Radio France se félicite d’avoir privatisé ses podcasts

Anthony Nelzin-Santos |

« L’application Radio France est passée devant Apple Podcasts en fin d’année 2021 ! » se félicite Sibyle Veil, la présidente-directrice générale du groupe de radios publiques, dans les colonnes des Échos. Et pour cause : pour promouvoir son application, Radio France a fermé le robinet des flux publics, indexés par Apple et les applications indépendantes.

Avec 93,4 millions d’écoutes en décembre, le service public représente plus de la moitié du secteur français. Or Radio France a considérablement restreint les conditions d’écoute sur Apple Podcasts, dont le catalogue de référence est repris par les applications indépendantes comme Overcast et Pocket Casts.

L’application Radio France.

La profondeur des flux dépend maintenant de la fréquence des émissions. Sur Spotify par exemple, Radio France distribue les émissions quotidiennes pendant une semaine et les émissions hebdomadaires pendant un mois, portant cette durée à trois mois pour les contenus relatifs à « la lutte contre la désinformation ».

Sur Apple Podcasts, le groupe semble laisser les émissions quotidiennes filer pendant un mois. Quoi qu’il en soit, le flux termine toujours par un clip audio invitant… à utiliser l’application Radio France ! N’espérez plus mettre quelques épisodes de côté pour plus tard, du moins pas dans Apple Podcasts ou Spotify.

Pour ne rien arranger, les épisodes paraissent souvent plusieurs heures après leur diffusion sur l’application1, parfois avec des métadonnées erronées ou des publicités mal coupées. Radio France n’a pourtant pas besoin de dégrader l’expérience des autres plateformes pour promouvoir son application.

Le même podcast dans l’application Podcasts d’Apple. Remarquez l’absence du dernier épisode, l’historique limité, et le clip promotionnel inséré à la fin de la liste des épisodes disponibles.

Joliment présentée, elle propose des sélections thématiques, fait surnager des émissions moins connues, et permet évidemment d’écouter la radio en direct. En trois ans, elle s’est imposée comme une véritable plateforme du service public, qui intègre aussi les contenus d’Arte Radio et de RFI, ainsi que les podcasts de l’INA.

« Nous avons installé notre plateforme », dit d’ailleurs Sibyle Veil, qui veut reprendre « la maîtrise de la distribution » en installant un rapport de force avec le « géant international de la tech » Apple. Sauf que le podcast est un support ouvert basé sur le standard RSS, que Radio France contribue à morceler et privatiser.

Après une poignée d’acquisitions, Spotify a lancé ses propres outils de production et de monétisation, et distribue des contenus audios exclusifs. L’entreprise suédoise s’intéresse maintenant au livre audio, alors qu’Audible multiplie les annonces de « podcasts originaux ».

Une sélection thématique, le direct, et les stations disponibles dans l’application Radio France.

La publicité programmatique et la sélection algorithmique, qui ont fait les heurs et malheurs de la presse écrite, remodèlent la distribution des podcasts. Même Apple, qui a largement contribué à l’émergence du support, semble tentée d’abandonner sa position d’acteur neutre.

Si Radio France a « installé » sa plateforme, c’est qu’elle veut sa part du gâteau. En décembre, le groupe public a signé un accord de distribution et de rémunération avec la plateforme française Sybel. Laurent Frisch, directeur du numérique et de la production de Radio France, parle maintenant de « chronologie du média podcast ».

« Notre premier atout est le contenu », conclut fort justement Sibyle Veil. Le clip promotionnel inséré dans tous les flux distribués chez Apple vante « dix ans d’archives » et « un million et demi d’épisodes ». Un fond de catalogue que le service public compte bien monétiser.


  1. Un simple ping permet pourtant de forcer le rafraichissement immédiat du catalogue d’Apple.  ↩︎


avatar Furious Angel | 

Le monde du podcast, déjà très peu grand public, est en train de se segmenter, et ça ne favorisera pas son adoption…

En tout cas ça me rassure un peu, n’utilisant que l’app d’Apple pour les podcasts, je pensais que la série sur les sens et gouts d’On Va Déguster diffusée cet été avait disparu, c’est juste qu’ils limitent la durée du catalogue sur cette app…

avatar Kenny31i | 

@Furious Angel

Cette émission était absolument géniale !
Depuis qu’ils en limitent l’accès j’ai supprimé tous mes abonnements à cette radio. Bien dommage !

