Fragmentation



Fragmentation d'Android : Jelly Bean et KitKat progressent doucement

Lors de la première semaine de janvier, 59,1 % des appareils Android qui se sont connectés à Google Play étaient équipés de Jelly Bean. Dans le détail, la version 4.1 régresse un peu au profit de la 4.2 et surtout de la 4.3 dont la part d'utilisation a quasiment doublé en un mois — elle est passé de 4,2 % à 7,8 %.

KitKat, qui est apparu pour la première fois dans les statistiques le mois dernier, se développe doucement pour le moment (1,4 %, + 0,3 points). À noter que KitKat est en train d'être déployée sur le Moto G en France (lire notre test du Moto G).

Après quelques mois de silence, Apple a remis à jour au début de l'année son graphique sur la fragmentation d'iOS. Fin décembre, 78 % des appareils iOS en circulation utilisaient la dernière version du système mobile d’Apple, iOS 7. La méthode de calcul est la même que Google : Apple prend en compte les connexions à sa boutique d'applications sur une semaine.

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Android KitKat pointe le bout de son nez

Les dernières statistiques d'utilisation d'Android montrent l'arrivée de KitKat (4.4). Lors de la dernière semaine de novembre, 1,1 % des terminaux Android qui se sont connectés au Google Play Store étaient équipés de KitKat. Android 4.4 a été introduit il y a un mois avec le Nexus 5 et est maintenant en cours de déploiement sur les autres appareils Nexus.

Photo Rashmi Gupta CC BY-ND

En comparaison, en un mois iOS 7 était déjà installé sur 64 % du parc de terminaux iOS.

La part d'utilisation de Jelly Bean progresse toujours (+ 2,4 points, 54,5 %), au détriment des autres versions. Ice Cream Sandwich représente 18,6 % d'utilisation et Gingerbread 24,1 %.



Jelly Bean utilisé sur plus de la moitié des terminaux Android

Enfin ! La part d'utilisation de Jelly Bean sur les terminaux Android a passé la barre des 50 % plus d'un an après sa sortie. Plus d'un appareil sur deux qui se sont connectés à Google Play lors de la dernière semaine d'octobre étaient équipés de Jelly Bean (Android 4.1/4.2/4.3), indique les statistiques de Google. Tim Cook a annoncé lors du keynote du 22 octobre qu'iOS 7, sorti un mois plus tôt, était installé sur 64 % des appareils iOS.

Pour en revenir à Android, la progression de Jelly Bean entraîne mécaniquement le recul des versions plus anciennes. Froyo va bientôt disparaître, tandis que Gingerbread est encore utilisé sur un quart des appareils. Ice Cream Sandwich régresse légèrement à 19,8 %.

Android Kit Kat (4.4), arrivé ce mois-ci avec le Nexus 5, devrait, à terme, marquer un break dans la progression ininterrompue de Jelly Bean.



Jelly Bean utilisé sur quasiment la moitié des terminaux Android

Comme chaque mois, l'utilisation de Jelly Bean (4.1/4.2/4.3) sur l'ensemble des terminaux Android progresse. Du 25 septembre au 2 octobre, 48,6 % des appareils Android qui se sont connectés à Google Play tournaient sous Jelly Bean (+ 3,5 points sur un mois). La nouveauté par rapport au mois dernier est l'apparition dans les statistiques d'Android 4.3, la toute dernière version, qui représente 1,5 % d'utilisation.

C'est la même rengaine concernant les versions antérieures du système de Google : elles reculent toutes. Ice Cream Sandwich sera bientôt installée sur moins d'un terminal sur cinq (20,6 %), Honeycomb est toujours sur le point de disparaitre (0,1 %), Gingerbread régresse à un rythme régulier (28,5 %) et Froyo ne représente plus grand-chose (2,2 %).

Google a opéré un changement le mois dernier en ne collectant les données que sur une période de 7 jours, contre 14 auparavant. Donut et Eclair (Android 1.6 et 2.1) ont quant à elles totalement disparu du classement, car la nouvelle application Google Play n'est pas compatible avec ces deux versions.

Apple ne publie plus son camembert sur la fragmentation d'iOS, comme elle l'avait fait cet été. Toutefois, l'entreprise a indiqué le 23 septembre, soit cinq jours après le lancement d'iOS 7, que 200 millions de terminaux (soit 50 % du parc) avaient déjà migré vers le nouveau système.



