliché. Ou pas.

Android est disponible sur 170 appareils différents fabriqués par 27 sociétés et vendus dans 69 pays chez 169 opérateurs. L'Android Market compte désormais 150.000 applications. Les quelques courbes projetées avant la conférence de Schmidt montraient cette envolée d'Android dans les neufs derniers mois : le nombre d'applications a triplé et la croissance des ventes est pour ainsi dire exponentielle.



Flash 10.2 bientôt sur Android 3.0 et sur le PlayBook

Après avoir finalisé Flash 10.2 sur Mac et PC (lire : Flash 10.2 : plus doux sur le processeur), Adobe a fait savoir lors du Mobile World Congress (MWC) que cette version est en cours de développement pour les plates-formes mobiles.

Flash 10.2 sera disponible sur les tablettes équipées d'Android 3.0 et sur le PlayBook de BlackBerry. Comme sur Mac et PC, Flash 10.2 pour terminaux mobiles embarquera Stage Video qui permet de déplacer vers le processeur graphique le décodage des vidéos Flash et H.264. Selon Adobe, sur Mac et PC, cette technologie offre la possibilité d'alléger de 80 % la charge processeur lors d'une lecture de vidéo en 1080p. Flash 10.2 est également moins gourmande en mémoire vive.

Adobe n'a pas dit quand Flash 10.2 serait disponible au téléchargement sur ces plates-formes. En attendant, sa technologie multimédia en six mois d'existence a été certifiée sur plus de 35 appareils et équipe d'ores et déjà plus de 20 millions de smartphones. En 2011, l'éditeur espère multiplier ce chiffre par six.

[Via : Engadget]



Oracle taxe Google d'irresponsabilité

Florian Müller, le spécialiste de la propriété intellectuelle qui suit de près l'évolution de l'affaire opposant Oracle à Google remarque que les esprits (re)commencent à s'échauffer. Dans un mémo à l'adresse de la cour en charge de l'affaire, Oracle affirme que Google cherche à ralentir les débats, et l'accuse de la plus grande irresponsabilité vis-à-vis de ses partenaires.

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Le 2 février dernier, Google se plaignait du fait qu'Oracle l'attaque directement. L'hypothèse d'Oracle est simple : elle considère que Google viole la propriété intellectuelle d'Oracle sur plusieurs points dans Android ; Google contrôlant la marque déposée Android, gérant le développement de l'OS et imposant des règles, elle est responsable de ce problème ; Google doit donc vérifier que ses partenaires n'ont pas été « contaminés » par cette violation. Google considère cette procédure comme un « fardeau » auquel elle n'a pas à se plier.

« Oracle formule l'hypothèse que du code Android dans le dépôt public a été implémenté et/ou utilisé par des acteurs tiers. […] Oracle n'a fourni aucune preuve de ce qu'elle avance. » explique Google, qui précise qu'elle n'est pas responsable du comportement de ses partenaires : « depuis au moins le 4 octobre 2010, Google a averti Oracle que les "développeurs sont libres de modifier le code source de la plateforme Android pour répondre à leurs besoins spécifiques" ».

Pas de quoi convaincre Oracle, qui a répondu le 7 février : « Google en sait beaucoup plus sur la manière dont Android est implémenté et utilisé qu'elle ne veut bien le dire. Par exemple, Google interdit l'utilisation de la marque déposée Android si l'appareil n'est pas considéré comme "compatible Android" ». En effet, un fabricant ne peut théoriquement pas utiliser la marque Android s'il ne répond pas à un cahier des charges prédéfini. Google n'autorise pas non plus la modification de nombreux aspects de son implémentation de Java dans Android. Bref, la firme de Moutain View aurait beau jeu de repousser du dos de la main ces objections : Google contrôle Android.

Pire, selon Oracle, cette conduite est simplement irresponsable : « ayant atteint son objectif, Google veut poignarder ses partenaires et ses utilisateurs dans le dos, feignant l'ignorance ». Oracle attaque ainsi frontalement la firme de Moutain View sur un point qui avait déjà été soulevé : Google ne fournit aucun soutien judiciaire à ses partenaires, et mieux s'en lave même les mains (lire : Android au cœur de la tourmente judiciaire). Un élément d'insécurité qui pourrait jouer des tours à Google : RIM aurait par exemple choisi de ne pas utiliser la machine virtuelle Dalvik à la lumière de l'affaire Oracle-Google (lire : BlackBerry PlayBook : des apps Android, mais pas Dalvik).