avatar Furious Angel | 

@Kenny31i

Tout ce que fait François Régis Gaudry est génial, son émission sur Paris Première aussi

avatar DahuLArthropode | 

@Kenny31i

"Depuis qu’ils en limitent l’accès j’ai supprimé tous mes abonnements à cette radio"

Ben non! Si tu es abonné, tu peux toujours les télécharger (je le fais avec DownCast).
C’est quand tu n’es pas abonné (et qu’en conséquence tu n’as pas téléchargé le podcast dans la fenêtre avant que RadioFrance ne la referme) que tu es obligé de passer par leur site ou leur application. Par exemple, pour réécouter la série de FRG de cet été, si tu l’as ratée.

avatar jujulec | 

@Furious Angel

Tout a fait d'accord, et ça devrait se sentir à la prochaine publication médiamétrie.
Je ne comprenais pas pourquoi Siri n'était plus capable de me lancer le direct de France Inter, obligé de passer par tunein !
C'est juste nul .

avatar DahuLArthropode | 

@jujulec

"Je ne comprenais pas pourquoi Siri n'était plus capable de me lancer le direct de France Inter"

Je ne pense pas qu’il y ait de rapport. Chez moi, comme chez d’autres, ça ne marchait plus (après la mise à jour 15.0, je crois), mais ça fonctionne parfaitement aujourd’hui.

avatar ClownWorld 🤡 | 

Si c’est pour écouter la radio (publique en plus) j’ai pas besoin d’aller sur podcasts
A part les habituels émissions du PAF il n’y a aucun contenu original? Les journalistes français croient que les podcasts c’est des rediffusions de leurs émissions 😂
Aux USA ils considèrent plus les podcasts comme des émissions YouTube (avec ou sans l’image) plutôt que des resaucées de la radio

avatar Furious Angel | 

@ClownWorld 🤡

Ben venant de Radio France c’est logique que le podcast soit avant tout du replay de radio, même s’ils font aussi pas mal de podcasts natifs.

Mais quand on voit la liste des podcasts les plus écoutées, c’est considéré avant tout comme le replay de la radio par les utilisateurs. Ce qui est à la fois un peu triste tant les bons contenus sont nombreux, mais compréhensible tant certaines émissions de radio sont bonnes.

avatar Derw | 

@Furious Angel

En fait, je ne vois pas la différence entre une émission de radio et un podcast sur le contenu. Pour moi, il n’y a que sur le mode de diffusion et le calendrier que cela diffère… En quoi un bon podcast serait-il meilleur qu’une bonne émission de radio ? (Et vice-versa…)

avatar abalem | 

@Derw

Bien d’accord avec toi, pour moi aussi c’est d’abord un mode de diffusion, qui a permis ensuite la création de contenus originaux, et c’est très bien (parfois). Mais pourquoi du coup dénigrer la radio ?

avatar Furious Angel | 

@Derw

Pour moi il y a de grosses différences. La principale c’est qu’une émission de radio est très séquencée, avec un timing assez précis, quelle que soit l’émission. Un podcast natif est souvent plus souple sur la forme, un épisode peut faire 1h10 et un autre 2h30. Ça a une influence sur le fond, parce qu’en radio il est parfois impossible de développer certains sujets, de creuser un sujet annexe etc. Mais cette concision peut aussi mener à un programme plus clair.

Bref un podcast natif a souvent plus de temps. Et puisqu’il est souvent fait avec moins de moyens, il est souvent plus simple (moins d’intervenants, moins de chroniques etc) ce qui est à la fois un avantage pour creuser une idée et un désavantage pour la diversité du contenu au sein d’un épisode.

Et le podcast natif étant souvent de niche, il explore des sujets impossibles sur une radio, par nature plus mainstream. C’est un peu comme la différence TV/YouTube, par exemple sur les sujets tech qui sont souvent survolés (et mal) par les médias mainstream.

avatar Derw | 

@Furious Angel

Pour moi, vous confondez « moyens techniques » et « production ». Le podcast est un moyen technique qui peut être utilisé par le professeur Chombier de La Sorbonne, Kevin du 93, ou Radio France (pour diffuser du contenu radio ou du contenu exclusif). Il ne présuppose aucun niveau de qualité du contenu. Vous faites le parallèle avec YouTube et du coup, si je prends la même métaphore, j’arrive au même constat : une vidéo YouTube n’est pas intrinsèquement supérieure ou inférieure à une émission de TV et on peut trouver sur YouTube de bonnes vidéos, des mauvaises et des émissions de TV…

avatar Furious Angel | 

@Derw

Je n’ai jamais parlé de qualité du contenu ni de supériorité de l’un sur l’autre.