Jelly Bean bientôt utilisé sur la moitié des terminaux Android

Chaque mois c'est le même refrain, l'utilisation de Jelly Bean (4.1/4.2) sur l'ensemble des appareils Android progresse. Du 28 août au 4 septembre, 45,1 % des terminaux Android qui se sont connectés à Google Play étaient équipés de Jelly Bean. C'est presque 5 points de plus que le mois dernier.

Les versions antérieures du système de Google reculent toutes quant à elles. Ice Cream Sandwich représente 21,7 % de part d'utilisation (- 0,8), Honeycomb est sur le point de disparaitre (0,1 %), Gingerbread n'est plus dominant (30,7 %, - 2,4 points) et Froyo baisse très légèrement (2,4 %, - 0,1).

Donut et Eclair (Android 1.6 et 2.1) disparaissent totalement du classement en raison d'un changement opéré par Google. La nouvelle application Google Play n'étant pas compatible avec ces deux versions, Google ne les prend donc pas en compte dans ses statistiques. Cette modification ne fausse quasiment pas la comparaison avec le mois précédent puisque la part d'utilisation conjuguée de Donut et Eclair n'était déjà que d'environ 1 %. Un autre changement a été effectué : les données sont maintenant collectées sur une période de 7 jours, contre 14 auparavant.

Apple publie elle aussi depuis juin son camembert portant sur la fragmentation de son système. Les chiffres du mois d'août ne sont pas encore tombés, mais fin juillet, iOS 6 était utilisé par 94 % des possesseurs de terminaux iOS. La méthode de calcul était la même que celle de Google : Apple prend en compte les connexions à l'App Store pendant une période de 14 jours.

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L'atomisation d'Android en images

OpenSignal, une application de mesure de réseaux Wi-Fi, a livré une étude portant sur la diversité des terminaux Android. L'occasion de voir en images la domination de Samsung.

Comme l'année dernière, OpenSignal s'est basée sur 682 000 appareils (smartphones et tablettes) sur lesquels elle est installée pour pouvoir comparer les résultats. Huit versions différentes du système de Google sont toujours utilisées. On compte 11 828 terminaux différents, contre pratiquement 4 000 terminaux en 2012. La variété des appareils Android a donc triplé en un an.

On voit clairement que Samsung domine, et plus spécialement sa gamme Galaxy S. Les Galaxy S III et S II sont en tête, suivis par le Galaxy Note II, le Galaxy Y et le S4.

En regardant par marque, l'hégémonie de Samsung est criante, avec 47,5 % de part de marché. Sony Ericsson est deuxième, mais les données ne sont pas précises concernant ce constructeur, car des smartphones exclusivement Sony (sans Ericsson) sont comptabilisés dans ses données. LG vient après, puis Google avec les Nexus.

[Via The Verge]



Fragmentation : Apple publie son graphique pour mieux attaquer Android

La méthode est la même, la représentation aussi, mais le résultat est bien différent. Apple a ajouté sur son site développeur un graphique de la fragmentation d'iOS.

À l'instar de Google avec Android, Apple prend en compte les connexions à sa boutique d'applications pendant une période de 14 jours se terminant le 3 juin.

La différence entre les graphiques est criante. D'un côté, le camembert d'Apple est quasiment homogène en raison du taux d'adoption d'iOS 6 très élevé, 93 %. Ce chiffre n'est pas nouveau, Tim Cook l'avait communiqué à la WWDC. iOS 5 représente 6 % des terminaux iOS qui se sont connectés dernièrement à l'App Store. Les versions précédentes représentent seulement 1 %.

De l'autre côté, le graphique de Google est plus éclaté, avec Jelly Bean (Android 4.1 et 4.2), Ice Cream Sandwich (4.0) et Gingerbread (2.3) qui se partagent quasiment un tiers du gâteau chacun. La dernière version du système, Jelly Bean, représente 33 % et est en passe de doubler Gingerbread qui date de fin 2010.

Tim Cook avait déjà confronté ces graphiques lors du keynote de la WWDC, devant un parterre de développeurs. La comparaison tourne bien évidemment en faveur d'iOS qui a une fragmentation beaucoup plus faible que son concurrent. Cette présentation visait on ne peut plus clairement à s'attacher la fidélité des développeurs en attaquant Android — dont la part de marché va crescendo — sur son point faible.