J’ai simplement dit (et je vais donc me répéter) que le format n’est pas identique pour plusieurs raisons (contraintes de durée en radio, moyens plus faibles pour produire un podcast qu’une émission de radio, besoin de toucher un public plus large en radio), ce ne sont pas des productions comparables.

Je suis passionné par l’illusionnisme et j’ai écouté des interviews de deux heures de Derren Brown, un fantastique illusionniste. C’est impossible en radio. Et certaines émissions de radio ont plusieurs séquences/chroniques passionnantes, et c’est impossible en podcast.

Si je comparais ça à la télé et YouTube, c’est parce qu’une vidéo YouTube n’est jamais une émission de télé, et vice versa.

avatar povpom | 

@Furious Angel

Le biais dans votre raisonnement est le type de production que vous écoutez. Les podcasts natifs ne sont pas, heureusement, synonyme d’émission fleuve. Sans renier la qualité, beaucoup de natifs n’excèdent pas les quelques minutes. De la même manière, on peut écouter beaucoup de très bons documentaires en radio. D’autant que l’accès [aux médias francophones étrangers] est très aisé.

Je vous rejoints sur l’opportunité que les podcasts procurent aux geeks de partager un contenu fouillé dans leur domaine. Malheureusement tous les podcasteurs ne sont pas non plus des pros de l’édition et du montage. Comme sur YouTube.

Je ne vois donc aucune raison de scinder les sources de contenu. Je crois en revanche que les podcasts sont une porte d’accès différente de la radio, le web, la TV.

avatar Furious Angel | 

@povpom

Je n’ai pas dit qu’un podcast est une émission fleuve, j’ai dit qu’il n’a pas de contrainte de durée. Ce qui est bien pour certaines choses, moins bien pour d’autre. Une émission de radio, quel que soit le format, a une contrainte de temps inévitable. Et ça joue énormément sur la nature des contenus.

Et encore une fois sans dire que l’un est mieux que l’autre. C’est justement super intéressant d’avoir ces deux formats.

avatar Derw | 

@Furious Angel

« […] le format n’est pas identique pour plusieurs raisons (contraintes de durée en radio, moyens plus faibles pour produire un podcast qu’une émission de radio, besoin de toucher un public plus large en radio), ce ne sont pas des productions comparables. »

Je suis désolé, mais je n’arrive pas à vous comprendre. Pourquoi il n’y aurait pas de contrainte de durée chez un podcasteur non-employé de la radio ? Un tel individu a-t’il intrinsèquement accès à des ressources techniques et temporelles illimitées ? Et inversement, il ne peut exister de formats longs dans un podcast de Radio France ? Il s’agit juste de choix « rédactionnels ». Ceux du podcasteur INDÉPENDANT sont justes non soumis à validation. Pareil pour les moyens : un(e) Rothschild peut devenir podcasteur et avoir tous les moyens qu’il veut. A l’inverse, Radio France peut dire à son podcasteur « t’es gentil coco, ton idée paraît bonne, mais on va pas mettre beaucoup d’argent dedans sans vérifier les taux d’écoute… ». Du coup, à vous lire j’ai l’impression qu’une émission de podcast (pas de radio) crée par Radio France n’est pas une émission de podcast. Mais qu’est-ce que c’est alors, puisque ce n’est pas diffusé à la radio ?

Comme je l’ai dit avant, pour moi, les différences que vous faites sont au niveau de la production : certains contenus sont indépendants (et donc GÉNÉRALEMENT sans bcp de moyens, mais aussi sans beaucoup de contraintes) et d’autres sont professionnels (et GÉNÉRALEMENT, avec plus de moyens et de contraintes)…

Après, ce n’est pas très grave si on ne se comprend pas sur ces définitions, on ne va pas non plus se faire un ulcère pour ça.