Reste à voir si Apple mettra à jour son graphique chaque mois comme le fait Google.

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[Via Apple Insider]



Google essaie toujours de réduire la fragmentation d'Android

La fragmentation d'Android reste une préoccupation chez Google, une partie de l'équipe de développement a abordé ce sujet lors d'une séance de questions/réponses pendant Google I/O.

C'est un sujet majeur, a expliqué Dave Burke, directeur de l'ingénierie pour Android, et Google continue de travailler à fractionner son OS autant que possible. Il s'agit de faire en sorte que les fabricants puissent mettre à jour beaucoup plus rapidement certains modules d'Android sur leurs terminaux. Plus on s'éloigne d'un OS monobloc plus ces mises à jour chirurgicales seront aisées et les mises à jour distribuées prestement aux utilisateurs.

L'équipe Android répondant aux questions - crédit CNET

Début mai, les derniers chiffres de Google sur les connexions faites à Google Play, montraient que Jelly Bean continue sa progression alors que toutes les autres versions reculent. Mais avec 28,4% de part d'utilisation, la dernière version de l'OS reste dans l'ombre de Gingerbread sorti fin 2010 et crédité de 38,5% (lire Jelly Bean progresse, les autres versions d'Android reculent).

Google a expliqué que la forte présence de Gingerbread sur les terminaux vendus dans les pays émergents tenait à des contraintes matérielles, notamment la quantité de mémoire fournie avec ces téléphones. Android en lui-même pourrait se contenter de ce qui est offert, mais les applications deviennent autrement plus gourmandes et sont pénalisées sur ces appareils.

« Nous essayons d'optimiser Android de manière à ce qu'il puisse être utilisé même sur des smartphones d'entrée de gamme » a assuré Dave Burke.

Une autre source de ralentissement dans la distribution des mises à jour système tient à la présence des surcouches propriétaires. Matias Duarte, le responsable de l'interface utilisateur, a pointé à ce titre l'annonce du Galaxy S4 livré avec un Android de base, promettant qu'il proposerait « l'expérience Nexus et qu'il recevrait ses mises à jour dans des délais plus brefs ».

Ces considérations ne vont pas freiner pour autant l'évolution d'Android, a prévenu Dave Burke. Il a mentionné, mais sans détailler son propos, l'appareil photo des terminaux comme un endroit où des progrès restent à faire  « L'appareil photo sur un téléphone cherche à émuler un appareil photo numérique qui cherche à émuler un appareil argentique Kodak. L'appareil photo est un endroit où l'on peut encore évoluer ».

Il a également cité le recours au processeur graphique pour décharger le processeur principal de certaines tâches, un fonctionnement devenu courant sur PC. L'équipe a reconnu qu'Android manquait encore de fluidité dans certaines circonstances, malgré le travail d'optimisation sur l'interface graphique déjà effectué avec le "Project Butter". Les concepteurs d'Android ont admis que leur OS se retrouve encore trop souvent à montrer des à-coups ou à marquer une pause lors d'actions à l'écran, au lieu d'être tout simplement fluide. « Nous avons fait beaucoup de progrès avec Jelly Bean, mais il en reste encore pas mal de choses à faire ».

Il est cependant du ressort des développeurs tiers de tester leurs logiciels avec des terminaux de différentes catégories, surtout les entrées de gamme. Avec un Nexus 4, explique Burke, la puissance du processeur graphique ne rend pas compte de la réalité lorsque l'application va tourner sur des téléphones d'entrée de gamme moins performants.

Mais là où Google attend des développeurs qu'ils optimisent leurs développements en essayant de laisser le moins d'utilisateurs sur le côté, d'autres soufflent dans le sens contraire. Samsung a par exemple annoncé aujourd'hui son concours "Smart App Challenge 2013". Il récompensera 10 développeurs qui se partageront 800 000$ en fonction de leur utilisation d'API conçues par le fabricant.

Il s'agit plus précisément d'utiliser le SDK "Samsung Chord" qui établit des connexions directes P2P entre terminaux et tablettes de la marque pour échanger de la musique, des photos ou jouer en réseau (des fonctions réunies sous l'appellation "Group Play"). En outre, les logiciels en compétition devront être proposés uniquement sur la boutique de Samsung et utiliser les API maison pour tout ce qui est relatif à l'affichage de publicité et aux achats In-App.

Toujours dans le cadre des questions/réponses, un développeur dans l'assistance s'est enquis de la possibilité de voir Google développer un émulateur iOS. Ce développeur aimerait qu'Android soit davantage utilisé en milieu hospitalier et les applications existantes tournent essentiellement sur iOS. L'équipe Android a répondu que ce serait certainement beaucoup de travail pour un résultat assez peu optimal, jugeant en définitive cet effort « assez peu intéressant » à produire. Dave Burke a été plus ironique, suggérant que Google aille à Cupertino pour proposer de développer un émulateur Android sur iOS.

Enfin, le compte rendu que fait CNET de cette réunion se clôt sur l'utilisation par Google d'IntelliJ au lieu d'Eclipse pour le développement d'applications (lire Android Studio : le nouvel outil de développement de Google dispo sur OS X). Un membre de l'équipe Android a souligné qu'il s'agissait pour Google de prendre une direction parallèle, et non une nouvelle, les développeurs qui souhaitent continuer de travailler avec Eclipse peuvent le faire.

[ via CNET & Samsung]



Android : une application installée sur 4 000 modèles différents de smartphones

3 997, c'est le nombre de modèles de smartphones différents sur lesquels une application Android, OpenSignalMaps en l'occurrence, fonctionne. Les développeurs de cette application de cartographie des débits des réseaux télécoms, ont observé, pendant six mois, sur quels types de smartphones elle était installée. Leur étude se base sur plus de 680 000 terminaux.

Sur l'ensemble des smartphones Android équipés d'OpenSignalMaps, il y a donc près de 4 000 modèles distincts. Le plus populaire est, sans surprise, le Galaxy S II (GT-i9100) avec 61 389 utilisateurs. Il est suivi par le Galaxy S premier du nom. Viennent ensuite encore d'autres smartphones sud-coréens et des produits HTC.

Les développeurs ont aussi mis en image le taux d'utilisation de chaque version d'Android. Android 2.3 reste encore majoritaire en avril 2012 (55,4 %) suivi par la version 2.2 (20,5 %) et Ice Cream Sandwich qui fait son apparition avec 8,5 % de part.

Ces graphiques illustrent bien sûr la fragmentation d'Android — un autre exemple sur le site met en exergue les dizaines de définitions différentes des écrans —, dont la fragmentation logicielle que Google tente de réduire avec Ice Cream Sandwich. Le Wall Street Journal a révélé aujourd'hui que la firme de Mountain View allait revoir sa gamme de téléphones Nexus : différents partenaires pourraient travailler sur une famille de terminaux portant cette marque (lire : Google travaillerait sur une famille de Nexus).



Le succès des mises à jour OTA d'iOS 5

On ne peut évidemment pas tirer des conclusions définitives à partir des statistiques d'un seul développeur, mais le jeu de chiffres publié par David Smith offre une bonne indication sur le succès des mises à jour OTA (over-the-air) d'iOS 5. Il propose de suivre l'adoption d'iOS 5.1 par les utilisateurs de son application Audiobooks, téléchargée 100 000 fois par semaine.

Dès le 7 mars, jour de sa sortie, iOS 5.1 a été installé sur 3 % des appareils iOS sur lesquels Audiobooks est installé. Comme iOS 5.0.1 avant lui, iOS 5.1 a été proposé au téléchargement non seulement via iTunes, mais aussi directement depuis l'iPhone, l'iPod touch ou l'iPad, sous la forme d'une mise à jour OTA. Ce procédé permet à Apple de toucher plus facilement les utilisateurs et de favoriser l'installation de la version la plus récente d'iOS, sans forcer le passage par l'ordinateur.

Et si les chiffres d'Audiobooks sont une indication, c'est celle du succès apparent de cette pratique : il a fallu seulement quinze jours pour qu'iOS 5.1 soit installé sur 60 % des appareils utilisant cette application. Ce sont aujourd'hui 77 % des utilisateurs d'Audiobooks qui bénéficient des mises à jour OTA et pourront donc facilement rester sur la version la plus récente d'iOS. Pour comparaison, la version la plus utilisée d'Android est Gingerbread en API Level 10, en utilisation sur 61,5 % des appareils utilisant l'OS de Google. Elle est sortie à l'été 2011. La version la plus récente d'Android, Ice Cream Sandwich, n'est installée que sur 1,6 % du parc, la faute à un décalage important des cycles de mise à jour.