« Si je comparais ça à la télé et YouTube, c’est parce qu’une vidéo YouTube n’est jamais une émission de télé, et vice versa. »

Comme ça :
https://www.youtube.com/results?search_query=c%27est+pas+sorcier

Ou ça :
https://www.youtube.com/results?search_query=on+est+pas+couché

?

avatar Furious Angel | 

@Derw

Une émission de radio, meme un documentaire dans la durée, est hyper formatée. Telle durée (à la seconde près), telle chronique à telle heure, de telle durée. Dans les podcasts natifs il est tres fréquent de voir un épisode de 50 minutes et le suivant de 1h20. Parce que la contrainte de durée n’est pas imposée par le format. On fait ce qu’on veut, ce qui est impossible en radio.

Pour ne pas faire la différence, il faut vraiment ne jamais avoir écouté des podcasts natifs et des émissions de radio.

avatar Derw | 

@Furious Angel

« Pour ne pas faire la différence, il faut vraiment ne jamais avoir écouté des podcasts natifs et des émissions de radio. »

Ou ne pas attribuer ça au format technique mais au contexte éditorial… 🤷‍♂️

avatar Furious Angel | 

@Derw

Et le contexte éditorial est la conséquence du format, et de ses contraintes/libertés.

avatar Derw | 

@Furious Angel

Non, le contexte éditorial est la conséquence de l’environnement du créateur du podcast, pas du choix technique de diffusion. Si demain je décide de faire un podcast sur « l’élevage de cancrelats au Liechtenstein Oriental » et que je le diffuse sur mon site web il n’aura que mes propres limites comme contraintes. Si par contre, je veux qu’il s’insère dans une série de podcasts multi-auteurs sur un site spécialisé sur les cancrelats, il faudra sans doute que je remonte mon podcast pour répondre au cahier des charges de ce site.

https://podcasts.podinstall.com/france-info-salut-linfo/ est un podcast, pas une émission de radio, bien qu’il soit produit par une radio. Et parce qu’il est produit par une radio, il a sans doute les contraintes / avantages des émissions de radio… bien que ce soit un podcast…

https://podcasts.apple.com/fr/podcast/lalmanach-les-grandes-dates-de-lhistoire-de-bretagne/id1538401159 est un podcast non issu de radio, et pourtant, tous les épisodes font peu ou prou la même longueur (certes, la variation est un peu plus forte que pour une émission de radio, mais la différence n’est pas suffisante pour en faire un marqueur différenciant.), ont le même type de montage, le même ton, certains moyens… bien qu’il ne soit pas issu de radio…

Quant à votre vision de la radio, connaissez vous les radio libres ? Oui, cela existe encore, comme les stations de la férarock par exemple. Ces stations n’ont pas les même contraintes (ni les même avantages) que les grosses stations, mais ce sont quand même des stations de radios avec des podcasts issus de leur émissions (ou pas). Podcasts avec un ton libre (et parfois aussi amateur que les podcast de Kevin du 93), avec des durées pouvant être courtes ou longues (notamment lors d’évènements culturels), avec peu de budget…

Bref, je vais cesser là, je ne vais pas continuer à prêcher dans le désert. Comme beaucoup de monde, vous prenez VOTRE vision du monde comme étant LE monde. Votre définition du podcast EST le podcast et ceux qui n’ont pas la même opinion sont des ignorants…

avatar Furious Angel | 

@Derw

Tous les exemples cités sont des exceptions… qui confirment la regle.

Et meme les podcasts natifs de Radio France profitent de la liberté du format pour être très différents d’une émission de radio. Prenons Le Code a Changé : en scrollant quelques secondes on voit que les épisodes durent entre 27 et 52 minutes. Presque du simple au double !

avatar fxfxfx | 

@ClownWorld 🤡

Vous ne connaissez pas alors les podcasts français il y’en a beaucoup

avatar iPop | 

@ClownWorld 🤡

Quand iTunes vidéo arriva en France, on ne trouvait que les émissions TV vu la veille, mal ranger et cher. Je pense qu’Apple à pensé qu’on se payait de sa tête puisqu’il est passé par le Canada et l’Iran pour remplir son catalogue.

avatar oomu | 

@ClownWorld 🤡

radio ou mp3, qu'importe le canal de diffusion, du moment qu'ils sont nombreux, flexibles et au service des citoyens.

avatar Benckes | 

C'est un sacré scandale cette histoire. On paie une redevance pour bénéficier de ces podcasts, et voilà qu'on serait obligés de scinder la plateforme d'écoute unique utilisée jusqu'alors pour suivre un objectif libéral visant à privatiser tout service public.
J'ai plusieurs playlists de podcasts, incluant des émissions de Radio France et d'autres sources, pour l'instant télécharger en local les épisodes semble permettre de conserver plus d'un mois lesdites émissions, mais jusqu'à quand ?

avatar Furious Angel | 

@Benckes

Une fois téléchargé je pense que ca reste à vie dans ton téléphone, sauf si tu le supprimes.

avatar Anthony Nelzin-Santos | 
@Benckes : tu peux conserver ad vitam les contenus téléchargés en local… si tu ne fais pas de fausse manip.
avatar Benckes | 

@Anthony

En effet, il vaut mieux penser à lancer Podcasts sur Mac de temps en temps pour télécharger les épisodes et pour éviter de tout perdre lors d'une restauration, j'ai noté ça...

avatar Derw | 

@Benckes

« On paie une redevance pour bénéficier de ces podcasts, »

Non. On paye une redevance pour que le service public produise du contenu et le diffuse. Il n’y a aucun contrat qui engage sur le mode de diffusion.

«  pour suivre un objectif libéral visant à privatiser tout service public. »

L’éventuelle privatisation de Radio France, n’est pas forcément derrière ces événements. Radio France a beau être un service public, si elle n’est pas bénéficiaire, elle risque à tout moment d’être fermée ou pour le moins rabotée.

Reste que je suis tout à fait d’accord avec vous, sur le fait qu’il s’agit d’une mauvaise nouvelle… la segmentation du marché du streaming vidéo est déjà un problème pour les utilisateurs, il en sera de même pour le marché du podcast si celui-ci se segmente.

avatar Insomnia | 

@Benckes

Scandale dans quel sens, c’est pas parce que c’est un service publique qu’ils doivent le partager à tous. Ils font ce qu’ils veulent de leurs flux. Pour preuve cela gêne pas les utilisateurs bien au contraire ils vont sur l’application officiel qui a été payé avec les taxes et impôts des français.

avatar math65 | 

Quelle honte! Et après on dira que c'est un service public?

Ils viendront râler ensuite que le podcast n'est pas populaire, et bla-bla-bla, faites des dons 😂

avatar fanchperon | 

@math65

En quoi trouvez-vous que ce n’est plus du service public ? Je ne comprends pas votre remarque

avatar Furious Angel | 

@fanchperon

Service public veut pas nature dire diffusion la plus large possible, sans contrainte

avatar debione | 

@Furious Angel |
En quoi la diffusion n'est-elle pas large???? Si vous avez un iPhone vous ne pouvez pas les écouter?
Sans contrainte? Il y a de toutes les façon des contraintes... Si je n'ai pas d'accès à internet je n'ai pas accès aux podcast... Si j'essaye de les écouter via mon iBook palourde, ben cela ne marchera pas c'est une autre contrainte...

Je ne vois rien qui ne défini pas ici le service public...

avatar Furious Angel | 

@debione

Là c’est absurde comme raisonnement. Oui il faut internet, youpi, merci pour ce brillant commentaire.

S’il faut une app par radio ou groupe de radio ou éditeur de podcast, c’est extrêmement contraignant.

Et c’est d’autant plus déplorable pour du service public qui a vocation à être universel. C’est directement sur ma télé, sur ma radio… et de moins en moins sur mon smartphone si je dois passer par une plateforme dédiée.

avatar debione | 

@Furious Angel:
Votre raisonnement ne tient pas. Vous ne démontrez à aucun moment l'absence de "vocation à être universel", vous ne démontrez en rien votre "de moins en moins sur mon smartphone" puisqu'une application dédiée existe.

Que cela vous apporte une contrainte supplémentaire, je pense que oui, ouvrir une application dédiée est une sacrée contrainte (elle vraiment riquiqui).

Mais par contre, cela permettra de gagner en indépendance (imaginez une série de Podcast incendiaire sur Apple, ou un spécial porno-gangbang) ne serait-ce si demain, Apple peut tout arrêter et planter son application de podcast.

S'éloigner des GAFAM, même si cela peut apporter une ou deux contraintes, est toujours une bonne chose.

On se plaint assez que l'Europe est une sorte de bisounours dans le numérique pour que quand cela va dans le bon sens, on accepte pas une micro-contrainte.

avatar Insomnia | 

@math65

As tu seulement lu la News 😅 c’est fou comment certains sont trop pro Apple…

avatar Lu Canneberges | 

Oui c’est très saoulant, moi qui suis accro à pas mal de leurs émissions… autant pour rattraper toutes les émissions du jour leur app est parfaite et bien plus adaptée que Podcasts, autant dès qu’il s’agit de remonter dans le temps et d’apprécier des émissions anciennes c’est très difficile, pas agréable et pas pratique. C’est là que Podcasts est très au-dessus, alors entendre à la place de son émission d’installer une autre app pour aller l’écouter c’est très relou…

Et on en parle des PUBS ajoutées au début des podcasts dans l’app d’Apple (et donc j’imagine Spotify & cie…) ?! 30 secondes de pubs pour un podcast de 2 minutes 30, ça fait 1/6 de pubs, on est où là, sur TF1 ?!

Je paye avec plaisir et fierté la redevance audiovisuelle et la défends mordicus, mais se taper des pubs ajoutées à des émissions pour lesquelles on paye déjà, et en plus les voir supprimées de Podcasts alors qu’on peut avoir d’autres podcasts d’autres sources à suivre au même endroit…

C’est comme les artistes qui retirent leur discographie des plateformes de streaming pour te faire payer un abonnement dédié dans une app dédiée… si tout le monde fait ça il faudra demain 15 apps de radio/podcast et 150 apps de musique ?! On marche sur la tête…

Bref, j’adore énormément Radio France pour son contenu d’excellente qualité sur tous les plans et sujets, mais je déteste très fort leur nouvelle politique de podcasts… j’espère qu’il y a moyen de faire mieux !

avatar r e m y | 

Concernant les pubs ajoutées en début de podcasts , je n'ai pas réussi à savoir QUI touche l'argent des annonceurs...
est-ce l'éditeur du podcast ?
Ou est-ce le propriétaire de l'app de diffusion du podcast (Apple quand on lit le podcast avec l'app Podcast d'Apple)?

avatar Anthony Nelzin-Santos | 
@r e m y : Apple touche très exactement zéro euro et zéro centimes sur les publicités insérées dynamiquement. Les seuls revenus qu’elle perçoit directement des podcasts proviennent de la commission sur les abonnements Apple Podcasts for Creators.
avatar r e m y | 

Merci de la précision

avatar raoolito | 

@Lu Canneberges

obispo !!!

avatar 421 | 

J'écoute depuis des années les émissions de Radio France en podcast via l'application d'Apple et sa pub "localisée" (je suis en Belgique) mais assez rare (sur moins de 5% des podcast).
Marre de la multiplication des App/plateforme propriétaires de "l'ancien monde" !

avatar shaba | 

Si Apple faisait la même chose de son côté on aurait encore droit à une enquête du côté de Bruxelles 🤣

avatar Tomtomrider | 

@shaba

Je vois pas bien le rapport

avatar shaba | 

@Tomtomrider

C’était juste une connerie :)

avatar Tomtomrider | 

@shaba

Je me disais aussi 😅

avatar passingphantom | 

J'écoute pas mal de replays de chroniques et d.émissions de RF via Apple Podcast. Les archives je m'en fiche un peu et leur app n'est pas pratique du tout. Bref, pour moi, au final, ça ne change pas grand chose. Si au moins l'app de Radio France était aussi simple à utiliser que BBC Sounds, BBC dont aucun replay, à part ceux de BBC World n'ont jamais été proposés sur les plateformes de Podcast de type Apple, ça irait encore mais bon... Radio France peut communiquer tant qu'elle veut, le jour où ses podcasts disparaissent d'Apple Podcast, je n'écouterai plus et c'est tout.

avatar Anthony Nelzin-Santos | 
@passingphantom : « BBC dont aucun replay […] n'ont jamais été proposés » : tu oublies la production de BBC Radio 4, qui est tout de même la station phare du groupe, et publie une vingtaine de podcasts. Comme Radio 3 et Radio 5, et même un peu Radio 1, sans parler des productions exclusivement diffusées sous la forme de podcasts…
avatar MachuPicchu | 

Entre ça et les exclusivités Spotify, j’ai l’impression que le monde des podcasts est en train de changer, que le concept original est en train de disparaître au profit de leur monétisation. Dommage, c’est un format que j’apprécie.

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